La restauration du Nice Havrais à Sainte-Adresse (non visible sur plan)

Publié le par DAN

  Au cours de la guerre, la partie Est de l'immeuble du Nice Havrais à Sainte-Adresse, a été complètement détruite et le bâtiment criblé d'éclats. Durant les années 50 on rebâtira l'aile démolie, et on effacera des murs, les marques des éclats de bombes. Aujourd'hui on distingue encore la partie reconstruite par des différences de couleur de briques et par la dégradation de certaines parties originelles d'un édifice plus que centenaire, puisque construit en 1911.

 

 duo 

 

 


nice havrais 2Le Nice Havrais en cours de reconstruction (coll particulière)

 


 

Au Nice Havrais 30 mai 2009 (54)Le fronton et sa date de construction, on remarquera la différence de teintes plus claires des parties restaurées (photo DAN)

 

 

nice havrais 06-2011 (3)

La limite entre les parties anciennes et restaurées est ici bien visible. (photo DAN)

 

 

 


nice havrais 06-2011 (4)

A noter, les parties abimées d'un balcon de la partie ancienne. (Photo DAN)

 


nice havrais 06-2011 (5)
Un balcon de la partie restaurée. (photo DAN)


 


nice havrais 3Le Nice Havrais après sa restauration, dans les années 60. (coll Nicéphore)


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Merci de votre visite.

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SHIPS-LOVER 07/04/2013 16:01


Salut Dan, un bien beau reportage concernant la reconstruction de ce Nice Havrais. Comme tu le décrit ci bien nous voyons bien les parties neuves et anciennes, cela nous donne un aperçu de ce qui
a été fait pour que ce bâtiment reprenne sa place. Merci et à très bientôt.

DAN 07/04/2013 22:54



Bonsoir ships-Lover,
C'eut été dommage que ce bâtiment ne soit pas restauré, je crois qu'il le méritait amplement, et on peut voir grâce à la différence de couleurs où ont été effectué les travaux.
C'est vraiment un bâtiment symbolique de sainte-Adresse, il aurait été regrettable qu'il disparaisse !
Bonne fin de soirée Ships !



Otto Graf 22/03/2013 10:48


 


Je poursuis quand même sur ce point de détail de votre réponse.


Non, je ne voulais pas qualifier Dufayel de « nouveau riche » (ni nouveau, ni ancien, cela m’est égal)  mais seulement de vendeur de camelote, dans le style comme dans la qualité d’exécution de mobiliers. C’est en se sens que l’image ne colle pas bien avec
l’ambition immobilière pour Sainte Adresse. C’est le hiatus que je vois dans cette ambition de construire un ensemble balnéaire ou résidentiel, confirmant que c’est avec les bénéfices réalisés
dans les couches les plus modestes de la clientèle potentielle que Dufayel a pu construire pour de bien plus riches. L’image de « constructeur bienfaiteur » est donc surfaite.


Simple déduction.


De même que je pense que ce quartier n’avait rien de « génial » avec sa brique claire ! mais qu’il témoignait pourtant
d’une époque qualifiée de « Belle » mais pas vraiment sociale.


Bien sûr, vous allez me répondre que c’est ce qu’on voit, en général, ici ou là et dans ce schéma. N’empêche…..


 Otto.

DAN 22/03/2013 12:02



Bonjour Otto Graf,
Je comprend votre réponse au sujet de Dufayel, d'un côté un vendeur de «camelote» de l'autre un personnage qui veut faire partie de la «bonne société» de l'époque. Voulant fréquenter les milieux
aisés de cette bonne société, sa fortune et son sens des affaires lui a permis de réaliser cette ambition.


Quant au terme «belle époque», là c'est incontestable, elle l'était pour ce type de personnage, mais certainement pas pour le peuple, sans que ce mot soit péjoratif.
Bonne journée Otto Graf !


 



Buddy2259 21/03/2013 16:25


@ geo.


Concernant cette maison que l'on appelait la villa normande (mais il n'y a pas de documents officiel le prouvant),elle a été démolie en 1962 car elle menaçait de s'écrouler sur ses
bases;les murs s'écartaient et les solives sortaient de leur logement.ceci était la conséquence des mouvements de terrain et des bombardements de la guerre..témoignage d'un habitant du quartier. A noter pour information qu'il y avait au Nice Havrais une autre villa "normande" au 14 rue Désiré Dehors
construite par l'architecte parisien Faure-Dujarric et qui fut détruite pendant la seconde guerre mondiale !

DAN 21/03/2013 16:52



Bonsoir Buddy,
Merci pour ces informations, on en sait un peu plus sur cette maison.
Je soupçonnais qu'étant au même niveau que celles du boulevard Dufayel, elle ait été démolie à cause du terrain instable.
Bonne fin d'après-midi Buddy !



Otto Graf 21/03/2013 11:23


Quand il est question de cette partie en contrebas de l’immeuble Dufayel il me semble que la Mairie de Sainte-Adresse serait bien
inspirée si elle faisait quelqu’effort pour aménager cette pente en la paysageant avec quelques essences décoratives s’accommodant de l’air marin..


J’ai toujours pensé que le nom de Dufayel attaché à ce projet immobilier assez colossal dans l’agglomération havraise n’était pas
vraiment « porteur » en raison même du côté mobilier (très) bon marché qui s’attache à ce nom, pas plus prestigieux que Galeries Barbès.


Etonnant de voir le nombre de réactions sur ce sujet.


Otto.

DAN 21/03/2013 15:11



Bonjour Otto Graf,
Les arbres qui sont ici ont au moins l'avantage de fixer quelque peu le sol, grâce à leurs racines qui s’incrustent profondément dans ce sol empêchant ou retardant son glissements.
Dufayel est certes un nom de grand magasin de cette époque, en caricaturant on pourrait dire un "nouveau riche", mais sa fortune a permis de faire construire cet ensemble à Sainte-Adresse.
Oui c'est un peut être étonnant d'avoir autant de commentaires, mais pour moi qui aime les contacts je ne vais pas m'en plaindre, au contraire  !
Bon après-midi Otto graf !


 


 



geo 20/03/2013 21:41


La grande maison située juste devant la partie reconstruite (visible sur la photo aérienne des années 50), semble avoir été détruite afin de dégager la vue des propriétaires de la partie
"reconstruite" de Dufayel ?  Curieusement rien le terrain est resté vierge à la suite de cette destruction.


 

DAN ET NICEPHORE 20/03/2013 22:59



Bonsoir Geo,
Pour cette maison il se peut en effet qu'elle ait été démolie pour dégager la vue, mais toutes celles qui se trouvaient dans le boulevard Dufayel n'ont jamais été reconstruite à cause de la
nature du terrain. Avec l'ami Buddy nous avions fait une petite excursion dans cette partie de Sainte-Adresse et j'avais photographié les stigmates du glissement de terrain de cette partie de la
ville, en voici une illustration avec ces deux photos : sur la première on voit les restes d'une belle villa qui n'a jamais été reconstruite à cause de cette nature du terrain.
Le deuxième cliché représente, au niveau du trottoir, une des failles du mur d'enceinte (de cette même villa) qui, sous l'effet du glissement se fend de plus en plus au fil des ans.







Donc il est un peu normal que cette maison située au bout de la rue du roi Albert ne fut pas reconstruite.


Bonne nuit Geo !


 


Salut Geo, pour une fois, je suis entièrement d'accord avec toi ( assez souvent d'ailleurs, hormis le dossier " tram" ) au niveau du projet autoroutier des
années 70, au-dessus de St Vincent, et de l'aménagement "ZUP" du fort de Ste adresse. Quelle folie cela aurait été ! Amicalement. NICEPHORE.


 


 



didier 20/03/2013 16:38


t'imagines un peu, en 60 ceux qui pouvaient s'offrir un tel appartement dans cet immeuble, ayant bossé dans un , je peux te dire que c'est plutôt pas mal du tout, ne va pas prendre mon
commentaire à l'envers, c'est juste que d'autres vivaient dans des baraquements à l'époque. En tout cas il est magnifique, mais il le serait à moins aussi

DAN 20/03/2013 18:54



Salut Didier,
Je confirme pour ces appartements, j'en ai visité un moi aussi lors de mes prises de vues, et l’intérieur laisse rêveur par l'espace qu'il offre.
Non non rassure toi, je ne vais pas prendre ton commentaire de travers, mais cette comparaison entre ceux qui vivaient dans les baraquements et ceux qui vivaient ici, pourrait peut être choquer
certaine personne. Mais aujourd'hui il n'y pas plus de baraquement et c'est fort heureux, et cet immeuble est aussi un plaisir des yeux pour ceux qui le regardent riches ou moins riches, alors
tout est bien.
Bonne soirée Didier !


