Le Havre en 1941 3/3 (C-8 sur plan)

Publié le par DAN

L'incendie provoqué par le bombardement du 15 au 16 septembre 1941 occasionnera des dommages dans le pâté de maisons comprenant les magasins «Monoprix et Millaud» et plus particulièrement au bâtiment faisant angle avec la rue André Caplet. Devant l'instabilité des murs fragilisés par l'incendie, la municipalité décida de les abattre. Cette opération s'est effectuée en fixant sur la façade des câbles qui aideront à les démolir en toute sécurité*. Cette manœuvre fut spectaculaire comme on peut en juger avec les photos.

(*précisions écrites à l'époque au dos des photos)

 

 

deux (8)Les incendies provoqués par le bombardement dans la nuit du 15 au 16 septembre 1941, vus de la "côte" (1) l'église Saint-Michel, (2) La Bourse, (3) l'hôpital général rue Gustave Flaubert, (4) le pâté de maisons, comprenant le magasin Monoprix,  en proie à de violents incendies. Coll DAN. 

 

 

 

 

deux (8 bis )Le même point de vue en 2014. En (4) nous retrouvons une partie du pâté de maisons (voir photo précédente) épargné par les incendies. Photo DAN.

 


 

deux (9)Sur place, devant et au-dessus du magasin Monoprix, les pompiers à l'œuvre combattant l'incendie. Coll DAN.

 

 

deux (9 bis )Le même point de vue en 2014. Photo DAN.


 

Le Havre 1941 incendie du Printemps ALGOn se rend compte sur cette photo, prise de la place Thiers, des dégâts provoqués par l'incendie dans les parties sous toitures des bâtiments. Photo collection Denis Hanoy.

 

 

 

photos assemblées

Les trois phases de la démolition de l'immeuble faisant l'angle avec la rue André Caplet. Coll DAN. 

 

 

deux (5)Quelques temps après cette démolition, les havrais reprennent leurs occupations. coll DAN.

 

 

deux (1-8)Une vision élargie de cet endroit en 2013, avec, à droite le magasin "Au Printemps" d'aujourd'hui.  Photo panoramique DAN.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Merci de votre visite.

Commenter cet article

buddy2259 30/05/2014 14:44


Une nuit terrible que celle du 15 au 16 septembre 1941,souhaitons ne jamais revoir de nos jours de tels moments. Un reportage émouvant surtout si l'on pense aux nombreuses pauvres
victimes.Très beau travail et toujours de superbes documents,un vrai plaisir pour les lecteurs d'Havrais.dire.


Bon après midi Dan et cordiales salutations à l'ami Nicéphore.

DAN 30/05/2014 16:06



Re bonjour Buddy,
Espérons en effet que de telles violences ne se reproduisent plus jamais, même si comme ici, c'était dans le but de retrouver la liberté, mais à ce prix c'est vraiment cher payé. Retracer cette
histoire peut permettre aux jeunes générations de connaitre et savoir jusqu'où la bêtise humaine peut aller, et pour les anciens de simplement se souvenir de ce que nos ainés ont vécu.
Bonne fin d'après-midi l'ami !  



louis 08/04/2014 19:05


Putain, ils ratissaient large les Anglais !!!


A Lyon, ils ont "raté" la gare de Lyon Perrache pour arroser toute l'avenue Berthelot. Bien que né en 49 je me souviens très bien des immeubles détruits que je voyais du bus. Ma mère me parle
souvent de la "perfide Albion" en souvenir de ces moments.


Beau boulot en tout cas. Parler local pour parler mondial. Chapeau l'artiste.

DAN 08/04/2014 19:13



Bonsoir louis,
Décidément les anglais on semé des ruines un peu partout en France, mais c'était la guerre diront certains. Ils n'ont jamais du apprendre à viser car rater une telle cible....
En tous cas si je n'évoque que le Havre, la guerre a frappé partout et une connerie est une connerie quel que soit le lieu où elle se passe.
Bonne soirée Louis


 



Jeanpaul76 08/04/2014 13:49


Salut les amis


Presque une scène du quotidien du moment ! des scènes de désolation malheureusement notre ville a été victime d'une fin de guerre tragique, une population hébétée
certainement des questions sans réponse ou plutôt ces interrogations pourquoi !


des images troublantes certes, peuvent-elles faire réfléchir je ne suis pas sûr. je ne vais pas développer .


