Le Havre en 1941 2/3 (C-8 sur plan)

Publié le par DAN

Dans la nuit du 15 au 16 septembre 1941, un deuxième bombardement plus destructeur que celui du mois d'août détruira le magasin «Au Printemps» (la boule d'or). Il causera aussi de violents incendies dans le pâté de maison à côté de ce magasin. Ces événements susciteront la curiosité des Havrais venus en nombre constater les dégâts.


deux (7)Les ruines encore fumantes du magasin "Au Printemps". une zone de sécurité a été établie autour du sinistre. Coll DAN.

 



deux (4)

On commence à déblayer les gravats à l'aide des camions-poubelle de la ville. La flèche rouge indique le clocher du temple protestant de la rue A. France, encore intact à cette époque. Coll DAN.

 

 


deux (3)Les ruines encore fumantes du magasin "Au Printemps", sont une occasion de promenade pour les havrais. Et toujours le clocher du temple en arrière plan. coll DAN.


 

Au printemps ALGPendant sa reconstruction, le magasin "Au Printemps" avait fait édifier un grand baraquement afin de poursuivre son activité commerciale. Nous sommes ici dans les années 50, avec, en arrière plan, la construction du magasin tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Photo collection particulière tous droits réservés.

 


 

1Av Coty 02-2014 (1) ALGSensiblement le  même point de vue en 2014.

Photo DAN. Merci à monsieur Fabien Chauvel, responsable du magasin Darty, qui m'a permis de prendre cette photo.

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La semaine prochaine nous verrons les conséquences de ce bombardement sur le pâté de maisons comprenant les magasins "MONOPRIX" et la bijouterie "MILLAUD".

 

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Merci de votre visite.


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buddy2259 29/05/2014 09:11


Bonjour Dan,


Une piqure de rappel qui fait mal avec la destruction de la boule d'or et tous ces badauds qui regardent ébahies cette catastrophe.


Très beau reportage une fois de plus,merci pour le partage que chaque dimanche Havrais.dire nous propose.


Bonne journée Dan...! )

DAN 29/05/2014 09:26



Bonjour Buddy,
Cet endroit était important pour les havrais, dans son témoignage de 1941, Julien Guillemard fait mention des bombardements des deux magasins proches, Monoprix et le Printemps, et déjà ce
journaliste du Petit Havre se demandait pourquoi de tels bombardements ici et surtout sur ces magasins qui permettaient aux havrais de pouvoir s'approvisionner. Quand on pense que ce n'était
qu'en 1941 et que 3 ans plus tard les havrais connaitraient encore pire, on peut se demander comment ils pouvaient garder le moral, c'est pourtant ce qu'ils ont fait .
Bonne journée l'ami !


 



tce76 01/04/2014 23:39


Salut Dan


Ce qui est bien avec toi, c'est que tu nous reconstruit la ville à chaque post.


Tu devrais te projeter dans le futur pour en faire autant et reconstruire certaines zones actuelles pas terribles !


Bonne soirée.

DAN 01/04/2014 23:53



Bonsoir Thierry,
On m'a déjà fait ce compliment, car je le prends comme tel, de vouloir reconstruire le Havre avec mes articles, et c'est exact, j'essaie de reconstituer le Havre tel qu'il était, et comme je le
compare à celui d'aujourd'hui, ça permet sans trop d'effort d'imagination, ou plutôt aidant à cette imagination, de voir le Havre quand on se promène dans ses rues aujourd'hui.
Pour les zones actuellement pas terribles, ce seraient aux architectes de faire quelque effort d'imagination, et comprendre que l'on ne regarde pas une ville à partir d'une maquette si belle
soit-elle, car cela nous donne toujours une vision aérienne des choses et  non une vision piétonnière, c'est un peu ce qui manque, à mon avis bien sûr, dans les projets et constructions
d'aujourd'hui.
Bonne nuit Thierry, et j'ai hâte de te voir pour parler de choses qui nous concerne !
A bientôt j'espère !