 



B58 20/03/2013 15:37


Aussi, voilà une vue du projet d'aquarium prévu à côté de l'immeuble Dufayel.





Si l'on regarde la photo que tu m'avais envoyé il y a quelques temps déjà, projet qui doit dater du début de l'année 1909, on reconnaît au centre l'immeuble Dufayel. A sa gauche directe, un
autre grand immeuble était prévu et encore à gauche, on reconnaît le projet de l'aquarium.





Enfin, pour l'hypothèse de l'utilisation d'une brique blanche plutôt que rose pour la reconstruction du bâtiment, dans un soucis d'économies lié au montant des dommages de guerre, il y a peut
être encore un élément de plus en ce sens. En effet, même si des efforts ont été fait pour que la façade reconstruite soit identique à la partie ancienne, le côté du bâtiment n'a pas eu la même
chance et par rapport à la partie ancienne, il n'a pas bénéficié du même travail. Ce petit détail selon moi trahi la présence de la question financière dans ce dossier. Pour comparaison avec ta
photo du côté est, voilà la partie opposée.



DAN 20/03/2013 18:46



Bonsoir B58,
pour ce qui est de l'aquarium, même si ce dernier avait été construit, il n'en resterait plus rien aujourd'hui, sinon peut être de belles cartes postales.
Pour la brique utilisée lors de la restauration du bâtiment là on peut comprendre que le coût devait être décisif pour ça, par contre c'est vrai que le côté Est n'a pas reçu le même soin que le
côté Ouest c'est indéniable, aujourd'hui encore on peut voir cette différence visible facilement de la rue.
Merci B58 et bonne soirée !


 



B58 20/03/2013 15:19


Bonjour Dan, je remets ici des documents pour illustrer mes propos de l'autre jour et que n'avais pas eu le temps de joindre à cause d'un voyage à Paris.


En premier lieu, voici des articles montrant qu'en 1895 avec l'arrivée de Félix Faure au pouvoir, Le Havre a été mis sur le devant de la scène.








 


Ensuite, voilà un article qui montre le changement politique amené par Faure et qui aurait pu inciter Dufayel à se rapprocher du président. En effet, les grands commerçants n'allaient plus être
les seuls proches du pouvoirs, Félix Faure voulait élargir ce cercle.


Ensuite, voilà une publicité où est cité le fameux bureau de location-vente installé à côté du Cobocco.





 


 

DAN 20/03/2013 18:38



Bonsoir B58,
Merci pour ces documents où l'on voit que le "métier" de président ne devait pas être de tout repos. L'emploi du temps  au Havre était fort chargé, je pense qu'il y a dû y avoir des photos
de ces journées passées dans nos murs, en tous cas le texte est assez explicite pour que l'on se rende compte de l'impact de cette visite.
Intéressante la "réclame" pour les appartements du Nice Havrais, d'ailleurs je me demande si ces arguments ne seraient pas encore valables de nos jours ?
Bonne soirée b58 !


 



Christophe 19/03/2013 23:18


Bonjour DAN,


Très intéréssant ton article. En effet j'ignorai qu'une partie du Nice Havrais avait été détruit et reconstruit. Je ferai attention la prochaine fois que je passerai par là. 


Bonne soirée et à bientôt


Christophe

DAN 20/03/2013 00:07



Bonsoir Christophe,
Si tu observes bien, les réparations sont très visibles, et tu pourras faire d'excellentes photos comme tu sais les faire.
Très bonne fin de soirée Christophe !



JMH 18/03/2013 20:29


Bonsoir Le dossier de la reconstruction de cet immeuble se trouve aux archives départementales à Rouen. Il concerne la période 1948 à 1963. Merci à B58 pour ces renseignements sur le sable fin de
Sainte-Adresse. il ne manque que les noix de cocoe...


bonne soirée

DAN 18/03/2013 22:56



Bonsoir Jean-Michel,
Merci pour l'information s'agissant du dossier du Nice Havrais, un de ces jours il faudra que je me rende aux archives départementale, mais j'attendrai qu'une personne les connaissant veuille
bien m'y conduire.
Pour les noix de coco tu ne crois pas si bien dire, car au cours de l'ère secondaire c'était un climat tropical qu'il y avait chez nous, alors il ne manque que le jus de fruit et le transat



Bonne fin de soirée Jean-Michel !


 



boboce 18/03/2013 09:22


J'ai oublié de mettre la photo des lieux


 



DAN 18/03/2013 11:18



Bonjour boboce,
Là tu m'apprends quelque chose que j'ignorais. Quand à savoir si le lieu où c'est écrasé cette "vedette aérienne (drôle de nom ) voici ci-dessous une photo satellite où j'ai indiqué le Nice
Havrais par une flèche rouge, et l'hôtellerie ( ta photo) par une flèche bleue. Alors du point de vue aérien, ces deux points sont très proches et les deux bâtiments ont eu très chaud en effet
!
Bonne journée boboce !




boboce 18/03/2013 09:13


Salut DAN


 


Je ne sais si c'est loin du Nice Havrais, mais en janvier 1918 un des dirigeable de la base Havraise s'écrase à une centaine de mètres du siège du gouvernement Belge. Le batiment a peut être déjà
eu chaud à l'époque.


Bonne semaine


A+

DAN 18/03/2013 11:05



../.. Je te répond sur ton commentaire suivant



Pierre 18/03/2013 08:20


Hello DAN, Sur la première image, la partie "EST" n'a pas l'air d'être du même style que la façade, vue d'ici en tout cas. Dommage.

DAN 18/03/2013 11:04



Bonjour Pierre,
Si si je t'assure, c'est le même style pour l'ensemble du bâtiment,  ce dernier est composé en trois parties, la centrale et les deux ailes d'où peut être ton interprétation car l'aile Est
étant "neuve" elle peut paraitre différente, mais non elle est bien dans le style du reste du bâtiment.
Bonne journée Pierre ! 



B58 18/03/2013 04:57


@ JMH, moi aussi cette histoire de plage de sable à Sainte Adresse m'avait paru étrange au départ. Tout était partie d'un passage d'un livre de Salacrou. Dans son livre :La salle des pas perdus, il a écrit : « Comme les galets du bord de mer, par-dessus le sable, agaçaient le souvenir qu'il avait de la plage
si lisse de Trouville, il les fit tous enlever. « Quand j'ai décidé, j'entends être obéi! » Et Le Havre eut ainsi, comme Trouville et Deauville, sa plage de sable fin. Mais la première
tempête ramena, dans la fureur de ses vagues, de nouveaux galets parfaitement semblables à ceux qu'il avait enlevés avec tant d'obstination et d'argent. ».


En partant de là et cherchant les origines du Nice Havrais dont Salacrou parlait quelques phrases au dessus, je me suis penché sur cette question de plage de sable attribuée à Dufayel. Et bient
en réalité, cette plage a belle et bien existée mais n'est pas le fruit de la volonté de Dufayel.


 


La question du ramassage des galets est une question qui a eu un grand retentissement au cours du 19ème car les galets étaient nécessaires pour lester les navires (donc très utilisés au Havre)
mais la seconde fonction des galets est de protéger le pied des falaise de l'assaut des vagues.


 


Plusieurs textes ont ainsi réglementé l'extraction des galets. L'arrêt municipal du 30 novembre 1841 interdit le ramassage des galets entre l'épi à Pin et la limite Nord de l'ancienne commune
d'Ingouville. Ce périmètre est étendu sur le territoire de l'ancienne commune de Sanvic par l'arrêté municipal du 15 février 1842.


 


A Sainte Adresse, l'extraction de galets est interdite jusqu'à 30 mètres du pied de la falaise selon un arrêté du 25 novembre 1840, modifié par l'arrêté préfectoral du 23 mars 1858.
L'interdiction est devenue totale entre l'épi de Sainte Adresse et la limite Nord Ouest de l'établissement de pisciculture Matenas suite à l'arrêté préfectoral du 15 mars 1865.


