Faire diligence (D-7 sur plan)

Publié le par DAN

Au XIXe siècle plusieurs petites entreprises havraises assurent le transport par diligences vers les villes et villages normands. Pour le circuit le Havre Rouen et Paris ce sont de plus grandes sociétés à capitaux plus conséquents qui effectuent ces liaisons. Mais la forte concurrence entre-elles fera que seules deux compagnies pourront y survivre, elles exerceront un quasi monopole sur les destinations longue distance, ce sont : Les Messageries Royales, et Les Messageries Générales de France*.

Mais le chemin de fer portera un coup fatal aux diligences, même si pour écourter le voyage les omnibus sont hissés sur des wagons plate-forme, où les voyageurs n'étaient pas tenus de descendre d'ailleurs. De ce fait en 1847 disparaîtront définitivement les liaisons par diligences vers Rouen et Paris. Le dernier service quotidien par véhicule hippomobile sera en direction d'Etretat.
* Jean Legoy le peuple du Havre et son histoire 1800-1914.


omnibus ALGUn exemple d'omnibus à impériale au Havre à cette époque, ici faisant les lignes intérieures dans la ville. Coll DAN. 

 

 


diligenceGravure représEntant une diligence entre le Havre et Rouen. Collection Marc Georges.

 


En 1903 les premiers «omnibus à pétrole» entreront en service et en 1904 la compagnie des Messageries Automobiles organise des liaisons à partir de la brasserie du Printemps, qui se situait au carrefour de la place de l'Hôtel de ville et de la rue Jules Lecesne. Cette compagnie assurait les liaisons vers Etretat, et aussi pour Fécamp, Bolbec et Lillebonne, mais également à destination des départements de l'Eure et du Calvados.

 

A5P4Le point de départ pour les automobiles à destination d'Etretat, au carrefour de la place de l'Hôtel de ville et de la rue Jules Lecesne. La rue de Mexico indiquée ici s'appelle aujourd'hui rue Lord Kitchener et ne débouche plus sur la rue J. Lecesne. Coll DAN.

 


HDV - LecesneLe même endroit aujourd'hui. Photo DAN. 


 

A11P76 (sans point ALG )des véhicules de la Compagnie des Messageries Automobiles ici à Pont-Audemer (27) pour la ligne qui dessert le Havre entre-autres.
Coll DAN.

 

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Merci de votre visite.

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buddy2259 27/05/2014 10:02


Un sympathique retour vers le passé avec ce très intéressant reportage jolie gravure belles cartes postales que du bonheur pour vos visiteurs.


Bonne journée à vous.

DAN 27/05/2014 11:39



Bonjour Buddy,
Aussitôt que l'on évoque le Havre du milieu du XIXe siècle, on ne peut avoir recours qu'aux gravures mais là c'est difficile de faire des "avant-après", alors qu'avec les cartes postales cela
devient possible. Je fais en sorte que les visiteurs soient le plus satisfait possible , alors autant mettre ce que j'ai de mieux en matière d'images et de photos, et merci pour mon reportage
Buddy !
A bientôt et bonne journée l'ami !


 



JMH 08/05/2014 12:06





La diligence Le Havre Etretat à la fin du 19 e siècle. Quand on la voit en photo on se dit que cette époque n'est pas si loin  de nous. A bientôt. jean-Michel Harel


Droits réservés. 

DAN 08/05/2014 12:26



Bonjour Jean-Michel,
Au regard de l'histoire de l'humanité le XIXe siècle n'est pas si éloigné de nous en effet, mais à l'échelle d'une vie ça commence à compter. Ici si on remplaçait la diligence par un autocar ça
nous semble pas si éloigné, tout est relatif finalement !
A bientôt et bonne journée Jean-Michel !



elisabeth 03/05/2014 15:10


Un article riche qui donne lieu à de nombreux commentaires qui rajoutent encore des informations.


Merci pour ces gravures et photos. On voit qu'à l'époque des diligences et au début des automobiles les gens portaient tous des chapeaux, aussi bien les femmes que les hommes. On a perdu cette
mode, peut être à cause des 2 dernières guerres. Ma grand'mère mettait encore des chapeaux dans les années 60 et début 70. Cette note va me permettre de rajouter quelques lignes au livre que je
suis entrain d'écrire.... Bon week end (nous partons mon mari et moi en Irlande le 11 mai, pour une semaine et direction le Nord de la France ensuite, pour redescendre à Montpellier fin mai).

DAN 03/05/2014 17:19



Bonsoir Elisabeth,
C'est ça notre blog, un espace où les lecteurs ont leur mot à dire. Pour ce qui est de la mode des chapeaux, au début du XXe siècle on disait d'une femme sortant sans cet "accessoire" qu'elle
sortait en cheveux. De nos jours cette mode semblerait reprendre quelque peu, mais personnellement je n'ai pas attendu celle-ci pour couvrir mon crâne dégarni.
Puisque vous partez je vous souhaite à tous deux de très bonnes vacances pleine de découverte quelque soit l'endroit où vous serez.
Bonnes vacances Elisabeth !


 



B.O. 01/05/2014 18:42


Comme le dit Jacques Attali (Lignes d'horizon - 1992)


La diligence est devenue automobile,


le lavoir est devenu machine à laver,


le conteur est devenu télévision.


 


Citations de Jacques Attali - Lignes d'horizon (1992)

DAN 01/05/2014 18:55



Bonsoir Olivier,
C'est ainsi que va la vie en s'améliorant de génération en génération, qui aujourd'hui en France voudrait laver son linge au lavoir ? Certes ces lavoirs sont aujourd'hui apprécié en tant que
témoins de la vie passée, mais pas en tant qu'outil pour les lavandières, c'est pourquoi je dis souvent qu'on pourrait vivre de façon moderne sans oublier d'où l'on vient et surtout comment et
pas quels moyens nous sommes arrivés jusqu'ici !
Bonne fin de 1er mai Olivier !


