Le Havre à la fin du XIXè siècle. (1/3)

Publié le par DAN

voici sans doute la plus ancienne et la plus extraordinaire photo du Havre qu' "Havrais-dire" vous ait présenté jusqu'ici : le panorama de la ville pris depuis Sainte-Adresse. On remarque d'emblée que le boulevard Maritime, (Albert 1er aujourd'hui), n'y figure pas. Il ne sera construit qu'en 1888.



  ALG--RTC-S1.jpgLe panorama du Havre pris depuis Sainte-Adresse. (coll DAN)

 

On peut supposer que le cliché a été réalisé aux environs de 1865 comme le prouve la zone dégagée suite à la démolition des remparts (point rouge).

Détail intéressant, les édicules à toits pointus, que nous voyons (point jaune) se situaient au bas de ce que l'on appelait le «raidillon», aujourd'hui la sente du pain de sucre à Sainte-Adresse. Ils sont ici bien visibles et nous les retrouvons sur beaucoup de cartes postales et gravures, présentées en fin d'article. 


Pano pris sente du pain de sucre 4-2013 (13)Le même panorama du Havre depuis Sainte-Adresse en 2013... Photo DAN.

   

La carte postale, ci-dessous, nous montre ce même paysage au début du XXe siècle. Le deuxième casino Marie-Christine, (point bleu), construit par Gustave Rives en 1910, ne s'y trouve pas.


Le Havre 1900...et au début du XX siècle. Coll DAN.

 


le raidillonLes édicules à toits pointus à l'entrée de Sainte-Adresse... Coll DAN.

 


PL ClémenceauLe même endroit en 2013. photo DAN.


 

sa alg...et sur une gravure de Deroy de 1855, avec  à droite, les Bains du Château vert. Coll DAN.


 

Sente PDS SALe même endroit en 2013. photo DAN.

 


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Suite la semaine prochaine

 

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Merci de votre visite.


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Joël 17/11/2013 10:57


Havrais Dire est de retour sur Sainte Adresse & ça fait plaisir !!


C'est un bonheur de suivre ton blog Dan, même si j'avais un peu de lecture en retard...mea culpa...mais je reste un fervent supporter !!!


Joël (le Dionysien Havrais...)

DAN 17/11/2013 18:12



Bonsoir Joël,
N e tinquiètes pas Joël, je sais que tu suis notre blog avec l'ami Buddy .
Je pense que ce ne sera pas le dernier article consacré à Sainte-Adresse, il y a tellement à dire, a vrai dire, sur cette ville, je rentre de la pêche aux CPA et je pense avoir trouvé quelques
perles rares qui seron un jour ou l'autre ET sur ton site ET sur le mien, mais tu verras ça bientôt.
Bonne soirée Joël ! 


 


 



Camille 12/11/2013 18:44


Bonsoir Daniel,


C'est vraiment très impressionnat comme travail ces supperpositions d'époques.


Je suis à chaque fois étonné du changement.


 

DAN 12/11/2013 18:55



Bonsoir Camille,
Il y a eu ici au bord de mer beaucoup de changements. Si cela n'avait pas été du fait de l'homme la nature se serait chargée de le faire, car ce rivage était soumis depuis des siècles à l'érosion
et aux tempêtes, et si on avait laissé faire peut être que le Havre n'éxisterait pas, car la plaine où cette ville a été construite était régulièrement inondée, le travail de sape de la Seine
aurait, lui aussi, modifié ce rivage. Alors la main de l'homme est venu pour fixer (un temps ?) ce rivage.
Bonne soirée camille et merci de ta visite !


 



buddy2259 05/11/2013 16:36


Bonsoir les amis ,


Je profite du commentaire de notre ami JMH pour ajouter puisqu'il parle du bar "le week end" que cet établissement mérite à lui seul un reportage...perso j'y ai fait mes
premières armes en 1962...et il date de bien avant sous un autre nom mais là c'est une autre histoire.


J'ai découvert sa nouvelle déco et les nouveaux tenanciers lors de mon dernier périple...opération réussie.


J'espère que Dan et Nicé ne m'en voudront pas d'avoir "piraté" le site pour une petite parenthèse...!) 

DAN 05/11/2013 19:38



Bonsoir Buddy,
Ne t'excuses pas l'ami, toutes informations sur le Havre ou Sainte-Adresse sont les bienvenues.
C'est vrai que si j'avais assez d'éléments photographiques et textuels, je ferai un article sur cet établissement. Aujourd'hui je n'ai que quelques photos prises avant guerre où ce "week-end"
n'avait pas encore ce nom, en fait il me manque surtout des éléments de l'après-guerre pour pouvoir commencer cette étude, mais nul doute qu'avec les amis que nous avons ce sera un jour
possible.
Quant à ton dernier séjour j'espère que le prochain ne se fera pas trop attendre !
Bonne soirée l'ami


 



Jonathan 03/11/2013 23:02


Fascinant, comme d'habitude !

DAN 03/11/2013 23:10



Merci Jonathan, et si on regarde de près cette photo on pourrait peut être y voir de l'écume
Bonne fin de soirée Jonathan !



JMH 03/11/2013 01:51


Bonsoir


 


Merci pour cette photographie exceptionnelle de notre ville. On ne se lasse pas de la regarder. Elle a presque un aspect sauvage avec cette mer indomptée et ce morceau qui n'est pas encore une
plage.


Le moindre espace de verdure sera occupé dans cette fièvre de tout urbaniser.


Et il reste encore tant à dire sur chaque élément. Pour prendre un exemple, le bar le Week-end existe depuis plusieurs décennies désormais. Il fait probablement partie d'une certaine " mythologie
des années 1980 " qui n'a pas encore été racontée. Il vient d'être refait entièrement dans son intérieur et offre un très beau point de vue sur le bord de mer. Cela me permet de vous souhaiter un
excellent " week-end" à tous les deux !


 


 


 


 


 

DAN ET NICEPHORE 03/11/2013 07:42



Bonjour Jean-Michel,
Les bords de mer ici au Havre se sont "civilisés" aux cours des ans, aujourd'hui on ne ressent plus du tout  qu'il a pu être "sauvage", malgré tout pour s'en donner une idée il suffit de se
rendre sous les falaises du cap de la Hève et là le rivage ressemble trait pour trait à ce qu'était le rivage havrais où Gustave Lennié étudiait les fossiles, comme nous mêmes étudions les
fossiles sous le cap.
Sur le bar le "week-end", on aurait en effet beaucoup de choses à raconter depuis sa création et avant. Ce qui a retenu mon attention s'agissant de ce coin de Sainte-Adresse, c'est que pendant
l'occupation il y a eu un blockhaus camouflé en bar, bref il y a une foule de choses à raconter à propos de ce lieu.
Bon dimanche Jean-Michel.


 


Evidemment, toi jean michel, tu ne pouvais qu'être touché particulièrement par ce document. Et je suis à peu près certain que tu vas surement trouver d'autres
détails à commenter qui evidemment on pu nous échapper, tant le panorama embrassé est grand ! Bien amicalement. NICEPHORE


 



E.C. 01/11/2013 11:59


Bonjour Dan et Nicéphore,Après avoir lu ces 37 commentaires et vos réponses avisées,suite à ces documents magnifiques,on ne peut qu'être comblé ! Comme les autres
blogueurs,j'attends avec impatience les suites de ce feuilleton du Dimanche.Merci à tous.


 


 

DAN et nicephore 01/11/2013 12:20



Bonjour E.C. (j'vous ai reconnu )
Il est vrai que les commentaires apportent un supplément d'informations, et nul doute que les deux volets suivants susciteront autant de commentaires plus enrichissant les uns que les autres,
donc rendez-vous les semaines suivantes pour le suite de ce "feuilletons" !
Bonne fin de semaine EC !


 


Merci EC.La barre des 40 commentaires a même été atteinte ! Quant aux simples visites, elles se comptent par milliers. Ce qui en dit long sur l'énorme intérêt
suscité par cet article, pour notre plus grande satisfaction bien entendu ! Cordialement.NICEPHORE



Otto Graf 01/11/2013 11:16


 


Je dois reconnaître que H-D n’est pas fait pour le débat, sauf local.


Je dis simplement que privatiser des documents qui appartiennent à la mémoire collective donc à
la Nation peuvent être communiqués gratuitement par leurs propriétaires (ou dépositaires) et qu’ils sont sûrs de les retrouver ensuite dans le même état. Je l’ai fait pour autre chose en d’autres
circonstances en estimant qu’il n’y avait pas lieu à rémunération.


Il reste que le choix est libre.


Otto.

DAN 01/11/2013 12:14



Bonjour Otto,
certes je partage votre point de vue concernant le partage des documents que l'on a en sa possession, mais certaines personnes en font quand même commerce, et c'est là (et là seulement) qu'il faut prendre quelques précautions. Sinon Marc et moi partageons volontiers "nos" (sont-ils bien à nous ?) documents, je pense que ce
blog en est une illustration.
Aujourd'hui, avec la technique numérique ont peut sans problème prêter un document comparable en qualité au document original, dans le but d'une exposition, donc pour moi le problème du prêt ne
pose pas de problème particulier. Quant aux oeuvres originales nul doute que celui qui nous les emprunte fait tout pour nous les restituer dans le même état. J'ai participé à de nombreuses
expositions où mes document, tableaux ou autres, me sont revenus intacts, donc je suis toujours prêt à prêter si j'ose dire !
Bonne journée Otto !


