Gallet (1/2) Plan fin d'article

Publié le par DAN

Une entreprise unique en Province.

 Au 17 rue Paul Souday, se tenait une entreprise unique en province, où l'on réalisait les rideaux-réclame pour les salles de cinéma : les établissements Gallet. Une autre société similaire existait à Paris, mais uniquement pour les salles de la capitale.

La maison Gallet fut créée en 1926, et s'installera rue Paul Souday avant la guerre. A la disparition de son créateur elle deviendra les «Anciens établissements Gallet». Elle fermera ses portes dans les années 70.


maison habert 1 ALG signée

Le bâtiment ayant abrité les Ets Gallet, ici ce sont encore les établissement Habert. La rue sur la gauche est la rue Paul Souday. collection DAN.

 

 

15 rue franklin (2) ALG signéeLe même endroit en 2014, aujourd'hui l'agence Pôle emploi. Photo DAN.

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Votre serviteur a fait son apprentissage dans cette entreprise qui, en 1960, comprenait une trentaine de salariés. Les rideaux étaient conçus de A à Z, depuis les courtiers qui parcouraient la France à la quête de contrats publicitaires, jusqu'aux monteurs installant le rideau dans les salles.


Thiers 1935 ALG signéeUn exemple de rideau en 1935. Ici pour la ville de Thiers dans le département du Puy-de-Dôme. Collection DAN.


Une maquette de la case était dessinée selon le souhait du client, puis présentée à celui-ci pour approbation. Après acceptation, c'était au tour des couturières d'entrer en jeu. Elles fabriquaient le rideau dans une épaisse toile de coton. Tout à côté les deux ateliers de peinture, avec les apprentis et les compagnons, encadrés par un chef d'atelier, Emile Rélu, et son adjoint Roger Guerrant.

 

groupegallet ALG signéeUne partie du personnel en 1962, avec, désigné par un point rouge Emile Rélu, par un point vert, Roger Guerrant, et par un point bleu votre serviteur.Collection DAN.

 

Après sa confection le rideau était étalé et cloué sur le plancher puis ignifugé. Une fois sec, on traçait, d'après la maquette, le décor et les cases. Ensuite chaque compagnon prenait une case selon sa spécialité. En effet il faut savoir que, malgré la polyvalence de chacun d'entre-nous, nous avions des «préférences» quant au style de lettre à peindre, ou au dessin à faire.

 

LH le RIO juin 1961Le rideau réclame du cinéma RIO de 1961. Collection Marc Georges.


 

plan-de-base-gallet.jpgLes établissements Gallet (en rouge) dans la Rue Paul Souday au Havre.

 

Suite la semaine prochaine.

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100 ans (2)PS : Vous pourrez me retrouver le samedi 13 décembre 2014 au magasin "Plein Ciel" dans les docks Vauban, pour une séance de dédicace de mon livre de 15h00 à 18h00 .

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Merci De votre visite.

 


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Jacky 17/02/2015 21:55


Hallucinant ce bond en arrière. A l'époque j'avais 4 ans. Aujourd'hui, j'ai appris l'existence de ce métier. Encore un métier qui faisait appel à des artistes. Ces rideaux devaient être
affreusements lourds et difficiles à poser.


Maintenant, je vais lire la seconde partie...


A bientôt


 

DAN 17/02/2015 23:07



Bonsoir Jacky,
En effet ils faisaient plusieurs dizaines de Klg, mais c'était rare de les porter sur une grande distance, en fait de l'atelier au camion ce qui ne représentait pas une très grande distance.
C'est en effet assez rare de nos jours d'avoir des métiers faisant appel aux artistes, mais dans le monde du spectacle cela bien encore être ainsi.
A bientôt Jacky ! 


 



Franciscopolis 15/12/2014 21:09


Sympa ce post avec les références personnelles !


T"étais,beau étant jeune ! 


A droite de la photo récente il reste un bput du batiment. Sais-tu pourquoi il a été détruit ?

DAN 15/12/2014 23:56



Bonsoir Françoie,
Par ce que je ne suis plus beau ?
Blague à part, j'ai évoqué ce métier d'une part parce qu'il n'existe plus en tant que tel, et d'autre part du fait que c'était mon premier métier que j'ai exercé avec passion. Je sortais de
l'école et quand je me suis rendu compte qu'on me demandait de faire ce que je faisais en tant que loisir, je ne pouvais qu'être heureux.
Du fait que le bâtiment ne comportait que deux très grands ateliers difficilement aménageable et de plus pas sur le même niveau (ça ne ce voit pas sur la photo), il était préférable de le démolir
(une habitude au Havre) afin de construire un immeuble correspondant aux normes de travail de bureau actuel. L'immeuble sur la droite rue Franklin ne faisait pas partie de nos locaux et n'avait
aucun lien avec le nôtre, de ce fait il est encore debout aujourd'hui et a les mêmes fonctions qu'à l'époque à savoir des bureaux.
Bonne fin de soirée François !