 



l'père cantoche 01/05/2014 16:40


Bon, ben l'père Cantoche il est partant pour le petit arrêt dans la bonne auberge pour à l'étape déguster charcutaille, bolée de cidre et ti-calendos/Côte du Rhône sans oublier le ti-calva final
avant la sieste sous les pommiers...


ces diligences évoquent irrésistiblement Guy de Maupassant, sa " Maison tellier " et sa superbe " Boule de suif.


Les jolies et appétissantes pensinnaires de la " maison de passes " de Fecamp " se rendant, vétus de leurs plus beaux atours, à la communion de la petite nièce de leur patronne dans un petit
village du Pays de Caux.


" Boule de Suif " montant dans la même diligence que quelques notables Rouennais et deux bonnes-soeurs pour fuir l'avance Prussienne en 1870. A midi, tout ce beau monde déballant force
victuailles pour leur pic-nic. La jolie " Boule de Suif " n'a pas pensé dans l'urgence du départ à son déjeuner. N'étant pour ces affreux goinfreurs égoistes qu'une fille de joie peu
fréquentable, celle-ci restera sur sa faim.


La diligence fait étape le soir à Tôtes. Mais les Prussiens arrivent et réquisitionnent l'endroit.


Le capitaine trouvant " Boule de Suif " fort appétissante et à son goût lui propose la botte ( normal pour un Prussien )...


--- ô mais que nenni, pas avec l'occupant, on a beau être une prostituée on peut être patriote... que diantre.


-- Que cela ne fesse... tant que tu n'auras pas couché avec moi, dit le bel officier, je retiens tout le monde en otage.


-- Mais ma fille, pourquoi ne pas accepter,... pour vous, dont c'est le métier, ce n'est pas grave, un petit effort et nous serons libres de poursuivre notre voyage... argumentent en coeur
les ignobles voyageurs.


N'écoutant que son grand coeur, " Boule de Suif " passe à la casserole ( Normal dans une auberge )


Tout le monde remonte dans la diligence.


Et là, à midi, " Boule de Suif ", qui n'a pas eu affaire avec le Teuton à un ingrat, déballe charcutaille, cidre, calendos/Côte du Rhône et ti-calva devant les yeux ébahis et la langue
pendante des enfoirés qui l'accompagnent et qui dans l'urgence du départ n'ont point pensé  à emmener leur Pic-Nic ( plus cons, tu meurs ! )


alors, n'écoutant que son coeur qui est de plus en plus grand la jolie prostituée partage son festin avec ses compagnons et les deux bonnes-soeurs.


Cétipabo, ça  ?


bon OK, on s'éloigne un peu du sujet, mais les diligences, pour moi... c'est ça...


Epicétou  !

DAN 01/05/2014 17:00



Bonjour l'père cantoche,
Aaaah oui que c'est beau ce récit, il montre bien toute la veulerie de certains humains, c'est raconté avec un tel talent par Maupassant, ce dernier devait bien connaitre la nature humaine, ces
récits du point de vue social n'ont pas pris une ride. Je ne sais pas si dans les mêmes conditions aujourd'hui nos contemporains n'auraient pas la même attitude, et à tout prendre je préfère ne
pas le savoir, qui sait ce qu'il se passerait si on réveillait le démon qui sommeil en chacun de nous.
Quant à l'arrêt dans une bonne auberge, ça c'est intemporel, et rien ne nous empêche de faire halte dans quelques bon restau entre potes m'enfin !
Bon 1er mai les cantoche !


 



Makara 01/05/2014 16:26


Yoh


Bonne Fête !!!


Intéressant ca, c'est l'ancêtre de CNA. Ca explique pourquoi les lignes d'autocars sont si bien développé dans la région cauchoise au contraire de train. C'est à cette période la qu'on commence à
voyager comme "touriste" ? 


J'aimerais savoir quel effet ca fait de voyager dans omnibus ??? A chaque fois que je voyage en car et ca me fait dormir... en Train, j'aime regarder la nature. Et pour Omnibus ??? 


Bah en fait le premier omnibus impérial est à... Paris. petite histoire : "C'est à Paris, en 1853, que
fut inventé le premier bus à deux étages, l'omnibus à impériale. La compagnie générale des omnibus (CGO), ancêtre de la régie autonome des transports parisiens (RATP), met en service ces véhicules sur son réseau en 1855 dont l'accès à
l'impériale, particulièrement malaisé, se fait par des échelons. En 1878, de lourdes voitures de 40 places à plate-forme arrière et dotées d'un escalier hélicoïdal pour accéder à l'impériale,
sont mis en circulation mais leur poids nécessitait la présence de trois chevaux. En 1889, la CGO met en service un type de voiture moins lourd, offrant 30 places, également à impériale et tiré
par deux chevaux. Les derniers omnibus à chevaux de la CGO circulèrent en janvier 1913." source wikipedia, omnibus impérial.