 



louis 31/03/2014 22:34


Impressionnant. Comment peut-il faire cela, mais surtout comment l'humain peut-il survivre à tout cela ?


Il y a un an je préparais mon sac pour le Havre...

DAN 31/03/2014 23:13



Salut Louis,
Hélas, l'homme de tous temps a été fauteur de guerre. L'histoire n'est qu'une succession de conflits, où les pires instincts se sont révélés au grand jour, espérons qu'en la racontant ainsi cela
donnera à réfléchir aux générations montantes.
En effet voila presque un an tu faisais la connaissance de cette ville, nous t'avons accueilli avec l'ami Phyll, et nous sommes prêts à recommencer si l'envie t'en prenait


En attendant, bonne fin de soirée Louis !


 



Makara 31/03/2014 22:19


Yoh


C'est sympa de montrer les photos de destruction et de reconstruction de Printemps et alentour aux jeunes générations comme moi qui n'ont pas connu la guerre...


EN voyant ces photos, on peut comprendre pourquoi les personnes qui ont vécu de cette guerre "traumatissante" n'ont aucune envie de nous raconter l'histoire....


Makara

DAN 31/03/2014 23:05



Bonsoir Makara,
Ce blog est fait en partie pour rendre compte par l'image de ce que fut le Havre à toutes les époques où la ville a pu être photographiée, et plus particulièrement les époques de guerre où notre
cité a connu  beaucoup de bouleversements.
Tous les témoins de cette époque n'ont pas toujours envie de raconter ce qu'ils ont vécu en effet, mais il en est quelques-uns qui au contraire font tout pour faire connaitre cette période
douloureuse, j'en connais certains qui ont leurs ouvrages dans les rayons des bibliothèques, et c'est grâce à eux que l'on peut apprendre et connaitre les périodes passées.
Bonne fin de soirée Makara 


 



jeanpaul76 31/03/2014 20:31


Boujou 


Des images de désolation effectivement des badauds mais, pas des badauds ordinaires seulement témoins du désastre avec des questions pourquoi ? Comme toujours la
décision fût prise sans se soucier des conséquences, en tous les cas des images poignantes de vérités, certainement prisent quelques minutes après le bombardement, aux regards de la présence de
la fumée sur les lieux .


Réflexion fallait -il prendre des photos bien sûr je suis convaincu déjà pour l'histoire .


 un reportage de qualité , des images précisent sur l'ampleur ce que fût le bombardement.


Merci les amis 

DAN 31/03/2014 22:57



Bonsoir Jean-Paul,
En effet on peut penser que les badauds pouvaient se poser cette question, pourquoi ? Un élément de réponse m'a été donné par Max Bengtsson lui même à savoir que ces bombardements étaient des
raids de harcèlement de l'ennemi, sauf que ce sont les civils en majorité qui on "trinqué".
Quant aux photos aujourd'hui je suis tenté de te répondre qu'il fallait les prendre, car pour les générations futures se seront toujours des témoignages de cette époque.
Merci à toi aussi de ta fidélité et bonne nuit l'ami 


 



Papy Scham 31/03/2014 18:29


Bonjour Dan


Toujours impressionnantes ces photos de bombardement. Et les badauds curieux, cela existe toujours, quel que soit l'événement. Les téléphones portables, tablettes, etc. n'existaient pas encore.
Cela n'aurait plus eu un intérêt historique.


Bonne soirée et excellente semaine.


Amitiés: papy Scham

DAN 31/03/2014 18:38



Bonsoir Papy Scham,
Alors là, si à l'époque il y avait eu les mêmes moyens de photographier qu'aujourd'hui, je n'aurais certainement pas eu autant de difficulté à trouver des clichés illustrant ce bombardement.
Quant à la curiosité il y a aussi une part de personnes qui devaient se rendre à leur travail. Dimanche prochain on verra que cette curiosité n'avait pas diminuée face aux autres conséquences
qu'a eu ce bombardement, mais en attendant bonne semaine Papy Scham !