La première vue aérienne est bien ciblée une vue d'ensemble magnifique des photos explicite sur l'avant et maintenant un  souhait  plus jamais ça non
!


excellent reportage  la qualité n'est plus à démontrer


Bonne semaine

DAN 08/04/2014 14:14



Bonjour Jean-Paul,
C'était en effet le quotidien des havrais et ce pendant quatre ans, et au final toujours cette interrogation POURQUOI ?
Je ne sais pas si ces images feront réfléchir, mais il faut que les jeunes générations les connaisse, et  j'espère quand même que l'on ne pourra plus dire "je ne savais pas", donc même si
c'est à fond perdu je les publierai rien que pour cette raison.
Bonne journée Jean-Paul !


 



l'père cantoche 08/04/2014 11:37


trop modeste, l'père Dan  :


 


Rediffusions de l'interview du Maître


Aujourd'hui à 13h30


Mercredi 16 Avril à 21h


et le Samedi 26 Avril à 10h


Qu'on se le dise, que diantre  !


 


 


Samedi 26 Avril 2014 à 10h

DAN 08/04/2014 12:39



Que diantre, ce qui, pour Radio Albatros, est un antonyme !



l'père cantoche 08/04/2014 10:16


bon, j'arrive encore un peu après tout l'monde pour écrire mon comm, l'mardi, sur " Havrais dire "... y'a pas l'feu, que j'me disais... ben si, justement y'a l'feu et y'a des badauds...!


En 43 ma mère s'est réfugiée avec mon frère ainé ( né en 39 ) et moi ( né en 42 dans la maison de mes grands parents dans le quartier saint Vincent ) à Etainhus, mon père restant au Havre
pour faire tourner son commerce de Quincaillerie totalement détruit à la fin de la guerre par la " perfide Albion ".


encore un article de haute volée concocté avec amour par nos deux compères, Dan et Nicéphore... du " sur mesure "... Bravo, lestigars.


et pi, Dan... j'ai écouté ton " entretien interview " avec Yoland Simon aux " rencontres du livre " sur " Radio Albatros " Dimanche à 20h... t'as été RIEN BON...
Passionnant  !


à ré-écouter... ça va être rediffusé, je crois...


allez, boujou chez tè... 

DAN 08/04/2014 11:16



Salut Thierry,
Ici on n'arrive jamais trop tard, et puis si on a envie de lire les précédents commentaires comment faire autrement


Tu es un exemple de ce que je citais dans un précédent commentaire ici même, à savoir l'évacuation du Havre des plus jeunes, car la perfide albion n'avait pas encore frapper ses plus grands
coups, donc on peut penser qu'on a toujours le plaisir de te voir  grâce à cette évacuation.
Quant à ma prestation sur Radio Albatros, là je laisse les auditeurs juge de ce qu'elle a été, si tu dis qu'elle a été bonne ma foi je ne vais tout de même pas te contredire
Merci pour ton témoignage et à demain Thierry


 



tce76 07/04/2014 21:38


Salut DAN


Tu nous as encore sorti quelques trésors de ta collection perso !


Mais où vas-tu dénicher tout ça?


En tous cas, c'est encore un super billet.


Bravo.

DAN 07/04/2014 23:53



Bonsoir Thierry,
Où vais-je dénicher tout ça ? Je serai tenté de te dire de mon porte monnaie, mais si c'est exact il n'en demeure pas moins que c'est tous les jours que je vais à la pêche aux photos, et ça finit
par agir quand même sur mon porte monnaie, mais il faut bien reconnaitre que j'aime ça, et puis qui sait ma collection finira bien par intéresser les historiens après ma disparition ! (hola la
pas gai ce soir le DAN )
Bonne fin de soirée Thierry ! 


PS : j'allais oublier les lecteurs qui avec leur gentillesse m'envoient leur photo  personnelle comme ici, je me devais de le souligner !



François 07/04/2014 20:42


Salut Dan, trés bon rappel de cette c... monumentale et que d'énergie gachée pour détruire inutilement non seulement Le Havre mais bien d'autres endroits et populations. 

DAN 07/04/2014 23:46



Bonsoir François?
Quelle connerie la guerre a dit Jacques Prévert, et toutes les guerres ajouterais-je, quant aux destructions qu'elle engendre c'est peu de le dire, mais j'espère tout de même qu'en connaissant
ses causes et ses effets on pourra l'éviter.
Bonne fin de soirée François !



