Deux commerces distincts (plans en fin d'article)

Publié le par DAN

Certains commerces ont dû être complètement reconstruits après les bombardements. D'autres ont été épargnés et sont encore en activité. C'est le cas de cette boutique du début du XXe siècle rue Joseph Morlent.

Une lectrice du blog, madame Biot, a retrouvé une photo montrant ses arrières-arrières grands parents tenant cette brasserie de cidre. Ils s'appelaient Emile et Marie Bourguet, et venaient d'Epaignes. Dans la cour de cet établissement on brassait des pommes à cidre, vendu à différents cafés du Havre et des environs, mais aussi jusqu'à Lyon.

Grand merci à madame Biot pour l'envoi de sa photo qui nous permet de voir que ce commerce n'a que très peu changé depuis le début du XXe siècle. C'est aujourd'hui un restaurant nommé «Le Jardin».

L'exemple inverse est au numéro 1 de l'ancienne place Carnot (aujourd'hui place Léon Meyer) où le bâtiment abritant le café de la bourse a été complètement détruit. Aujourd'hui c'est le «P'tit Bar» qui a pris place au même endroit.


Brasserie Rue Morlent signéeLe commerce au début du XXe siècle. (point rouge sur plan).
Photo collection O. Biot

 



Rue MorlentLe même endroit en 2014, flèche bleue. (point rouge sur plan) photo DAN.

 

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L'autre commerce :


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1900 signée ALGLe café de la bourse au début du XXe siècle (point bleu sur plan. Collection DAN.

 

 

 

2014 signée ALGLe même endroit en 2014. (point bleu sur plan. Photo DAN.



planLe plan de situation des deux commerces. Cliquez dessus pour l'agrandir.

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Merci de votre visite.

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letréguilly 12/08/2015 15:20

comment s'abonner?

Marie-Pierre 05/02/2015 07:00


Je découvre cet article un peu tardivement. Ma grand-mère maternelle tenait une épicerie au 21 rue Joseph Morlent au tout début du siècle dernier. Donc probablement voisine de la cidrerie
qui était située à quelle numéro ? Je ne crois pas hélas avoir de photo de cet endroit.En tout cas bravo pour ce site admirable et tout ces magnifiques documents et renseignements rassemblés.

DAN 05/02/2015 09:29



 


Bonjour Marie-Pierre,
En effet la cidrerie est au numéro 22, donc le commerce de votre grand-mère maternelle devait se trouver à peu près en face de celui-ci.
Merci pour mon travail et de l'intérêt que vous y portez. Je m'efforce de le faire le plus sérieusement possible et les commentaires que je reçois sont autant d'encouragements à continuer
ce travail.
Merci de votre visite et bonne journée Marie-Pierre 


 



marc georges 02/11/2014 18:35


Pour "LE BAR DE LA BOURSE", après les manifs et les grèves à la Sous-Préfecture, c'était un peu un lieu de rendez-vous des manifestants. Tout ceux qui l'on fréquenté on un souvenir ému de Mme
RENEE, dont la mémoire s'éffrite de jour en jour.


 


 

DAN 02/11/2014 18:41



Bonsoir Marc,
En effet, vu la proximité de cet établissement par rapport à la sous-Préfecture il était un peu normal que les manifestants viennent ici. Quant à cette madame Renée si elle tenait ce bar avant
guerre elle ne doit plus être très jeune ma foi, et que sa mémoire vacille est compréhensif.
Bonne soirée Marc



B.O. 01/11/2014 21:49


Mince je suis passé rue Morlent, l'autre jour. Je n'ai pas vu de cidrerie 


Je l'ai emprunté après avoir mitraillé Saint Vincent et pour me rendre au bout de cette rue pour la vue sur la plage.


Grace à vous, je suis passé à côté d'une petite histoire.