 


Or on apprend dans un procès verbal de la chambre des Députés pour la construction d'épis à Sainte Adresse et au Havre, que de 1842 à 1844, des expériences ont été menées et à cette occasion,
tous les galets de la plage de Sainte Adresse ont été enlevés, laissant place à une plage de sable fin. Cette expérience avait pour but de déterminer le volume de galet déposé chaque année par la
mer.


 


En faisant diverses recherches sur internet, j'ai eu l'occasion de lire quelques lignes à ce sujet. Étant alors porté sur d'autres sujets, je n'ai
malheureusement pas pris les références exactes de la page pensant retrouver le document facilement mais erreur de ma part puisque pour le moment, ce n'est pas le cas. Mais il était dit à peu
près que : « lorsque Sainte Adresse fut une station balnéaire mise à la mode par Alphonse Karr, pour faire face à la concurrence des plages de Basse Normandie, les galets de la plage ont été
retirés laissant apparaître une plage de sable fin ». Alphonse Karr alors directeur du Figaro lance le concept de station balnéaire à Sainte Adresse en 1841. La date n'est peu être pas tout à
fait exacte mais elle correspond environ aux dates de l'expérience de ramassage des galets. Cette expérience aurait donc pu être confondue avec une volonté des pouvoirs publics dyonisiens pour
favoriser le tourisme alors qu'en réalité, le motif n'était pas celui-ci.


Aussi, bien des années plus tard, Salacrou a dû entendre parler de cette histoire. Mais la mention d'une station balnéaire lui à sans doute paru correspondre avec le Nice Havrais. Il y a donc eu
confusion des deux histoires. Dans son ouvrage, pour enrober le tout, Salacrou a donc dû romancer un peu le tout pour faire ressortir le caractère mégalomane de Dufayel persuadé toujours que
cette histoire correspondait au Nice havrais. Le fait qu'il rapporte que la plage de sable a été emmenée par une tempête peu de temps après est sur le même plan tout à fait concordant. Certaines
tempêtes sur Le Havre sont très grosses et charrient de nombreux galets, de 1841 à 1845, cela à sans doute pu être le cas.


Dans le même sens, il semble peut probable que Dufayel ait eu le droit d'enlever les galets de la plage puisque cela faisait déjà 50 ans que la protection du pied des falaises était devenu une
priorité. C'était donc la première station de Sainte Adresse qui a bénéficié de l plage de sable et non le Nice Havrais, mais lorsque SAlacrou a dû en entendre parler, les travaux titanesque que
cela représente ont dû lui faire penser à Dufayel. D'où, la confusion de Salacrou.


Voilà les documents complétant l'explication.








 


 


 


 

DAN 18/03/2013 10:57



Bonjour B58,
J'ai répondu à Jean-Michel s'agissant du sable et des galets.
Cette question du ramassage des galets n'est pas nouvelle, en effet on peut comprendre qu'ils protègent peu ou prou la base des falaises, mais d'un point de vue géologique ce raisonnement ne
tiens pas, d'une part parce que les galets sont emporté par les courant, mais, d'autre part, (et c'est la raison majeure des éboulement ici) parce que la couche d'argile appelée Kiméridgien
supporte le poids des couches supérieures ( les falaises de craie donc) , ces couches supérieure glissent imperceptiblement et sont morcelée par l'érosion de l'eau venant dissoudre le
calcaire.
Je ne vais pas faire un cours de géologie ici, mais cette couche d'argile noire va du cap de la Hève jusqu'à Antifer pour s'enfoncer plus profondément ensuite. C'est d'ailleurs cette disposition
géologique qui a permis le creusement du port pétrolier d'Antifer.
Voila, mais on pourrait discuter des heures durant au sujet des falaises des galets et ce qu'il en résulte, mais là je pense que ça déborde un peu du cadre de ce blog.
Bonne journée B58 !


 



JMH 18/03/2013 01:51


Bonsoir


Quelques précisions à propos de cet immeuble pendant la Guerre. Notre excellent Jean-Paul Duboscq explique qu'il y avait des abris dans les caves de l'hôtel. Il estime peu probable qu'ils soient
restés ouverts aux civils jusqu'en 1944 car le littoral avait été déclaré zone interdite en 1942.Jean-Paul Dubosq rappelle que Rommel s'arrêta devant l'hôtel pour regarder l'estuaire.


Pour ceux que cela intéresse les plans originaux des fondations de  l'immeuble, sauf erreur, sont consultables à Paris.


La suggestion de notre ami B58 qui évoque un désir de Dufayel de plaire au Président Félix Faure en s'implantant au Havre ne manque pas d'intérêt. A une époque contemporaine, François Mitterrand
se plaignait car ses proches achetaient des maisons près de sa maison de campagne pour se faire bien voir !


Les explications sur l'évolution du bord de mer de B58 sont très intéressantes. J'émets cependant une réserve sur une "plage de sable" fin à Sainte-Adresse avec des galets enlevés. Quand on
regarde les cartes postales de l'époque on voit de nombreuses roches. Enfin tout est possible avec ce titanesque et publicitaire Dufayel.


A propos du Nice havrais on remarquera qu'il reste quelques palmiers dans les jardins havrais datant du début du siècle. Les Anglais avaient lancé cette mode sur la côte d'azur, à Nice...


bonne soirée


 


 


 

DAN 18/03/2013 10:40



Bonjour Jean-Michel,
B58 raconte par le menu cette histoire du Nice Havrais, histoire pleine de rebondissements et passionnante à lire.
Pour la plage de sable, je suis aussi un peu réservé, car du point de vue géologique il y a toujours eu des galets à cet endroit, seule la partie proche de l'estuaire en était complètement
dépourvu, ce qui nous avait donné cette belle plage de mon enfance (soupir).
Pour le cap de la Hève, nos excursions avec l'ancien directeur du Muséum d'Histoire Naturelle, monsieur Gérard Breton, ne nous a jamais dit que l'étage stratigraphique appelé "Aptien" composé
essentiellement de sable, ait pu composer une plage entièrement sableuse sans que les autres étages géologiques ne se soient mélangé, avec le sable de l'Aptien.
Donc à l'époque de Dufayel il y a sans doute eu quelques parties ensablées, comme on peut encore les voir aujourd'hui de-ci de-là, mais pas entièrement composé de sable et sans galets.
Pour les palmiers on ne peut pas dire que cela fasse très "couleur-locale"
Bonne journée Jean-Michel !


 



B58 18/03/2013 00:11


Mon commentaire sur l'histoire du Nice Havrais a été coupé, je remets la fin ici.


 


Malgré tout, Dufayel persiste. En 1906, la signature de la vente est réalisée. Sa station prendra le nom de Nice Havrais et même parfois, est appelée Nice du Nord. Pour le choix du nom, il faut
savoir que c'est un effet de mode. A l'époque, les plages du sud de la France et Nice en particulier, attiraient les foules. Pour accrocher les foules, il fallait coller au contexte. Le climat de
Sainte Adresse et la forme de la plage avec son boulevard rappelant Nice, le choix est alors fait du nom de Nice Havrais. (Par le même effet de mode, une cinquantaine d'années plutôt, le choix
d'un nom italien Fracati avait été fait pour l'hôtel, et par la suite, le nom de Marie-Christine a été exploité dans le même sens pour l'établissement du bord de mer).