E.C. 07/04/2014 12:15


Bonjour Dan:...et nous ne sommes qu'en 1941! Peu des piétons,que l'on aperçoit ,ne doivent se douter de ce qu'attend leur cité ,jusqu'en 1944:date qui complétera l'apocalypse.Merci pour ces
3 volets concernant ce quartier et les commentaires qui s'y attachent.Amitiés à vous et Nicéphore.

DAN 07/04/2014 12:35



Bonjour monsieur "C",
En effet, cet article n'évoque qu'une partie de l'année 1941, comme on dit le pire était à venir.
Mais parmi cette foule il y avait des personnes qui, pressentant ce qu'il allait advenir, enverront leur famille, et surtout les enfants, dans des villes et villages moins exposés à la guerre.
D'ailleurs les autorités elles-mêmes, Françaises ou allemandes, inciteront ou obligeront les havrais n'ayant pas la nécessité de rester dans la ville à partir, surtout en 1942.
L'on retrouvera cet ordre d'évacuation plus tard notamment en août 1944 où le commandant allemand de la place, Eberhard Wildermuth, obligera les havrais à partir.
Merci à vous aussi pour vos commentaires.
Bonne journée monsieur "C" 


 



G.L. 06/04/2014 20:42


Des images saisissantes d'un passé pas si lointain que celà et qu'on aimerait pas voir se reproduire. Et pourtant un peu partout dans le monde, y'en a qui n'ont que cette ambition destructrice.


 

DAN 06/04/2014 22:48



Bonsoir Gérard,
Eh oui que veux-tu les hommes sont ainsi fait, mais on peut quand même constater qu'à force de montrer des images de guerre ça peut inciter les jeunes à ne pas répéter les "bêtises" de leur
ainés, enfin je l'espère.
Bonne fin de soirée Gérard !



Mousse 06/04/2014 19:58


Merci cher Dan, bonne soirée.

DAN 06/04/2014 20:02



Bonne soirée  toi aussi Mousse et rendez-vous sur ton blog
Mille amités  chère Mousse



marcopolo76 06/04/2014 18:18


Bonjour Dan et Nicé


Des photos exeptionnelles pour un récit d'histoire d'une époque tragique mais qui permet à tout à chacun de pouvoir "conter" leurs témoignages ...


A bientôt !

DAN ET NICEPHORE 06/04/2014 18:39



Bonsoir Marco,
C'est vrai que les témoignages de cette époque complète mon article comme ils complètent tous les autres. Et puis il  y a les commentaires en marques d'amitiés qui me conforte dans le
travail que j'effectue ici et qui n'en sont pas moins importants à mes yeux, alors merci pour ta fidélité Marco et bonne fin de journée !


Bien amicalement. Nicephore



eva baila 06/04/2014 17:05


Quelle misère ! Ces photos sont tellement impressionnantes... On n'imagine pas ça quand on ne l'a pas vécu réellement, et trop de nos compatriotes ne veulent même pas savoir que des raids
continuent à détruire certaines régions de pays qui leur paraissent lointains... 

DAN 06/04/2014 17:36



Bonsoir Eva,
On a du mal à imaginer de telles destructions aujourd'hui, l'Europe vit désormais (j'espère) en paix depuis maintenant 70 ans si on excepte les guerres balkaniques, alors qu'au même moment dans
d'autres parties du monde la guerre sévit encore, si les américains avaient tenu le raisonnement que l'Europe c'est trop loin je me demande ce que nous serions devenus ?
Mais avec internet ça change petit à petit, la planète "diminue" comme elle se salit aussi du reste, mais ceci est une autre histoire.
Bonne fin de journée Eva !


 



phyll 06/04/2014 16:22


salut mon pote et salut Nicé,


des"photos-témoins" très impressionnantes !!! même si j'en ai vu dans certains livres...... pour les témoignages directs, mes parents alors adolescents l'un et l'autre, m'en ont conté
d'autres..... en effet en 41 ma maman a été "mise" à l'abri avec ses frères chez des oncles et tantes à la campagne :Quillebeuf, puis Ste Opportune la mare..( Eure ) et mon papa ses frère et
soeurs, sa mère et son beau-frère, ont quitté le Havre avec une voiture à bras dans laquelle ils avaient entassé à la hâte quelques affaires et sont allé à pied jusqu'à Nogent le
Rotrou (Eure et Loir) !!!...... ce sont là d'autres anecdotes non moins pénibles......


encore bravo pour ce reportage !!!