 

DAN 01/05/2014 16:48



Bonjour Makara,
Intéressante cette histoire des omnibus à impérial de Paris
Au sujet des transport Normands que j'évoque c'est en effet l'ancêtre de la CNA et des autres compagnies de transport par autocar, que la haute Normandie a connu et connait encore. En effet tu as
vu juste au sujet des premiers voyages touristiques, c'est au XIXe siècle qu'ils se développeront, ils coïncident également avec la mode des premiers bains de mer. On connait le succès du
tourisme aujourd'hui avec les paquebots de croisières les transports aériens etc.
Il existe en France des fêtes, telle celle d' Evreux où en avril ou mai, où a lieu un concours d'attelage, aux cours de cette fête il est donné (ou était donné) de pouvoir voyager quelques
kilomètres à bord de tels engins, mais du fait qu'il roulent sur le bitume et non sur le pavé ni dans les chemins creux, je ne sais si on pouvait s'assoupir en attendant l'arrivée, ce qui est
certain c'est que les amortisseurs de ces diligences et autres fiacres ne sont pas aussi "souples" que ceux des voitures actuelles, alors il aurait fallut faire la sieste avant de monter dans ces
véhicules !
Bon 1er mai Makara !


 



Papy Scham 30/04/2014 20:48


Bonsoir Dan


De bien belles images sur ces moyens de transports certes pas trop confortables mais des "carrosseries" très originales. L'omnibus à impériale est impressionnant. L'ancêtre des bus londoniens ?
Une petite balade à bord d'un de ces engins ne me déplaîrait pas.


Bonne soirée Dan et bon 1er mai.


Amitiés: papy Scham

DAN 30/04/2014 22:39



Bonsoir Papy Scham,
Je n'ai pas pensé aux bus londoniens, ce serait intéressant de savoir qui a copié sur l'autre, mais bien souvent une idée est trouvée et appliquée presque en même temps sans qu'il y ait eu
concertation.
Moi aussi  il petite balade à bord ne me déplairait pas, mais une petite seulement, car plus ce serait de la gourmandise, mais plus surement des courbatures


Bonne fin de soirée Papy Scham et bon premier mai à toi aussi !


 



Francois 28/04/2014 23:11


Salut Dan, toujours parfait comme d'hab. Il me semble avoir lu quelque part que la diligence pour Etretat partait d'Ingouville pres de Darty.


Amicalement


François

DAN 28/04/2014 23:28



Bonsoir François,
Le point de départ de ces diligences était rue de Paris, il se peut qu'il y eu une halte à Ingouville pour prendre quelques passagers au passage si j'ose dire, surtout que les archives citent la
traversée d'Ingouville fort étroite pour ces véhicules. D'ailleurs ces mêmes archives précisent qu'il y avait parfois des "compétitions" entre les différentes compagnies  et c'était à qui
passerait le premier pour éviter de prendre du retard en laissant passer la concurrence, bref ce devait être épique sinon hippique !
Bonne fin de soirée François !


 



Marc Georges 28/04/2014 18:52


Ce fameux MOULIN ROUGE en 1896 SE TROUVAIT AUX 4 ET 6 rue JULES LESCENE, donc pas très loin de la brasserie, ce qui me fait penser qu'il pourrait s'agir du même établissement.


 

DAN 28/04/2014 19:13



Bonsoir Marc,
En effet ce "moulin rouge" n'est pas très loin de la brasserie c'était dans son prolongement sur le même trottoir, cette position proche devait permettre aux spectateurs de venir se désaltérer
soit à l'entre-acte, soit à la fin de la représentation. Peut être était-ce le même propriétaire ce qui ne serait pas étonnant, mais il faudrait voir les guides de commerces pour pouvoir le
vérifier.
A demain Marc


 



phyll 28/04/2014 17:23


en réponse à LOUIS : je pense que pour la bouffe, tu n'est pas le dernier non plus !!!  et que devant une
assiette tu fais... diligence !!!! 

DAN 28/04/2014 17:31



Salut mon pote,
Lyon n'est-elle pas la capitale de la gastronomie ? Alors un Lyonnais qui se moque d'un mangeur de camembert ma parole c'est le monde à l'envers.
Bon Louis tu as la parole...si tu veux 



jeanpaul76 28/04/2014 14:17


Salut les amis


Un temps, où les jeunes ne peuvent pas connaître moi-même je n'ai aucun souvenir, bon d'accord je vais consulter . 


Plus sérieusement le reportage est touchant des déplacements presque à l'épopée de la diligence il faut aussi penser qu'entre ces deux, connexion un marché parallèle , souvent le café en points
de départ ou d'arrivée. Ces déplacements étaient synonymes de voyage et aussi mettre les beaux habits, mon enfance a été ça ! le havre Goderville avec les navettes de la C.N.A on me confiait au
chauffeur et ma grand-mère m'attendait sur la place rien de banal mais, pour l'enfant que j'étais avec des boucles blondes c'était extraordinaire bon je reconnais que ce temps-là est bien révolu
laisser voyager un enfant impensable maintenant . un reportage en avant-goût à des projets de vacances je sens déjà la crêpe bretonne avec le liquide qui l'accompagne hummm! 


Excellent reportage les amis 

DAN 28/04/2014 15:05



Bonjour Jean-Paul,
Tu as raison, vu la durée des voyages les voyageurs d'antan devaient mettre leurs plus beaux costumes avant de prendre la route.
Quant à toi je t'imagine très bien en effet avec tes boucles blondes, ça devait être croquignolet. Je suppose que plus tard tu devais prendre ces mêmes car ou presque pour te rendre au boulot



Dis moi ce "liquide" qui accompagne les crêpes Bretonnes ne serait-ce pas par hasard du chouchen ?
Tu as raison il faut savoir profiter des bonnes choses Bretonnes ou non !
Bon après midi Jean-Paul !