 



Nathalie 14/12/2014 11:38


Bonjour Dan,


Un beau métier, et je me souviens avoir vu un rideau comme ceux-ci, en effet, lorsque j'étais enfant. Quant aux ambiances de travail de l'époque, c'était autre chose... Au moins tu en gardes de
beaux souvenirs ;)


Bon dimanche :)

DAN 14/12/2014 11:51



Bonjour Nathalie,
C'est vrai que l'ambiance dans ces ateliers était formidable, par la suite j'ai connu bien des entreprises, mais jamais comme celle-ci, et nous sentions bien que nous étions dans une "boîte" peu
ordinaire, dirigées par des gens peu ordinaires également, c'est toute une époque de ma vie que je ne connaitrais certes plus jamais, mais le métier de retraité me convienne bien aussi 

Bon dimanche Nathalie et peut être à bientôt devant un café ?


 



sergio 14/12/2014 10:40


le châpeau DAN !!!!! enfin châpeau pour ton article .


Salut  bon Noël.


Sergio

DAN 14/12/2014 10:54



Ma retraite ne serait-elle qu'une question de chapeau ?
Merci sergio pour l'article, sans doute qu'un de ces jours nous en discuterons devant une verre  ?
Bon dimanche et bonnes fêtes de fin d'année Sergio



l'père Cantoche 14/12/2014 09:43


JPS ou le bon usage de la virgule... du GRAND ART   !

DAN 14/12/2014 09:46



Boujou l'père cantoche,
N'est-ce pas, quand l'envie d'écrire un bouquin lui prendra je pense qu'il aura son public, alors souhaitons que cela arrive bientôt car après tout qui aurait pu dire que j'en aurais écris un moi
aussi  ?
Bon dimanche thierry



jps 12/12/2014 07:25


On s'arrête ici pour découvrir l'article hebdomaire et, à l'heure où les éboueurs basculent prestement les poubelles à l'aide de vérins hydrauliques dans le camion benne, mon index droit sur la
souris fait défiler la page de haut en bas afin que mes yeux qui me réclament du sommeil après cette nuit de turbin, puissent capter l'essentiel de ces clichés sidéro-captivants adroitement
agencés sous-accompagnés de légendes explicatives, du boulot solide à la limite de la perfection..après ce régal visuel vient le moment de lire les commentaires, éplucher, décrypter, lire à voix
haute, comprendre les sensations, l'atmosphère, bref tout un travail aussi pour nous lecteurs ou visiteurs.. puis gavé de prose interneto-bloguienne, me voilà en panne de mots pour m'exprimer sur
le sujet de cette semaine.. kike j'védire maintenant que tout a été dit, que dans ma tête je pense ?? et de réfléchir, et de souffrir mentalement, et de cogiter, et de griffonner sur un tibout
d'papier, et de me gratter le dessus du crâne, et de regarder l'heure qui tourne car je commence à ressentir une fatigue qui, si je tarde à finir mon commentaire, commence à m'engourdir les
doigts (qui me servent actuellement à taper sur le clavier de mon VAIO) et à cligner des yeux (bien pratiques lorsqu'ils sont ouverts pour lire sur l'écran de mon VAIO ce que je tape dactylement)
.. un sentiment de désarroi m'envahit jusque dans l'immobile souffrance de la perte de mon vocabulaire, alors .. Ah ça y est, j'ai retrouvé au fin fond de mon cerveau embué par des vapeurs
styreno-acryliques, la phrase que je voulais écrire, un truc tout simple, tout bête, du genre que la vie que chacun a vécue est une et unique ...


Amitiés canalbloguiennes .................