 



phyll 31/03/2014 16:00


salut mon pote,


et oui... la curiosité des badeaux devant un tel sinistre nous fait réfléchir... mais comme tu le souligne dans une de tes réponses, nous faisons de même lors d'un accident ou autre catastrophe
!! sommes nous emprunts d'une curiosité morbide ??? Quant au nouveau "PRINTEMPS" son style interloquait les Havrais de l'époque.... tout comme nous nous interrogeons devant ces"cubes de béton"
qui poussent un peu partout de nos jours !...... 


à vendredi poto !!! 

DAN 31/03/2014 17:41



Salut mon pote,
Morbides peut être pas, mais curiosité certainement, c'est un trait du caractère humain qui extrapolé, peut nous inciter à aller aider nos semblables, et là il n'est plus question de morbidité je
pense.
Tu as tout à fait raison concernant notre interrogation face aux  nouvelles constructions, alors sans doute nos descendants aimeront ce que nous n'apprécions que modérément aujourd'hui va
savoir !
A vendredi poto, avec qui tu sais  !



otto graf 31/03/2014 15:00


 


Je voudrais ajouter un commentaire à celui de « boboce » à propos de la photographie, en général. L’Occupant ne
l‘interdisait pas : il interdisait seulement de photographier les endroits à caractère militaire et il n’en manquait pas.


On trouvait d’ailleurs de la pellicule. J’en trouvais pour ma boite en 6 X 9.


Quant à la présence de civils en 1942 (et autres années) autour de lieux sinistrés par suite de bombardements anglais ou américains
plus tard, il ne manque pas de témoignages photographiques et même largement diffusés. C’était un outil de propagande nazie facile sur le thème : vous voyez ce que vous font vos
« amis » anglais ? Evidemment, les photos témoins étaient soigneusement sélectionnées. Les allemands ne s’en privaient pas.


Otto.

DAN 31/03/2014 15:44



Bonjour Otto,
Voila une précision qu'il fallait apporter à propos des photos, et qui mieux que les témoins de cette époque pour les apporter. En effet on aurait pu croire que les prises de vue en générale
fussent interdites dans cette période trouble, et pour tout à chacun qu'est-ce qu'un endroit à caractère militaire ?
En tous cas l'usage de la photo n'est pas toujours aussi innocente qu'on pourrait le croire, instrument de propagande s'il en fut avec le cinéma on s'en rend bien compte aujourd'hui avec les
actualité de l'époque que nous pouvons analyser avec le recul nécessaire aujourd'hui.
Merci Otto pour ce commentaire et bonne fin de journée !


 



Brigitte Routel 31/03/2014 12:21


Apparemment le copier coller ne marche pas je fais un 3eme essai en recopiant le texte.


Bien que très imprécis, j'ai souvenir de ces baraquements où était installé le magasisin "La Boule d'or", début des années 50, pour y être entrée faire des achats avec ma mère (j'avais 5 ou 6
ans). Par contre je me souviens très bien de la cité commerciale qui se situait en face de la banque de France et en particulier du magasin Boka Dralux qui s'y trouvait, avant de s'installer à
l'angle des Avenues Président René Coty et Général Leclerc où se trouve actuellement le magasin Eurodif.


Merci pour votre blog que je consulte régulièrement avec grand intérêt.


 

DAN 31/03/2014 12:35



Re bonjour madame Routel,
Là tout a bien fonctionné ! Pour le "copier-coller" étrange qu'il n'ait pas fonctionné, ça fait partie des mystères de l'informatique !
En tous cas voila un témoignage d'une personne ayant pénétré dans ces baraquements,  et à 5 et 6 ans il est normal que l'on ne souvienne pas exactement de ce que l'on a vécu, c'est ma foi un
bien jeune âge.
Pour la ctié commerciale là par contre les souvenirs sont plus nets, et j'en parlerai ici quand j'aurai réuni tous les renseignements nécessaires à son élaboration, néanmoins je l'évoquerais pour
un autre lieu qui est celui compris entre l'actuelle avenue René Coty et la rue Henry Génestal.
Alors à très bientôt et merci pour vos visites régulières.


PS : je vais bien sûr effacer les deux précédents "commentaires".