 



JMH 28/04/2014 13:12


Re


Je reviens sur ce Monsieur Malen qui construisit la diligence montrée sur la gravure. Il avait reçu en 1848 une commande de plus de trois-cent wagons de chemins de fer alors qu'il venait de
fonder sa société. Cela montre l'imbrication entre plusieurs modes de transport : le savoir-faire de la construction d'une diligence pouvait servir à la construction d'un wagon par exemple. On
reste dans le transport de personnes... Sa société, outre l'incendie, fut peut-être victime d'une crise de croissance difficile à gérer.


Au Havre, en 1860, la société Boulard qui acheta cette diligence de Monsieur Malen proposait en 1860 les parcours suivants :


du musée à la barrière d'or


de la place Louis XVI (arcades nord) au rond-point du Cours Napoléon


de la place Louis XVI ( arcades nord) à Sainte-Adresse


de la place Louis XVI (arcades sud) à l'usine de MM Gevers


de la place de la Porte-Royale aux docks-Entrepôts et aux abattoirs par le quai Colbert


de la place Louis XVI à la Côte, Sanvic et Bléville


de la place Louis XVI (arcades nord) à Harfleur


Il est tout-à fait envisageable que la diligence présentée ait effectué un de ces transports ! Pour conclure l'idée de se servir d'une diligence pour mettre en valeur le patrimoine en 2014 est
excellente.


Bonne semaine


jean-Michel Harel


 


 


 

DAN 28/04/2014 13:24



Bonjour Jean-Michel,
Quand on regarde bien les wagons de cette époque, la similitude de conception est flagrante, les premiers voyageurs des chemins de fer devaient descendre directement sur la voie pour sortir du
wagon, donc il est logique qu'on ait fait appel à un constructeur de diligences pour ces wagons.
Quant aux parcours on retrouve un peu ceux qui plus tard seront ceux des tramways, et c'est tout à fait logique.
Quant à proposer une diligence pour visiter le Havre, cela pourrait être une idée pour le 500e anniversaire non ?
Bonne journée Jean-Michel


 



jeff 28/04/2014 10:50


 


Au Havre est-il encore d'usage de parler de la route du haut pour définir celle menant à Rouen en passant par Yvetot et de la route du bas pour nommer celle passant par Tancarville. Ces deux axes
reliaient LH au reste de la métropole, puisqu'à l'inverse de beaucoup d'autres citées on ne va nulle part en traversant Le Havre. L'emplacement géographique avait en revanche permis
l'établissement de communications fluviales et maritimes avec des villes Normandes et Bretonnes. Les témoignages montrent qu'au XIX siècle les diligences avaient une vitesse moyenne d'environ
10km/h. Un trajet Caen-Rouen s'effectuait en 14h et un Paris-Le Havre en 32h. La distance entre deux relais semble plus floue certains parlent de 9 km quand d'autres la situe à 20km. Les plus
grosses diligences nommées « Turgotines » embarquaient jusqu'à 16 personnes. Les changements de chevaux s'effectuaient rapidement comme les attelages de remplacement étaient préparés à
l'avance. Superbe reportage qui donne envie d'en connaitre plus sur les transports hippomobiles d'antan. Bonne journée.

DAN 28/04/2014 11:10



Bonjour Jeff,
Voila des précisions sur les temps et vitesses des diligences tout à fait instructives et donnent la mesure de ce que pouvait être un voyage à cette époque.
C'est vrai que le Havre a été un "cul-de-sac" comme disait mon père. Si l'on sortait de la ville ce n'était que dans deux directions possibles, l'Est ou le Nord, ce qui restreignaient les
échanges avec les autres départements Normands. Mais depuis la construction du pont de Normandie on a la nette impression d'avoir été quelque peu désenclavé.
Merci pour ces précisions Jeff et très bonne journée !


 



louis 27/04/2014 23:11


Bon, tu te doutes que je connais déjà tout sur les diligences


Sinon, j'ai lu votre échange à Phyll et toi et je suis consterné ! Vous ne pensez qu'à bouffer. Y'a pas de médecins au Havre ? Vous verrez quand vous aurez mon age !!!

DAN 27/04/2014 23:17



Salut Louis,
Bien sûr que tu connais tout sur les diligences, surtout celles de la malle poste
Quant à l'ami Phyll avec tout ce que que tu lui as fait subir dans ton bouquin il est normal qu'il reprenne un peu de force en s'alimentant correctement non ?
Quant à avoir ton âge j'aimerais bien galopin !
Bonne nuit Louis 


 



Christian Richer 27/04/2014 20:18


Une image d'après-midi si j'en juge par les ombres... Quand on regarde ces vieilles photos d'antan, on a l'impression qu'il faisait toujours beau et chaud ! De quoi renforcer le goût de la
nostalgie !

DAN 27/04/2014 20:34



Bonsoir Christian,
En effet aussi bien ma photo que la carte postale ont été prises en fin d'après-midi, j'ai longtemps attendu jusqu'à ce que je trouve l'éclairage idéal comme celui de l'ancien cliché.
Toi qui est un photographe tu comprends que ceux d'antan attendaient d'avoir un temps très lumineux pour réaliser leur cliché, surtout si le ou les sujets saisis étaient susceptible de bouger
comme ici avec cette vieille automobile, d'où cette impression d'été permanent
Quant à la nostalgie là je ne m'en défends pas, je la laisse m'envahir...
Bonne soirée Christian ! 