 


 


 


Sans perdre de temps, le premier projet d'importance à être lancé est celui du casino-palais des Régates pour
accueillir la société des Régates. La Palais est dressé sur les plans d'Ernest Daniel en charge des plans de la station. L'ingénieur chargé de la construction sera Monsieur A. Deschaux tandis que
l'entreprise sera l'entreprise Thireau et Morel et Cie. En février 1906, les travaux de voirie sont adjugés à Henry Jean qui va élargir les rue, 8 kilomètres de voies nouvelles en étages sortes
de terre, ainsi qu'un nouvel escalier, il va rendre viable les terrains en amenant le gaz, l'eau et l'électricité ainsi que le tout à l'égout sur une longueur de 7 kilomètres et l'éclairage
public. Pour permettre l'accès de la Hève, Dufayel va même donner le terrain nécessaire à l'installation du tramway. En avril 1906, les travaux du Palais des Régates commencent sur un ancien parc
à huître. Mais le terrain à flanc de falaise n'est pas propice à la construction et le mouvement des marées risque d'aggraver le phénomène d'érosion. Cela explique pourquoi dans le même temps, il
a fallu créer une immense digue en béton armé de 150 mètres de long et de 11 mètres de haut, maquée par des planches de bois. Cette digue servira d'estacade pour les promeneurs. Le sous-sol du
palais est terminé en juillet et la première pierre du futur casino peut être posée. Les travaux vont bon train. En septembre 1906, quinze villas sont en construction. Le palais du commerce
devant jouxter le palais des régates est à son tour lancé. Dès octobre, le palais des régates est en cours d'achèvement, il ne reste plus que le toit terrasse à réaliser. En décembre, la digue
est rallongée de 150 mètres et dans les mois qui suivent, les constructions s'enchaînent. En janvier 1907, Dufayel qui a déjà dépensé 2.000.000 Frs demande au maire de Saint-Adresse de construire
une nouvelle voie pour desservir le quartier, en outre, il lui promet que le palais des régates sera inauguré avant la pentecôte. Conscient des limites financières
de la commune, il propose alors de faire l’avance des 60.000 francs de travaux, remboursables sur cinq ans sans intérêt. En avril 1907, l'avenue des régates et reliée à l'avenue Désiré Dehors et
enfin, en juin 1907, le palais des régates est inauguré. Dans le même temps, le projet de Palais du Commerce mis en place au cours de l'année 1906 est lancé pour une inauguration dès 1908. En
août 1907, Dufayel contacte la mairie du Havre, il veut doter sa ville d'un casino pour que celui-ci entre dans le cadre du Nice Havrais, il impose que le bâtiment soit construit à
Marie-Christine. Dès septembre un premier projet de casino municipal est mis en place par Ernest Daniel mais la mairie fait de la résistance et veut tirer le plus d'avantages possible de la
situation. Le premier couac du Nice Havrais a lieu. Le casino qui devait être le nouvel établissement ouvert en 1909 ne verra pas le jour dans les temps. En 1908, d'autres plans sont dessinés par
Daniel mais échouent. Daniel décède à la fin de 1908 sans qu'un accord ne soit trouvé. Gustave Rives, architecte ami de Dufayel reprend le projet. En mars, il établi les plans du casino qui
seront adopté en juillet. Le bâtiment aura des allures du magasin de Dufayel à Paris. La chantier du casino est lancé à l'été 1909 et terminé pour une inauguration en juillet
1910.


 


 


 


Petite parenthèse, la construction du nouveau casino du Havre a eu des
retentissements à Trouville qui a décidé pour ne pas se laisser distancer de construire un nouveau casino plus grand que tous les autres. Mais la situation dégénère. Des points de discordances
apparaissent entre Deauville et Trouville. Eugène Cornuché, exploitant du casino de Trouville part pour Deauville qui décide enfin de construire un nouveau casino. Trouville répond en
construisant également son propre casino. Fin 1910, la situation a entraîné le mécontentement à Trouville, le maire élu en 1904 est renversé et un changement de municipalité décide de poursuivre
le projet de casino. Ce renversement, effet indirect de la construction du Nice Havrais est-il la vengeance de Dufayel ???


 


Il est à noter que l'architecture des deux casinos de Deauville et Trouville
inaugurés à une semaine d'intervalle en 1912 a été copiée sur celle du casino du Havre.


 


 


 


Après avoir refermé cette parenthèse, en 1911 se termine le chantier du bâtiment
Dufayel, commencé en 1910, sur des plans que Daniel avait commencé en 1908 avant de décéder, projet qui devait se réaliser en 1909 et se terminer en 1910, si le projet de casino n'avait pas pris
de retard. En 1912, Dufayel fait construire l'hostellerie sur les plans de Rives. En 1913, en prévision d'un hippodrome, Dufayel fait construire l'avenue du même nom sur les hauteurs de Saint
Adresse. La même année, il commence par faire faire les plans par Rives d'un aquarium monumental devant prendre place à côté de l'immeuble Dufayel. Sur le plateau Dufayel avait même prévu de
créer un aérodrome. Tous les éléments auraient été réunis pour concurrencer comme il se doit pour concurrencer Deauville et Trouville. Le déclenchement de la guerre et le décès de Dufayel en 1916
viennent marquer la fin de cette épopée.


 

DAN 18/03/2013 10:22



Bonjour B58,
Très intéréssant ce récit où l'on constate que le travail ne manquait pas pour les maçons de l'époque. A noter également qu'on enlevait les galets afin d'avoir une plage digne de ce nom
Enfin voir cette concurrence à outrance entre Trouville Deauville et le Nice havrais est un peu stupide car c'est de l’énergie et de l'argent dépensés pour rien. Il aurait fallu une entente entre
ces trois municipalités pour qu'elles se répartissent la clientèle. Mais bon, je ne vais pas réécrire l'histoire.
Par contre je vais réécrire ton commentaire (ci-dessous) car le tiens étant en noir sur fond gris je crains que les lecteurs ne puissent le lire. Alors les voici en caractères bleus, bonne
journée B58 :


 


Conscient des limites financières de la commune, il propose alors de faire
l’avance des 60.000 francs de travaux, remboursables sur cinq ans sans intérêt. En avril 1907, l'avenue des régates et reliée à l'avenue Désiré Dehors et enfin, en juin 1907, le palais des
régates est inauguré. Dans le même temps, le projet de Palais du Commerce mis en place au cours de l'année 1906 est lancé pour une inauguration dès 1908. En août 1907, Dufayel contacte la mairie
du Havre, il veut doter sa ville d'un casino pour que celui-ci entre dans le cadre du Nice Havrais, il impose que le bâtiment soit construit à Marie-Christine. Dès septembre un premier projet de
casino municipal est mis en place par Ernest Daniel mais la mairie fait de la résistance et veut tirer le plus d'avantages possible de la situation. Le premier couac du Nice Havrais a lieu. Le
casino qui devait être le nouvel établissement ouvert en 1909 ne verra pas le jour dans les temps. En 1908, d'autres plans sont dessinés par Daniel mais échouent. Daniel décède à la fin de 1908
sans qu'un accord ne soit trouvé. Gustave Rives, architecte ami de Dufayel reprend le projet. En mars, il établi les plans du casino qui seront adopté en juillet. Le bâtiment aura des allures du
magasin de Dufayel à Paris. La chantier du casino est lancé à l'été 1909 et terminé pour une inauguration en juillet 1910.


Petite parenthèse, la construction du nouveau casino du Havre a eu des
retentissements à Trouville qui a décidé pour ne pas se laisser distancer de construire un nouveau casino plus grand que tous les autres. Mais la situation dégénère. Des points de discordances
apparaissent entre Deauville et Trouville. Eugène Cornuché, exploitant du casino de Trouville part pour Deauville qui décide enfin de construire un nouveau casino. Trouville répond en
construisant également son propre casino. Fin 1910, la situation a entraîné le mécontentement à Trouville, le maire élu en 1904 est renversé et un changement de municipalité décide de poursuivre
le projet de casino. Ce renversement, effet indirect de la construction du Nice Havrais est-il la vengeance de Dufayel ???



Il est à noter que l'architecture des deux casinos de Deauville et Trouville inaugurés à une semaine d'intervalle en 1912 a été copiée sur celle du casino du Havre.


Après avoir refermé cette parenthèse, en 1911 se termine le chantier du
bâtiment Dufayel, commencé en 1910, sur des plans que Daniel avait commencé en 1908 avant de décéder, projet qui devait se réaliser en 1909 et se terminer en 1910, si le projet de casino n'avait
pas pris de retard. En 1912, Dufayel fait construire l'hostellerie sur les plans de Rives. En 1913, en prévision d'un hippodrome, Dufayel fait construire l'avenue du même nom sur les hauteurs de
Saint Adresse. La même année, il commence par faire faire les plans par Rives d'un aquarium monumental devant prendre place à côté de l'immeuble Dufayel. Sur le plateau Dufayel avait même prévu
de créer un aérodrome. Tous les éléments auraient été réunis pour concurrencer comme il se doit pour concurrencer Deauville et Trouville. Le déclenchement de la guerre et le décès de Dufayel en
1916 viennent marquer la fin de cette épopée.


