dépotayer

Publié le par DAN

Rue de cronstadt, jusqu'en 1952, les tramways empruntaient cette artère pour se rendre rue de la cavée verte. Les cartes postales montrent cette voie à différentes époques. Comme beaucoup d'autres, elle a subit un élargissement pour faire face à l'accroissement de la circulation automobile.
A gauche, dans la descente, il y avait un marchand de fruits et légumes avec l'enseigne marquée « DEPOTAYER ». Ce nom, familier aux havrais, ne semblait pas connu des personnes n'habitant pas notre ville.


La rue de Cronstadt en 2008.


 

Le même point de vue avant la seconde guerre mondiale.

 

La flèche nous indique l'emplacement de l'ancien commerce, ou, "dépotayer".

 

Le "dépotayer" visible sur cette carte postale.

 

Le bas de la rue de Cronstadt  en 2008.

 


Le bas de cette même rue avec cette carte postale de l'entre deux guerres.

 

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Merci de votre visite.

 


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V
En 1944 j'avais 7 ans et après être partis du bois des Hallattes devant l'avancé des libérateurs au milieu de l'escalier des 300 des sœur de St-V de Paul nous ont offert du pain et de la confiture et ont indiqué a mes parents un abris qui était tenu par les allemands ceux ci ont refusés l 'entrée mais nous laissé entrer dans une maison au 1er étage de celle-ci il y avait une batterie de D.C.A
d'apres mes parents ils ont tiré toute la nuit.........je ne me souvient plus du nom de cet abris peut-être le savez vous
amicalement votre
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D
Bonjour monsieur Vallée,
Il y a plusieurs abris le long de la côte, tout dépend de quel escalier il s’agissait. Si c’était celui nommé Pasteur il pourrait s’agir de l’abri du tunnel Sainte marie. Si c’était l’escalier des « 300 marches » à Montmorency, il pourrait s’agir encore d’un autre abri, celui de la rue des réservoirs, où ils y avaient aussi des blockhaus.
Je ne puis être plus précis car il ma faudrait plus de précisions au sujet du quartier que vous évoquez et surtout de l’escalier en question.
Bien à vous monsieur Vallée.
C
Sur la route qu'empruntait les tramways, j'ai fais de belles rencontres Dan.

Eh bien je suis tombée sous le charme de "Depotayer", et grâce au commentaire de Claude, je n'ai pas eu à faire la première recherche moi même.

CaroLINE
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D


Bonjour CaroLINE,
C'est ça qui est bien avec ce blog, si je ne connais pas la réponse un lecteur la connait, remarque ici je la connaissais puisque je suis né pas loin de ce "dépotayer", mais peut être as-tu
remarqué  qu'ici beaucoup d'informations sont donnés par les lecteurs, alors pourquoi s'en priver !
Bon début d'année CaroLINE.



E

Souvenirs d'enfance : j'allais au dépotayer, non pour acheter des boissons, mais pour revendre les bouteilles de verre vides. Le marchand nous les payait en petites pièces qui nous incitaient à
les collecter un peu partout. C'était déjà du recyclage et cela marchait plutôt bien!
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D


Bonsoir Élisabeth. En effet c'était un "sport" que je pratiquais aussi à l'occasion, ces bouteilles avaient des étoiles sur leur circonférence et ce sont celles que nous reprenaient les
détaillants. C'est un fait certain que, lorsque l'on y pense aujourd'hui, nous faisions du recyclage bien avant que ce soit à la mode, car non seulement les bouteilles étaient revendues, mais
nous allions chercher notre lait soi dans  un pot en alu, soi dans une bouteille à large goulot, et tout le monde faisait de même.
Peut être un jour serions-nous obligé d'y revenir ?
Bonne soirée Élisabeth !



E


au moins un immeuble qui a échappé à la folie destructrice : celui du marchand de légumes ! ça fait plaisir non ? Bon week-end Dan !



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Bonjour Eva. C'est encore heureux que tous nos beaux immeubles ou maisons ne soient pas voués à la destruction. Celui-ci était déjà en retrait par rapport à la rue,
mais s'il avait été en sailli nul doute qu'il aurait été démoli. Il n'empêche qu'il représente bien ce que deviennent les petits commerces, c'est à dire des habitations un point c'est tout. Moi
qui ai habité ce quartier plus de 30 ans, je peux te dire qu'il me semble mort à l'heure actuelle sans tous ses petits commerces.