 



Françoise B 27/04/2014 19:19


Re bonjour Dan. Quel superbe reportage intéressant et instructif encore aujourd'hui !! les diligences à étage, oui je ne m'en souvenais plus!  c'est formidable de voir l'évolution des
transports et grâce à ces photos ou cartes, de les remettre en situation dans notre ville. Je suis justement en train de travailler sur les déplacements en diligence en 1824. Il fallait que les
voyageurs possédent un passeport qui était rendu oblIgatoire pour se déplacer hors du canton, depuis 1795.J'ai entre les mains un document qui indique la date de paiement, les noms et prénom, la
profession, les motifs du voyage, la date où le passeport a été délivré, le visa du sous préfet, le lieu du départ, le lieu de destination,les principales villes de l'itinéraire,le montant
des sommes payées à raison de 50 centimes du myriamètre.En fait, il y a un développement des moyens de surveillance mais aussi plus de liberté de mouvement. L'Etat pense qu'il peut retrouver tout
individu circulant sur le territoire national. Les temps ont bien changé. Bonne soirée Dan.

DAN 27/04/2014 19:28



Bonsoir Françoise,
Moi non plus je te rassures je ne me souviens pas des diligences à étage.
De tout temps l'état a cherché et cherche toujours à surveiller les citoyens qui se déplacent ou non, ce n'est pas forcément dans un but inavouable d'ailleurs, mais les déplacements des
populations ont toujours fait l'objet  des suspicions gouvernementales.
Aujourd'hui avec internet ce sont les idées qui circulent plus facilement et là le contrôle s'avère très difficile à instituer !
Bonne fin de journée Françoise !


 



Marc GEORGES 27/04/2014 18:54


concernant ce genre de transport, il existe une plaque de lanterne magique avec une diligence  où il est mentionné "ROUEN/LE HAVRE" (il s'agit d'un dessin). Il exist une chanson - dont je ne
connais qu'un fragment - conernant les diligences de Ste Adresse.


As-tu le nom complet de la brasserie, car à cet emplacement ou pas très loin se situait "le moulin rouge" - définit comme beuglant qui fut aussi le premier cinéma du Havre en 1896.

DAN 27/04/2014 19:06



Bonsoir Marc,
Peut être que la gravure du journal "L'illustration" a-t-elle été faite à partir d'une plaque photographie aussi ?
Le nom complet de cette Brasserie est "Brasserie du Printemps" , je ne sais si cela a un rapport avec le point de départ de cet omnibus à pétrole, mais ceux qui devaient patienter pour prendre ce
véhicule devaient être content d'attendre en dégustant café ou toutes autres boisson rafraichissantes.
Quant au "moulin Rouge" là j'avoue ne pas connaitre, mais tu m'en reparlera prochainement
Bonne fin de journée et à bientôt Marc !


 


 


 



marcopolo76 27/04/2014 18:44


Salut Dan et Nicé


Nous aussi nous avons eu notre "far ouest américain" sans les indiens bien sur et ces paysages lointains...


En ce qui me concerne, je referais bien ce genre de déplacement au milieu des campagnes ...Pourquoi pas réinventer la diligence avec les moyens modernes ..!


Et oui, je suis un visionnaire ...mais également un doux rêveur ...


A bientôt


 

DAN 27/04/2014 18:53



Bonsoir Marco,
A ce que je constate tu n'es pas plus "raisonnable" que Phyll ou moi.


On pourrait en effet refaire des diligences pour les touristes, cette pratique existe dans bien des pays notamment en Italie où il n'est pas rare de se voir proposer un petit tour en calèche dans
les endroits touristiques à commencer par Rome bien entendu.
Au Havre ce serait en été qu'il faudrait faire cette "attraction" et je suis sûr que ça toucherait un large  public, il n'est qu'à  voir les calèches lors des fêtes de fin d'année rue
de Paris !
Bonne fin de journée Marco !


 



E.C. 27/04/2014 18:24


Bnsoir Dan:comme vous, je n'étais pas né pour goûter les plaisirs(peut-être pas toujours ?)de ces belles diligences,surtout à cheval.Quant à la rue de Mexico,retrouver le point du vue actuel n'a
pas dû être facile !Bien amicalement.E.C.

DAN 27/04/2014 18:35



Bonsoir monsieur "C"
Pour ce qui est de goûter les plaisirs d'autrefois peut être y goûterons-nous dans une autre vie, mais le plus tard possible n'est-ce pas.
Pour la rue de Mexico le fait d'avoir des plans du Havre  sur plusieurs époques, m'a permis de la trouver assez facilement, mais il a fallu comprendre pourquoi elle ne débouchait plus sur la
rue Jules Lecesne, là c'est le résultat du remembrement des rues après guerre qui en est la cause.
Bonne fin de journée monsieur "C"


 



phyll 27/04/2014 16:53


salut mon pote,


rien de particulier à dire à propos de cet article (au top comme d'habitude !) mais ... je me verrais bien faire un p'tit voyage en diligence avec, bien sûr, des arrêts dans des auberges
avec cours champêtres où l'on dégusterait de la charcuterie avec du bon pain de campagne accompagné d'une excellente bolée de cidre........ bon, là, je déraille...... ...... mais bon, le rêve est permis !!!


bonne fin de journée mon bon DAN !


à+ !! 

DAN 27/04/2014 17:06



Salut mon pote,
As-tu pensé à ton dos ? Dans ces diligences il devait être mis à rudes contributions car les chaos devaient être nombreux. Par contre entièrement d'accord pour prendre une bolée de cidre tout en
coupant une énôôôôrme tartine de pain que l'on garnira de pâtée de fromage ou tout autre charcuterie  selon son goût. Non non tu ne dérailles pas tu rêves et ce dernier n'est pas encore taxé
alors profitons-en !


Bonne fin d'après-midi Phyll ! 