à + poto !! 

DAN ET NICEPHORE 06/04/2014 16:36



Salut mon pote,
Tes parents ont vécu ce que beaucoup d'adolescents ont connu dans cette période, mais ton témoignage ajoute un "détail" tout à fait particulier, à savoir celui d'avoir fait la route à pied ! ! !
On connait par le cinéma ce que fut l'exode avec les images poignantes des civils jetés sur les routes qui parfois pouvaient être la cible des aviateurs, ton témoignage à propos de tes parents
montre bien toute la difficulté qu'il y avait à vivre à cette époque.
Beaucoup de jeunes havrais et havraises ont été ainsi éloigné du Havre surtout à partir de 1942, c'est fort heureux car combien y aurait-il eu de victimes si ces jeunes étaient restés au Havre
?
Merci mon pote pour ton commentaire et bonne fin de journée !


 


Salut Phyll, imagine un peu, la moitié de la population française en fuite (peut-être plus), sur les routes de france en juin 40 ! Traumatisme à jamais inscrit
dans notre histoire collective ! Amicalement. NICEPHORE





 



Papy Scham 06/04/2014 14:01


Bonjour Dan


Très impressionnantes ces photos. C'est tout de même un gros pâté de maisons qui a disparu, à voir le bâtiment rescapé. La grande échelle m'impressionne. Les pompiers ont pris pas mal de risques
à cette époque. Un fabuleux témoignage photographique pour les générations futures ou même pour les "anciens" qui s'en rapellent encore. Bravo encore une fois pour cet excellent reportage.


Excellent après-midi et bonne semaine.


Cordialement: papy Scham

DAN 06/04/2014 14:11



Bonjour Papy Scham,
Et encore ici les pompiers ont pu travailler dans d'assez bonnes conditions, ce qui ne sera plus le cas en 1944 où les véhicules ne pouvaient même plus s'approcher des lieux des sinistres, et de
ce fait prenaient des risques encore plus grands.
Quand je fais ce blog je pense en effet aux jeunes générations et à celles du futures surtout lorsqu'il s'agit de reportages sur l'histoire du Havre, moi même je bénéficie des témoignages de nos
ainés alors autant que je sois un passeur, rôle qui me convient parfaitement.
Bon dimanche et bonne semaine Papy Sham ! 


 



Roland 06/04/2014 11:57


salut Daniel


Bravo pour ces photos vraiment exeptionnelles ,témoignages de cette époque tragique .il faut que la mémoire collective se souvienne et transmette ces évènements à nos enfants et petits enfants
, chose que tu fait avec talent !


Bon dimanche.

DAN 06/04/2014 12:03



Bonjour Roland,
Merci pour ce compliment, et en effet pensons à nos enfants et petits enfants qui pourront ainsi comprendre ce que leurs grands-parents ou arrière grands-parents on vécu, et si tous ces
reportages se traduisent un jour par un livre ...
Bon dimanche Roland ainsi qu'à Maud



Mousse 06/04/2014 11:31


Bonjour cher Dan,
C'est époustouflant ces photos, on peut dire que le Havre n'a pas été épargné !
Je trouve que la rénovation est très bien faite, c'est coquet.
Je n'y connais rien, je me contente de regarder ton reportage qui est comme toujours parfait.
Quand je vois ces photos, j'espère de tout coeur ne jamais connaître ces horreurs.
Bon dimanche, mes amitiés.

DAN 06/04/2014 11:40



Bonjour mousse,
Le fait de mettre deux époques, deux photos,  en vis-à-vis, permet à ceux ne connaissant pas le Havre, comme toi Mousse, de voir les changements intervenus entre ces deux périodes.
Quant à la ville d'aujourd'hui ce n'est pas moi qui te contredirait s'agissant de son aspect coquet !
Merci pour ton passage, et bon dimanche chère Mousse !



François 06/04/2014 11:14


 


C'est une constante chez les gens ayant vécu de tels drames dans leur enfance ou leur jeunesse, cette distance, & cette retenue. Mes parents avaient 20 ans en 44, et le peu de souvenirs
évoqués de cette période étaient exprimés avec peu de mots mais avec une telle émotion que cela se passaient de commentaires.


C'était aussi une génération pour laquelle il était très mal vu d'exprimer ces émotions.


Le film de Zarifian l'illustre remarquablement avec le témoignage tres digne de personnes ayant vécu l'abomination.