Denis 31/03/2014 09:20


Bonjour Dan


Je ne me souviens pas du magasin provisoire du Printemps, car j'ai surtout connu cet endroit à partir de 1959 quand je suis entré à François Ier. Nous attendions le bus devant ce magasin
reconstruit et nous passions beaucoup de temps à regarder les camelots qui étaient très souvent devant.


Que de souvenirs à travers les articles de ce blog ! Merci !

DAN 31/03/2014 09:35



Bonjour Denis,
En 1959 ce baraquement n'existait déjà plus, cela nous donne une butée temporelle s'agissant de sa durée.
En reconstruisant ce magasin un peu en retrait par rapport à la rue, cela a permis de créé un parvis où, comme vous le relatez, camelots et vendeurs de plein air pouvaient proposer leurs
marchandises aux passants.
Quant à l'arrêt de bus il est toujours présent comme on peut le constater sur la photo actuelle, mais pas sûr qu'il desserve les même ligne qu'autrefois.
Merci de votre passage et bonne journée Denis.


 



Randonnée et Nature 30/03/2014 20:13


Les havrais paraissent détendus sur la 3è photo ! Résignation ? Envie de tourner la page ? Surprenante attitude...
Amitiés. C&B

DAN 30/03/2014 20:20



Bonsoir C&B,
En effet  à bien regarder on pourrait penser qu'ils  souhaitent passer à autre chose, mais il ne faut pas se fier à leur attitude car dans les témoignages écrits de cette époque, rares
sont ceux exprimant la résignation. Max Bengtsson que nous avons pu intérroger avec Nicéphore, nous disait que ne pouvant pas faire autrement que de subir "il fallait s'y faire" telles sont ses
paroles, alors oui, c'est une forme de résignation mais pas de faiblesse.
Bonne soirée les amis !



Mousse 30/03/2014 20:00


Merci cher Dan.


Passe une belle soirée.

DAN 30/03/2014 20:03



Bonne soirée à toi également chère Mousse !



E.C. 30/03/2014 19:24


Bonsoir DAN,ce même jour ,et nuit,du 15 au 16 septembre 1941,les bureaux de mon père,rue Fontenelle(1),furent bombardés,avec des bombes incendiaires,qui détruisirent bâtiment et archives .Il
ne restait rien du coffre,soit-disant résistant aux pires incendies...Il avait fondu !Ce sont des choses que l'on retient quand on est enfant.Ce reportage d'aujourd'hui est très intéressant,et
nous rappelle le courage des Havrais.(1):photos de la rue Fontenelle bombardée dans le livre"LE HAVRE,cinq années d'occupation"par Jean-Claude et Jean-Paul DUBOSQ.Tome 1,p.284.Merci à vous
et à vos collaborateurs.

DAN 30/03/2014 19:40



Bonsoir monsieur "C"
En effet ce jour là plusieurs édifices seront touchés par des bombardements dont celui que vous citez il touchera également l'entreprise Virnot au 31 provoquant un gigantesque incendie qui
gagnera les atelier du journal "Le Petit Havre"., mais aussi l'immeuble du "Havre Eclair" dont le matériel sera complètement anéanti.
Plusieurs autres bombes tomberont ce jour là sur le Havre, la liste que j'ai consulté couvre une page entière du compte rendu de ce jour funeste, et quand on pense que les havrais n'étaient pas
au bout de leur peine, on ne peut que rendre hommage à tous ceux qui ont pu résister à ce déluge de feu.
Je connais ces photos du livre des Dubosq,  mais ne peux les publier ici respectant par la même les droits de diffusion des documents. Mais ce renseignement pourra être utile à tous ceux
possédant ce livre.
Merci de votre visite et bonne soirée monsieur "C" 


 



eva baila 30/03/2014 19:16


heureusement que c'était la nuit... et qu'il n'y avait personne dans le magasin... 