 



eva baila 27/04/2014 16:15


l'intérêt de venir tardivement chez toi le dimanche, c'est bien de profiter des commentaires des visiteurs précédents ! Quand on me parle de diligence, je pense toujours à Mme Bovary qui venait
rejoindre son amant à Rouen... Les photos anciennes ont toujours beaucoup de charme. On comprend pourquoi Baudelaire (ou Maupassant, je ne sais plus) : ce que je déteste dans le voyage, c'est le
voyage... (vu l'inconfort et la pénibilité qu'on peut imaginer ! Bonne fin de dimanche Dan !

DAN 27/04/2014 16:26



Bonjour Eva,
Tu reflètes un peu ce que beaucoup de mes lecteurs font, à savoir non seulement voir mes articles, mais également lire les commentaires, car ce blog est le condensé des deux, et bien souvent j'ai
d'excellents commentaires qui viennent compléter mon article, donc en venant ici un peu plus tard on en profite.
Je ne sais pas non plus lequel des deux poètes a prononcé ces paroles, mais on peut comprendre leur teneur quand  on imagine les conditions dans lesquelles ces voyages se faisaient, le
chemin de fer a pour ça été un grand vecteur de progrès.
Bonne fin de journée Eva !


 



tce76 27/04/2014 15:26


Salut DAN


Encore un beau sujet parfaitment traité comme à ton habitude.


Ca montre là, toute l'évolution de notre société.


Bon dimanche

DAN 27/04/2014 16:08



Salut Thierry,
Toi qui voyage beaucoup t'imagine si tu devait te déplacer avec de tels engins, sans compter l'appareil de prise de vues sur trépieds et ses plaques photographiques


Bonne fin de journée Thierry ! 



C@t 27/04/2014 13:29


re


C'est bien ce que je pensais pour les routes, les voyageurs devaient être secoués lors des longues distances !


Ok, pour le Lord Kichener, je ne savais pas...


Pourquoi, y a-t-il 2 polices pour mon commentaire ?


Bon dimanche DAN ! ;-)

DAN 27/04/2014 16:04



Re C@t
Pour les deux polices de caractères, tu as peut être utilisé un traitement de texte avant de le recopier sur le formulaire des commentaire d'over-blog, sinon je ne vois pas du tout ce que ça peut
être, ça fait partie des mystères de l'informatique, et ils sont plus nombreux qu'on ne le pense !
Bonne soirée C@t



C@t 27/04/2014 13:03


Boujou DAN,


Beau billet bien illustré ! Je ne connaissais pas les omnibus à impériale, tractés avec seulement 2 chevaux... Heureusement qu'un 3ème attendait pour les côtes ! J'espère que les femmes
lors de la mode des corsets, crinolines et immenses chapeaux pouvaient se mettre à l'aise. J'ai aussi pensé au coussin
nécessaire. A l'époque, les routes étaient-elles toutes pavées ?


Incroyable, la rue du Lord Kichener est méconnaissable, pourquoi ce changement de nom ?


Bon dimanche DAN.

DAN 27/04/2014 13:16



Boujou C@t,
Oui au XIXe siècle les rues du Havre étaient toutes pavées, il n'en était pas de même pour les routes en dehors de la ville, alors attention aux secousses.
C'est en hommage à Lord Kitchener que cette rue a été ainsi nommée. C'est lui qui mit sur pieds les divisions anglaises qui viendront prêter mains fortes aux Français en 1914
Il disparaitra en mer en 1916.
Bon dimanche C@t ! 


 



JMH 27/04/2014 11:30


Re...


Je reviens pour préciser que Malen, le créateur de la première diligence, n'eut pas de chance. Sa société (située dans le secteur Neuilly-Passy), créée en 1847,  fut victime d'embarras
financiers dès 1852. En plus, un incendie la même année, le 13 décembre 1852, détruisit le matériel et une partie de l'immeuble de sa société. Il ne put donc répondre aux marchés
dans lesquels il s'était engagé. Pas de chance. Sa société fut dissoute en 1853 et ses partenaires ( les autres actionnaires) lui réclamèrent de l'argent devant les tribunaux. Joseph François
Malen ne se découragea pas car il construit encore des diligences au début des années 1860. 


En aparté, pour ceux qui apprécient les archives, je vous signale que les archives nationales d'Etat à Fontainebleau sont fermées depuis un mois. Les bâtiments risquaient de s'effondrer. Il
faut dire que l'accumulation ou le déplacement de tonnes de papier exigent des bâtiments extrèmement solides !   


 


 

DAN 27/04/2014 11:41



Re Jean-Michel,
Ce ne devait pas être facile à cette époque de créer une entreprise de transport, bien qu'à l'heure actuelle ce ne le soit pas non plus. En tous cas c'était pour ceux qui envisageaient l'avenir,
un secteur qui devait se développer, et la suite nous prouva que c'était un bon investissement à faire.
Concernant les archives c'est surprenant ce que tu nous indiques à propos de celles de Fontainebleau, mais il est vrai que le papier est très lourd à stocker et transporter, chacun a pu ou pourra
s'en rendre compte si il effectue un déménagement !
Bon dimanche et encore merci Jean-Michel 


 



otto graf 27/04/2014 11:15


 


 


Voilà un sujet : les transports avant le chemin de fer ou jusqu’aux tout début de celui-ci
qui nous change un petit peu du tram’ brinqueballant des années 1900 comme de l’engin sophistiqué d’aujourd’hui.….


Oui, le service du cheval était mesuré. 2 forts chevaux (ils étaient en général très bien
entretenus et nourris) devaient aussi se reposer. Dans les côtes, il fallait même atteler un cheval de renfort pour la traction de la lourde voiture chargée, ce cheval attendant à poste fixe,
souvent avec un palefrenier,  l’arrivée de la voiture pour y être attelé. J’imagine qu’il pouvait y en avoir quelque part pour accéder au plateau, par
exemple aux 4 chemins…..