Bon dimanche Eva !  



C
le mot depotayer est uniquement normand. c'est le commerçant qui vendait le cidre des barriques au POT.
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D

Bonjour Couprie. Effectivement, un historien local m'a confimer l'origine uniquement normande de ce mot. C'est pourquoi, maintenant, quand je parle à une personne,
qui n'est pas de la région, je précise ce que ce mot veux dire.
Merci de votre visite !


P
Bravo pour les comparaisons avec les photos avant/apres
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D


Merci l'ami. J'ai pensé  à toi recemment, car j'ai deux photos que j'avais prises dans les années 60 représentant le "panorama" que je voyais d'où j'habitais
enfant. Ces photos je les ai jointes l'une à l'autre, pour n'en faire qu'une, mais rien, mais absolument rien à voir avec ce que tu fais. Tu l'a verras d'ailleurs prochainement sur ce blog. Bon
dimanche !



G
Ces photos avant/après son vraiment passionnantes. J'ai hâte de voir ces photos d'époques prises par toi ou ta famille.Si tu as de la documentation sur les trams et les trolleybus n'hésite pas à les poster, j'ai un copain qui est passionné par les tramways et les trains, particulièrement au Havre.Pour en revenir au sujet, il y'a très peut de maisons d'origine au niveau de ce carrefour. L'élargissement à du être fatal à bon nombre de batisses !
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D


Bonjour geo. Les photos prises par la famille, ou par moi, sont des documents de petites tailles. Leur cadrage était fait sur les personnages principalement.
Néanmoins, cetaines ont été prises à des endroits complètement chamboulés aujourd'hui et constituent, par la même, un précieux indicateur. Pour les tramways, malheureusement je n'ai pas de photos
familiales sur ce  mode de transport. Ils passaient non loin d'où nous habitions sans jamais avoir eu l'idée de les photographier. C'était tellement "banal" que l'idée n'en est jamais venu à
me parents.
Le carrefour cavée verte - cronstadt, mais pas seulement celui-ci,  était construit de maisons aujourd'hui disparues. D'ailleurs la rue de la cavée verte
était (je l'ai connu ainsi) peu large depuis la place Tourneville (aujourd'hui appelée bayonvillier), jusqu'au carrefour avec la rue Clément Marical. Les sorties du stade de la cavée verte
étaient très embouteillées. Mais c'est une autre histoire
A bientôt sur nos blogs respectifs.


J
Belle comparaison comme d'habitude
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Merci beaucoup jean marc, si seulement je pouvais faire des photos aussi belles que les tiennes




G
Bonsoir DAN, vraiment complète cette comparaison . Super bien vu pour le Fruit et Legumes reconverti en maison, il ne reste apparement que ça d'époque . Bravo.
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D



Salut Gérald. IL reste en effet peu de chose de cette époque hormis quelques maisons, certaines d'entre-elles ont été restaurées et ne sont pas facilement
reconnaissables aujourd'hui. Pour le magasin transformé en habitation, il est heureux que les briques apparentes n'aient pas été recouvertes d'un enduit uniforme. Ce qui aurait enlaidie cette
maison.




J
Ton blog a l'avantage (parmi beaucoup d'autres!) d'obtenir des informations qu'on ne se serait peut-être pas donné la peine de chercher ! Je connaissais comme toi ce magasin de fruits et légumes mais j'avais oublié depuis longtemps ce mot de "dépotayer". Je me souviens bien du tramway de la ligne 6c qui a été remplacé par le troleybus en 1951, qui na passera plus par la rue de Cronstadt (sauf sur sa partie supérieure).Si tu continue dans ce quartier, tes souvenirs seront aussi pour beaucoup les miens, je continuerai donc assidument à consulter ton blog.@+
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D


Salut JP. C'est vrai que la "blogosphère" havraise est riche en connaisseurs. Et tu m'indiques là, dans ton commentaire, une date que j'avais oublié, 1951, pour
les troleybus.  J'ai comme toi les mêmes "images" en tête concernant cette ligne de troleybus et qui passait rue de Bayonvillier. J'en reparlerais certainement bientôt car je prépare un
article sur les photos que j'ai pu prendre (ou les parents) de la maison si tu vois ce que je veux dire. Et n'hésite surtout pas à commenter mes reportages que je ferais sur le quartier
prochaînement, car ta mémoire est sans doute meilleure que la mienne. Et mon blog t'est largement ouvert.
A bientôt.