 


 


 


 



B58 18/03/2013 00:10


J'y pense, à gauche du Cobocco, il y avait un bureau d'installer destiné à la promotion du Nice Havrais. Il était destiné aux touristes pour acheter ou louer une villa à SAinte Adresse. Au
départ, il était situé au Palais du COmmerce et après la construction de l'immeuble Dufayel, il y a été transféré. Parait-il que le carrelage d'époque du bureau de location-vente est encore
présent dans les garages.


Bon soir.

DAN 18/03/2013 10:07



Bonjour B58,
Je réponds ici à ce commentaire avant de reprendre la lecture de ton récit.
Dommage que je n'ai pas su ce détail à propos du carrelage, car j'ai eu accès à ces garages mais n'ai pas prêté attention au sol, dommage.
Je retourne à la lecture !



B58 18/03/2013 00:07


Au fait pour l'histoire de la création du Nice Havrais, voilà ce que je peux en dire. Bien sûr, ce n'est que la reprise des éléments dans l'ordre avec mon interprétation, ce n'est peut être pas
l'entière vérité. Avous de juger.


 


Fin des années 1820, la mode des bains arrive en France, au Havre, le meilleur endroit pour implanter un endroit est le Perrey. Frascati voit le jour au pied des remparts, le reste de la côte est
encore à l'état sauvage. Dès les années 1830, Sainte Adresse commence à attirer l'attention. Lors de la première faillite du Frascati, plutôt que de rouvrir l'établissement, un projet de grandeur
envergure était prévu pour le cap de la Hève avec hôtel-casino et établissement de bains. Finalement, le projet est abandonné et le deuxième Frascati voit le jour. Le temps passe au cours des
années 1840, Sainte Adresse devient une station balnéaire à la mode, un établissement de bains avec hôtel y voit le jour. La station bénéficiera d'un avantage sur le Perrey à cette époque.
Pendant plusieurs années, les galets furent tous ramassés sur la plage. Sainte Adresse avait pour le touriste, une plage de sable fin. Mais à cette époque, les plages de Basse Normandie
commencent à se développer. Au fur et à mesure que Trouville se développe, Sainte Adresse retombe dans l'oubli. L'effet est amplifié par la naissance de Deauville. Le temps passe et le mouvement
de balancier entre Sainte Adresse et le Perrey continue. En 1871, un projet de station balnéaire est mis sur pied pour le quartier du Perrey. Un casino monumental devait voir le jour à
l'extrémité d'un boulevard intérieur et sur une autre voie un hôtel semblable à celui des Roches Noires à Trouville devait remplacer le Frascati. C'est à cette époque que le troisième Frascati va
naître modelé sur l'hôtel de Trouville. Le but affiché à l'époque de ce projet était d'ailleurs de concurrencer directement Trouville. Après la construction de sa deuxième aile, Frascati va très
vite connaître des difficultés financières et Sainte Adresse va reprendre la main. En 1881, sous le cap de la Hève un projet de casino voit le jour pour compléter l'hôtel des bains. Mais les
éboulements lors des travaux empêchent la concrétisation du projet. La création du boulevard Maritime mettre un terme définitif à cette histoire. L'année suivante sur le même principe, des
anglais décident de racheter l'ancienne propriété de la Reine d'Espagne. Dans le chalet, un hôtel et ouvert dans le contrebas en complément et en prévision de la création du boulevard, un casino
est créé. L'arrêt de mort de Frascati est signé. Le mouvement de balancier entre le Perrey et Sainte Adresse prend fin, Sainte Adresse s'impose.


 


 


 


Le temps passe, alors que Trouville prend définitivement le pas sur Deauville, le boulevard Maritime attire toute l'attention. En 1895, alors que Félix Faure devient président de la République,
le boulevard est sous les projecteurs. Le nouveau président y séjourne régulièrement dans sa villa jouxtant le casino et le boulevard est mentionné dans de nombreux articles, des reportages
photos sont effectués, ... Georges Dufayel alors propriétaire du Palais de la Nouveauté à Paris, peut être pour s'attirer les bonnes grâces présidentielles décide de renouer avec ses origines
normandes. Il achète en avril 1895, la villa construite en 1890 voisine de celle du président.


 


 


 


Le temps passe à nouveau, Trouville a pris indéniablement l'avantage sur toutes les autres stations. Dufayel se rend souvent à Trouville parmi la haute société mais il préfère le Havre car ses
origines modestes le font mal voir parmi ses contemporains et il apprécie rester à l'écart.


 


 


 


En 1902, Dufayel reçoit à Trouville le grade d'officier de la légion d'honneur. Ce dernier a été proposé par le maire de Trouville pour recevoir cette distinction. Or si Dufayel était si ami avec
le maire de Trouville, la question est alors de savoir pourquoi avoir tout fait pour concurrencer la ville quelques années après ?


 


 


 


Voilà peut être une explication. En 1904, un changement de municipalité a lieu à Trouville, le maire est remplacé. Salacrou dans un de ses livres justifie la création du Nice Havrais par une
altercation entre Dufayel et le maire de Trouville. Même si tout le passage n'est pas à prendre pour vérité, cet épisode semble toutefois correspondre à la réalité. Pourquoi ne pas imaginer par
hasard que soit reproché à Dufayel des arrangements avec l'ancien maire pour obtenir sa légion d'honneur. Dufayel étant quelqu'un très sûr de lui décide alors de concurrencer la station et
s'adresse alors à Deauville. Mais la situation est très compliquée. Deauville ne fait rien depuis de nombreuses années sans l'accord de sa voisine. Elle a même fermé son casino sur demande de
Trouville en échange d'une partie des redevances et des activités sportives de la station. C'est donc tout naturellement que Deauville repousse le projet de Dufayel. Celui-ci très remonté décide
alors de repasser la Seine. De ses promenades au cap de la Hève, il a repéré les attraits du site, la protection du vent par la falaise, le point de vue sur l'estuaire, inimitable ainsi que
l'activité du port, ... et minimise les inconvénients tels que la nature du terrain.





 


Sainte Adresse déjà connue jadis pour son passé balnéaire allait revivre grâce à Dufayel. Début 1905, il signe un compromis de vente avec les héritiers Dehors pour racheter les terrains le long
de la plage. L'acte signé, il mandate des architectes pour dresser les plans de la future station balnéaire. Il crée à Graville une briqueterie pour bâtir ses édifices. Le ton est donné, il faut
aller vite. Dès l'acte de vente signé, les boulevards devront délimiter l'espace, les villas devront s'élever et chaque année, édifice remarquable devra voir le jour pour attirer les touristes.


Mais en septembre 1905, c'est le drame, suite à un terrible tremblement de terre qui a secoué durement l'Italie, les répercussions sur les côtes sont très importantes. Sainte Adresse est la plus
touchée, la plus grande partie de la falaise s'effondre. Dufayel était alors au Havre sur son yatch pour gérer le chantier futur et la rumeur commençait à se répandre à Paris par confusion avec
une autre affaire que Dufayel avait fait faillite.








 





 


 


 


Malgré tout, Dufayel persiste. En 1906, la signature de la vente est réalisée. Sa station prendra le nom de Nice Havrais et même parfois, est appelée Nice du Nord. Pour le choix du nom, il faut
savoir que c'est un effet de mode. A l'époque, les plages du sud de la France et Nice en particulier, attiraient les foules. Pour accrocher les foules, il fallait coller au contexte. Le climat de
Sainte Adresse et la forme de la plage avec son boulevard rappelant Nice, le choix est alors fait du nom de Nice Havrais. (Par le même effet de mode, une cinquantaine d'années plutôt, le choix
d'un nom italien Fracati avait été fait pour l'hô

DAN 18/03/2013 10:01



Je vais lire la suite ../..



B58 18/03/2013 00:02


Bonsoir Dan, c'est vraiment une belle reconstruction que tu nous présente là, comme quoi ... et dont nous avions déjà parlé cet été.


Pour ce qui est de la reconstruction en briques jaunes et non en briques roses au delà de l'aspect architectural, il y avait peut être une raison de matériaux et de coût. En effet, la briqueterie
Dufayel du temps de son fonctionnement faisait des briques blanches (utilisées pour les palais des régates et du commerce et le casino), roses (immeuble Dufayel) et grises. Après guerre, il a
peut être été très difficile de retrouver des briques de couleur rose et c'est pourquoi les briques jaunes rappelant la brique Dufayel et les anciens palais a peut être été utilisée. De plus,
lors de la construction,il faut savoir qu'à la briqueterie Dufayel, une brique blanche valait 5 centimes de francs, une brique rose 7 centimes et une brique grise 9 centimes. Donc après
guerre, c'est peut être le coût qui est la raison de l'utilisation de brique blanche. Le montant des dommages de guerre n'était peut être pas suffisant utiliser de la
brique blanche.