DAN 12/12/2014 09:21



 


Salut JPS,
Eh bien qu'est-ce que ce serait si tu étais en pleine forme bon seulement physique mais aussi intellectuelle à l'heure où les efforts obligatoires du travail t'harasses (chef lieu du pas de
calais).
j'aime bien synthétiser et résumer des textes historiques, alors je vais faire de même pour ton commentaire que je résumerai ainsi : «oh ben dès rien bien tes articles», je pense tenir là la
substantifique moelle de ta pensée embrumée par les fatigues matinales. Quant à la panne de mot les roues de secours orthographiques ne valent que si l'idée de départ roule bien, sinon ce n'est
que bandage sur jambe de bois. Bref avoir autant de talent épistolaire me semble une mission impossible que je refuse d'accepter et tant pis si ce message se détruit dans la minute qui suivra sa
publication, alors je conclurais par amitiés havraidiriennes ! 






jeanpaul76 10/12/2014 13:56


Salut ami 


Me revoilà après un petit break il me restait des RTT.


un reportage qui n'a pas de secret pour toi .


je connaissais cet établissement mais, que de l'extérieur j'accompagnais Alain au fait est-il sur la photo . je pense mais, il y a longtemps.


Comme phyll je connaissais cette première partie comme je connais la deuxième partie mais bon je suppose que la première partie a été celle qui convenait à ton âme de création, beaucoup de gens
de salle obscure n'ont soupçonné que l'écran publicitaire a été fait en partie par l'homme au chapeau extraordinaire non !


 Beaucoup vont découvrir mais, c'est un reportage mérité..


Bonne semaine

DAN 10/12/2014 14:35



Salut Jean-Paul,
il te restait de RTT ? Mince alors, moi j'ai tout mangé
S'il s'agit de Alain Laurent auquel tu fais allusion il est sur la photo, au dessus de la première personne tout à fait en bas sur la gauche, sinon je ne vois lequel de Alain tu évoques.
Nous étions quand même quelques-un à faire ces rideaux et ici tu n'as qu'une seule partie du personnel, ceux qui étaient là le jour où le photographe Fernand Gravé avait une pellicule à terminer.
Et je suppose que la jeune génération, c'est à dire nos enfants et petits enfant (eh oui on vieilli) vont découvrir ce métier aujourd'hui disparu et fait par l'homme au chapeau du temps où je
n'en portais pas !
Bonne fin de journée Jean-Paul !


 



Mousse 09/12/2014 19:05


Bonsoir cher Dan,
J'étais curieuse de voir ton billet.
De beaux souvenirs que tu partages !
J'en sais un peu plus sur les rideaux publicitaires.
Je t'ai vu, (rires).
Comme dirait l'autre, "c'était le bon temps" !
C'est super pour ton livre, j'espère qu'il aura le succès qu'il mérite.
Merci pour ce beau billet.
Il faut que je m’habitue à passer chez toi, j'oublie.
Bonne soirée, mes amitiés.

DAN 09/12/2014 19:18



 


Bonsoir Mousse,


Dimanche prochain tu en sauras encore plus sur, non seulement les rideaux publicitaires, mais aussi sur les affiches de cinéma. Notre jeunesse représente toujours le bon temps je pense,
surtout quand on a un travail intéressant et des amis fidèles, car sur la photo où je figure certaines personnes sont toujours mes amis, le temps n'a pas entamé cette amitié.
Pour mon livre il est bien parti et samedi prochain j'ai encore une autre séance de signature, une occasion de rencontrer de nouveaux amis.
Très bonne soirée chère Mousse !






jps 09/12/2014 11:04


le lien canalblog ..  http://photosjps76.canalblog.com/

DAN 09/12/2014 16:57



Salu JPS, Ok c'est noté



l'père Cantoche 08/12/2014 15:43


Un travail passionnant et qui t'a passionné, j'en suis sûr... un travail sur mesure pour l'artisan artiste que tu es, mon Ami... l'Artisan, dans toute sa noblesse... je te vois à
demi-agenouillé peindre religieusement la pub sur la toile au milieu de compagnons peignant la leur à proximité... un sain compagnonnage, sans doute propice à faire naître une bonne ambiance de
camaraderie... de bonnes blagues, parfois quelque peu égrillardes, voire un tantinet libidineuses, provoquant de franches rigolades à s'taper l'cul par terre, mais qui ne
diminuaient nullement l'excellence de l'œuvre entreprise, bien au contraire... les compagnons hilares, néanmoins conscients de l'énorme responsabilité qui était la leur, redoublaient
alors d'attention afin de livrer en temps et en heure, le bel ouvrage commandé par quelque entrepreneur ou commerçant soucieux de développer sa noble activité.