 



otto Graf 31/10/2013 22:50


J'ai lu, bien sûr.

DAN 31/10/2013 23:17



Bonsoir Otto,
C'est intéressant qu'il puisse y avoir des échanges sur Havrais-dire, les points de vues sont toujours enrichissants pour tous,  merci Otto et bonne fin de soirée !



Marc Georges 31/10/2013 18:21


SUITE,


Pour OTTO et DAN,


Chacun fait ce qu'il veut, c'est seulement une info, il suffit d'aller voir le blog réel de la société qui recherche les documents d'abord centenaire.org qui renvoit sur europeana1914-1918.eu et
de bien lire le texte où on apprend que cette société est privée et possède une délégation du gouvernement. Les histoires de droit y sont complétement expliqués.


Contrairement a ce que vous pensez, on fait tout avec n'importe quoi : voir certains livres sur LE HAVRE qui sont d'une extrème imprécision ou, à titre d'exemple le livre sur le cinéma au Havre
où l'auteur a touché une avance avant publication (si ce livre vous satisfait, moi pas) pourtant soutenu par de nombreux médias (mairie, département, pole images), les exemples sont nombreux et
j'en ai fait parfois les frais au point de faire retirer mon nom du livre. La presse locale a utilisé ma doc cinéma pour ces articles ciné cet été, toutes les photos du CERVEAU étaient à moi.....
Et vous avez vu mon nom ou un remerciement ????


Je ne suis pas "chiche sur les prêts", ex : Harfleur en ce moment car j'ai quelques docuements, ainsi que les musées historiques pour Bernardin de St Pierre (expo à venir) et tout cela
gratuitement, mon asso ne perçoit pas de subvention.


Mais comme je me suis fait avoir, j'informe les autres ; il appartient à chacun de décider.


bonne soirée,


Marc


 

DAN 31/10/2013 18:29



OK Marc, dont acte, merci pour tes précisions, je pense qu'Otto lira ton commentaire.
Bonne soirée Marc !



Otto Graf 31/10/2013 15:46


Perso…je me pose des questions.


Il me semble normal qu’au centenaire de la Guerre de 14-18 des services officiels cherchent à recueillir des témoignages de celle- ci
jusqu’alors conservés à titre privé et inédits. Je dis « officiel » sans savoir précisément QUI, mais quand l’annonce passe plusieurs fois à la Télévision Nationale, les doutes sont
excessifs et superflus.


Ce post (n° 1) – et je m’en excuse – me semble regarder la question par le tout petit bout de la lorgnette, c’est à dire de façon
très étroite, sinon assez sordide.


On ne fait pas du fric avec tout et n’importe quoi, y compris les historiens qui utilisent des documents.


Pour m’être intéressé à la question, moi je dis, communiquez vos petits trésors car ils donneront un éclairage supplémentaire à la
tuerie de 14-18.


Otto.

DAN 31/10/2013 16:08



Bonjour Otto,
Certes, quand la demande de documents émane d'instance sinon officielle tout du moins reconnue, on peut en effet contribuer à cette collecte. Mais je connais bien l'ami Marc Georges, car lui même
a fait des prêts et dons, qui ensuite n'ont pas été reconnus comme tels, et ceux qui ont bénéficié de ses documents ont pu en tirer quelques subsides dont Marc n'a jamais vu la couleur. Moi-même
j'ai prêté des documents iconographique, et à titre gracieux, à plusieurs réalisateurs de documentaires télé par exemple madame Françoise Poulain-Jacob, ou Sylvestre Meinzer pour France 2, toutes
ces personnes ont reconnu avoir été aidé par mes prêts, et dès le début je savais dans quel cadre juridique je prêtais mes documents et sachant que dans toutes œuvres une part importante est
apportée par les collectionneurs, ceux-ci sont citées généralement soit dans le générique s'agissant d'un film, soi dans les pages de remerciements en fin de volume s'agissant d'un livre.
Marc Georges n'est pas contre, bien au contraire, les prêts pour le bénéfice de tous, mais il ne veut plus voir ces mêmes prêts servir à plus ou moins enrichir certaines personnes
indélicates.


Voilà Otto, évidement je réponds un peu à la place de Marc, mais croyez moi cet homme n'est pas le dernier à prêter ses documents car j'en ai bénéficier moi même.
Bonne fin de journée Otto ! 






marc geroges 31/10/2013 14:43


Beau reportage et excellente documentation, j'espère que la première photo est un tirage oiginal. Une petite information concernant les lecteurs de ce blog qui sont majoritairement des
collectionneurs de documents :


NE VOUS LAISSEZ PAS AVOIR !!!!!


On voit pas mal de publicités et d'appels, dont à la télévision, concernant un grand collectage de documents sur la guerre de 14/18 - collectage pour la seine maritime à Rouen début Novembre. On
vous propose de scanner vos documents et de vous les rendre : vous pouvez même faire un dont de documents ou d'objets


Mais ce que l'on ne vous dit pas et il faut "trifouiller" dans le blog pour trouver, c'est que ces documents tomberont automatiquement dans le domaine publique, à savoir que n'importe qui pourra
les utiliser, sans vous en informer, ne sera pas obligé de vous créditer et que vous ne percevrer pas un centime.


Mais pour ceux qui utiliseront vos documents, s'il y a éditions de livres de photos ou textes, eux se feront réminérés (pour leur recherches et travaus). Ces documents vous les avez peut-être
achetés et parfois un certain prix, alors pourquoi ceux qui n'ont rien dépensé se recevront des salaires et pas vous ?


Juridiquement, si vous prêtez vos documents vous ne pouvez prétendre à rien, c'est comme si vous en faisiez cadeau. Vous n'en serez plus le propriétaire exclusif.


La société de collectage "EUROPEANA" est parfaitement au courant et l'informe sur son annonce, mais ce n'est pas évident detrouver.


Alors, réfléchissez avant de prêter vos documents. 


Faites comme bon vous plait, mais vous serez prévenu.


 


 

DAN 31/10/2013 15:46



Bonjour Marc,
La première photo étant une plaque de verre, il s'agit évidement d'une œuvre originale. Peut être en a t-il été retire des photos sur papier, là je ne peux pas le savoir, et ce que cette plaque
de verre a connu avant que je l'ai acquise m'est complètement inconnu.
J'ai effectivement entendu parler de ce collectage de documents s'agissant du centenaire de la guerre 1914-1918, personnellement hormis les cartes postales je n'ai pas grand chose, et de toutes
façons je ne prête qu'à ceux qui m'en font la demande personnelle, même à ce niveau je prends quelques précautions ayant été "échaudé" par le passé.
Mais tu as raison, il faut savoir ce que nos documents vont devenir et dans quel cadre juridique sont-ils utilisé.
Merci pour ce rappel et bonne fin de journée Marc.


 



Tic-Tac 30/10/2013 19:24


Bonsoir DAN, 


ce reportage me fait réaliser une ressemblance du Havre avec ma ville natale, Toulon, ville construite entre la montagne et la mer; le côté mer est longé par un grand boulevard également.


Bonne soirée à tous !

DAN 30/10/2013 19:36



Bonsoir Tic-Tac,
On peu comprendre que ces boulevards aient été construits sur les bords de mer, ici au Havre comme à Toulon, car, hormis le fait qu'ils offrent une promenade agréables pour tous, il sont là aussi
pour protéger le rivage de l'érosion due à la mer, c'est ce qu on peu nommer "faire d'une pierre deux coups" !
Merci de ta visite et bonne soirée Tic-Tac !



UnHavrais 29/10/2013 23:11


Bonsoir,


Magnifique ! J'adore ce reportage où l'on voit bien l'urbanisation qui a eu lieu ! Malgré ce que certains peuvent dire ou penser, nous  pouvons être fier d'avoir un Boulevard aujourd'hui
charmant, mélangeant les styles, laissant libre cours à notre imagination, à notre nostalgie, tout en allant de l'avant (pour le meilleur ou pour le pire). Soyons fiers d'avoir un ville comme
cela aujourd'hui, exceptionnelle à plusieurs points de vus. 


Une plage en centre-ville, combien de villes en France, en Europe ou même dans le monde en ont ? 


Si nous avons bien une chance que peu de villes en France ont actuellement, c'est de voir notre ville constamment évoluer, bouger, qui ne ressemble à aucune autre. 


Bonne soirée ! :)

DAN 30/10/2013 00:02



Bonsoir UnHavrais,
C'est vrai qu'il n'y a pas pléthore de cités où le centre ville soit près de la mer et de la plage, certes c'est un peu dommage que le sable y soit désormais absent, mais il faut bien admettre
que la promenade le long du boulevard Albert 1er a attiré et attire toujours, les promeneurs Havrais ou non.
Alors en effet on peut être fier de notre ville, dommage toutefois qu'elle ne sauvegarde pas plus son patrimoine, car elle a les moyens de le faire sans pour cela oublier sa nécessaire
modernisation.
Bonne fin de soirée UnHavrais, et à cette heure je peux dire aussi bonne journée !