De plus, une question, sais tu qu'elle était la marque de la brique blanche utilisée après guerre. Je m'explique, j'ai retrouvé des briques usagées et je les ai comparées directement avec ma
brique Dufayel. La taille et la couleur est identique. Sur les tranches, la finition de la brique est de qualité ce qui donne l'impression d'une brique Dufayel mais sur le dessus et le
dessous on voit que la qualité n'est pa la même. D'où mon hypothèse que se soit une brique d'après guerre. Aussi avant de les jeter, je cherche à savoir si par le plus grand hasard, ce ne
pourrait pas être une brique utilisée à la reconstruction pour remplacer et imiter les briques Dufayel pour la reconstruction du casino et la reprise des murs de façade.


Une nouvelle énigme à élucider donc. 

DAN 18/03/2013 00:42



Bonsoir B58,
Je vais répondre à ce premier message et m’attellerai aux suivant demain car vu l'heure...
En tous cas c’est très intéressant cette histoire de briques, j'avais indiqué à Eva que peut être sa couleur était due au fait qu'il n'y avait plus de fabrique pour ces dernières. Ton commentaire
vient apporter un éclairage sur cette fabrication et sont coût chose qu'il ne faut pas sous estimer dans l'après guerre, car les fonds ne devaient pas être au plus haut.
A ta place je ne jetterai pas cette brique car ici tu pourrais la comparer avec celles restées en place et ainsi déterminer si c'est bien la même. Évidement tu ne pourras pas les comparer avec
celles du casino, mais de savoir d'où elles peuvent provenir peut aider à comprendre leur utilisation.
Sur ce je te souhaite une bonne nuit et à demain ici même B58 !




l'père Cantoche 17/03/2013 23:57


Je viens de lire tous les commentaires, tous aussi intéressants les uns que les autres et, qui proposent un complément d'informations extrémement utiles à l'article... merci à " Nice est fort
" pour son petit mot me concernant... juste une petite précision, si effectivement mon grand-père Robert Cantel  acheta la quincaillerie " Leroux " Bassin du Roi et que mon père
Jean associé à son frère Pierre lui succédèrent, la " noble lignée Quincailleresque " s'arrêta là car aucun des 7 enfants issus des deux couples n'assura la relève... pour ce qui me concerne une
carrière dans la vente de beaux livres d'un editeur Parisien convint mieux à mes gouts davantage littéraires que techniques... je n'ai pas eu à le regretter car je suis certain que
je n'aurai pas valu un clou dans la quincaille.


Merci, une fois, pour cette photo des ministères du gouvernement Belge réfugié à Sainte Adresse en 14/18... tout cela est passionnant... tiens, m'en va boire une bonne bière, une bonne
pinte, à la santé de ce superbe planton Congolais, une fois...


Santé, Bonheur , Prospérité  ! 

DAN & NICEPHORE 18/03/2013 00:30



bonsoir l'père cantoche,
Bon je vais laissé nid sais faure répondre, car je connais ton parcours pour l'avoir déguster en même temps qu'une boisson rafraichissante
 Je te l'avais dis ce matin que cela aurait valu le coup de revenir ici, le plus drôle c'est que ce sont les lecteurs eux-même qui oriente les commentaires du fait de leur questions ou
réponses, c'est-y pas beau ça. Aller, m'en vas me coucher et j'espère que nicé va te répondre bientôt !
Bonne nuit Thierry !


 


Bonjour Thierry, merci pour les précisions familiales, j'ai assisté hélas au dernier épisode de la vie de ce commerce par la vente
légale sur place du magasin, c'était plutôt triste. Bien amicalement


NICEPHORE



kevin 17/03/2013 22:12


Bonsoir, comme quoi on pouvez refaire à l'identique, au lieu de faire des choses moche,  comme la bibliothèque au Havre par exemple, je me pose la question quand même au sujet de l'image en
bas à droite,


si il y avais pas des gens sous le décombres au moment du bombardement bonne soirée Dan .

DAN 17/03/2013 22:35



Bonsoir kevin,
Pendant la guerre, les bombardements étaient signalés par une sirène qui alertait la population. Celle-ci devait descendre aux abris. Alors "normalement" il ne devait plus y avoir personne dans
l'immeuble, mais il se pourrait qu'il y eut des gens encore ici, ce serait tout de même étonnant car en principe personne n'était dehors pendant un bombardement !
Bonne fin de soirée kevin !



tce76 17/03/2013 21:49


Salut DAN


Comme d'habitude j'apprends encore quelque chose sur notre ville en venant sur ton blog.


Les détails architecturaux sont bleuffant et notamment les raccords "neuf/ancien" sous ton oeil avisé et expert.


Quant aux vues d'ensemble, là tes propos se vérifient de manière évidente.

DAN 17/03/2013 22:29



Bonsoir Thierry,
Aaah c'est du bon travail que celui qu'ont fait les maçons à l'époque, de plus, raccorder l'ancien et le nouveau n'a pas dû être chose aisé !
Quant aux vues d'ensemble je te laisse juge !
Bonne fin de soirée Thierry !



Papy Scham 17/03/2013 21:33


Bonsoir Dan


Avec un tel panorama il eut été dommage de ne pas restaurer cet immeuble. Une petite perle pour le patrimoine de Ste-Adresse. Bravo pour ce reportage.


Bonne soirée et excellente semaine.


Cordialement: papy Scham

DAN 17/03/2013 22:24



Bonsoir Papy Scham,
Ce serait un rêve pour moi que d'habiter ici, et pas seulement pour la vue, mais qu'importe le fait de pouvoir le contempler à loisir est déjà un plaisir, alors c'est heureux qu'il fut restauré
ainsi !
Bonne semaine Papy Scham !



eva 17/03/2013 19:20


je suppose que la différence de couleurs des parties restaurées est un parti-pris des bâtiments de France : en effet l'Homme de l'Art choisit en principe de faire la différence entre l'ancien et
le nouveau (surtout dans une restauration). C'est une règle adoptée un peu dans tous les pays. 
On peut dire que tout ça a été bien rattrapé. C'est une restauration qui a respecté l'existant. Merci pour ce billet réconfortant (tout n'a donc pas été rasé au Havre !) Bonne fin de dimanche Dan
:) 

DAN 17/03/2013 19:26



Bonsoir Eva,
En effet je connais cette disposition qui veut qu'un objet d'art ne soit pas parfaitement identique à l'original afin de pouvoir distinguer la restauration. Mais est-ce que cela s'applique à des
bâtiments ? Là j'avoue ne pas savoir, sinon ça expliquerait cette différence de couleur, bien qu'il eut été difficile de refaire les mêmes briques jaunes du fait de la disparition des ateliers ou
usines où elles étaient fabriquées, mais est-ce la bonne raison ? ?
Bonne soirée Eva !


 



Buddy2259 17/03/2013 18:46


Les questions pertinentes de vos visiteurs et les réponses de qualité de votre part nous aurons fait passer en ce dimanche un fort bon moment.Nous en savons tous maintenant un peu plus sur
l'histoire  des bombardements et la reconstruction du Nice Havrais que personnellement j'appel "immeuble Dufayel " afin d'éviter toute confusion avec le quartier du même nom. D'autre part je
confirme tes dires à un havrais il n'a pas eu d'étage rajouté à cet édifice.


La guerre passa avec son cortège de misères...Mais une municipalité active a su cicatriser les plaies et donner un lustre nouveau à notre charmante cité,permettant à celle-ci de reprendre la
place qui était la sienne sur la carte touristique.


Bonne soirée les amis ! 