Bonne semaine

DAN 01/11/2014 22:42



Bonsoir Olivier,
Pour la cidrerie, autrement dit la brasserie de cidre, là je pense que tu es arrivé un chouïa en retard Il eut fallut être là au début du XX siècle, blague à part dommage, mais il y aura bien d'autres occasions où tu pourras revenir, à ce moment là tu pourras à loisir regarder ce
commerce qui existe toujours sous la  forme d'un restaurant et pourquoi pas y manger ?
Bonne fin de soirée Olivier et mes salutation à toute ta tribu !


 



MARC GEORGES 28/10/2014 18:31


C'est dans "CAFE DE LA BOURSE" que fut tourné les intérieurs du film "LE HAVRE"

DAN 28/10/2014 18:39



Bonsoir Marc,
très intéressant ce renseignement, car maintenant je vais essayer de voir ce film, quoique cela ne doit pas être facile, mais sachant qu'il fut tourné ici je ne manquerait pas d'être aux aguets
si je vois ce titre de film un jour.
Merci Marc et  bonne soirée.



jeanpaul76 28/10/2014 12:35


Oh ! doucement j'arrive comment ça va les amis


un commerce surtout local, voire même de quartier que certains commerces ont été renouvelés à la reconstruction, les licences ont certainement étés prisent en compte par l'État l'impôt oblige non
! il y a certainement une autre explication après la perte des biens il fallait retrouver ces repères d'avant ! maintenant ce n'est plus le cas mais, chacun le comprendra . notre boucher est
toujours présent mais, en grande surface.


excellent reportage une fois de plus une histoire de famille avec la photo devant le commerce , c'est même impressionnant le nombre de personnes que cela occupait non ! d'accord c'était avant .


Bonne semaine

DAN 28/10/2014 13:12



Bonjour Jean-Paul,
C'est exact, chaque commerce a été relogé au plus près de leur lieu initial, dommages de guerre obligent, mais d'autres ont préféré resté dans leur nouveau quartier, comme le rond-point, trouvant
à cet endroit une clientèle nouvelle et surtout plus nombreuse, cela ne les empêchaient pas de recevoir malgré tout des dommages de guerre surtout si en plus de leur local commercial leur
logement était au même endroit Et question impôt tout a toujours été fait pour qu'on les paie et tu as dû remarquer qu'il est plus facile de les payer que de s'y soustraire...
Merci pour le reportage Jean-Paul, et en effet chaque commerce occupait un nombre de personnes conséquent généralement de la famille mais pas seulement, une autre époque quoi.
A bientôt avec qui tu sais Jean-Paul


 



tce76 27/10/2014 21:36


Salut Dan


Qui dit brasserie dit histoire de famille, n'est-ce pas?


Bonne semaine à toi.

DAN 27/10/2014 22:55



Bonsoir Thierry,
C'est sûr, les histoires de brasseries sont des affaires de famille, ça c'est certain
Bonne nuit Thierry !



E.C. 26/10/2014 19:12


Bonsoir Dan,comme il est agréable d'attendre de lire les commentaires avant d'écrire:tout ou presque est déja dit,et encore une fois que de choses ressortent de 2 simples photos(merci Mme.Biot.)
Bravo,une fois de plus pour ces recherches incessantes ! Merci,Dan et Nicéphore.Bonne soirée.


 

DAN et nicephore 26/10/2014 19:19



Bonsoir monsieur "C",
Il m'est agréable aussi de voir mes fidèles lecteurs venir chaque semaine commenter mon travail, ce dernier étant complété par ces mêmes commentaires. C'est vrai qu'à première vue on ne peut
deviner tout ce qu'une photo peut susciter de réaction et d'appel aux souvenirs, mais c'est ça qui fait l'intérêt de ce blog, pouvoir dialoguer avec les lecteurs pour peu qu'on réponde aux
commentaires tout de même sinon vous, lecteurs, auriez l'impression de parler dans le vide.
Merci de votre fidélité et à bientôt j'espère monsieur "C "


 


Hé oui, c'est maintenant une tradition bien ancrée sur HAVRAIS-DIRE, que nos articles soient largement complétés par nos lecteurs, d'une manière parfois
inattendue. Aujourd'hui, article très simple mais qui débouche sur une multitude d'anecdotes, d'ordre personnel mais aussi d'histoire locale. Bravo et merci à tous. Amicalement.
NICEPHORE.