 



jeanpaul76 29/10/2013 19:52


Ohé m'vla


excellent point d'histoire sur un endroit apprécié de tous en particulier l'ami Patrick .
La première vue donne et montre bien l'absence du boulevard maritime et aussi la difficulté par rapport à la mer même l'entrée de st
adresse.
l'on voit bien là au fil du temps le travail fait pour arrivée quasiment à une planéité du terrain.
comme quoi ta collection de cartes postales donne bien l'ampleur des changements opérés dans ce secteur enfin, les cartes postales sans équivoque le
démontrent bien et accréditent tes excellents reportages, imagine un instant que dans 200 ans le maître d'école, allez les enfants aujourd'hui histoire sortez le blog de Dan et pourquoi pas
!


Allez les amis merci et bonne soirée

DAN 29/10/2013 20:10



Hello Jean-Paul !
Cet endroit est non seulement apprécié de l'ami Patrick, mais plus largement de tous les havrais et ceux qui viennent le visiter, sans oublier bien sûr les photographes dont tu es un
représentant.
Les travaux pour aménager ce bord de mer ont été colossaux, on ne s'en rend pas compte aujourd'hui, mais à l'époque et sans bulldozer ça devait être ardu !
Ce serait  en effet marrant ça de voir si dans 200 ans on sort mon blog pour faire un cours d'histoire, mais j'espère que les élèves n'auront pas de devoir à faire le soir en rentrant
chez-eux tout de même !
Bonne soirée l'ami !


 



Claude 28/10/2013 23:38


Du lourd, du rare, de l'inédit, de l'instructif, du pédagogique, etc..etc... les qualificatifs me manquent...


Bravo pour cette "trouvaille" ( je parle bien sûr de la première photo ).


Connaît on l'auteur de ce merveilleux cliché....et sait on s'il en existe d'autres de cette même époque...


Bonne semaine 

DAN ET NICEPHORE 29/10/2013 00:04



Bonsoir Claude,
Merci pour les qualificatifs !
Sur ma plaque de verre (que j'espère pouvoir te montrer un jour) aucune indication autre que : 2472 Le Havre panorama. Aucun nom d'auteur, aucune date, bref,
il a fallut l'analyser avant de pouvoir dire (et non pas affirmer) que la date de cette plaque tourne autour 1865.
Il existe d'autres clichés relatifs à cette époque, que notre ami Michel Fouquet possédait, mais les prises de vues de cette période ne courent pas les rue quand même.
Bonne nuit les amis !


 


Merci claude et que de compliments et de verve façon Michel Audiart dans ce commentaire ! Effectivement les documents d'époque, sont plutôt rares ( n'oublions
pas qu'au second empire, la photographie est d'utilisation coûteuse et mal aisée) Cependant, à l'étude, on s'aperçoit quand même que les archives sont importantes quand de gros budjets sont mis
en oeuvre tel, entre autres, ce chantier (pharaonique pour l'époque) de création d'un boulevard sur front de mer. Amicalement. NICEPHORE


 



Papy Scham 28/10/2013 21:09


Bonsoir Dan


Encore un reportage photographique très intéressant et surtout très riche. Tu dois en faire des envieux de posséder une telle collection de vieilles cartes postales. Une mine d'or pour les
passionnés d'histoire de leur ville. Encore bravo à vous deux.


Excellente semaine et bonne soirée.


Cordialement: papy Scham

DAN ET NICEPHORE 28/10/2013 22:55



Bonsoir Papy Scham,
Des envieux peut être, mais je sais que je ne suis pas le seul à collectionner les cartes postales au Havre, et si l'on est pas de très bonne heure dans les salons, brocante, ou vide-greniers,
les plus belles cartes sont déjà vendues.
Mais je ne fais pas que des envieux dieu merci, et beaucoup de lecteurs me proposent leurs propres clichés qui peuvent donner lieu à un article comme cela s'est produit et se reproduira
bientôt.
Excellente semaine à toi aussi papy Sham !


Bonjour papy scham. Bah, les envieux s'il en existe, ont eux aussi la possibilité, en dépensant des sommes rondelettes il est vrai, de constituer une collection
identique car avec internet tout est possible si on accepte de payer parfois le prix fort pour des documents rares, comme le fait Dan. Merci en tout cas pour les compliments et rendez-vous
dimanche prochain pour la suite, on vous la promet tout aussi passionnante, de cet article. Amicalement. NICEPHORE


 



Geoffray 28/10/2013 14:03


Juste un petit mot pour vous dire que c'est encore un article riche et intéressant. On attend la suite avec impatience !!!

DAN 28/10/2013 15:50



Bonjour Geoffray,
je pense que vous ne serez pas déçu par la suite de ce reportage, car on entre dans les détails de cette photo, c'est même tellement détaillé que j'ai été obligé de faire trois articles distincts
afin de mieux les décrire.
Alors à la semaine prochaine Geoffray !



B58 28/10/2013 13:13


La suite ...


 


Quant à la catastrophe qui a amené la chute de l'église, peut-être a-t-elle été le résultat d'une tempête extraordinaire ou d'une marée exceptionnelle comme il s'en produit une ou deux par
siècle; mais, tempêté ou marée, l'effet produit a certainement été préparé et facilité par le travail séculaire de l'érosion, qui devait être bien avancé lorsque s'est produit l'événement relaté
dans la charte de 1373. Il ne paraît pas nécessaire, au reste, d'invoquer ici l'intervention d'un phénomène interne, tel que dislocation, affaissement ou plissement, se produisant d'une manière
instantanée ou dans un très court espace de temps. L'action lente ou brusque des eaux de la mer suffit à expliquer la disparition de cette langue de terre, qui ne devait pas mesurer en surface
moins de 500,000 mètres carrés.



Maintenant où pouvaient être situés cette église, vraisemblablement construite au XIe siècle, comme presque toutes celles du pays de Caux, le cimetière qui l'entourait, suivant l'usage du temps,
et les diverses constructions qui partagèrent le sort de l'église paroissiale. Est-il vraisemblable qu'on ait fait choix, comme le veut la tradition, de cet emplacement étroit, exposé à tous les
vents, battu de trois côtés par la mer, déjà et depuis longtemps entamé par les flots et par conséquent présentant peu de sécurité, de plus, situé à l'une des extrémités du territoire paroissial,
à plus de 2,000 mètres du reste du village, car le vallon naturel de Sainte-Adresse était habité dès l'époque romaine, ainsi que le témoignent divers débris trouvés sur cet emplacement : poteries
en terre rouge, tuiles à rebords, étuves, baptistère ou baignoire, hachettes en bronze. Au contraire, le vallon présentait une situation parfaitement abritée, hors de l'atteinte des flots, au
fond d'une rade ouverte au midi, mais suffisamment sûre. C'est sur cette partie de la côte aujourd'hui disparue, au débouché du vallon, que je placerais l'ancienne église,et le cimetière du Chef
de Caux et peut-être aussi celle qui, au xive siècle, dut remplacer l'édifice détruit par la mer, plutôt qu'à la pointe extrême de l'ancien cap, à l'endroit, où se trouve aujourd'hui le banc de
l'Eclat. Cette dernière église a disparu à son tour, car celle qui existait encore il y a vingt ans, ne remontait qu'au XVIe siècle et même à une époque postérieure. Il est probable que le
travail de destruction opéré par la mer en 1373 s'est continué pendant les siècles suivants et même d'une manière assez rapide, pour avoir donné au
cap de la Hève, qu'on ne songerait plus aujourd'hui à qualifier de groin, sa configuration actuelle, configuration encore précaire et sujette à variation, car on sait que les éboulements se sont
poursuivis de nos jours dans cette falaise, jusqu'à menacer l'existence des phares qui
la dominent (1). On dit communément qu'on aperçoit sur le banc de l'Eclat, lorsque les eaux sont basses, des restes de constructions, et on en a conclu qu'ils pourraient être ceux de l'ancienne
église; des affouillements successifs les auraient fait descendre verticalement jusqu'au dessous du niveau des basses mers. J'ai exposé les arguments qui militent en faveur d'un autre
emplacement,
les débris aperçus pourraient être ceux d'une vigie qui aurait été très bien placée à l'extrémité du cap, beaucoup mieux qu'une église et qu'un cimetière. Je placerai donc, jusqu'à preuve du
contraire, l'ancienne église du Chef de Caux au débouché du vallon actuel de Saint-
Adresse, qui pouvait, il y a cinq cents ans, se prolonger vers le sud de quelques centaines de mètres, et je crois que la tradition qui place cette église sur le banc de l'Eclat, doit être tenue
au moins pour suspecte. C'est ce que je me proposais de démontrer dans cette courte notice.


 


(1) Les éboulements de 1861 et 1866, les principaux dont on ait gardé le souvenir, sont relatés par M. Lennier, qui estime à 54,000 mètres cubes les matériaux éboulés dans ces deux circonstances,
et depuis partiellement enlevés et dispersés parla mer. Les travaux de terrassement actuellement exécutés au cap de la Hève auront pour résultat probable d'empêcher le retour de semblables
accidents.


Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen 1899-1900


 


A l'ouest d'Etretat, la côte a reculé comme dans tout le pays de Caux et peut-être plus encore qu'ailleurs. Au commencement du XIIe siècle, l'église de Sainte Adresse était située à 1400 mètres
au nord du rivage actuel, là où se trouve aujourd'hui le banc de l'Eclat. Sainte Adresse n'existait pas alors : elle était remplacée par Saint Denis Chef de Caux, qui paraît avoir été plus à
l'ouest et dont le nom disparaît, d'après l'abbé Cochet, à la fin du XVIIe siècle. Ce port est cité par la carte de Stapletin, par une charte de 1295, par Garcie Ferrande en 1485, par Martin du
Bellay en 1545. Mercator parle aussi du Groing de Caux, mais c'est le cap d'Antifer qu'il désigne ainsi. Une charte de 1373 autorise les habitants de Saint Denis Chef de Caux à rebâtir leur
église « chue en mer ». La Colonne flamboyante de la mer, sans nomme le banc de l'Eclat, le désigne clairement ; il y avait à basses eaux deux brasses et demie.


 


Société Normande de géographie – bulletin de l'année 1881


 


L'étude des côtes normandes sollicite tout particulièrement notre attention. Avec quel intérêt nous les voyons, depuis les temps historiques, sur certains points repousser la mer, sur d'autres
s'émietter indéfiniment.



Tous les ans, au cap de la Hève, la mer arrache une bande de deux mètres et 400,000 mètres cubes de déblais. En l'an 1100, le banc de l'Éclat appartenait au continent; il en est maintenant à
1,400 mètres. D'après une charte de Charles V, datée du bois de Vincennes, janvier 1373 (ancien style), l'église paroissiale de Saint-Denis Chef de Caux était, depuis peu, « cheue » en la mer.
L'une des tours du phare n'est plus qu'à 60 mètres de la falaise.


 


Avant trente ans, si la côte n'est pas efficacement protégée, elle rejoindra dans la mer l'église de Saint-Denis Chef de Caux.



A l'endroit où s'étendait le riche pays des Calètes, la sonde mesure six mètres de profondeur.


 


Société Normande de géographie – bulletin de l'année 1882


 

DAN 28/10/2013 15:45



Rebonjour B58,
J'ai imprimé tes deux commentaires afin de me facilité sa lecture. Et, en effet il semblerait que ce "villages" ait été à proximité du rivage et qu'ainsi il ait disparu complètement suite aux
actions conjuguées de la mer et de l'érosion naturelle due à l'eau de pluie. Bref, j'avais moi aussi entendu parler que l'actuel cap de la Hève se prolongeait au delà de sa limite actuelle. A la
Société Géologique de Normandie, dont j'ai été membre plus de 10 ans, on avait aussi évoqué cette érosion du cap. On avait aussi parler des nasses qui étaient sur la grève et qu'une gravure
représente.
En tous cas, même si on reste dans l'imprécision les témoignages venant de tous horizons auraient tendance à prouver l'existence de ce village et de sa paroisse.
Quant aux phénomènes naturels il en est un qui n'est pas cité, c'est les tremblements de terre qui eurent lieu au Havre, et par conséquent à Sainte-Adresse. Peut être a-t-il joué un rôle dans
l'affaiblissement du banc de l'Eclat, sans pour autant qu'il ait été ressenti par les habitants comme la cause de cet affaiblissement.
ici on a affaire non seulement à l'histoire des hommes mais aussi à l'histoire géologique. En tous cas tes deux commentaires même s'ils n'apportent pas une réponse définitive éclairent néanmoins
cette partie de l'histoire au sujet de ce village englouti.
Merci B58 et bonne fin d'après-midi !



B58 28/10/2013 13:10


Dan, pour continuer sur le sujet de l'érosion du front de mer, visible sur ta photo et pour faire le pendant à la question du village disparu que te posait Makara, j'ai peut-être trouvé une
piste. En fait, il s'agirai sans doute d'une partie de Saint Denis Chef de Caux, notamment l'église qui a disparu en mer au XIVème. Mais plutôt qu'une longue explication de ma part, voici des
articles de la fin du XIXème à ce sujet (celui de 1899-1900 étant bien sûr le plus complet et le plus vraisemblable).


 


SAINT-DENIS CHEF DE CAUX
Par M. BARBIER DE LA SERRE



J'ai habité, il y a un peu plus de cinquante ans, le village de Sainte-Adresse. C'était alors un joli petit nid de verdure, blotti dans un vallon qui serpente parallèlement au rivage de la mer,
coupe la pointe extrême du cap de la Hève, et débouche dans la Manche à deux kilomètres au nord des jetées du Havre. Sainte-Adresse a bien changé depuis cette époque : c'est maintenant un
faubourg de la grande ville, elle a débordé de son vallon, escaladé les collines, s'est agrandie dans tous les sens ; sa population à presque triplé : elle a des rues, des magasins, des villas
élégantes, eau, gaz, électricité, tramways, rien n'y manque, ... que les traces de son passé. Car Sainte-Adresse a une histoire, que l'on peut dire double, l'une politique, l'autre géologique,
celle-ci assurément sans analogue parmi toutes celles des paroisses de la Haute-Normandie. C'est surtout ce passé géologique de Saint-Adresse que je me propose d'étudier dans cette notice mais
auparavant je m'arrêterai encore un instant dans le domaine de l'histoire : les phénomènes naturels et les faits historiques ont ici une étroite connexité.


 


Sainte-Adresse est un nom moderne. Selon M. de Fréville, il n'a dû commencer à être employé qu'entre les années 1650 et 1700, vers 1719, d'après l'abbé Cochet. Cette dénomination assez singulière
aurait été adoptée, comme le pensent Toussaint Duplessis et l'abbé Pleuvri, « parce que cette paroisse sert de guide et d'adresse aux vaisseaux qui cherchent la rade ». L'abbé Cochet dit qu'elle
provient d'une chapelle ou d'un fief de Saint-André ou Saint-Andrieu, situé sur Bléville. Quoi, qu'il en soit, ce nom de Sainte-Adresse a été substitué, il y a peut-être deux cents ans, à celui
de Port-aux-Bateaux, employé dès le XVIe siècle, et que nous retiendrons comme très significatif, et ce dernier nom remplaçait lui-même celui de Saint-Denis Chef de Caux, dont la première partie,
dit la légende, provient de ce que la tête de Saint-Denis, décapité au IIIe siècle, à Paris, aurait été roulée par la Seine jusqu'à son embouchure et recueillie pieusement par les habitants du
littoral, qui prirent ce saint martyr pour leur patron. Le surnom de Chef de Caux vient de la situation géographique de la paroisse, presque à l'extrémité du cap anciennement appelé Quief ou
Groing de Caux, caput caleti, sorte de sentinelle avancée du plateau de Caux vers l'Ouest. Ce cap, qui forme une pointe très obtuse, se prolongeait autrefois de 12 à 1,500 mètres vers la mer, et
l'on croit que le banc de l'Eclat, qui se trouve à cette dernière distance de la côte et que recouvrent seulement 2 m. 50 d'eau dans les hautes mers, n'est autre chose que la base de la falaise
disparue. Ce banc se rapporte parfaitement comme niveau, et est tout à fait semblable comme constitution géologique, à la base des falaises qui forment le cap actuel. Rien donc de plus légitime
que d'admettre qu'autrefois le banc de l'Eclat et le cap de la Hève étaient réunis, recouverts des mêmes terrains, s'élevaient à la même hauteur et que le travail lent de la mer, ou peut-être un
cataclysme dont nous ne nous faisons pas une idée bien exacte : a fait disparaître tout ce qui manque aujourd'hui,comme terrain solide entre ces deux points. Si, en effet, on prolonge par la
pensée, vers le Sud et vers l'Ouest, d'une part la ligne des falaises au Nord, de Saint-Jouin à la Hève, et d'autre-part les collines de Graville et d'Ingouville, qui dominent la plaine
alluvionnaire du Havre, ces deux lignes viennent se couper sous un angle de 52° en un point qui coïncide précisément avec le banc de l'Eclat, et donnent ainsi la configuration ancienne de ce cap,
qui se serait terminé par une pointe effilée à 1,600 mètres du rivage actuel. Un de nos confrères, qui a étudié ici même, il y a quarante ans, les variations de l'embouchure de la Seine, M. Aug.
Lévy, conjecture même que cette pointe pouvait se prolonger encore au-delà du banc de l'Eclat, en s'infléchissant vers le Sud, soit sous forme d'une presqu'île continue, soit par une série
d'îlots ou d'écueils répondant aux bancs immergés par moins de 2 mètres d'eau, à deux kilomètres de la côte, et qu'on nomme aujourd'hui les Hauts de la rade du Havre. Le cap et son prolongement
auraient ainsi formé une rade naturelle, fermée de trois côtés et abritée des vents d'Ouest, pouvant offrir un refuge aux bateaux pêcheurs du. Chef de Caux, qui ne dut jamais en mettre d'autres à
la mer. Nous étions jusqu'ici dans le domaine des conjectures ; ce qui est hors de doute, c'est qu'au XIVe siècle, l'église, le cimetière et une partie du village furent emportés par les eaux, ou
du moins tellement menacés, que leur transfert sur un autre point fut jugé nécessaire, ainsi que l'atteste une charte du roi Charles V, de 1373, contenant la cession à la paroisse, par Robert de
Noire-Pel, dit de Vistanval, d'une acre et demie de terre, « attendu que par la fortune et force de la mer, la terre sur laquelle seoit l'église parrochiale avec le cimetière de ladite ville, a
esté tellement gastée, que ladicte église est cheùe en icelle mer, et que la place là ou iceulx cimetière et église souloient être, regorge aucunes fois l'eau de ladicte mer...».