Je pense souvent à ça en comparant ce qu'à vécu cette génération de la guerre et d'après guerre, et ce que l'on nous rabâche actuellement comme dureté de la vie et de stress. Je n'ai jamais
entendu mon père me dire qu'il était stressé !


Les images partagées ici nous témoignent un peu de cette vie, mais il faut l'avoir vécu pour comprendre ce que ça été vraiment.


Les commémorations du débarquement du mois de mai nous donneront surement l'occasion d'avoir des survols de gros bombardier en échappement libre. Peut être cela permettra t' il à certaines jeunes
générations de réaliser jusqu'où peut amener la folie des hommes.


Mais aussi de leur créativité, la reconstruction du Havre, les images avant/aprés de Dan l'illustrant bien mieux que tout les discours.

DAN ET NICEPHORE 06/04/2014 11:29



Bonjour François,
Ne dit-on pas que les grandes douleurs sont muettes ? Nos parents vivaient dans une société où TOUS le monde avaient vécu les mêmes choses, aussi ne jugeaient-ils pas utiles de les raconter à
nouveau après la guerre, ce qui peut être dommage pour nous leurs descendants mais qui peut se comprendre pour cette génération.
Si survol du Havre il y a, (aujourd'hui interdit) on ne pourra jamais faire passer pendant deux heures plusieurs centaines de bombardiers, mais ça permettra de nous donner une idée de ce que ce
que ça pouvait être.
Merci pour votre appréciation concernant ce blog, car les commentaires sont les seuls liens tangibles entre les lecteurs et moi même qui fais ce site.
Bon dimanche François ! 


 


Bonne analyse francois et Dan. Mais certains avaient peut-être aussi envie de raconter leur propre expérience des bombardements, parfois différente d 'un
quartier à l'autre ? Et en parler, n'était ce pas une thérapie pour exorciser toute cette terreur vécue ? Amicalement. NICEPHORE


 



geo 06/04/2014 11:03


La 3eme photo a été prise depuis mon ancien appartement... (ou celui de la voisine du dessous).  L'immeuble rescapé du paté de maison (Pharmacie Thiers) a probablement été endommagé plus
tard en 1944. I lets dit qu'une bombe de 500 kgs est tombée sur la chaussée en Juin 44, pile devant la pharmacie. Ce cqui explique probablemen,t pourquoi la façade a été partiellement
reconstruite de manière plus "simple".

DAN 06/04/2014 11:13



Bonjour Geo,
Quand j'ai mis cette troisième photo, j'ai pensé à toi qui a habité cet immeuble, j'aurai bien voulu refaire la même en 2014 mais voila tu n'y était plus.
J'ai des photos qui illustrent le bombardement devant la pharmacie, et, en effet si le bâtiment n'a pas été touché directement, il n'en a pas été de même de celui d'en face, rue de Montivilliers
à cette époque, rue d'Ingouville aujourd'hui.
Quant à la façade reconstruite elle n'avait plus du tout la même allure que celle d'autrefois qui, elle, était du style 1900.
Bon dimanche Geo !


 



Gédé 06/04/2014 10:10


Bonjour,


C'est bien que tu nous montre tout ça car comme le dit Jean Michel, il y a peu d'évocations de ces terribles moments qu'ont vécu les havrais. Pour ma part, mes parents et grand-parents sont
toujouyrs restés très discrets sur cette époque et ils en parlaient peu. Des taiseux !!! Aujourd'hui, je regrette de ne pas les avoir "cuisinés" plus que ça mais il est malheureusement trop tard
!!!


Bon dimanche.

DAN ET NICEPHORE 06/04/2014 10:29



Bonjour Gédé,
Difficile d'évoquer ces bombardements comme je l'ai répondu à Jean-Michel, et nos parents n'ont pas écrit leur souvenir, bien que pour mes parents j'ai encore en mémoire ce qu'ils m'ont raconté
et ce qu'ils ont vécu car il est des souvenirs pour eux qu'il étaient difficiles de garder secrets, mais en effet, comme tu dis, on aurait du les "cuisiner" un peu plus à  ce sujet.
Bon dimanche Gérard !