P
et comment que je confirme, Dan !!!...mais là, les vieux pots...c'est nous !!!  
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C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe s'pas ?

Merci pour la réponse phyll et  @+



P
fin des années 50, il y avait une épicerie-dépotayer rue de Bitche. Il m'arrivais, lorsque mes parents "recevaient" des amis, d'aller y chercher des "doses" d'apéritif au détail...un autre monde !!!sympa ces photos et ce retour sur ce genre de commerce !
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Ah voila quelqu'un qui a connu les dépotayers. C'est vrai que la jeune génération ne l'a pas connu. Moi j'allais chercher du cidre avec ma bouteille, le vendeur
me le versait direct du  tonneau, d'ailleurs ce n'était pas vraiment du cidre mais du  cidre coupé d'eau que l'on appelait boisson tu confirmes phyll ?




Y
Dépotayer a en fait une signification restreinte, puisque comme on a pu te le préciser, il ne s'applique qu'au commerce des liquides en détail. Dépotayer du vin ou du cidre, c'est vendre au litre. Un dépotayer est l'établissement où l'on débite les liquides, d'ailleurs pour ce qui est des termes normands je te laisse un lien qui pourrait t'intéresser:http://www.bmlisieux.com/normandie/vasnie01.htmPour ce qui est de la série, comme d'hab j'adore à l'époque les gens marchaient calmement aux côtés du tram, maintenant c'est quand même un artère ou ça débite (je reste dans la définition de dépotayer lol) pas mal au niveau de la circulation.Amicalement.
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D


Merci Yannick. Je ne m'attendais pas à ce que l'on me réponde aussi complètement. Ce terme de dépotayer était courant dans les années 50. Je n'y faisais même plus
attention. Je l'employais couramment comme aujoud'hui on dit aller chez l'épicier ou le boucher. Comme quoi, les habitudes...
Pour ce qui est de la vitesse des tramways, le peu de souvenirs qu'ils m'en reste est qu'ils n'allaient pas bien vite, sans pouvoir préciser d'avantage, vu l'ancienneté de ces souvenirs pour
moi.
Amicalement.



D
Très bel article sur cette rue Cronstadt... en complément, voici un petit lien vers un article de mon blog : http://lehavredavant.canalblog.com/archives/2008/03/06/8214992.htmlDan, tu le connais déjà vu le beau complément que tu m'avais apporté...
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D



Salut Damien. Oui je me souviens très bien du commentaire que j'avais laissé sur ton post, excellent d'ailleurs. Je reviendrais sur ces lieux avec des photos
personnelles. Peut être aussi sur le carrefour cronstadt cavée verte, comme avec ton post, mais avec d'autres photos. Je n'ai pas fini, pour le moment, la restauration de photos familiales,
alors @+ Damien.




B
Encore une superbe série, à l'époque le tram était roi !Pout dépotayer nous avos aussi: Débit de boisson au pot il tient un dépotayer,escalier dépotayer, à Rouen,petit escalier pour descendre à la cave, et par où les boissons ne peuvent être remontées que dépotées,par opposition au grand escalier par lequel on descend et on remonte les fûts ! amicalement.
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Merci buddy pour ce complément d'informations. Je vais pouvoir faire voir ces renseignements à "madame"




T
Le net, une mine d'or!Une belle comparaison avant-après!pas si loin de chez moi.
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D


Ah tiens donc ! Ces photos sont situées à 200 mètres de là où je suis né et vècu pendant 30 ans, rue de la cavée verte.  @+



D
un nom à reteniril faudrait faire ainsi un lexique normandamitiésdenis
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Salut Denis. Un nom a retenir certes, mais de la à faire un lexique Normand, vaste programme. D'ailleurs peut être celui-ci existe t-il déjà ? @+



Y
Ca n'a pas encore trop changé dans cette rue !
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C'est plus large avec plus de maisons, mais on s'y retrouve c'est vrai !




C
En interrogeant Google puis en faisant l'adresse suivante : http://dictionnaire.sensagent.com/DEPOTAYER/fr-fr/j'ai pu lire:"DÉPOTAYER (v. a.)Terme normand. Vendre au pot, en détail, des boissons en barriques. Sur les cabarets normands, on voit très fréquemment cette enseigne : Cidre à dépotayer.
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D



Et bien voila un précieux renseignement. Il est vrai que je ne suis pas très à l'aise pour des recherches sur le net, mais là je vais faire un effort. Merci
Claude !