Et nous, au Rex, avant de voir " La tunique " ou " Ben Hur " on vivait un Entracte fiévreux à essayer de parvenir à lire, dans un laps de temps somme toute assez limité, toutes les pubs que
tu nous avais concocté avec tes petits facétieux camarades... c'était pas toujours facile de lire ces " réclames " lorsque la petite copine assise sur le fauteuil d'à
côté souhaitait qu'on lui roule une pelle, voire plus... je suis sûr que tu n'as jamais pensé à cet aspect du problème posé par ton satané rideau publicitaire... et quand je pense, que
tu râles, à chaque fois qu'apparait une jolie pub sur mon blog...?


T'étais rien beau, posant avec toute la fine équipe sur votre escalier menant sur le théâtre de vos exploits... jeune apprenti, tête nue vierge de tout chapeau, chevelu, non barbu et sentant bon
le sable chaud tel le légionnaire explorant un hypothétique Sahara... oui, " Sa hara, sa hara, Les aristocrates à la lanterne. Ah ! So hara, sa hara, sa hara ! Les
aristocrates on les pendra ".... euh là, j'délire, là... c'est parti tout seul...


Bon cela dit, sacré révolution dans le monde de la Pub... et aujourd'hui, quand elle est bien faite, on tombe facilement dans le panneau,  ce panneau publicitaire dont tu as été l'un des
valeureux pionniers... ça y'est, la boucle est bouclée et elle me donne la porte de sortie de ce comm dont je me demandais bien comment je trouverais le mot " FIN " ou pour faire mon cinéma " THE
END "...


M'enfin  !  


 

DAN 08/12/2014 16:55



 


Boujou l'père cantoche,
C'est sans doute pour moi la meilleure période de travail de ma vie, du fait que, tu l'a si bien décrit, l'ambiance était toujours au beau fixe dans ces ateliers, et pour cause nous pouvions
bavacher comme bon nous semblait du fait que nous étions accroupis l'un à côté de l'autre ce qui facilite Grandement le dialogue. Nous nous racontions les derniers potins havrais du moment nous
parlions aussi beaucoup musique entre jeunes de la même génération, et le «yéyé» faisait son apparition, et je me souviens bien qu'on m'appelait « Ooooh Danièèèlaaaaaaa»(Eddy Mitchel et les
chaussettes noires)  tu vois un peu le topo.
Et puis on causait peinture bien évidemment avec le match Rélu-Guerant, le premier étant adepte de l'impressionnisme, le second de l'abstrait, bref, des matchs qu'aurait pu nous envier le H.A.C.
Dont leur coupe de France était encore fraîche dans la mémoire des supporters. Et que dire des bagnoles qui commençaient à envahir les rues, d'ailleurs mon chef Emile Rélu venait d'acheter une
Panhard PL17 à bord de laquelle il me reconduisait parfois chez moi, bref un milieu et un travail qui favorisait les échanges. Quant au boulot lui même je me souvien de mes réflexions à son
propos « si c'est ça le travail moi je veux bien passer ma vie comme ça, bref tu vois rien à voir avec le travail à la chaine que j'ai pu faire des années plus tard.
Tu vois je suis comme toi je me suis laissé entrainé par mon élan épistolaire, alors je finirais quand même par un mot à propos de la « PUB » en disant qu'à cette époque c'était de la
réclame, c'est à dire un moyen de faire connaître un produit et non un moyen de nous faire passer pour ce que l'on n'est pas, mais bon vaste débat qu'ici n'aurait pas assez de place pour pouvoir
en parler à fond alors je te souhaite une bonne soirée Thierry et suite devant une tasse de café si tu le souhaites ! 






Papy Scham 08/12/2014 10:52


Bonjour Dan


Une belle et rare entreprise et des ARTISTES amoureux de leur métier. C'est avec une certaine émotion que je découvre les détails de ta belle et enrichissante vie professionnelle. Créativité,
imagination et savoir-faire se reflétaient sur ces rideaux réclames. Tu étais presque un collègue pour moi, puisqu'en 64 je débutais mon compagnonnage dans l'imprimerie. De la maquette jusqu'à la
réalisation (tout au plomb !). Un métier que j'ai exercé passionnément (avant l'arrivée des nouvelles technologies). Grand merci pour ce partage. J'ai vraiment adoré. Bonne journée et excellente
semaine.


Cordialement: papy Scham

DAN 08/12/2014 11:07



Bonjour Papy Scham,
Nous sommes tous les deux "victimes" du progrès technologique, bien que ne connaissant pas les secrets du métier d'imprimeur, mais du fait que c'était un métier très ancien il devait y avoir un
savoir-faire et une technique acquis au fil du temps qui faisait que le compagnonnage permettait de transmettre ces valeurs. Là où l'on se rejoint également c'est le fait de proposer une mise en
page pour le client avec qui vous avez un engagement, tout comme nous qui proposions une mise valeur des produits du client par la disposition des mots et dessins sur une case.
La semaine prochaine tu verras la suite de ce reportage qui devrait te plaire aussi, alors bonne semaine Papy Scham !