DAN 30/03/2014 19:28



Bonsoir Eva,
Oui tu as raison, mais en 44 ils ne se préoccuperont pas de savoir si il y a des civils ou non en dessous, ils appliqueront à la lettre la technique du "tapis de bombes", rasant tout sur son
passage.
Bonne fin de journée Eva !



marcopolo76 30/03/2014 17:56


Il faut rappeler que le débarquement sur les côtes normandes a eu lieu trois mois plus tôt, Paris est libéré, les troupes alliées sont en Belgique. C’est alors,qu’a lieu sur Le Havre le
bombardement le plus meurtrier de la guerre en France.


Le résultat est à la hauteur des moyens mis en œuvre par l’aviation anglaise : 3 000 morts, le cœur de la ville rasé, anéanti, sans aucune raison militaire apparente..!


Je comprends que les Havrais ne puissent oublier leur douleur..!

DAN 30/03/2014 18:44



Bonsoir Marco,
Ici nous sommes en 1941, et au vue de ces photos on pourrait en effet se croire en 1944, mais la guerre a, hélas, fait des ravages au Havre pendant quasiment toute la durée du conflit créant, par
la même beaucoup de destructions dans notre cité, destructions que les havrais n'oublient pas.
Merci de ta visite l'ami et à bientôt !



Jeanmi 30/03/2014 17:30


Merci pour cette promenade dans le temps et la folie des hommes...

DAN 30/03/2014 18:41



Bonsoir Jeanmi,
En espérant que cette folie ne revienne jamais faire l'actualité, merci de votre visite et bonne soirée. Jeanmi !



jeff 30/03/2014 14:25


 


La benne à ordure que l'on peut voir sur la photo 2 n'était pas dotée d'un système de compression. Dans les années 50's je me souviens avoir encore vu au Havre ce type de camion avec des capots
bombés sur glissières au dessus de la benne. Le seau à ordures, la poubelle, que nous placions au bord du trottoir était souvent en tôle zinguée avec un couvercle basculant sur le côté. Dans la
benne un employé tassait les déchets à l'aide d'une fourche. Le camion que nous voyons là a tout l'air d'être un Renault. Les panneaux de bois que l'on voit sur la photo 1 sensés baliser une zone
de sécurité ne semblent pas dissuader la passante pressée. La photo 4 est pour moi celle des souvenirs de mon enfance, celle du provisoire, des citées de bois, comme le fut le baraquement de ma
classe de CP. Le livre de MM Julien Guillemard et Bernard Edrass-Gosse est un ouvrage précieux qui décrit avec minutie les dates et heures des bombardements et les dégâts causés aux constructions
et aux bâtiments, mais rien n'est dit en effet sur les victimes en dehors de leur comptage ni sur le travail de la défense passive, et je pense en particulier à cet ancien poilu de Verdun membre
de la section Sanvicaise que gamin j'ai connu. Bonne journée.

DAN 30/03/2014 15:09



Bonjour Jeff,
Je pense, mais sans pouvoir l'affirmer, que ces camions poubelles étaient mus par l'électricité, ils portent un nom de marque précis mais je ne me souviens plus lequel.
J'ai moi aussi encore connu ces camions mais impossible de dire si c'était dans le cadre du ramassage des ordures, j'étais trop jeune pour faire attention à ce détail.
Quant aux cités en bois, ma mère travaillait dans une maison de la cité Kleber, où les soubassements étaient fait en briques de récupération, sinon face à la maison familiale et jusque dans les
années 60 ce type de baraquement était habité jusqu'à l'avènement des HLM du groupe Fort de Tourneville.
Concernant  le travail de la Défense Passive, les ouvrages de Max Bengtsson relatent assez bien le travail que pouvaient faire ces hommes.
Bon dimanche Jeff ! 




JMH 30/03/2014 12:37


Bonjour


Merci pour ces photos. Il y a en ce moment une recherche universitaire importante qui se prépare sur les bombardements de 1944 en Normandie. Il est toutefois dommage qu'on ne
s'occupe pas des drames des années précédentes. Faisant des recherches sur une personne de ma famille décédée en 1942 dans les bombardemens au Havre, j'ai d'ailleurs été surpris que le seul livre
donnant la liste et le nom des victimes tuées ne concerne que l'année 1944.