 

DAN 17/03/2013 18:59



Bonsoir Buddy,
Nous avons la chance d'avoir un hébergeur (over-blog) qui nous permet de répondre à chacun, mais plus intéressant d'illustrer cette réponse avec une photo.
Pour UnHavrais je pense qu'il fait allusion aux appartements situés sur la terrasse et que n'étaient sans doute pas aménagés auparavant, sinon il n'y a pas eu d'étage supplémentaire à cet édifice
après sa restauration bien sûr.
On ne peut que saluer cette municipalité d'avoir su restaurer à l'identique cet édifice qui, pourtant, était très touché par les bombardements.
Quant à la fréquentation des touristes il n'est qu'à venir en été sur cette partie de Sainte-Adresse pour se convaincre qu'elle tient sa place au soleil !
Bonne soirée Buddy !


 



phyll 17/03/2013 17:44


salut mon pote, salut Nicé,


un immeuble et un lieu où j'aime me promener !! et il y a quelques temps déjà, tu m'avais fais découvrir cette partie reconstruite.....


il est à noter que devant cet immeuble, il existe toujours une boîte aux lettres de la poste Belge !!!


(je t'envoie, par mel, la photo de celle-ci si tu veux la mettre dans ta réponse...)


bonne fin de journée


à + poto !!

DAN 17/03/2013 17:57



Salut mon pote,
Du temps où nous nous promenions sans fatigue, ce qui n'est plus tout à fait le cas maintenant  Mais on reste jeune dans nos têtes !
Oui cette boîtes existe toujours fort heureusement, non seulement elle  existe mais elle sert encore au courrier, chose plus rare en France je pense. Pour que les lecteurs non havrais
puissent s'en faire une idée, voici l'excellente photo que tu avais fait :




Bonne fin de journée Phyll !


 


 



jeanpaul76 17/03/2013 16:18


salut la room 


Une grande silhouette face à la mer bâtisse impressionnant je ne vais pas faire mon pleurnicheur mais, je n'ai aucun souvenirs bon l'époque année 60 j'avais 15 ans les sorties en familles étaient
très limitées même nul peu de place pour les loisirs, le Havre travaillait à reconstruire.


Par contre, j'aime la balade à partir de cet endroit la descente sur le Havre je trouve la beauté à droite comme à gauche l'ancienne clinique façade bleue en général je vais faire plaisir à notre
ami Patrick jusqu'au pain de sucre nous avons affaire à une habitation très soignée un style et surtout de caractère peut-être que Jean Nouvelle ne connaît pas St Adresse et c'est tant mieux


Encore un article intéressant si parfois il me repositionne et réactive ma mémoire dans ce cas-là non là je découvre, chapeau les amis


Bonne soirée

DAN 17/03/2013 16:40



Bonsoir Jean-Paul,
C'est vrai qu'à l'époque des années 60, nous avons donc le même âge, nous pensions plus à travailler qu'à flâner, mais bon on avaient nos dimanches quand même.
C'est un réel plaisir que de descendre à partir du cap de la Hève jusqu'à la plage en passant devant cet immeuble prestigieux. La vue tout au long de cette promenade y est magnifique tu as
raison, et Jean Nouvel n'a pas mis sa "patte" ici.
Il faut aussi de temps à autre sortir des sentiers battus, ainsi cet article te fais découvrir quelque chose et c'est bien mon ami !
Bonne fin de journée Jean-Paul !


 



Dom 17/03/2013 16:09


Qui se souvient qu'à la base gauche de ce batiment (que nous Dionisiens appellions "Coboco" ( pourquoi ? se trouvait un restaurant chic ou j'ai été apprenti dans les années 1961/62
restaurant qui recevait la "société" Havraise qui habitait souvent dans les luxueuses demeures du nice havrais car le nice Havrais est un quartier et non simplemnt un immeuble.


 

DAN 17/03/2013 16:32



Bonjour Dom,
Nous sommes quelques-un à nous souvenir du "Coboco" ce restaurant qui était dans cet immeuble, du Nice Havrais, et vous avez raison c'est toute la façade maritime qui se nomme ainsi.
Vous ayez été apprenti ici dans ces années là, alors  voici une photo de ce célèbre restaurant (extraite de la collection particulière comme celle de l'article) et qui permettra aux lecteurs
qui pourraient ne pas le connaitre de le voir aussi :



Bon dimanche Dom !






marcopolo76 17/03/2013 16:00


Bonjour Dan et Nicéphore


Je ne savais pas qu'il avait été endommagé de cette manière ..!


J'avais appris qu'il était un des seul rescapé des bombardements parmi les 4 grands édifices , construits par Georges dufayel et que les ascenseurs sont d'origines..?


Toi qui a pu le visiter as tu la confirmation !


Un visionnaire Georges Dufayel , qui voulut concurrencer Deauville ..!


 


 

DAN 17/03/2013 16:19



Bonjour Marco,
Je ne sais pas si c'est le seul des édifices construit par Dufayel ou non encore debout. Pour l'ascenseur ma foi là non plus je ne saurais te le dire avec précision, il semblerait qu'il soit
d'origine mais ce n'est qu'une supposition, afin de te faire une idée plus précise voici deux photos de cet ascenseur, à toi de voir s'il s'agit des originaux ou non :






Bonne fin de journée Marco !


 



UnHavrais 17/03/2013 15:50


Je suis persuadé qu'un étage a été rajouté :P 


Lorsque l'on regarde une carte postale ancienne (http://dionysiens.free.fr/galerie/(84).jpg) et une photo d'aujourd'hui par exemple
(http://imagesduhavre.files.wordpress.com/2010/02/sainte-adresse-nice-havrais-002.jpg) l'on voit que des fenêtres sont apparues sur la toiture-tarrasse ! Et lorsque je suis allé dans un de ces
apartements, il était dépourvu de toutes boiseries/cheminée... 


Et lorsque l'on regarde sur cette photo (http://www.bel-memorial.org/cities/abroad/france/sainte-adresse_seine-maritime/sainte-adresse_plaque_nice_havrais_4.jpg) l'on s'aperçoit que cet étage de
plus n'est absolument pas symétrique :(


 


Bonne soirée ! :)

DAN 17/03/2013 16:09



Re-bonjour UnHavrais,
Oui effectivement si tu veux parler des appartements sur la terrasse en effet il s'agit bien d'appartements nouveaux, alors oui là tu as raison car ce n'était qu'une terrasse auparavant ! Je
pense que c'est ça que tu as voulu signaler !
Bonne fin de journée UnHavrais !


 



Geo 17/03/2013 15:33


Il devient urgent de restaurer ce batiment qui risque même de devenir dangereux pour ceux qui passent en dessous de ses balcons.


Il serait également bon de revoir le règlement de coopropriété car il semble que chaque propriétaire fasse ce qu'il. Aucune harmonie des fenêtres et volets, des volets en bois qui mériteraient
d'être repeints, lorsque qu'il ne sont pas en acier rouillé.


Bref, ce n'est pas une coopropriété pauvre, un éffort pourrait être fait !

DAN 17/03/2013 15:56



Bonjour Geo,
Oui, il faudrait refaire une bonne restauration sur ce bâtiment, je crois qu'il le mérite.
Quant à l’harmonie de l'ensemble, il faudrait connaitre le statut de cet immeuble et savoir ce qu'en dit le syndic. Car ce n'est pas une simple HLM loin s'en faut, alors sans prédire ce qui
pourrait être fait je pense que c'est à la ville de Sainte-Adresse qu'il faudrait demander des renseignements à ce sujet !
Bon dimanche Geo ! 


 



Randonnée et Nature 17/03/2013 14:19


Je viens, juste avant, de visiter un blog de la communauté "Nature & Patrimoine" sur l'architecture toulousaine. St-Adresse n'est pas en reste à ce que je vois dans cet article. La brique est
omni-présente ! Je suppose qu'aujourd'hui ce bâtiment est une résidence privée et plus un hôtel ? Amitiés. C&B

DAN 17/03/2013 15:49



Bonjour C&B,
C'est une résidence privée, plus du tout un hôtel, et c'est un peu dommage car la vue d'ici est splendide. Quand aux briques si elles te rappellent Toulouse c'est sans doute à cause de sa
couleur, car la particularité de celles-ci est qu'elles ont une teinte claire bien précise, d'ailleurs elles ont été fabriqué spécialement pour Dufayel dont le nom est inscrit en relief à
l'intérieur !
Bon dimanche C&B !


 



UnHavrais 17/03/2013 13:34


J'avais remarqué qu'il y avait des couleurs de briques différentes mais jamais j'aurai réellement pensé que cette immeuble avait été aussi bombardé ! Par contre, l'on peut voire qu'un étage
semble avoir été rajouté par rapport à la bâtisse d'origine ! 