 


Bonjour Gédé, évidemment tout dépends de la personnalité des gens ayant vécu ces moments dramatiques. En effet, en ce qui concerne ma famille et plus
particulièrement ma grand-mère maternelle (à laquelle je rends hommage ici) c'était tout à fait le contraire. Ceux-ci, bien que profondemment traumatisés par les bombardements, en parlaient
beaucoup. Dans les années 60, il ne se passait, aucun repas de famille sans que le sujet soit évoqué avec forces détails, que ma jeune mémoire de l'époque à enregistré presque intégralement, sans
doute malgré moi. Lorsqu'on est enfant, tout çà vous parait un peu abstrait et sans trop d'intérêt, car évidemment à cet age, on a d'autres préocupations.


Amicalement. NICEPHORE


 



dany 06/04/2014 10:10


merci Dan pour  ces informations je n'ai pas connu  LE HAVRE (nee en 44),je reconnais bien le monoprix (devenu espace RENE COTY) et aussi la bijoutterie MILLAU  le printemps bien
sur   et  son manege (lol ) tjrs present LE HAVRE a ete  un souffre douleur pendant  ces annees de guerre mes parents et grands parents me l'ont  conte mainte
fois  bon dimanche a vous  (peut etre aurais  je un jour le plaisir de voir le quartier ou j'ai vecu (c a dire la rue lesueur l'eglise  ste Ane  place  danton
ou  j'allais  a la foire  rireeeeeeeeee a bientot

DAN 06/04/2014 10:21



Bonjour Dany,
Pour ceux habitant en dehors du Havre comme vous, il est toujours bon de mettre des photos d'aujourd'hui cela permet de ses situer plus précisément. Et nos parents ont en effet souffert de cette
guerre que est restée à jamais gravée dans leur mémoire.
Quant à votre venue au Havre je vous y attends car j'habite le quartier où vous même avez habité alors entre "pays" !
Bon dimanche Dany ! 


 



FAH 06/04/2014 09:14


Bonjour Dan et Nicéphore,


Je recommande à JMH de regarder le film de Christian Zarifian: Table rase. Il verra le pire du pire.


Néanmoins, bonne journée à tous


FAH

DAN 06/04/2014 09:20



Bonjour Françoise,
En 1941 en effet ce n'était qu'un "avant-goût" de ce qui attendait les havrais, car en juin, puis en septembre 1944 ce sera l'apocalypse, et s'agissant de film celui intitulé "Opération Astonia"
montre bien aussi ce pilonnage systématique que subira notre pauvre ville !
bonne journée à toi aussi Françoise, bien que le soleil se montre plus que timide ce matin ! 



Jean michel 06/04/2014 08:30


Bonjour Dan,


Encore un beau reportage ! Il est vrai que la ville a beaucoup soufert. J'ai eu  l'occasion, il y a quelques années, d'en parler avec une personne qui a traversé la guerre comme pompier (ce
fut son métier toute sa vie) . Lui et son épouse étaient logés à la caserne. Personne ne pouvoit dormir une nuit normale, ni adulte, ni enfants ni nourrisssons. Les alertes permanentes
entrecoupaient les courtes phases de récupération. Ce qui m'a touché le plus, ce ne sont pas les détails qu'il a pu me donner, mais surtout l'émotion qu il y avait encore dans ses mots et sa
voix, 60ans après.


Bonne continuation et bon dimanche


Jean michel

DAN ET NICEPHORE 06/04/2014 08:41



Bonjour Jean-Michel,
Les pompiers, au cours de la guerre,  étaient parmi ceux dont le dévouement n'est plus à démontrer, ils étaient accompagné des hommes et femmes de la défense passives et de toutes ces
personnes qui ce sont dévouées pendant les bombardements comme les jeunes volontaires.
J'ai moi même interrogé certains témoins de cette période et tous en effet m'ont dit que les nuits calmes étaient devenu "un luxe", je parlerai bientôt ici d'un de ces témoins, et son émotion est
toujours là en effet, mettons-nous à leur place, qu'elle serait notre état d'esprit aujourd'hui si nous avions vécu de telles catastrophes ?
Bon dimanche Jean-Michel !


 


Ces années de cauchemar ou plutôt ces nuits car n'oublions pas qu'avant l'entrée en guerre des états-unis fin 1941, c'était la RAF qui s'était spécialisée dans
les bombardements nocturnes avec le peu de précision que l'on imagine, la technologie de l'époque n'ayant rien à voir avec ce qu'elle est devenue de nos jours.