A chaque journée de bombardement au Havre correspond un dossier qui est consultable aux archives du Havre avec une liste détaillée des victimes. C'est seulement du papier mais cela comporte une
énorme dose émotive. Et puis on se rend que l'histoire, la vérité dépend de si peu de choses. On cherche un nom dans un dossier mais il ne s'y trouve pas forcément car un bombardement surprend,
défigure, bouleverse, rend anonyme voire inconnu. Il suffit d'une erreur, d'un oubli, d'une méprise et le tué par bombardement n'apparaît pas... Nos vies et nos histoires familiales tiennent
parfois à des fils. Il faut d'ailleurs que je me renseigne pour savoir si les archives des hôpitaux peuvent donner des informations supplémentaires sur les morts par bombardement.


Il serait s intéressant de retranscrire ce dossier présent aux archives municipales en liaison avec les photos présentées ici. Il est important que la question des bombardements concerne tout le
monde.  


 


 


 


 

DAN 30/03/2014 12:55



Bonjour Jean-Michel,
Nous sommes tous deux avec un membre de notre famille ayant disparu dans un des nombreux bombardements qui eu lieu au Havre. De mon côté c'est ma grand-mère paternel qui a trouvé la mort cette
année là.
Il y a des livres que je suis en train de lire d'ailleurs, qui recense jour après jour année après année les bombardement du Havre, il s'agit des livre de MM Julien Guillemard et Bernard
Edrass-Gosse. Dans ce dernier il donne parfois le nombre de victimes mais jamais leur identité. La liste  des archives municipale devrait de ce point de vue être un complément de ces livres.
Mais cette liste pourrait être publiée afin d'avoir un document facilement consultable.
En effet ce doit être terrible pour une famille recherchant un des leurs, de constater qu'il a disparu des listes municipales, je n'ai jamais entrepris de recherche à propos de ma grand mère
ayant déjà le témoignage de mon père à ce sujet, mais je peux comprendre la quête de ceux n'ayant aucune information.
Ce dossier pourrait être retranscrit tel quel aux archives, si cela les intéresse je peux leur fournir tous les éléments nécessaires dans cet aspect de l'histoire Havraise. C'est assez facile de
me contacter soit par les commentaires ou plus simplement via le formulaire de contact de ce blog.
Merci et bon dimanche Jean-Michel.


 



Mousse 30/03/2014 11:43


Bonjour cher Dan,


Je vois, c'était l'attraction du jour ce bombardement.


C'est d'une tristesse.


Ils ont reconstruit le Printemps, c'est original comme magasin.


Dur ce matin, on va être patraque plusieurs jours.


On reste zen !


Bon dimanche, mes amitiés.


 

DAN 30/03/2014 11:54



Bonjour Mousse,
A cette époque les "distractions" étaient plutôt rares, et je pense que chaque havrais devait avoir  conscience qu'une telle catastrophe pouvait arriver près de chez eux, ou pire, chez eux
même. Alors aller voir le résultat de cette attaque ne me semble pas être une curiosité malsaine.
Quant au Printemps, c'est en effet une architecture originale, et les havais de l'époque ont du être quelque peu surpris par son style.
Restons zen en effet et attendons que l'effet du changement se dissipe !
Bon dimanche chère Mousse !


 



Gédé 30/03/2014 10:33


Bonjour,


Dur dur ce matin alors qu'il n'est que 9 heures 1/2 et qu'il est déjà 10 h 1/2. Pareil que Père Cantoch' et pareil que toi ! Si je me souviens de la cité commerciale, aucun souvenir de cette
construction provisoire. Mais grâce à ce blog cet oubli est réparé. D'autre part, je constate qu'en périmètre de sécurité, on avait encore beaucoup à apprendre !