 



Hauguel Denys 26/10/2014 18:15


Bonsoir Daniel


Je reviens sur l'orientation de la façade de cet immeuble.


On trouve l'explication sur plan cadastral Napoléonien, disponible sur le site de la ville,où l'on peut voir la légère déviation vers le nord de cette voie juste à cet endroit. Chronologiquement
je pense que le propriétaire du terrain à utiliser l'espace au plus près de la voirie pour construire l'immeuble, d'où cet alignement brisé. La voirie a peut être été ensuite réalignée pour
déboucher sur le front de mer à la construction du Boulevard Maritime ?


Denys

DAN 26/10/2014 18:29



Bonsoir Denys,
Je n'étais donc pas loin de la solution avec mon hypothèse de ce matin. Les constructions à cette époque n'étaient pas soumises aux normes actuelles d'ailleurs je ne pense pas qu'il y eut de
normes autres que celles des professionnels, maçons plâtrier, menuisier etc.
Je vais essayer de voir ce cadastre Napoléonien, bien que je ne sois pas très doué pour l'informatique, mais avec un peu de persévérance je devrais pouvoir y arriver.
En tous cas merci du renseignement qui éclaircit la manière dont a été construite cette maison.
Bonne soirée Denys 


 



marcopolo76 26/10/2014 17:59


Bonsoir Dan et Nicéphore


Comme à l'habitude , un article bien argumenté avec ces photos d'époque ..!


Bonne semaine

DAN ET NICEPHORE 26/10/2014 18:19



Bonsoir Marco,
D'autant plus au sujet de la photo du commerce rue J Morlent qu'il s'agit d'une photo personnelle donc rare !Pour l'autre elle fait partie de ma collection.
Bonne semaine Marco


 


Bonsoir marco, avis aux amateurs d'ailleurs, amis lecteurs si vous avez ce genre de photo dans vos archives, n'hésitez pas à nous confier une copie qui pourra
faire l'objet d'un article dans le futur. Amicalement. NICEPHORE



phyll 26/10/2014 17:49


salut mon pote,


j'aime beaucoup ce couple posant devant la cidrerie !! c'est vraiment une image typique de cette époque !


quant au cidre fait maison, j'aidais mon Père à brasser tous les ans.... que de bons souvenirs !!! d'ailleurs, on doit être à peu près dans la bonne période pour ce faire....


bonne fin de journée et à mardi DAN ! 

DAN 26/10/2014 18:00



Salut mon pote,
A cette époque on "posait" quand un photographe venait et faisait son travail, aujourd'hui c'est à peine i on les remarque avec leur "smartphone".
Ce doit être en effet la période du brassage en ce moment, pour avoir vu les pommiers ces derniers temps bien chargés de fruits, je pense que la cuvée 2014 devrait être bonne.
A mardi Phyll mon ami est prêt à recevoir ce que tu sais ! 



Papy Scham 26/10/2014 11:50


Bonjour Dan


Encore un excellent article qui, pour les bloggeurs du coin, s'enrichit d'anecdotes et de photos inédites. Belle photo que t'a transmise Mme Biot. et toujours le même rituel devant la vitrine.
"Le Jardin" s'est bien intégré dans ce petit pâté de maisons. Le Ptit Bar a au moins repris le style de grandes vitrines. Bien joué Dan.


Je te souhaite un bon dimanche et une excellente semaine.