L’itinéraire de la diligence pour Rouen et pour Paris passait par Lillebonne et Caudebec, et plus
tard par la RN14 (ex Route Royale) lorsqu‘elle fut construite, au milieu du XVIII ème S. Il reste un témoignage de cet itinéraire : « La botte » qui se trouve à St Aubin-Routot,
dans la fourche de l’ancienne avec la nouvelle route : un relais de diligence, le premier au départ du Havre, ou le dernier, en venant de Rouen.


Le chemin de fer sonna le glas de la diligence qui ne rendit pas les armes rapidement ni de son
bon gré. Cette victoire du progrès était pourtant écrite !.....


On peut noter en passant….que ces relais routiers conservèrent, pour beaucoup, une fonction de
restaurant-hôtel ou encore de relais routier avec garage et/ou poste à essence. Les fameux « Les Routiers » des années 50/60 (et plus tard) que certains d’entres nous ont fréquentés et
dont on porte encore en soi une certaine nostalgie…


Cette évolution, c’est la capacité de l’homme à s’adapter aux temps qui changent pour conserver
une fonction utile,  bien qu’aujourd’hui l’entreprise  individuelle ait été remplacée, sur les autoroutes
(et ailleurs !) par des chaines financières spécialisées et signalées par guides routiers et enseignes voyantes et colorées.


Ainsi va le monde………..


Otto.

DAN 27/04/2014 11:33



 


Bonjour Otto,


Beaucoup de textes anciens font mentions des soins que les chevaux recevaient, c'était le gagne-pain de ceux
qui les faisaient travailler, alors on comprend qu'il les ménageaient.


Pour l'accession à la ville haute, ce ne sera que les tramways électriques qui franchiront la côte, car les
tramways hippomobiles ne feront que la ville basse, par contre les fiacres et autres diligences ce sera un «obstacle» que cette côte, et la description que vous en faites correspond bien à ce qui
se passait à cette époque.


Merci pour les précisions concernant l'itinéraire des diligences se rendant jusqu'à Paris en passant par la
vallée de la Seine, c'est un sujet que je n'ai pas particulièrement étudier car il m'entrainerait trop loin et surtout en dehors du Havre, alors comme ce blog est inter-actif je compte sur nos
lecteurs pour apporter des précisions ce que vous faites très bien d'ailleurs.
Quant aux relais pouvant être réparti tout au long d'un parcours de fiacre on les retrouve bien souvent avec une enseigne qui indique bien ce que le restaurant ou l'hôtel était autrefois, une
sorte de publicité en quelque sorte.
Merci Otto pour toutes ces précisions et bon dimanche ! 



Randonnée et Nature 27/04/2014 11:08


Magnifique cet article sur les déplacements de nos ancêtres. Le coussin devait être de rigueur pour faire office d'amortisseur...
L'avant-après est saisissant quant à l'énorme différence d'un même lieu à un siècle d'écart !
Bon dimanche. C&B

DAN 27/04/2014 11:16



Bonjour c&B,
Avant l'invention des pneumatiques il devait être nécessaire d'emporter ses coussins avant de se déplacer sinon gare aux fesses à l'arrivée. 


Quant au changement du lieu, septembre 1944 est passé par là alors forcément tout a été refait à neuf et bien refait ma foi !
bon dimanche les amis ! 


 



Mousse 27/04/2014 11:04


Bonjour cher Dan,


Encore une jolie page d'histoire et j'adore tes belles images !


C'était le bon temps.


Je te souhaite un bon dimanche, mes amitiés.

DAN 27/04/2014 11:11



Bonjour Mousse,
C'était un temps ou l'on prenait son temps pour voyager justement, bien que de tous temps l'homme a toujours voulu aller plus vite, plus loin , plus haut, et jusqu'où irons-nous ?
Quant aux belles images merci car elles ne sont pas toujours facile à trouver !
Bon dimanche chère Mousse ! 



Gédé 27/04/2014 10:08


Bonjour,


En ce dimanche matin, je fais un plein de connaissances car le domaine des transports locaux anciens m'est tout à fait inconnu. Mes souvenirs remontent seulement aux tramways électriques que j'ai
connu aux premières années de ma vie. Alors grand merci à Dan mais aussi à JMH pour ces compléments d'informations très précieux (et précis !).
Bon dimanche 

DAN 27/04/2014 10:32



Bonjour Gédé,
Tu as les mêmes souvenirs que moi il est vrai que nous sommes aussi de la même année alors forcément...
Quant à Jean-Michel ces renseignements sont très précis, et ça me conforte dans le fait que les commentaires ici sont toujours des compléments à l'article lui même, c'est ainsi que nous avons
voulu ce blog et c'est ainsi que je le conçois  !
Bon dimanche Gérard


 



JMH 27/04/2014 09:52


Bonjour


Merci pour ces images pittoresques. Il manque une histoire détaillée des relations terrestres du Havre avec les communes avoisinantes. Ce serait utile à de nombreux points de vue qu'elle soit
réalisée.


A propos de la première diligence montrée, une brève recherche apprend qu'elle figure dans le journal l'Illustration. Ce journal nous apprend qu'elle circula un an à Paris avant de rejoindre Le
Havre.  Les Parisiens regrettaient cette voiture qui était destinée à la société Boulard. La diligence pouvait transporter 24 voyageurs et avait, d'après la description 14
sièges intérieurs au premier niveau et dix sièges au deuxième niveau. Il y avait un escalier tournant à l'intérieur pour atteindre l'étage. Malen, le constructeur, se trouvait à Neuilly.