 


Ce fait remarquable soulève plusieurs questions : d'abord, quelle est la nature du phénomène qui a amené cette disparition, a-t-elle été lente ou soudaine, et en second lieu, où était située
cette partie du Chef de Caux, comprenant l'église, le cimetière et une partie du territoire de la paroisse, qui ont été détruits par la mer.



Il est connu que la mer attaque ceux de ses rivages qui se présentent à elle perpendiculairement, parce qu'alors la force de propulsion des vagues et des marées les heurte de front et ne perd
rien de son énergie, tandis que sur une côte plate, dont le niveau diffère peu de celui de la mer, celle-ci se répand en nappe horizontale et sans profondeur, par suite, son action devient à peu
près nulle. C'est ce qui se produit sur les plages sablonneuses et très peu inclinées, s'élevant insensiblement vers les terres ; la mer n'en fait pas changer le niveau d'une manière appréciable,
même dans une longue suite d'années. D'autre part, M. Lennier a fait voir que sur les falaises, composées d'éléments hétérogènes et plus ou moins meubles, comme à la Hève, où les sables et les
argiles alternent avec des calcaires, la destruction est bien plutôt le fait des infiltrations d'eau douce venue de l'intérieur des terres et de divers accidents météoriques, que le résultat du
choc direct des vagues de la mer. Celle-ci n'intervient que pour délayer et disperser les matériaux d'éboulement, les talus qui se forment à la base de la falaise. Si le prolongement disparu du
cap de la Hève était géologiquement composé comme la partie restante, et tout porte à le croire, il est bien probable que les choses se sont passées comme il vient d'être dit : le travail des
eaux de source, des eaux de pluie, les alternatives de gelée, d'humidité et de sécheresse, ont provoqué des éboulements que la mer s'est ensuite chargée de faire disparaître. Ainsi s'expliquerait
la destruction, relativement rapide de cette pointe de terre incessamment battue par les vagues au nord et au sud à la fois et peut-être aussi minée par des courants côtiers, qui, à la longue ont
fini par creuser un chenal de 6 à 7 mètres de profondeur entré le banc de l'Eclat et le littoral, là où s'élevait autrefois une falaise haute de 50 mètres.
Quant à la catastrophe qui a amené la chute de l'église, peut-être a-t-elle été le résultat d'une tempête extraordinair

DAN 28/10/2013 15:26



Je te réponds sur ton commentaire suivant.



Randonnée et Nature 28/10/2013 11:32


Belle remontée dans le temps... où la Seine s'étalait dans son estuaire sans les contraintes du port !


Bravo pour les beaux timbres à date (cachets) sur les cartes dont un "ambulant" du Havre à Rouen. Amitiés. C&B

DAN 28/10/2013 11:41



Bonjour C&B,
Il est vrai qu'à cette époque la Seine avait un estuaire beaucoup plus large, ici on voit la plage à l'Ouest de la ville où l'influence du fleuve se fait moins sentir .
Quant aux timbres alors là je n'ai aucune idée de leur valeur ou rareté, nicéphore doit mieux connaitre cet aspect des cartes postales que moi.
bonne journée C&B !



marcopolo76 28/10/2013 10:48


Salut Dan et Nicé


Un petit trésor que cette plaque de verre positive !


Un retour vers le passé très réussi  et surtout enrichissant !


Marco


 

DAN 28/10/2013 10:54



Bonjour marco,
Il y a plusieurs sortes de trésors celui-ci est un trésor historique qui nous permet de voir comment était le Havre que nous aimons, à la fin du XIX siecle. Dans 100 ans se sont tes photos qu'on
regardera de cette manière !
Bonne journée marco !


 



B58 28/10/2013 09:32


Je remets ici, la fin de mon commentaire qui s'est perdu dans la tempête.


 


"3ème projet


Poursuivant sans relâche son but, l'administration Municipale a prescrit à l'architecte voyer de la Ville, une nouvelle étude du boulevard Maritime.


Ce 3ème projet, dressé en 1875, comporte une emprise complète sur la mer, destinée non seulement à asseoir un boulevard de 25 mètres de largeur, mais encore à pouvoir revendre une surface
importante de terrains en bordure.


La dépense d'exécution de ce projet serait de 7.000.000 Frs.


Le boulevard serait protégé du côté de la mer par une muraille en maçonnerie en avant de laquelle on établirait une série d'épis en charpente destinée à reconstituer la plage de galet.


Les rues de la ville débouchant actuellement ou dont le débouché est projeté sur le rivage de la mer, seraient prolongées jusqu'à la nouvelle voie et diviseraient ainsi par lots, les terrains
conquis à revendre.


La surface de ces derniers serait de plus de 9 hectares.


Le produit de leur vente viendrait en déduction notable du prix total d'exécution.


Toutefois, comme il resterait encore une lourde somme à payer, la ville ose espérer qu'aux sacrifices qu'elle se propose elle même de faire, l'État voudra bien coopérer par une large subvention à
l'exécution de ce projet.


C'est à lui qu'incombe, on doit le répéter en terminant, l'obligation impérieuse de conserver intacte, par la protection du rivage au Havre, la frontière de la France.


Présenté au Havre, le 8 août 1878".


D'ailleurs pour les mêmes raisons, lorsque Dufayel a voulu commence à bâtir le Nice Havrais et notamment, le Palais des Régates, il s'est heurté au même problème, à savoir que le terrain à flanc
de falaise n'est pas propice à la construction et le mouvement des marées risque d'aggraver le phénomène d'érosion. Cela explique pourquoi, il avait dû faire créer en parallèl, une immense digue
en béton armé de 150 mètres de long et de 11 mètres de haut, qui a été masquée ensuite par des planches de bois.


 


 


 

DAN 28/10/2013 09:55



 


Bonjour B58,
voilà un commentaire qui éclaire le genèse et l'histoire du boulevard Maritime. Grand merci pour ta contribution à cet article. Ma réponse sera forcément bien courte au regard de ton
commentaire, car tu as donné tous les détails concernant ce bord de mer. Cela nous paraît évident aujourd'hui d'avoir créé ce boulevard tel qu'il est aujourd'hui, mais à la lecture de ton texte
on se rend compte que c'était bien plus complexe qu'il n'y paraît, de plus, et comme dans toute chose, la question financière entre en jeu et cet aspect de la question m'échappe toujours un peu,
aussi je te remercie de la mettre en lumière dans ton message.


Dans le troisième volet (programmé dans 2 semaines) je remercie les personnes qui ont analysé cette photo avec moi. Bien évidement je te cite mais pas sous ton pseudo avec ta véritable
identité, aussi si tu préfères garder l'anonymat je peux à n'importe quel moment te citer sous ton pseudo. Bien entendu tu m'enverras un mail pour me donner ta réponse.
Je te souhaite une excellente journée et te renouvelle mes remerciements pour ta contribution remarquable à cet article !


 



B58 27/10/2013 23:52


Dan, ç a fait plaisir de pouvoir revoir ta superbe photographie. Puisque tu nous permets de voir le rivage avant la création du boulevard Maritime, voici, son histoire contemporaine de cette vue
ainsi que les raisons principales de sa construction illustrée parfaitement par ta vue.


"Exposé remis à Monsieur de Freycinet ministre des Travaux publics, à son passage au Havre.


Il existait, il y a cinquante ans, en avant de la grève qui constitue actuellement la limite ouest de la ville du Havre, une bande de terre ferme d'une surface de plus de quatre hectares
s'étendant depuis la jetée du nord jusqu'à Sainte Adresse.


Cette bande était protégée contre l'action de la mer de trois forts épis en charpente construits et entretenus par l'État, et par une série de petits épis intermédiaires établis par les riverains
au droit de leurs propriétés respectives.


Les trois forts épis étaient connus sous le nom de : l'Épi à Pin, l'Épi des Huguenots ou Épi Houssay, et l'Épi des Brindes.


Pour des raisons qu'il serait maintenant superflu de reproduire, l'État se déchargea successivement de l'entretien des trois ouvrages, aussi la mer ne rencontrant plus de résistance sérieuse,
empiète-t-elle chaque année de plus en plus sur la terre ferme.


Il est vrai que, par suite d'une récente convention enter l'État et la Ville, l'Épi à Pin va être reconstruit : mais, il ne suffira pas seul à protéger le rivage. D'où la conclusion bien évidente
que la mer continuera sa marche progressive tant qu'on ne lui opposera pas une résistance sérieusement combinée.


L'intérêt Municipal n'est pas seul en jeu dans cette grave situation. L'État doit veiller à la conservation du territoire et Le Havre est essentiellement ville frontière du pays. Il doit donc la
protéger contre n'importe quel ennemi.


La Défense véritablement efficace consisterait dans la construction d'une estacade longeant toute la partie du rivage comprise entre la jetée et Sainte Adresse ou mieux encore, d'une muraille en
maçonnerie fortement épaulée par de nombreux épis en charpente qui retiendraient le galet.