Cordialement: papy Scham

DAN 26/10/2014 12:04



 


Bonjour Papy
Scham,


Il y a plusieurs lecteurs ou lectrices qui
m'ont envoyé leur photo personnelle, parfois je suis obligé la fin de travaux pour pouvoir faire un article avant-après, c'est le cas d'une amie prénommée Élisabeth dont ses photos sont toujours
dans mes «tiroirs» car l'endroit photographié est en train de changé complètement, alors autant attendre la fin du chantier.
Un lecteur nous fait remarqué qu'il aurait fallu que la vitrine du resto «Le jardin» ait une devanture rappelant celles de l'époque, certes c'est tout à fait vrai, mais c'est déjà heureux que
cette boutique existe encore, n'est-ce pas il y en a tellement qui disparaissent !
Quand au P'tit Bar, je passe souvent devant, étant dans un quartier dynamique il est très fréquenté par ceux travaillant dans le secteur, ça lui  donne de l'animation et c'est heureux !
Bon dimanche Papy Scham !






l'père cantoche 26/10/2014 11:06


Mon grand père Théophile qui fréquentait professionnellement la " Bourse du Coton " devait accessoirement, tant il était sobre, traverser la rue pour aller
s'en jeter un petit derrière la cravatte mal nouée sur son col blanc dur et tâché d'une petite goutte de sang provoquée par son coupe-choux qui lui servait de rasoir le matin dans sa salle de bain,
après s'être lavé les dents au " savon de Marseille ", mousseuse habitude prise dans les tranchées de Verdun... il traversait la rue, disais-je, pour aller boire un coup avec quelques courtiers,
négociants, fondés de pouvoirs ses frères de besogne, dans le café d'en face, et là les transactions financiéres et commerciales devaient aller bon train... c'est que c'était fort " coton
" avant de devenir " fort de café " la Bourse du Havre à cette époque où la France, Le Havre et son port avaient leur mot à dire dans la compétition internationale. Mon Ami Jacques Grieu 
dans son livre " Le Havre de A à Z " en dresse un portrait saisissant  :






" En 1900 , c'est au pied de la passerelle, sur le bord du quai, que tout se passait, que les fortunes,
les empires se faisaient et se défaisaient. C'était là qu'au vu des cargaisons arrivant du Monde entier et découvertes sur place, tout se soupesait, se décidait, se contrôlait, s'échangeait et se
négociait. Financiers, spéculateurs, importateurs, courtiers, revendeurs, armateurs, négociants, tous les notables se devaient d'être là, sur le tas en somme. Seuls les politiques et la
banque ( et encore ) étaient à Paris. Avant la crise, la Bourse du Havre se faisait entendre dans le Monde entier avec sa promotion du Warrantage et du Marché à terme. Mais dés l'arrivée du
télégraphe, du câble, et surtout du téléphone, puis de la TSF, tout avait commencé à changer, à se déplacer insensiblement vers la capitale. Désormais, toutes les transactions pouvaient se
prévoir, se concrétiser, à Paris.


Le Havre progressivement et non sans ruades, retrouva son statut de simple ville provinciale. De vraie
Sous-Préfecture.


Cette délocalisation-là, à l'envers, n'était pas celle de la main-d'oeuvre, mais celle des têtes
pensantes, dirigeantes et décidantes repliées confortablement dans une capitale centralisatrice. "








 Quand au resto rue Joseph Morlent, là t'es dans mon quartier, vieille canaille...


Le Mercredi, 2 pizzas absolument délicieuses à emporter pour le prix d'une ( l'autre est gratuite )


Qu'on se le dise...


M'enfin...







DAN 26/10/2014 11:31



 


Bonjour l'père Cantoche,
C'est une vraie tranche de vie que tu nous offres là avec la vie de ton grand-père. Pour ce qui est de la place qu'occupait Le Havre à cette époque c'est tout à fait exact ce que narre Jacques
Grieu, Le havre était LA place où tout ce décidait, mais comme tu le soulignes les moyens de communication ont mis fin à cette spécificité havraise, bien que la Bourse ait continuée à œuvrer
pendant des années, mais ce n'était plus qu'un organe enregistreur, alors qu'auparavant c'était un organe décideur, nuance.


Pour la pizza là je peux te faire confiance, tu as un estomac trois étoiles qui sait reconnaître les
bonnes tables, alors à quand notre prochaine dégustation que diantre ?
Bon dimanche Thierry ! 