Quel plaisir tout de même pour ses habitants d'ouvrir leurs fenêtres chaque jour sur le large et sur la ville ! 


L'on peut aussi voir sur la carte postale datant de la reconstruction la disparition de nombreuses villas d'avant guerre mais toujours plus qu'aujourd'hui ! Les éboulements peut-être dont tu
avais parlé à propos de la disparition de la Pagode ? On ne voit pas non plus l'escalier du Nice-Havrais ! Cependant, aujourd'hui, nous pouvons toujours voir les clôtures de ces anciennes villas,
nous laissans imaginer la beauté dont elles devaient faire preuve ! Mais il reste tout de même les deux petits bâtiments avec garages en rez de chaussée qui sont toujours présents aujourd'hui sur
le parking des Régates ! 


 


Bon dimanche, et beau travail encore une fois ! :)

DAN 17/03/2013 15:37



Bonjour UnHavrais,
Je ne pense pas qu'un étage ait été rajouté, j'ai pu visiter cet immeuble il est identique d'un côté comme de l'autre. C'est un réel plaisir que d'habiter ici, je suis donc allé dans un de ces
appartements et la vue qu'on y voit est splendide, pour t'en donner une idée j'ai mis une photo de cette vue en fin de message.
Sainte-Adresse étant bâtie sur un terrain instable qui glisse imperceptiblement vers la mer, on ne peut plus y construire de belles villas comme avant, alors il faut en effet se laisser porter
par son imagination et rêver à ce que c'était avant
Toutes devaient avoir une vue comme celle dont j'ai parlé plus haut et que voici :



Bon dimanche UnHavrais !


 



Tic-Tac 17/03/2013 13:25


Bnojour DAN,


je me souvenais bien de cet immeuble (que l'on remarque en effet) et de la plaque relative au gouvernement belge... merci pour ces précisions historiques sur le bâtiment !


Bon dimanche à tous, 


Tic-Tac

DAN 17/03/2013 15:09



Bonjour Tic-Tac,
Pour les personnes venant au Havre et parcourant la plage, cet  immeuble est en effet "incontournable", il se voit de loin et pour peu que l'on passe devant on est toujours tenté de le
regarder.
Bon dimanche et merci de ta visite Tic-Tac !



claymore 17/03/2013 12:34


Bonjour Dan et bonjour Nicephore (j'aime beaucoup le jeu de mots en reponse à Louis)


belle prestation comme toujours, la restauration de l'immeuble se termine au debut des années 60 et pourtant je n'en garde aucuns souvenirs, etrange


 


bon dimanche à tous


Claymore

DAN ET NICEPHORE 17/03/2013 12:44



Bonjour Claymore,
Rassure toi, bien que plus "ancien" je n'en ai que peu, voire, pas de souvenir du tout. Il faut dire qu'à cette époque mes centres d'intérêt n'étaient pas tout à fait les mêmes, et de plus mon
travail m'éloignait de cette partie de la ville plus précisément de Sainte-Adresse. Alors ce n'est qu'en examinant cet immeuble que j'ai eu l'intuition qu'il avait été restauré, les photos, par
la suite, m'ont prouvé que j'avais deviné juste.
Merci d'être passé et bon dimanche Claymore !


 


Bonjour Claymore. Pour le jeu de mot, vu le thème de la réponse, la tentation était trop grande, bien que je soit pas un adepte du genre ! Amicalement
NICEPHORE


 



Mousse 17/03/2013 12:27


Bonjou rcher Dan,


C'est toujours avec le même plaisir que je découvre tes billets.


Je pense être la seule à ne pas être native du Havre, mais ça m'intéresse, déjà pour tes jolies photos et les cartes anciennes, je suis une passionnée de cartes anciennes.


Bravo pour la restauration de cet immeuble, pourquoi le raser ? Il est encore bien joli avec une belle architecture.


Pas de gaspillage, il y en a déjà assez.


Merci cher Dan.


Je te souhaite un très beau dimanche, mes amitiés.

DAN 17/03/2013 12:37



Bonjour Mousse,Non non tu n'es pas la seule à ne pas être natif du Havre, il y a aussi Louis qui est de Lyon ou B.O. mais c'est vrai que la plupart des lecteurs ici est havrais ou d'origine
havraise, ou encore comme B.O. y ayant vécu quelques années.
Pourquoi le raser en effet, mais si tu savais tout ce que l'on a rasé au Havre sans qu'il y ait "fait de guerre" tu serais étonné du résultat.
Je te souhaite également un excellent dimanche chère Mousse !



sergpatpia 17/03/2013 11:54


Bonjour Dan et Nicephore.


Quand la machine à remonter le temps se met en route....


Récemment ,J'ai acquis des cartes postales du Nice Havrais où l'on voit des travaux sur l'immeuble Dufayel ...


Je pensais à une extension faite aprés la guerre.


J'ai donc ici la réponse... Merci.                                              
                         Ci-joint le lien de la fameuse carte postale couleur.


http://imagesergio.canalblog.com/


Bonne journée

DAN 17/03/2013 12:02



Bonjour sergpatpia,


Il y a eu pas mal de cartes postales où l'on voit la restauration de cette édifice, le vôtre en est une et très intéressante, merci pour le lien.
En effet, ce n'était pas une extension, mais une restauration, et ravi de vous avoir appris quelque chose.
Bon dimanche sergpatpia !


 


Merci aussi pour cette cp qui montre au loin les travaux sous un autre angle. Merci aussi à Tito, l'éditeur toujours près à rendre service ! Amicalement
NICEPHORE





 


 



Michèle Drieu 17/03/2013 10:53


Bonjour Dan,


Je suis passée souvent devant ce bâtiment sans penser qu'il avait pu être détruit et ensuite restauré. J'ai même des livres sur Sainte-Adresse, car mes filles y sont nées, mais je ne sais s'il y
est fait mention de cette restauration.


Je vais retourner sur place, dès que le printemps sera bien installé, et je verrai ce bâtiment d'une autre façon.


Je pense aussi que cette restauration a été faite parce que cet immeuble a été le siège du gouvernement belge.


Merci beaucoup pour cet article.


Bon Dimanche


Michèle

DAN ET NICEPHORE 17/03/2013 11:07



Bonjour Michèle,
Il faut en effet se mettre devant cet immeuble pour en voir les détails notamment sur sa restauration. J'imagine la tête de ses occupants qui voyant les touristes regarder attentivement leur
immeuble vont se demander  ce qui se passe ! 
En tous cas une promenade que je conseille de faire, car de là on a aussi une belle vue sur le Havre.
Quant au gouvernement Belge qui s'est installé ici, on se demande si ce n'est pas grâce à cela que ce bâtiment a pu être restauré ainsi !
Bon dimanche Michèle ! 


 


C'est vrai, avec le nombre incroyable de lecteurs d' HAVRAIS-DIRE, et la publicité faite par cet article à cet immeuble, Dan, tu vas nous attirer les foudres de
ses occupants qui vont bientôt regretter leur tranquilité ! Amicalement. NICEPHORE.


Meuuuuh non Nicé, ce sont des habitants très gentils et ouverts


 


 



Linus 17/03/2013 10:25


Salut Dan,


Quel beau travail de restauration. Toujours aussi instructif, y compris dans les commentaires.


Bon dimanche à toi et Nicéphore :-)

DAN ET NICEPHORE 17/03/2013 10:33



Bonjour Linus,
Merci d'être passé par ici, tu as pu voir ainsi "ta" bannière


Les commentaires sont en effet un complément de l'article lui même, ça permet d'y apporter des précisions, précisions demandées par les lecteurs. Cela a un avantage c'est de ne pas alourdir
exagérément l'article lui même !
Bon dimanche Linus !


 


Ha enfin, je peux féliciter et remercier l'auteur de ce très beau panoramique. Amicalement. NICEPHORE


 



DENIS 17/03/2013 10:05


un lieu qui tient au coeur des belges notamment


beau reportage comme toujours


bon dimanche cher Daniel

DAN 17/03/2013 10:10



Bonjour Denis,
En effet, cet immeuble a abrité le gouvernement Belge durant les hostilités de la première guerre mondiale. D'ailleurs il y a une plaque fixées sur la façade et qui rappelle ce fait, voici cette
plaque :



Bon dimanche Denis !