 



tce76 07/12/2014 19:26


Salut DAN


Je me doutais bien que notre serviteur publierait un billet sur ce sujat là un jour.


Tes débuts en somme...


Merci. Les explications sont bien celles que tu m'avais dites.


Bonne soirée.

DAN 07/12/2014 19:35



Bonsoir Thierry,
Manquerait plus que je raconte des sornettes . En fait ces années de peintre en lettres
décorateur ont marqué toute mon existence, et si aujourd'hui je peins à la plage c'est quand même suite à la formation que j'ai reçu pendant ces années là. J'étais entouré de grands peintres qui
m'ont appris leur savoir, alors comment ne pas oublier ?
Très bonne soirée Thierry !


 



phyll 07/12/2014 17:11


salut mon pote,


je n'étonnerais personne en disant que je connaissais cette période de ta vie qui te tient à coeur !! (tout comme moi moi avec mes années "pousseur"...) et comme beaucoup
d'entre nous, en voyant ces rideaux de réclames, c'est le jeu des devinettes qui me vient à l'esprit en premier lieu !! mais j'étais loin à l'époque de savoir tout le boulot que ça représentait
!!!!


et merci de partager avec nous tes années jeunesse !!!


bonne fin de journée poto et bises à MJ !!


à bientôt

DAN 07/12/2014 17:26



Salut mon pote,
Eh oui quoi qu'on fasse on regrette toujours ses jeunes années, du temps où la santé n'était pas trop préoccupante tant elle allait de soi. Aujourd'hui c'est un peu différent. Il y a une attitude
que nous adoptions pour ce travail qui consistait à ne mettre qu'un genou au sol, l'autre étant replié sur soi le long du corps sous le mentons, et bien aujourd'hui encore j'ai des difficulté à
mettre les deux genoux au sol, seul le gauche est resté souple, le droit par contre me fait bien sentir que ce n'est pas une attitude que je peux faire sans mal, il me le fait bien sentir. Tu
vois on a toujours des séquelles de ce que l'on fait étant jeune, ce n'est pas toi qui me contredira avec tes années de "pousseur". Mais c'est comme ça, aujourd'hui et on "fait-avec".
Bonne soirée Phyll !


 



louis 07/12/2014 16:59



http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&cad=rja&uact=8&sqi=2&ved=0CDgQpwIwAw&url=http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Farts-expositions%2F2014%2F12%2F05%2F03015-20141205ARTFIG00418-la-fete-des-lumieres-de-lyon-2014-brille-de-mille-feux.php&ei=CXiEVLysFIbwUomXgfgP&usg=AFQjCNET4oou3RIKE1EnZw2IWu3QUmk3Qw&bvm=bv.80642063,d.d24

DAN 07/12/2014 17:06



Ah oui quand même  ma-gni-fique splendide bref un seul regret est que Lyon soit si loin d'ici
!
à+ Louis  et merci pour ce lien !



louis 07/12/2014 16:52


Ah ces réclames !!! Je t'ai déjà dit, comme, étant enfant, je les detestais dans les cinémas de mon quartier, tellement j'étais impatient de voir John Wayne ou Jerry Lewis.


Maintenant, je te rassure, je les aime beaucoup !!!


Ps. C'est les lumières à Lyon ce week end et j'essaye de vous passer une photo de la place à coté de chez moi ; une merveille



DAN 07/12/2014 17:03



Salut Louis,
Eh oui il est des choses que l'on déteste quand on est plus jeune et qu'aujourd'hui nous apprécions à leur juste valeur, la "réclame" en fait partie, bien qu'aujourd'hui la pub me sorte par les
yeux du fait de leur bêtise, mais bon, il faut de tout pour faire un monde n'est-ce pas ?
je savais que c'était la fête de la lumière à Lyon, j'ai reçu des mails montrant cette fête, alors comme dab je regarderai ton blog pour voir cette photo prise non loin de chez toi !
D'ici là, bonne fin de journée Louis !


 



marcopolo76 07/12/2014 11:40


Bravo Dan pour ce récit sur une partie de ta vie où l'on y découvre comment était fabriqué les rideaux publicitaires ...


Pas de chapeau ni de barbe que de changement ...Lol


Merci pour ce partage !