Gédé 26/10/2014 11:05


Bonjour,


Bien qu'ayant vécu mes dix premières années dans ce quartier, je ne connaissais pas cette cidrerie. C'est vrai qu'à cet âge, je ne m'interessait pas encore aux débits de boissons. Avec ma mère,
nous allions acheter notre "boisson" (ou "petit cidre" obtenu en 2ème pression en ajoutant de l'eau dans la presse) dans un bistrot de la rue d'Etretat, en face de la rue d'Alger (j'ai oublié le
nom).


Quant à la fabrication du cidre, je ne m'y suis initié qu'il y a quelques années en Bretagne, chez mon beau-frère qui a restauré une presse à cliquets qui a été fabriquée (d'après la plaque) par
Eug. Mousset, constructeur à Sanvic.


Bon dimanche.

DAN 26/10/2014 11:15



 


Bonjour Gédé,
La «boisson» terme qui à l'époque dont tu fais allusion, n'avait pas la signification qu'on lui donne aujourd'hui, en tous cas enfant je n'utilisais pas ce terme pour désigner un liquide buvable,
mais cette espèce de mi-jus de pomme mi-cidre que nous buvions étant môme, c'est d'ailleurs le seul liquide désaltérant que nous consommions journellement, mes parents ayant quelque réticence
avec l'eau du robinet.
Pour «Eug-Mousset» alors là j'apprends une quelque chose car je ne connais pas du tout ce nom, il;est vrai qu'à sanvic nous pressions beaucoup de pommes à l'époque, alors est-ce un constructeur
local ? C'est fort possible.
Bon dimanche Gérard ! 


 



C&B 26/10/2014 10:38


Le Emile et La Marie devaient produire un excellent "cidre bouché" pour que les gourmands gastronomes lyonnais en demandent.
Cela me rappelle ma jeunesse pendant laquelle j'aidais Le Roger (mon père) qui écrasait les pommes de l'oncle René dans la cour de la maison afin de créer dans la cave un cidre bouché dont mes
papilles conservent un tendre souvenir sucré et pétillant...
Bon dimanche. C&B

DAN ET NICEPHORE 26/10/2014 10:44



Bonjour C&B,
Je constate qu'on a les mêmes souvenirs s'agissant du pressage du cidre. Habitant au dessus d'un débit de boissons dans ma jeunesse je voyais chaque année le pressage des pommes sur la place
publique en face de ce café, bien entendu nous goûtions au jus tout frais sorti du pressage, mais là il ne fallait pas trop abuser du jus de pommes sinon.......
Bon dimanche à vous deux ! 


 


Effectivement Bernard, j'ai également le souvenir de ce pressoir trônant dans l'arrière cour. Tout une époque à jamais révolue ... Amicalement.
NICEPHORE





Le pressoir du "Roger" ressemblait à peu près à celui-ci.



jeff 26/10/2014 10:26


 


Merci à Mme Biot pour avoir partagée cette photo. Les personnes du début du siècle de par leurs tenues vestimentaires se distinguaient bien socialement les unes des autres. De nos jours c'est la
bagnole qui joue ce rôle. Sur le trottoir devant le café de la Bourse, on aperçoit des becs de gaz. Dans un recueil de jurisprudence commerciale et maritime du Havre datant de 1858 on peut
lire : « La Compagnie du Gaz Français et la Compagnie Européenne se partageaient la ville du Havre qu'elles éclairaient concurremment sans périmètre. En 1857 le droit d'exercice public
et particulier fut concédé aux 2 compagnies pour une période de 50 ans. On assigna à chaque compagnie un périmètre spécial et on abaissa le prix à 28 centime le mètre cube pour les
particuliers » A noter : Un bec de gaz consommait entre 150 et 400 litres de gaz par heure suivant sa puissance d'éclaire. En 1847 l'usine de la Compagnie du Gaz Français se trouvait à
Graville. Rappelons qu'à cette époque d'essor industriel de la ville le Rond Point se situait à Graville c'est à dire au delà des remparts de la ville du Havre. Mais où se cachait donc la 2ème
compagnie. Il faut la retrouver (tiens ! presque le titre d'un film culte). Bonne journée.