Outre que ce travail constituerait un rempart contre l'empiètement successif de la mer, il pourrait à l'aide d'une entente entre la Ville et l'État, être aussi disposé de façon à servir de
promenade aux habitants et aux nombreux étrangers qui pourraient alors contempler et suivre le magnifique panorama, toujours mouvementé de la rade, ce qui ne peut se faire aujourd'hui que de
l'espace si restreint de la jetée du nord ou de l'extrémité du boulevard de Strasbourg.


Tel est le travail dont les Havrais appellent de tous leurs voeux la réalisation et auquel le public a déjà donné par avance le nom de Boulevard Maritime.


 


Projets


Plusieurs projets ont été présentés. Les uns comportaient uniquement des tracés sans devis approximatifs.


Il est inutile de les passer en revue, il convient plutôt de retenir ceux qui ont fait l'objet d'études sérieuses et dont la dépense d'exécution se trouve chiffrée.


 


1er projet


Le premier projet d'entre ces derniers a été dressé en 1863 par l'architecte Voyer de la Ville du Havre, sur la demande de l'administration municipale.


Il comportait l'établissement du boulevard maritime ayant provisoirement son point de départ à l'extrémité du Boulevard de Strasbourg et allant gagner Sainte Adresse en suivant à peu près la
courbure du rivage.


Cette étude qui ne représentait que la moitié de la longueur du boulevard entre la jetée et Sainte Adresse avait été reconnu à l'époque, la plus urgente en raison de la corrosion de la plage
devenant de plus en plus sérieuse dans cette partie du littoral.


Le projet consistait à construire le boulevard en emprise sur la mer, de façon à éviter le plus possible, l'expropriation des terrains en bordure de la plage.


Au contraire, sur certains points du parcours, on gagnait quelques parties du sol, susceptibles, dès lors, d'être revendues aux riverains.


La dépense totale de cette partie du boulevard atteignait le chiffre de 1.450.000 Frs.


Il est bien regrettable que la ville ne se soit pas trouvée en mesure de donner suite à ce projet, car à cette époque, le Reine Christine et le Duc de Rianzarès eussent certainement participé
dans une large mesure à la réalisation d'une belle promenade au bord de la mer qui reliait directement leur villa de Sainte Adresse avec Le Havre.


 


2ème Projet


Plus tard, en 1869, sur la demande également de l'administration Municipale, M. le Ministre des Travaux publics, prescrivait aux ingénieurs du Port de faire les études du projet de consolidation
de la Plage ouest et d'examiner s'il ne conviendrait pas de venir en aide à la ville du Havre pour l'exécution des travaux qui seraient reconnus nécessaires.


Le 2ème projet, présenté au mois de juillet 1871 (pour faire le pendant au projet de station balnéaire du quartier du Perrey et la création de boulevards intérieurs), comprend deux études
distinctes.





L'une relative à la construction d'une série d'épis en charpente destinés à consolider la plage et dont l'exécution doit coûter 600.000 Frs.


L'autre relative à l'établissement d'un boulevard entre la jetée nord et Sainte Adresse. Le devis estimatif de cette dernière étude s'élève à la somme totale de 4.000.000 Frs, non compris les
expropriations.


Le tracé de ce boulevard de 27 mètres de largeur est prévu en ligne droite depuis la jetée jusqu'au boulevard de Strasbourg.


Sur la moitié de ce parcours la voie doit être établie en terrain ferme, bien en arrière du rivage, sur l'autre moitié elle est projetée en légère emprise sur la mer. Au delà du boulevard de
Strasbourg et jusqu'à Sainte Adresse, le tracé présente une légère courbure et le boulevard doit être assis tantôt sur le terrain ferme, tantôt sur des parties gagnées sur la mer.





Ce projet ne répond pas entièrement à l'idée du boulevard maritime, telle qu'elle existe dans l'opinion publique.


En effet, par boulevard maritime, on entend une promenade longeant totalement le bird de la mer et laissant l'horizon complètement dégagé de ce côté.


Or d'après le tracé proposé par Messieurs les ingénieurs des Ponts et chaussées, le boulevard sur sa longueur totale de 2.500 mètres, ne se trouverait démasqué que sur environ 1.500 mètres. Les
1.000 autres mètres ressembleraient à un boulevard intérieur bordé de constructions sur les deux côtés.


Le surplus, en admettant ce tracé, les expropriations qu'il nécessitera seront excessivement dispendieuses. Le boulevard emprunte en effet des terrains particuliers sur plus des 4 cinquièmes de
la superficie et les dépenses d'expropriation s'élèveront au moins à 5.000.000 Frs.


Cette dépense est de nature à faire abandonner le projet surtout si l'État comme le disent Messieurs les ingénieurs dans leur rapport, n'y doit participer que pour 200.000 Frs.


3ème Projet


Poursuivant sans relâche son but, l'administration municipale a prescrit à l'architecte Voyer de la Ville, une nouvelle é

DAN 28/10/2013 09:39



Ma réponse complète sur ton deuxième massage.



tce76 27/10/2013 21:52


Bonsoir Messieurs


Je me rappelle qu'effectivement dans toutes les photos scannées que t'avais refiler DAN, il y avait en effet un max de clichés avec ce fameux Pradier.


Mais là, cette plaque de verre est une sacrée richesse.


Merci de nous en faire profiter.


Bonne semaine à vous.

DAN 27/10/2013 23:00



Bonsoir Thierry,
Ce restaurant a été très fréquenté semble-t-il, et en effet il était dans tes scans, il fut tellement photographier que ce n'est pas étonnant.
Quant à cette plaque je pense que j'ai là un document très rare qui m'a permis de mieux connaitre et comprendre ce que fut le Havre, alors je n'ai eu qu'une envie, le diffuser pour tout le monde
après l'avoir analysé avec les amis.
Bonne fin de soirée Thierry ! 


 



François 27/10/2013 21:32


Salut Dan,


Tu te rapproche de mon rêve : voir les murailles en photos. Ta photo peut être antérieure à la destruction car le clocher de Saint Vincent datant de 1856 les murailles existent peut-être encore !
et la place vide n'est que la zone que l'on laisse toujours devant des murailles. C'est dommage que tu étatis trop petit pour te rappeler :D Ce message fera peut être doublon a été publier dans
succès.

DAN 27/10/2013 22:52



 


Bonsoir François,
Voir les remparts, et bien je ne te promet pas formellement que tu les verra la semaine prochaine, mais il semblerait qu'on en voit encore quelques "morceaux". Ce cliché ancien étant si
net que j'ai pu scanner en très haute résolution certaines parties de celui-ci. En effet la photo date à peu près dans ces années là, mais mais n'oublions pas que la totalité des remparts ne sera
détruite qu'en 1859, alors avec ces renseignements tu comprends que l'on ait eu à analyser et vérifier chaque date avant de nous prononcer, quoi qu'il en soit tu auras une partie de la réponse la
semaine prochaine.
bonne fin de soirée François ! 


PS : j'ai gardé ce deuxième commentaire venant de toi car plus complet !







kevin 27/10/2013 21:02


bonjour dan, sa fait bien longtemp que je n'ai pas laisser un pti commentaire sur ton site, la première photo et tous à fait stupéfiant on voit nettement que la mer remonté presque au pied de
l'actuel porte océane, et que le quartier saint joseph avec à l'époque l'institut saint jo (rasée en 44) n'existait pratiquement pas. quand t a la gravure de Deroy on voit bien que les falaise on
bien été niveler. bonne soirée a toi

DAN et nicephore 27/10/2013 22:43



Bonsoir Kevin,
En effet plus le temps passe plus la mer régresse, le travail de l'homme et l'apport des galets en sont la cause. Ce recule de la mer continue encore aujourd'hui, puisque les galets continue
d'envahir ce qui fut la plage. Alors quand on regarde cette photo de la fin du XIX siècle, cette progression est encore plus parlante.
Pour les falaises de Sainte-Adresse, là c'est principalement les travaux des hommes qui en sont la cause avec, notamment, l'aménagement de ce qui sera "Le Nice Havrais", qui désignait l'ensemble
des constructions au bas des falaises.
Bonne fin de soirée Kevin !


Bonjour Kevin, je ne suis pas tout à fait d'accord avec dan (une fois n'est pas coutume!) quand il dit que la mer régresse. Certes l'apport inexorable de galets
sur l'actuelle plage du havre pourrait le faire penser. Mais je crois au contraire que la mer à plutôt tendance à grignoter lentement mais surement le littoral. Je suis à peu près sur que si le
boulevard maritime n'avait pas été construit au 19ème siècle ( protégeant ainsi l'arrière pays par des milliers de tonnes de gravats nécessaires aux fondations) et bien, on trouverait le rivage
de nos jours près du jardin st roch ! Dan connait aussi bien que moi la géologie locale et les bancs du Kimméridgien (argile plastique) qui sont justement sous cette partie de la ville. Ceux ci,
sans aucun doute, auraient été petit à petit digérés par les tempêtes au fil des décennies. (voir photos d'époque dejà publiées dans les réponses au coms de cet article). Amicalement.
NICEPHORE


En fait, je voulais signaler que c'est le rivage qui avançait avec l'apport des galets, et non la mer qui régressait .