A propos des compagnies de transports par route il est à signaler que les Messageries maritimes (dont le symbole est encore visible au Havre) ont d'abord été une compagnie de transport par routes
et étaient reliées, au départ, aux Messageries Nationales ( transports par routes). Les propriétaires de ces dernières participèrent aussi à la création des Forges et Chantiers de la
Méditerranée qui joua aussi un rôle dans l'économie havraise. Cette conjonction des relations capitalistes des transports par route et par mer au Havre n'a pas fait l'objet d'un article
mais mérite qu'on s'y arrête.  


Bonne journée.


Jean-Michel Harel 


 

DAN 27/04/2014 10:27



Bonjour Jean-Michel,
Cette histoire des transports par route est assez bien décrite par Jean Legoy dans son ouvrage : "le peuple du Havre et son histoire 1800-1914", certes il est parmi d'autres articles tout aussi
intéressants  mais il est bien documenté.
Quant au journal l'illustration c'est de cet hebdomadaire qu'est extraite cette gravure, et c'est bien d'avoir précisé son contenu.
Par contre tu nous en apprend à propos des messageries maritimes, voila une entreprise bien connue des havrais merci pour tous ces compléments d'informations Jean-Michel.
Et pour la photo de 2014 sur l'article je l'ai faite quelques minutes après t'avoir quitté hier


Bon dimanche Jean-Michel 


 


 



FAH 27/04/2014 08:59


Re, 


tu es sur qu'ils ne travaillaient que 2h?


A+


FAH

DAN 27/04/2014 09:01



Re, Françoise
J'ai puisé ce renseignement dans le livre d'Olivier Pringard  "des omnibus au tramway", je pense qu'il devait être bien renseigné ! Je précise que ce ne sont que les chevaux des tramways
hippomobiles sur rails que ce temps de travail concerne


@ + Françoise !



François 27/04/2014 08:46


Bonjour,


Sacré bon dans le temps aujourd'hui ! On se met à rêver, en s'identifiant à un voyageur se rendant de "l'autre coté de l'eau" dans un des véhicules des messageries, en franchissant la seine par
un des bacs (du Hode ? A vapeur ?...) Traversant les marais et les bocages à un rythme difficilement imaginable de nos jours.


Tres bon dimanche à vous.

DAN 27/04/2014 08:59



Bonjour François,
Le trajet devait être très long en effet puisque le bac du Hode ne sera en service qu'en 1932, donc il devait encore remonter la Seine pour trouver soit un bac soit un pont , mais le premier
était à Rouen ce qui fait une sacré balade, ce qui a contribué d'ailleurs à favoriser et développer les traversées par bateaux, car là le temps et la distance étaient raccourcis. Toujours est-il
qu'aujourd'hui ce ne serait plus possible d'imaginer une telle perte de temps pour voyager, mais bon cela devait avoir son charme pour peu que le voyage en lui même représantait un loisir ou une
distraction  !
Bon dimanche François !


 



FAH 27/04/2014 08:40


Bonjour Dan et Nicephore,


Une deux chevaux! sauf qu'ils tiraient, à plein, l'équivalent d'un tank. Quelles souffrances ont subis ces animaux! Le gas oil ou les rails, c'est mieux!


Bon dimanche à tous


FAH

DAN 27/04/2014 08:50



Bonjour Françoise,
Surtout que ces diligences se déplaçaient sur des rues pavées la plupart du temps, on imagine l'effort fourni par ces braves bêtes, et l'on peut comprendre encore mieux quand nous même en vélo
roulons sur les pavés, alors oui les premiers tramways hippomobiles représentaient un mieux pour ces chevaux qui, pour ces derniers, ne travaillaient que deux heures par jour et c'était bien
suffisant !
Bon dimanche Françoise  !



boboce 27/04/2014 08:24


Salut DAN


 


Il en existe certainement dans les musées, mais faire des visites avec ça dans du Perret se serait une injure pour les omnibus à impériale. Pourquoi pas la rue d'Etretat ou Saint François?


 


Il y a l'idée de faire une expo au Musée d'Harfleur sur le transport inter-urbain, as-tu des choses??


 


Excellent dimanche


A+

DAN 27/04/2014 08:34



Salut boboce,
Lors des fêtes de fin d'années il y a un fiacre qui parcours la rue de Paris emmenant des passagers , on pourrait tout aussi bien imaginer que ce soit cette diligence à impériale qui  fasse
l'attraction non ?
Quant au document des transports inter-urbain il y a déjà les documents ici présents mais j'en ai d'autres bien qu'ils ne soient pas très nombreux non plus, alors tu verras ça un jour où tu
viendra dans mon antre, en attendant bon dimanche boboce !



G.L. 27/04/2014 07:20


Cet omnibus à impériale ferait fureur aujourd'hui pour visiter le patrimoine UNESCO, mais peut-être serait il trop haut pour passer sous les cables du tramway !

DAN 27/04/2014 07:52



Bonjour Gl,
Dans ce cas on devrait lui faire un circuit spécialement conçu pour lui, mais je ne sais pas si de tel engin existent encore hormis dans les musées, donc pas question de passer sous les câbles
des tramways de toutes façons !
Bonne journée Gérard ! 



C@t 27/04/2014 01:15


Boujou DAN


Vu l'heure, je ne peux faire diligence alors @ + ! ;-)

DAN 27/04/2014 07:49



Boujou C@t,
En effet voila une heure bien matinale, par contre ce n'est pas en toute diligence que je répond puisque quelques heures se sont passé depuis ton commentaire, mais cela ne m'empêche pas de te
souhaiter une excellente journée C@t