DAN 07/12/2014 11:50



Bonjour Marco,
Que ne donnerais-je pour revivre cette époque où je n'avais pas besoin de chapeau pour me protéger la tête, ma "toison" naturelle y suppléait largement
Je raconte là une chose qui aujourd'hui fait vraiment parti du passé et je prends un coup de vieux en disant ça mais bon, la roue tourne pour tout le monde !
Bon dimanche Marco !


 



eva 07/12/2014 11:31


hé Dan ! t'avais pas encore de chapeau en 1965 !!!!!!!! ni de barbe !!!!!!!!!! J'adorais ces rideaux de cinéma aux réclames ! Bon dimanche Dan

DAN 07/12/2014 11:42



Bonjour Eva,
Eh non, je n'avais ni barbe ni chapeau, par contre j'avais 15 ans (en 1962)  et ceux là je les ai perdu définitivement ,c'est bête quand même 
La plupart des personnes que tu vois sur la photo où je figure sont ou étaient des artistes peintres, notamment Roger Guerrant qui a aujourd'hui une rue à son nom, et André-Bodggio-Pasqua qui à
remporté plusieurs grands prix en peinture, tu vois j'étais bien entouré.
Bon dimanche Eva ! 


 



boboce 07/12/2014 10:33


Salut Dan


 


Lorsque je regarde les pubs dans les vieux journaux, j'aurai bien aimé dessiner pour ça, que du trait noir. En revanche, les rideaux publicitaires devaient être en couleurs, plus attrayant pour
les spectateurs.


 


Bon dimanche


Et bonne scéance de dédicace.


A+

DAN 07/12/2014 10:48



Bonjour boboce,
La réclame comme on disait avant que le terme publicité ne s'impose, était un métier comportant plusieurs branches dont celles des dessinateurs en général avec des dessins fait à l'encre de
chine, un métier où il fallait dessiner tout et n'importe quoi sur le champ, j'en ai connu qui m'ont toujours fasciné par leur apparente facilité à dessiner, mais je savais qu'il y avait un
énorme travail fait en amont avant d'en arriver là.
Merci pour ma séance de dédicaces boboce,  et bon dimanche !


 



Gédé 07/12/2014 10:23


Salut l'ami,


Encore un sujet superintéressant avec un double intérêt puisque d'une part, j'apprend que ces rideaux étaient confectionnés au Havre et que tu as participé à cette épopée et d'autre part, il
réveille encore une grosse nostalgie sur une époque que j'ai beaucoup connu. Mes copains et moi, peu adeptes des bals du samedi soir ou du dimanche, nous étions des fidèles du cinéma, souvent
deux séances dans le weekend. Comme le disent les commentateurs qui m'ont précédé, cela nous ramène aux nombreuses salles disparues, au jeu des devinettes en attendant que la séance commence et
les super courts-métrages de la première partie. A ce propos, un  petit bémol à ce qui est dit : On peut arriver en retard, le film ne commençant qu'après une longue lithanie des films à
venir.


Bon dimanche

DAN ET NICEPHORE 07/12/2014 10:42



Bonjour Gédé,
Nous sommes de la même génération, donc de la même sensibilité, et comme toi je préférais les salles obscures aux salles de bal où j'étais un bien piètre danseur. Le Havre comme beaucoup d'autres
villes avait de nombreuses salles de cinéma, c'était dans ces années là 50-60, la distraction numéro un, la télé n'avait pas encore conquis tous les foyers, de plus si on voulait voir un film en
couleur seul le cinéma avait la possibilité de le faire, ce qui faisait un attrait non négligeable. De plus au fil du temps les écrans s'élargissaient jusqu'à projeter des films en 70 m/m chose
impossible aujourd'hui.
Une particularité aussi des séances d'autrefois, les courts-métrage d'avant séance, là on ne savait absolument pas ce que nous allions voir, c'est ainsi que pour ma part j'ai découvert Pierre
Etaix qui me faisait rire aux larmes. Aujourd'hui il faut que le spectateurs en ait pour son argent donc plus question de lui proposer une chose auquel il n'adhérerait pas comme nous pouvions le
voir avec les"documentaires" comme on disait.
Quant au début de séance c'est vrai que le film était précédé des bandes annonces, elles étaient d'ailleurs projetées dans une salle en semi-obscurité afin que nous puissions voir où nous
mettions nos pas et avant que l'ouvreuse nous guide à l'aide de sa lampe de poche. Ouvreuses que nous retrouvions à l'entre-acte avec son panier en osier et nous proposant bonbons caramels
esquimos chocolats (j'ai les paroles mais manque la  musique là )
Bon dimanche Gérard


 


Ha ha dan, je te vois bien répondre favorablement aux sollicitations des ouvreuses ! ... Bonne journée. NICEPHORE


 


Voila L'ami Nicéphore a accéder à mon souhait pour la musique, avouez que c'est très kitch non ?