 



sergpatpia 27/10/2013 19:57


Merci Dan et Nicéphore pour cette belle collection de cartes postales de Sainte-Adresse(ma  ville de naissance)comme beaucoup de Havrais d'ailleurs, qu'elle évolution de Saint-Adresse et du
Havre vivement dimanche prochain pour la suite!!!


Bonne semaine à vous deux.

DAN 27/10/2013 20:13



 


Bonsoir Sergpatpia,
Il y a un site qui présente que des cartes postales de Sainte-Adresse, celui qui le tient est un ami et il met chaque semaine au moins deux photos de cette cité près du Havre. On ne peut
donc lui laisser de commentaire puisque ce n'est pas un blog, mais sa riche collection nous permet de parcourir cette ville à toutes les époques, voici son lien :


http://dionysiens.free.fr/


Suite donc la semaine prochaine où là nous entrerons dans le détail, mais je n'en dis pas plus et vous souhaite une bonne soirée ! 






Jeff 27/10/2013 18:31


 


Quelle trouvaille cette photographie nous montrant le rivage du Havre comme jamais encore nous ne l'avions vu, nous sommes là un peu avant la fin du second empire, la postale n'a pas encore
cours, le bd François 1er n'existe pas encore. Image grand format, une plaque peut-être au format 18x24 et au collodion probablement comme celles utilisées par les photographes US durant la
guerre de sécession, nous révélant des détails étonnants. C'est le havre de nos aînés, cinq à six générations avant la nôtre. Cette photo fait penser à celles prises à Paris avant les travaux
d'Haussmann. Pour info « Patrimoine Normand » évoque une exposition photographique des années 1856-1859 provenant de la collection du SHED et présentée à la bibliothèque municipale.
Encore bravo pour cet excellent article. Bonne soirée.

DAN 27/10/2013 18:42



 


Bonsoir Jeff,
C'est une plus petite plaque de verre, elle fait 10 X 8,5 centimètres, et elle est tirée en positif, au contraire la plupart du temps des plaques de verre ou pellicules souples qui, elles
sont en négatifs.


Pour la technique utilisé je déclare forfait, je ne connais pas du tout celle utilisée pour cette plaque.
En tous cas c'est un cliché rare nous faisant voir le Havre de nos aïeux.
Pour l'exposition je suis allé la voir dernièrement, et il y a de très beaux clichés évoquant le commerces des, et du café.


Bonne soirée également Jeff !






phyll 27/10/2013 18:07


salut mon pote et salut Nicé,


un vrai trésor cette plaque de verre ! et quelle netteté malgré toutes ces années !!! nos photos numériques ne vieilliront pas aussi bien !!


en plus, on se rend bien compte de l'espace "grignoté" sur le rivage...


bref, un "1 sur 3" plein de promesses !!!


bonne soirée mon poto, à + 

DAN 27/10/2013 18:22



Salut mon pote,
C'est vrai qu'une plaque de verre, surtout celle-ci tirée en positive, durera longtemps, mais franchement quand on l'a en main on ne peut s'empêcher de penser qu'elle pourrait se casser
facilement, alors je vais faire une chose je vais la faire tirer sur papier à partir d'une copie numérique, faut pas tenter le diable quand même.
Cette photo nous a apporté un tas de renseignement qui seront distillés dans les deux semaines suivantes, surtout que j'ai pu en faire de gros plan afin d'en voir les détails , bref il y a encore
du grain à moudre, et en ces temps de transat Jacques Vabre c'est d'actualité ...


Bonne soirée Phyll !


 


 



Françoise B. 27/10/2013 15:47


Bonjour Dan. Ces photos font véritablement plaisir. Tout d'abord la première datée du second empire qui apporte un témoignage de notre Havre du bord de mer de cette époque. C'est très
émouvant quand on peut relier les informations généalogiques à ces vues anciennes.  On imagine alors nos ascendants dans ce décor. Et leurs activités également, la pêche mais aussi la
construction de bateaux, de navires. Charpentiers de navires, pêcheurs... nos ascendants havrais vivaient modestement de la mer. Alors quand la date de la photo correspond aux dates de vie d'un
arrière arrière grand père c'est bien sûr émouvant. Finalement malgrè les constructions et deconstructions du Havre, on peut voir ce que voyait nos ascendants. Cette photo est en effet un vrai
trésor. Bonne fin de journée Dan.

DAN 27/10/2013 16:29



 


Bonjour Françoise,
Tu fais bien de parler des constructions de bateaux, car les chantiers de construction naval se trouvaient précisément sur ce rivage, mais il y avaient également les briquetiers, les
ramasseurs de sable et galets, et diverses carrières surtout en bas des falaises et dont les pierres extraites ont servi à la construction du port, bref tout un chapelet de métiers installés ici
sans oublier les pêcheurs bien entendu. Donc c'est vrai qu'en regardant cette photo on regarde ce que nos aïeux pouvaient voir.
Dans les prochaines semaines ont verras en détails et de plus près comment a évolué ce bord de mer et comment était le Havre à cette époque, alors bonne semaine Françoise. 







Makara 27/10/2013 13:10


Yoh


Enfin ! Un photo du Havre de l"époque Second Empire ! MErci ! Quel changement en si peu de temps !! On a gagné de terrain sur la mer comme à Monaco. Donc Boulevard Maritime ou Albert I s'est
construit sur l'ancienne plage-mer. On dit qu'il y avait un village pêcheur qui est, ajourd'hui, au fond de la Manche...


En regardant la gravurede Deroy, je trouve bizarre que Saint Adresse n'a ni trottoir et ni la rue en 1855. C"était un village ?


 


Makara

DAN ET NICEPHORE 27/10/2013 14:17



 


Bonjour Makara,


Je n'avais pas pensé au second Empire, mais effectivement, vue la date probable de cette photo j'aurais du y penser.
On a en effet gagné sur la mer, et aujourd'hui cela continue, le plus spectaculaire étant Port 2000 gagné sur la Seine.


Pour le village de pêcheurs en fait il s'agissait d'installations de pêche, faites par eux, et constituées de grandes nasses qui, à marée haute, se remplissaient d'eau et bien évidement
de poissons, et qui, à marrée basse se vidaient en emprisonnant ces poissons piégés dans cette nasse. Ces installations sont restés visibles très longtemps, et à très forte marée d'équinoxe on
peut encore en voir quelques traces aujourd'hui.
Quant à la gravure de Sainte-Adresse, n'oublions-pas que cette partie du rivage ne sera aménagée qu'avec Georges Dufayel au début de XX siècle, donc cette image étant antérieur il ne
pouvait y avoir d'aménagement urbains.
Bonne journée Makara ! 


 


Bonne analyse Makara du gain sur la mer, obtenu pour construire ce boulevard maritime. Imaginez la quantité de remblais qu'il a fallut transporter depuis la hève
(aidés par un petit train certes, mais sans autre moyens que pelles et brouettes pour décharger les gravats) Voici une photo qui illustre bien l'étendue de la tâche à accomplir. (photo collection
michel Fouquet) Bien cordialement NICEPHORE









Bréon Gérard 27/10/2013 12:56


Je voudrais féliciter Dan et Nicéphore (prénom prédestiné) pour la qualité de ce diaporama et des informations qui s'y attache. Moi qui ne suis pas originaire du Havre pas plus que de la
normandie, j'aime apprendre au travers de vos photos ou cartes postale, la ville qui est devenue la mienne ou presque. A quand l'organisation dans un endroit publique, d'une exposition de toutes
ces "mémoires urbaines", qui au fil des années ont transformé la ville. ce serait très enrichissant, pour tous et un excellent support pour les divres écoliers.


Félicitations et encore bravo


Gérard

DAN et NICEPHORE 27/10/2013 13:14



 


Bonjour monsieur Bréon,


Merci pour le travail accompli ici, Nicéphore et moi-même y sommes sensibles, car il faut bien le dire, les commentaires sont un indicateur qui nous permettent de continuer dans cette
voie, car aucune instance «officielle» n'est là pour nous soutenir.
Plus qu'une exposition dans un endroit public (la ville en fait d'excellentes) il faudrait une reconnaissance de la part de nos édiles pour pouvoir organiser des visites guidées
expliquant l'histoire du Havre par l'image. J'ai été invité au lycée Schuman dernièrement, afin de raconter et expliquer certaines parties de l'histoire du Havre comme celles concernant les
bombardements de septembre 1944.
En tous cas à défaut d'exposition vous avez déjà la possibilité de consulter ce blog mais aussi de consulter le livre que j'ai écrit prenant pour base les articles de ce
blog.
Mais si une visite ou une petite conférence pour des jeunes élèves s'impose, vous savez où vous adresser maintenant.
Bonne journée et merci de votre visite monsieur Bréon ! 


 


Bien cordialement à vous également et merci.


Nicéphore (c'est un pseudo évidemment, mon prénom est le vôtre)



elisabeth 27/10/2013 12:46


Encore du beau travail Dan ! je comprends d'ailleurs bien le but de ce blog étant donné les inombrables changements dans le Havre et autour. Bravo encore et bon dimanche.