Pendant cinq années, les nuits des havrais furent régulièrement ponctuées d'une ou plusieurs alertes, annoncées par de lancinantes sirènes ( les mêmes
qu'aujourd'hui d'ailleurs, vous savez, celles du premier mercredi de chaque mois ! ) et de fuites éperdues vers les caves pour ceux qui en possèdaient ou les abris publics. Puis venait le vacarme
épouvantable de milliers de moteurs rolls-royce lancés à plein régime, le sifflement des bombes fendant l'air et leur impact sourd qui faisait vaciller la maison dans le meilleur des cas
...


Amicalement. NICEPHORE



boboce 06/04/2014 08:04


Salut Dan


 


Plus besoin de faire des acrobaties, il te suffit d'avoir un drone pour faire des photos. Le soucis est que c'est interdit.


 


Sinon, impressionnant ces photos de demolition à l'aide de cordes! Système qui n'est plus utilisé aujourd'hui.


Malgré la reconstruction, les implantations n'ont pas beaucoup bougé. Le Monoprix est toujours au même endroit.


 


Bon dimanche.


Je vais me replonger dans la Fête de la Scie.


A+

DAN 06/04/2014 08:22



Bonjour boboce,
Ah oui les drones, j'y pense parfois pour faire des photos demandant un peu de hauteur, mais si c'est interdit...
A cette époque il n'y avait pas grand moyen pour les démolitions, hormis la boule tenu par un câble sur une grue ou plus simplement les pioches manuelles.
Mais finalement ce moyen s'est révélé efficace quand même.
En effet le monoprix est au même endroit car le terrain est leur propriété.
Ici tu es en 1941, alors bon dimanche au moyen-âge à Harfleur boboce ! 


 



JMH 06/04/2014 07:59


Bonjour


Terribles photographies. Et dire qu'il fallait continuer à vivre... Je viens de lire les mémoires du célèbre accordéoniste Jo Privat. Il parle de son passage au Havre pendant la guerre où il
animait des cabarets. Il ne resta pas dans notre ville car il ne supportait plus tous ces bombardements.


Il faudra dans l'avenir que les bombardements et leurs pertes soient évoqués. Y-a-t-il un refoulement de certains à en parler, à dire la mort de ces milliers de personnes
? C'est un sujet douloureux mais il faudra bien que ces drames personnels et familiaux soient dits, racontés...


   A bientôt

DAN et NICEPHORE 06/04/2014 08:13



Bonjour Jean-Michel,
Oui, c'est ce qui moi aussi m'étonne, de savoir que la majorité des havrais ont continué à vivre malgré ces années de guerre et de bombardements quasi quotidiens, seule l'année 1943 a été plus
"calme" sans être dépourvu d'alertes quand même.
Je comprends que ce célèbre accordéoniste n'ait pas voulu rester dans notre ville, car ici la guerre et les alertes y étaient trop fréquentes, ça devait "user les nerfs" de vivre au Havre à cette
époque.
Quant à l'évocation des bombardements le fait même que ce soient des bombardements "alliés" freine quelque peu ces évocations, car quand il s'agit de commémorer un fait d'armes contre l'ennemi
déclaré, là pas de souci, mais ici du fait que ce sont des bombardements effectués par nos alliés fausse un peu le problème à mon avis, de plus on n'a toujours pas d'explications plausibles
concernant ces attaques, alors ce n'est pas demain la veille qu'on pourra en parler comme un simple fait historique.
Bon dimanche Jean-Michel !


 


Bonjour jean michel et Dan.


"User les nerfs" est un sympathique euphémisme, la réalité, d'après un témoignage direct qu'il m'est permis d'entendre encore aujourd'hui (celui de ma mère)
est l'épouvante  et le stress permanent pour les havrais qui resteront marqués toute leur vie par ces années de cauchemar. Amicalement. NICEPHORE


 



François 06/04/2014 01:20


Bonjour,


Superbes archives, merci pour ce partage dans le passé.


La vue avant/aprés vu de la cote est particulièrement spectaculaire, avec cet ilot rescapé intégré dans la reconstruction, et les perspectives du reste de la ville completement transformé.


Encore merci


& bon dimanche.

DAN 06/04/2014 07:35



Bonjour François,
Pour cette vue j'ai eu quelque difficulté à trouver le bon point de vue, les arbres ayant poussé depuis ces évènements tragiques, et c'est en faisant un peu d'acrobatie que j'ai pu faire cette
photo, alors si elle est appréciée mes efforts sont récompensé.
Bon dimanche François !