 


 



ludo 07/12/2014 10:05


Bonjour ,


De la pub au pôle emploi il n'y a qu'un pas.....merci pour cette article j'ai habité juste à coté , par contre quel est le nom de l'église située à gauche.


Merci


Comment s'appelle l'église sur la gauche de la photo ?

DAN 07/12/2014 10:18



Bonjour ludo,
Eh oui, aujourd'hui il semblerait qu'i y a plus de demandeurs d'emplois que d'emplois, un problème préoccupant pour notre société.
L'église sur la gauche est l'éblise Allemande de l'immaculée conception, je l'avais évoqué ici :
http://www.havrais-dire.org/article-36708116.html
Bon dimanche Ludo



François R. 07/12/2014 09:31


Bonjour,


Magnifique témoignage d'un métier qu'on a peine à imaginer maintenant tant les choses ont évoluées.


La réclame est devenue pub ou "communication". (Et ...Plus personne n'utilise de "Cardor le boulet qui vaut de l'or " ... )


Tout les petits cinéma de quartier ont disparu...


Et à l'heure ou les machines numériques ont remplacé toutes cette chaine d'ouvriers qualifiés, On ne peut qu'être triste de voir que tout un savoir faire a complètement disparu. Gamin j'ai
toujours été fasciné par ces artistes qu'étaient les peintres en lettre, capable de réaliser impeccablement, en quelques heures d' immenses enseignes, sans grille, pratiquement sans repère, en
lettre anglaise...


Enfin on peut se demander aussi à combien reviendrais actuellement un tel rideaux-réclame, même en ne payant qu'au SMIC tous les intervenants ?!


Bravo & merci de nous faire partager ces souvenirs, ou l'on apprend comment ou vous avez aiguisé votre "coup de patte".


Très bon dimanche.

DAN 07/12/2014 09:40



Bonjour François,
Un métier que j'ai du lâcher du fait qu'on ne faisait plus beaucoup appel à nous pour les "réclames", le film nous ayant supplanté. en ce temps là (on dirait un fable  ) la réclame valorisait un produit, aujourd'hui les "pubs" valorisent celui qui l'achète, autre temps autres moeurs. Quant au
Cardor il ne nous fallait pas un quart d'heure pour le peindre
C'est bien les automatismes qui ont remplacé notre métier, par la suite j'ai pu voir un établissement où se faisait les grands panneaux publicitaires. Une machine traçait et découpait les lettres
qui étaient ensuite collées sur un support quelconque, en général du plastique. Comment concurrencer une telle machine avec notre simple "savoir-faire", c'est impossible. Il y a bien d'autres
métiers qui ont été ainsi remplacé par des machines, à l'usine où j'ai travaillé bien plus tard, j'en ai vu la démonstration, alors plus le temps passe plus il y a de demandeurs d'emplois, et
plus le temps passe moins il faut d'hommes pour réaliser un travail, cherchez l'erreur !


Bon dimanche François !


 



GL 07/12/2014 09:00


Voilà ravivé ce souvenir du passe temps de l'entr'acte au cinéma, celui de deviner les mots en donnant la première et dernière lettre d'un mot figurant sur le rideau. Mais voilà, les temps ont
bien changé puisque maintenant, plus d'ent'acte, plus de première partie - tout juste si on a le temps de rentrer sans rater le début du film. Certains cinémas, tel le kursaal, proposaient même
deux films par séance pour le même prix. As tu une idée de ce que sont devenus ces rideaux et si tu as pu conserver l'un ce ceux sur lesquels tu as oeuvré.