DAN 27/10/2013 12:59



bonjour Élisabeth,
Merci pour le travail fait ici, d'ailleurs celui-ci est collectif.
Pour le but du blog en effet cela fait partie des idées que mon ami nicéphore et moi avons eu à la création de ce blog. Car au Havre tout change si vite qu'il nous fallait répertorier tout ce qui
disparaissaient, et nous n'avons pas trop de deux bras pour faire ce travail, mais quand  on aime on ne compte pas n'est-ce pas !
Merci de votre passage et bonne journée Elisabeth !



Mousse 27/10/2013 12:42


Bonjour cher Dan,
Je suis encore sous le charme des anciennes cartes, que j'aimais cette époque, la première est magnifique.
Les édicules à toits pointus c'était bien plus beau que maintenant.
Ton blog est contradictoire avec le mien, je dis souvent de ne pas vivre avec le passé.
Mais chez toi, c'est ce qui fait le charme de ton blog. Ces anciennes cartes,
j'aime beaucoup.
Bon dimanche, mes amitiés.

DAN 27/10/2013 12:51



Bonjour Mousse,
Tu sais, pour bien vivre au présent et savoir regarder l'avenir avec sérénité, il faut aussi savoir d'où l'on vient et savoir l'histoire de l'endroit où l'on vie, je pense que c'est (presque)
aussi simple que ça.
Quand au charme  des anciennes cartes là, plus précisement, il s'agit d'une plaque de verre que les premiers photographes utilisaient avant que la pellicule souple ne soit inventée et mise
sur le marché.
Quant aux édicules dommages qu'ils n'existent plus mais sans doute qu'avec le temps ils auraient été bien endommagés, quoique...
bon dimanche chère Mousse ! 


 



eva 27/10/2013 12:02


les bienfaits de "la toile" dont les fils amicaux s'entrecroisent ! Bravo à tous !

DAN 27/10/2013 12:14



Tout à fait Eva, sans ce moyen de communication je ne t'aurais pas connu d'une part, et je n'aurais pas connu d'autres personnes devenues mes amis depuis. Comme quoi quand ce moyen est bien
utilisé il permet d'élargir son horizon et de s'enrichir.
Bon dimanche Eva et ensoleillé si possible  ! 



eva 27/10/2013 11:31


comme tes autres visiteurs, je suis admirative devant ta perspicacité pour dater les clichés ! D'après ce que je vois de tes trésors, tu es en possession d'une vraie mine d'or photographique !
J'aime beaucoup la gravure de Deroy (qu'on ne m'accuse pas d'être passéiste, cependant !). Bon dimanche Dan (tempête annoncée... bonne chance, et tous à l'abri !)

DAN 27/10/2013 11:41



Bonjour Éva,


Pour dater cette photo je n'étais pas seul, il y avait bien sûr mon compère Nicéphore, mais aussi un ami dont le
pseudo est B-58 et qui vient régulièrement sur ce blog commenter mes articles. De plus un amateur éclairé (geo) m'a aussi débroussaillé le terrain en situant certains édifices présents sur ce
cliché, bref ces articles sont le résultat d'un travail collectif comme j'aime à les faire. Dans les deux prochains volets on verra que leurs lumières étaient nécessaires à la bonne compréhension
de ce cliché.


Bon dimanche Éva !



B.O. 27/10/2013 11:21


Finalement, l'architecture et l'urbanisation au Havre est comme les nuages normands, de passage.


Bon dimanche.


Superbe la 1ère image.

DAN 27/10/2013 11:26



Bonjour Olivier,
tu as parfaitement résumé l'histoire du Havre, je traduirais ton commentaire de la façon suivante, le Havre n'est que démolitions et reconstructions, le pire c'est que ça continue encore, même si
certains édifices ne valent pas d'être sauvegardés, d'autres au contraire mériteraient de l'être, mais voila, on est au Havre et tout est dit !
Bon dimanche olivier !



l'père Cantoche 27/10/2013 09:32


Le vent de l'Histoire souffle sur " Havrais Dire " et le vent force 7 souffle sur la mer et sur mes carreaux ce matin... magnifique reportage, Dan et Nicéphore, avec notamment cette
extraordinaire photo de ce front de mer presque inhabité... le Havre n'était pas encore tout à fait une ville et un port sur la mer et la mer n'était pas dans la ville et le port  !


Etonnant, non  ! 

DAN et nicéphore 27/10/2013 09:41



Salut l'père cantoche,
ici ce n'est qu'une brise qui souffle, pas de tempête en vu. En effet le front de mer est complètement inhabité, c'était le moment d'acheter du terrain pour y construire une belle maison, mais
c'est ballot on a laissé passer l'occasion...


En effet une ville dans le port et un port dans la ville, aujourd'hui c'est import ex port dans la ville étonant non ?


Bon dimanche Thierry !


 


Salut Thierry, et pour appuyer ton commentaire comme toujours très pertinent voici une vue prise au raz de la plage à peu près à la même époque (cliché tiré de
l'excellent livre " le havre en photographies 1860-1910" des noms moins excellents messieurs Favennec, Richer et Valinducq) On s'aperçoit quand même que la plage était sommairement habitée par
quelques constructions de pêcheurs. Amicalement. NICEPHORE.





 



Wobadé 27/10/2013 09:26


Salut Dan !


Encore une fois, un article terriblement intéressant avec en plus de rares et précieux clichés de notre belle ville.


Bon dimanche à toi et Nicéphore :-)

DAN 27/10/2013 09:34



Bonjour wobadé,
T'imagines si tu avais pu faire des photos à cette époque, nul doute que notre bannière aurait été différente
Cette photo est une plaque de verre positive et c'est assez rare en effet, mais du point de vue qualité ou "piqué" comme on dit dans le jargon des photographes, elle est incomparable, on peut la
scanner à très haute résolution sans problème !
Bon dimanche Guillaume !


 



DENIS 27/10/2013 08:46


que de changements en effet !!

DAN ET NICEPHORE 27/10/2013 08:55



Bonjour Denis et Fabienne,
Et encore tu ne vois pas tous les changements ici, car ils sont nombreux, c'est pour cette raison que j'ai divisé cet article en trois parties.
Merci de votre visite et bon dimanche les amis.


 


Bien amicalement à vous deux, également. NICEPHORE



boboce 27/10/2013 08:39


Salut DAN


Pas facile sur certaine photos de voir le repère qui nous ramène à notre époque.


Rien que pour ça, chapeau à l'homme à chapeau.


Bon week end


A+


 


 

DAN 27/10/2013 08:52



Salut boboce,
En effet c'est le travail qui nous a demandé le plus de temps, à savoir comparer ce panorama avec celui d'aujourd'hui. Il reste beaucoup à dire sur le résultat des comparaisons, aussi ai-je
préféré diffuser en trois parties cet article afin de ne pas embrouiller les lecteurs. Donc rendez-vous la semaine prochaine avec d'autres comparaisons.
Bon dimanche boboce !


 



hirel 27/10/2013 07:39


Cher Daniel , encore une page forte intêressante de notre front de mer , je suis admiratif devant une telle collection de souvenirs ..


Bon dimanche


Gérard

DAN 27/10/2013 07:45



Bonjour Gérard,
Il est fort possible, à propos de ce document, qu'il aurait été perdu si je ne l'avais pas remarqué et...acheté bien sûr. Comme ça tout le monde peut en profiter, c'est tout de même mieux pour
cette photo extraordinaire n'est-ce pas  !
Bon dimanche Gérard



GL 27/10/2013 07:12


Quelle évolution vous nous montrez là.  Le front de mer était plutot subi sans attrait particulier, alors qu'aujourd'hui on voit comment les différentes initiatives l'ont agréablement
transformé. 

DAN 27/10/2013 07:23



Bonjour GL,
A cette époque et bien avant, les bords de mer n'étaient pas des endroits où les "citoyens" venaient se promener. C'était avant tout un lieu que se partageaientles pêcheurs, militaires et
douaniers. C'est n'est qu'au XIX siècle avec l'arrivée de la mode des bains de mer que cette situation changera. De ce fait tous les rivages de France subiront ces changements pour notre plus
grand bonheur aujourd'hui.
Bon dimanche GL. 



Buddy2259 27/10/2013 04:10


Un retour vers le passé réussi avec cette première partie sur Le Havre à la fin du xix ème siècle  cette superbe et rarissime photo est une mise en bouche de qualité.


 La carte postale avec les édicules nous permet de découvrir l'escalier qui conduisait au Pradier... un établissement où se déroulent moultes banquets à l'époque .


Rendez-vous dimanche prochain pour la deuxième partie.


Agréable journée à vous Dan et Nicéphore...! )

Nicéphore & DAN 27/10/2013 06:47



Salut Buddy, Pradier pourrait faire à lui seul un article (pourquoi pas d'ailleurs !) et par un spécialiste de Ste Adresse (suivez mon regard) En tous cas, voici
pour illustrer notre propos une autre vue  du célèbre restaurant au début du xxème siècle. Amicalement NICEPHORE





Bonjour Buddy,
Une fois encore l'ami Nicéphore a été plus rapide que moi. Ce coin a été beaucoup photographié et je n'avais que l'embarras du choix pour illustrer cet article, et je reprends l'idée de nicé, en
effet pourquoi ne pas faire un article par un spécialiste des lieux ? Suivez mon regard aussi
Bon dimanche Buddy !