DAN 26/10/2014 10:38



 


Bonjour Jeff,
Madame Biot n'a pas été la seule personne à nous avoir confié ses clichés, suivez mon regard, en tous cas merci à vous tous qui nous permettent d'illustrer l'histoire du Havre avec des clichés
sortant de l'ordinaire.
C'est une chose que j'ai remarqué s'agissant non seulement des compagnies distribuant le gaz d'éclairage, mais également de l'électricité ou même des transports ferroviaires ou urbains comme les
tramways, il y plusieurs compagnies que se partageaient le marché. Ensuite, et afin de réduire les coûts ces compagnies ont fusionnées afin non pas de réduire la concurrence, mais d'abaisser les
coûts de production. Aujourd'hui cette disposition semble être mise à mal par la multiplication de certaines compagnies comme celles des téléphones portables, mais peut être qu'un jour ces mêmes
compagnies feront le même constat que les compagnies anciennes c'est à dire se regrouper afin de réduire, là aussi les coûts. Mais je dois avoir quelques années d'avance à ce sujet, alors rendez
vous dans quelques temps pour voir si mon raisonnement est juste. Sinon je ne vois pas du tout où pouvait se situer la deuxième compagnie ? En effet ça sonne comme un titre de film
En attendant très bon dimanche Jeff.


 



louis 26/10/2014 09:40


Enfin, un article assez positif : Les bistrots ont changé, mais, c'est toujours des bistrots ! A Lyon deux magnifiques institutions du centre ville (bar brasserie style 19ème sont devenus deux
restos rapides : A pleurer!!!)


Sinon, je crois avoir raté une semaine : J'étais dans les côtes du Rhône, je vais être sanctionné ? Bises

DAN et NICEPHORE 26/10/2014 10:07



Salut Louis?
Des resto rapides genre kébab mac-do et j'en passe, deviennent une vraie plaie, ce n'est pas qu'on y mange mal mais pour ma part je pense qu'on s'y nourrit mal, à force de vouloir tout
standardiser ils finissent par faire tous la même chose. Heureusement il nous reste de bons resto comme je sais qu'il y en a de TRES bons à Lyon puisque j'ai fêté un anniversaire de mariage dans
l'un d'entre-eux c'est dire !
Bon dimanche Louis 


 


Salut louis. En vacances donc, dans " le " Côtes du Rhone" ? ... St joseph, Côte Rotie, Chateau neuf du pape ? Amicalement
NICEPHORE


 



François R. 26/10/2014 09:37


Bonjour,


Deux remarques sur ces interessants "avant"-après" ;


Les voitures sont effectivement une plaie dans les vieux quartier style St Vincent ou Sanvic, avec leurs rues et surtout trottoirs tres étroits rendant infernal la balade à pieds et que dire du
sort des poussettes ou autres personnes agées. Pour illustrer ce propos il suffit d'observer le cirque devant les écoles le matin ou le soir avec ces hordes de 4X4 ou autres monospace bloquant
tout. On se dit alors que l'essence n'est pas assez chère pour bannir ces gros engins inadaptés à ces ruelles. Le contraste avec le Havre reconstruit qui lui a intégré la voiture individuelle est
saisissant.


Ma deuxieme remarque concerne les devantures. Je ne comprends pas que l'on tolère ces hideuses et criardes devantures de commerces actuelles en profilés d'aluminium et autre vitrine high tech
tres mal intégrée à l'architecture ancienne. Les exemples sont multiples dans les quartiers en question. Pas une modeste boulangerie ni échappe, & la Photo ci dessus l'illustre bien. Alors
qu'l n'est pas difficiles ni plus onéreux de faire efficace et beau. De mémoire Rossano avait su conserver une belle devanture. Le P'tit Bar se sortant evidemment beaucoup mieux à cet exercice.