DAN 07/12/2014 09:19



Bonjour Gérard,
Le jeu des devinettes était vraiment commun à tous, et nous avions tout notre temps pour y jouer, aujourd'hui je ne vais plus au cinéma mais mes enfants qui s'y rendent m'ont dit qu'en effet il
fallait arriver pile-poil à l'heure pour ne pas rater le début du film.
Les rideaux sont devenus des chiffons revendus pour faire (entre-autres) du papier glacé, mais du fait que c'était du coton on pouvait s'en servir également dans l'industrie pour nettoyer le
matériel. Sinon aucun rideau n'est resté en l'état, cela prenait bien trop de place pour être entreposé quelque part, le mieux était donc de se resservir de la matière première qui le
constituait.
Quant à ceux sur lequel j'ai oeuvré, je ne saurais le dire nous avions un maximum de 4 rideaux à faire en même temps, moins quand ceux-ci étaient très grand, donc il m'est impossible de dire sur
lesquels j'ai pu travailler, aujourd'hui j'en présente un, celui du cinéma Rio, et je n'ai pas travaillé dessus, par contre la semaine prochaine j'en présenterai un autre d'un cinéma havrais qui
t'est cher, et sur celui là j'ai travaillé dessus, alors suite à dimanche prochain Gérard


 



B.O. 07/12/2014 08:56


Vous étiez déjà dans la veine "être au devant de la scène".


Bravo l'artiste 

DAN 07/12/2014 09:04



Bonjour Olivier,
Ah ah ah oui en effet dans ces ateliers et avec ces hommes formidables j'ai appris beaucoup, en fait je pourrais même dire que j'ai tout appris d'eux, pour moi c'était sans doute ma meilleur
période de travail!
Bon dimanche Olivier !



FAH 07/12/2014 08:19


Bonjour Dan,


Très intéressant ce sujet!Je pense que vu le nombre de cinémas à l'époque l'entreprise ne devait pas manquer de travail.


Ce quartier est encore plein de hangars où l'on se demande justement ce qu'ils peuvent, ou pouvaient contenir.


Bon dimanche à tous


FAH

DAN 07/12/2014 08:59



Bonjour Françoise,
C'est exact, nous faisions des rideaux toute l'année, ceux-ci étaient sous contrat de 3 ans, au bout duquel nous reprenions tout depuis "0" et le processus recommençait. Du fait qu'il y avait
beaucoup de salle jusque dans les plus petits bourgs parfois, nous ne manquions pas de boulot.
Quant au quartier c'était celui où était entreposé le rhum, je m'en souviens très bien, pas pour en avoir bu mais pour le parfum qu'il répandait dans tout le secteur, d'ailleurs les ateliers où
nous travaillions étaient d'anciens entrepôts de ce breuvage !
Bon dimanche Françoise !


 



HIREL 07/12/2014 07:45


Bonjour Daniel ,


Le sujet de ce jour ne m'a pas surpris , car je me souvenais de ton passé avant d'entrer dans la grande usine , je me rapelle ces rideaux que l'on dechiffrait avant le début de la scéance d'un
vrai spectacle avec un court métrage , un dessin animé ,les actualités ,"jean mineur" , l'entracte et le grand film ...


Bon dimanche

DAN 07/12/2014 08:50



Bonjour Gérard,
En effet j'ai du en parler dans la grande usine comme tu dis, de plus ce que j'avais appris chez Gallet j'en avais fait profiter les ouvriers de l'usine et pas seulement eux d'ailleurs si tu te
souviens.
Ces rideaux étaient non seulement des "réclames" des commerces environnant le cinéma, mais c'étaient aussi un moyen de jouer en famille ou entre amis en désignant la première et dernière lettre
d'un nom inscrit sur ce rideau, va faire ça avec les "pubs" filmées toi !
Bon dimanche Gérard ! 


 



buddy2259 07/12/2014 03:26


Bonjour les amis, Grâce à cette page du jour ,je découvre avec intérêt comment étaient fabriqué les splendides rideaux qui décorés nos salles de cinémas afin de faire patienter le client
venu se régaler d'un bon film.


Pour les salles de théatres sous l'ancien régime,fauteuils et rideau de scène étaient bleus,la couleur des royalistes.Napoléon voulant se démarquer trouva qe le rouge rendait les
femmes plus belles et ravivaient leurs teints !


Dans l'attente de votre deuxième volet je vous souhaite un bon dimanche Dan et Nicéphore.


 


 

DAN ET NICEPHORE 07/12/2014 08:43



Bonjour Buddy,
Ces rideaux ont marqué toute une génération dont nous faisons partie, les cinémas étaient alors le principal loisir avant que l'automobile ne détrône celui-ci.
Très intéressant cet usage des couleurs bleu ou rouge pour les sièges et rideaux, s'il m'arrive d'apprendre certaines choses aux lecteurs il m'arrive aussi d'en apprendre beaucoup d'eux merci
Buddy et bon dimanche l'ami ! 


 


Bon dimanche à toi également, Buddy.  NICEPHORE