Bon dimanche

Nicéphore & DAN 30/03/2014 11:28



Bonjour Gédé,
En effet dur dur ce changement d'horaire, il n'y a rien à faire, je ne m'y habituerais jamais.
En matière de périmètre de sécurité ils avaient tout à apprendre, mais on peut comprendre qu'étant "non prévu" ce bombardement ait pu prendre de court les autorité municipales.
Quant au magasin provisoire décidément personne ne s'en souvient, en tous cas à celui qui en aurait des souvenirs nos colonnes lui sont ouvertes.
Bon dimanche Gérard !


 



François 30/03/2014 09:52


Bonjour,


Merci pour ce petit voyage dans le temps, et le "mystère" du baraquement du Printemps oublié.


Tres beau document que celui de la construction du bâtiment avec les 2 Tractions rue Caplet. N'y avait-il pas encore un garage un peu plus loin dans cette rue à cette époque ?


Peut être que ces baraquements provisoires ont été tres vite oublié pat l'aspect spectaculaire de l'architecture en rotonde du printemps.


Enfin pour revenir au bombardement, et connaissant leur précision tres aléatoires à l'époque, est ce l'effet d'un sinistre hasard ou y avait-il un point stratégique particulier pour que ces
bombardements consécutifs aient lieu au même endroit ?


Quelqu'un sait il ?


 


Merci encore & tres bon Dimanche


 


François

DAN 30/03/2014 10:01



Bonjour François,
En effet il y avait dans la rue André Caplet un garage que nous pouvons voir ici :
Je pense également que ce baraquement provisoire n'a pas du être actif très longtemps, et que très vite le magasin définitif a ouvert ses portes, je ne vois pas d'autres explications, de plus,
comme vous le souligner, la mémoire a du retenir la construction du magasin avec cette architecture particulière, et non ce baraquement somme toute banal si l'on considère qu'il y en avait encore
beaucoup à cette époque au Havre.
Bon dimanche François !


 



boboce 30/03/2014 09:39


Salut Dan


 


C'est vrai que les bombardements de 44 on fait oublier les autres.


Ce qui est incroyable, est d'avoir autant de photos de 1942 alors que les allemands étaient présents et interdisaient les photos.


 


Bon dimanche


A+

DAN 30/03/2014 09:53



Salut boboce,
il faut dire aussi que les bombardements de 44 on concerné l'ensemble de la ville historique, mais néanmoins les bombardement de puis 1940 étaient très fréquents.
Quant aux photos nous sommes ici en 1941, et peut être que l'occupant n'était pas encore sur la défensive, il "bénéficiait" encore de ses victoires en Europe, donc il devait être plus souple
concernant la réglementation, car ce n'est qu'en 1942, suite au débarquement américain en Afrique du Nord qu'il deviendra plus sévère en démantelant la ligne de démarcation par exemple. Voila une
explication possible pour ces prises de vues.
Bon dimanche boboce !


 



FAH 30/03/2014 09:16


Bonjour Dan etNicéphore,


J'ai vu dans les Archives des dossiers de demandes d'indemnisation et de reconstruction d'immeubles détruits au début de la guerre. Comme les choses ont trainé, les propriétaires n'ont plus eu
qu'à recommencer, s'ils étaient encore là...


Moi non plus je ne me souviens pas des baraquements devant le Printemps (entre 1953 et 55), pourtant nous passions souvent par là pour aller au Rond Point, au Petit Paris, et à la foire Thiers
qui se tenait à l'emplacement du parking actuel.


Bonne journée à tous!


FAH

DAN ET NICEPHORE 30/03/2014 09:32



Bonjour Françoise,
Les dossiers des dommages de guerre sont complexes, un article ici n'y suffirait pas, et l'on serait vite noyé dans un bain de termes juridiques à faire peur un juriste lui même.
Quant à ce baraquement c'est bizarre que l'on ne  s'en souvienne pas, j'espère qu'un de nos lecteurs pourra témoigner d'y avoir mis les pieds , car comme toi ou le père cantoche, on se
souvient de la cité commerciale Thiers et de bien d'autres lieux commerciaux, mais pas celui-ci, bizarre vous avez dit bizarre ?
Bon dimanche Françoise !