Voila ! c'était mon quart d'heure domincal râleur


Bon dimanche à vous.

DAN ET NICEPHORE 26/10/2014 10:02



Bonjour cher "râleur"
Tout à fait d'accord s'agissant les voitures devant les écoles, ça devient d'ailleurs très gênant dans les rues étroites comme la rue Renan où à l'école Sainte-Anne les véhicules se garent un peu
n'importe comment, de plus il y a des barrières métalliques empêchant les élèves de déboucher directement sur la rue, cette "disposition" d'ailleurs n'est pas propre à cette école, mais est
installée un peu partout devant chaque école. donc le stationnement et la réglementation sont à revoir à ce sujet.
Pour les devanture trop "modernes" dans les immeubles anciens, là on peut y voir un mondre coût, car refaire une vitrine dans le style de l'époque doit coûter une fortune, néanmoins c'est
possible avec des matériaux nouveaux de faire une vitrine "d'époque". j'en veux pour preuve celle de la droguerie 29 rue G Braque qui de ceci :

est devenue cela :



Bon dimanche François !


 


Bien vu l'avant-après inopiné de ce sympathique commerce dont la vitrine est un véritable musée ! Mais par contre, certains pourraient faire remarquer qu'il
n'est plus dans le style de l'immeuble, reconstruit à la fin des années 50. Quant à la remarque de François concernant les 4x4, j'y souscris totalement ! Amicalement. NICEPHORE


 


 



eva 26/10/2014 09:31


Dommage pour le deuxième commerce ! C'était magnifique ! Le premier a été bien respecté. A propos du "porte-drapeau" quand je suis allée en Turquie en 2004, j'ai vu que le jour de la fête
nationale tout le monde sans exception pavoisait ! et sans porte-drapeau ! les drapeaux flottaient à toutes les fenêtres des immeubles sans exception... Imagine un peu des hlm avec des drapeaux
français à chaque fenêtre... Grandiose ! Bon dimanche Dan 

DAN 26/10/2014 09:47



Bonjour Eva,
Pour le deuxième commerce il ne fut pas le seul, hélas, à avoir connu ce genre de "désagrément".
Par contre j'imagine très bien nos rues pavoisées de drapeaux tricolores, d'ailleurs, en son temps, Claude Monet avait fixé sur sa toile ce genre de "manifestation, la preuve :

Bon dimanche Eva !



Hauguel Denys 26/10/2014 08:59


Bonjour,


Comme à l'habitude, excellent travail.On peut remarquer la disparition du numéro de rue et du porte drapeau. Mais as tu une explication sur ce qui caractérise cet immeuble, à savoir son
alignement décalé ?


Denys

DAN ET NICEPHORE 26/10/2014 09:16



Bonjour Denys,
Autrefois les maisons avaient presque toutes un porte drapeau, on pavoisait ainsi sa demeure lors des grandes fêtes telles le 14 juillet ou le 11 novembre. Aujourd'hui cette "pratique" a
quasiment disparu c'est l'évolution des meurs semble-t-il.
Pour l'alignement décalé ce que j'ai pu comprendre avec les plans de diverses époques, est que cette rue (J Morlent) allait en s'amenuisant en direction de l'ouest donc vers la mer et la rue
Guillemard. Si on regarde aujourd'hui cette artère on s'aperçoit qu'au carrefour avec la rue Guillemard, un immeuble a été construit (dans les années 30) sur le même trottoir que ce commerce au
22 de la rue Morlent. Alors est-ce le fait que cette construction a permis d'élargir cette rue que ce décalage est visible encore aujourd'hui ? c'est l'hypothèse que la consultation des plans m'a
suggéré. Mais il peut y avoir une autre raison ? si oui, je ne la connais pas.
Bon dimanche Denys


 


Bonjour Denys, l' hypothèse de Dan est intéressante et je me suis également toujours interrogé sur le curieux décroché de cet immeuble qui doit avoir une raison
bien précise et qui n'est pas relatif (pour une fois !) à la reconstruction du havre d'après 44 et des réalignements de voirie qui s'en sont suivit. Je suis persuadé qu'un de nos lecteurs va
trouver une explication, JMH par exemple ... Amicalement. NICEPHORE


 



boboce 26/10/2014 08:24


S alut Dan


 


Encore une enquête bien menée.