 


Bien amicalement. NICEPHORE


 



Clem 30/03/2014 09:05


Ah ces Havrais curieux qui s'agglutinent devant les ruines. Heureusement pour eux, quelques années plus tard, les ruines allaient s'inviter directement chez eux, plus besoin de sortir de chez
soi. D'ailleurs, plus de chez soi tout court comme ça au moins ... 

DAN 30/03/2014 09:21



Salut fiston,
C'est "instinctif" , et pas seulement pour les Havrais, d'aller voir ce qui se passe ou ce qui s'est passé dans un endroit quelconque, il suffit de voir la curiosité des humains aussitôt qu'un
accident d'auto a lieu, alors t'imagines après un bombardement...
Mais cette "curiosité" a l'avantage, aujourd'hui, de nous donner des documents relatant non seulement ce bombardement, mais ceux de 44, alors c'est parfois qualifié de "vilain défaut mais elle
nous permet aujourd'hui d'avoir des témoignages représentant un côté pédagogique qu'il ne faut pas négliger.
A tout à l'heure fiston et bravo pour ta BD  !


 



l'père cantoche 30/03/2014 07:16


Boujou matinal du Pas d'Calais où je viend d'tomber d'mon lit... c'est l'Printemps qui revit ici après sa " destruction " par les armées de l'hiver... grand Soleil, ciel tout bleu, pas d'vent,
pas un nuage... m'en va aller réveiller la Patronne qui roupille encore pour qu'on monte vite sur nos vélos découvrir cette belle région entre Le Touquet et Boulogne que tu connais bien...


Passionnant reportage sur ce bombardement de 41 qui ne m'a pas fait sursauter puique j'ai attendu 42 pour arriver dans ce monde de félés... curieusement, par contre, si je me souviens bien de la
cité commerciale provisoire construite entre l'église saint Michel et la Mairie je n'ai aucun souvenir de ce baraquement en " carton mâché " installé devant la construction de la
coupole  du Printemps que nous connaissons aujourd'hui.


Bonne journée, vieux brigand, et une pensée amicale pour Madame, qui est un peu la Régionale de notre étape Boulonnaise


sans oublier, Nicéphore, le travailleur de l'ombre qui oeuvre aussi pour l'excellence et le succés, ô combien mérité, d'Havrais Dire... à vrai dire, c'est rien bien de venir le Dimanche matin
découvrir l'article des deux compères...


 

DAN ET NICEPHORE 30/03/2014 08:55



Bonjour l'père cantoche,
La cité commercial située entre Saint-Michel et l' Hôtel de ville n'a été détruite complètement qu'en 1963, ce qui nous a permis d'en garder un souvenir assez clair, par contre moi non plus je
n'ai pas de souvenir de ce baraquement provisoire du printemps, bien que mes pas aient accompagné ceux de mes parents jusqu'ici, mais la mémoire ne retient pas tout, d'où l'intérêt d'un blog
comme celui-ci.
Quant à ta virée dans cette merveilleuse région il y a deux parallèles à faire, d'un côté Boulogne qui a aussi eut la "visite" des anglais sur ses quais, et l'autre village "Le Portel" qui lui a
été complètement rasé en 42 pour des raisons "stratégiques"...Lamentable.
Bref tu as de quoi passer un bon séjour là bas où le poisson est roi dans l'assiète.
Bon dimanche les cantoches ! 


 


Bon dimanche à toi également. Amicalement. NICEPHORE


 



jean michel 30/03/2014 06:42


Bonjour Dan,


Merci de nous rappeler que la ville a tant souffert. D'ailleurs, j ai remarqué que les bombes de septembre 44 font souvent oublier celles d avant. C'était il y a 70 ans, et pourtant cela parait
encore si proche.


Bonne continuation l ami


Jean michel

DAN 30/03/2014 08:43



Bonjour Jean-Michel,
Vous avez raison, on a tendance à ne voir que les bombardements de 1944, mais le Havre a souffert de ces frappes depuis 1940, certes à plus petites échelles mais néanmions meurtrières, celles
relatées dans cet article en est un témoignage.
Bon dimanche Jean-Michel !