C'est vrai que prendre un quartier ou un paté de maisons sans voiture est devenu compliqué. C'est la marque d'une époque, dans 40 ou 50 ans, on dira: "tu te rappelles des tonnes de bagnoles qu'il
y avait dans les rues?"


 


Bon dimanche


A+

DAN 26/10/2014 08:40



Bonjour boboce,
En effet c'est compliqué de faire des photos de rues sans avoir des bagnoles, mais aussi tout ce "mobilier urbain" qui compliquent les prises de vues.
Quant à ne plus voir une auto dans les rues il faudra que d'un côté le transport en commun devienne gratuit et que les trajets longue distance se fasse avec des voitures de location. Apparemment
ce n'est pas encore demain que nous verrons un tel monde !
Bon dimanche boboce !



GL 26/10/2014 08:17


Le premier commerce, ce doit être l'ancienne pizzéria jardin rossano. J'avais photographié les fresques qui semblent avoir disparu dans le réagencement de la vitrine.
http://aplemontphoto.blogspot.fr/2009/04/jardin-rossano.html


On remarque comme souvent sur les photos des anciens commerces une chaise sur le trottoir surement pour les pauses du personnel ou pour engager la discussion avec les passants ou des clients
potentiels.

DAN ET NICEPHORE 26/10/2014 08:35



Bonjour Gérard,
En effet c'est l'ancienne pizzeria Jardin Rossano qui est rue J Morlent, les enseignes vont et viennent et sans doute était-il encore différent avant la pizzeria.
Remarque tout à fait judicieuse à propos de la chaise, nombreux sont les témoignages où lors des périodes de beau temps les gens avaient pris l'habitude de "prendre le frais" dehors en s'asseyant
sur leur chaise et en papotant avec les voisins. c'est sans doute ce que le propriétaire devait faire ici, une coutume qui malheureusement n'est plus guère possible aujourd'hui et ce à cause
entre autre du bruit de la circulation, c'est dommage car ça permettait les échanges dans un temps où internet n'existait pas !
Bon dimanche Gérard !


 


Cette pratique est encore cependant très usitée dans les pays du pourtour méditerranéen. Il est vrai que le climat là-bas, y est peut-être pour quelque chose.
Amicalement. NICEPHORE


 



buddy2259 26/10/2014 03:29


Effectivement cet établissement de la rue Joseph Morlent n'a pas bougé les bombardements l'ont épargné...seul les trois personnages manquent à l'appel.Le café de la bourse lui
n'a pas eu la même chance.


Sur ces deux documents  nous voyons que les rues à cette'époque n'étaient pas encombrées de véhicules automobiles.Merci à Madame Biot pour cette superbe vue de la brasserie
de cidre


Bon dimanche Dan et Ncéphore.

DAN ET NICEPHORE 26/10/2014 07:09



Bonjour Buddy,
Il est aujourd'hui très difficile de photographier des lieux sans avoir une ou des "bagnoles" dans le champ de vision. Pour le commerce de la rue J Morlent j'y suis retourné plusieurs fois afin
de ne pas en avoir une devant la boutique. Parfois j'attendais plusieurs minutes pour voir si ceux garés devant allaient partir, mais c'était peine perdue, jamais je n'ai vu la vitrine sans
voitures devant, alors j'ai "fais-avec"!
Bon dimanche Buddy !


 


Et dire qu'il y a des gens qui ont contribué lâchement à l'envahissement des villes par ces "bagnoles" ... Bon, je ne vois pas beaucoup de R16, garées dans cette rue, m'enfin ... !


Amicalement. NICEPHORE


PS : Va falloir que je me remette au boulot, la R-16 jaune a des trous sur l'aile