Le réhaussement des rues du Havre 2/2

Publié le par DAN

La semaine dernière nous avons vu les rues dévastées qu'il fallait reconstruire. Devant l'étendue de la tâche à accomplir, une opportunité se présenta à l'équipe d'Auguste Perret, celle de rehausser le niveau général des rues de la ville, afin de les préserver des possibles inondations, notamment lors des grandes marées. Une partie des gravats issus des ruines serviront à cette surélévation.

Les géomètres pour planifier l'ensemble des niveaux, utiliseront, entre-autres, les bornes IGN toujours visibles à certains endroits de la ville ou installées pendant la reconstruction.
Le niveau ancien servira de base aux sous-sols des nouveaux immeubles Perret. Ce niveau d'avant-guerre, on peut d'ailleurs encore l'observer en certains endroits de la ville, entre-autres rue Durecu, aux jardins de l'Hôtel de ville, ou autour de l'église Saint-Joseph.

 

1952Vu du V-41, le travail de voirie sur l'ensemble de la ville. Au premier plan la foire exposition de 1952. Coll Nicéphore.



2013Le même point de vue en 2013. Photo DAN.

 


3Gros plan sur les rues rehaussées, les personnages nous donnent l'échelle de la surélévation. Coll Nicéphore.

 



4Le travail des géomètres ici au carrefour de l'Hôtel de ville avec le boulevard de Strasbourg. ABM fond B E-Gosse

 


5Le même point de vue en 2014.

 



6La cathédrale Notre-dame avec à droite, (dans le cercle et en médaillon) la borne IGN. Photo DAN.

 


7L'avenue Foch avec, à gauche, le square Saint-Roch. On distingue bien le monticule de gravats ayant servi au réhaussement de cette artère. Remarquez que cette photo a été prise lors d'une cavalcade. Coll DAN.

 



8Dans le Havre d'aujourd'hui vous pourrez voir la différence de niveau en divers points, notamment autour de l'église Saint-Joseph (1), Place de l'Hôtel de ville sur le trottoir sud faisant l'angle avec le boulevard de Strasbourg (2), rue Durécu là où c'est le plus "spectaculaire" (3), et bien sûr place de l'Hôtel de ville (4). Photos DAN.

 


Reu Durécu ALGPour donner une idée de la hauteur du comblement de la rue Durecu, votre serviteur (1,71m sans le chapeau)  devant l'entrée d'une habitation dans cette artère. On se rend compte du niveau ancien correspondant à la hauteur de mon bras droit. Photo faite par l'aimable pripriétaire du lieu que je remercie ici.

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Merci de votre visite.

 


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Loïs 07/03/2014 12:27


Bonjour Dan,


Merci pour ces précisions. Le sujet a vraiment excité ma curiosité. Sur le site des archives munipales j'ai trouvé une carte de 1895 avec des indications de niveaux qui révèlent une descente de
la place de Gaulle vers l'ancien Bd de Strasbourg qui s'ajoute à la surélévation de la rue de Paris. La plus grande longueur des immeubles et la mise à niveau des toits ont fait apparaître ces
écarts et ces 9 marches.


La grande découverte grâce à ton reportage c'est que le secteur de l'avenue Foch jusqu'à la rue Bellanger semble être la zone la plus remblayée. Le raidillon, rue Théodore Maillart, en témoigne
également.La présence des anciens fossés des remparts peut être  une explication.Malgré le comblement des fossés tout ce secteur est demeuré plus bas.


 Je crois me souvenir que la rue Paul Doumer est plus haute que l'avenue Foch.Si elles avaient été mises à la même hauteur, le niveau rue Durecu aurait pu se trouver bien au dessus de votre
chapeau.


Pour finir, parfois on désigne le secteur de Notre Dame comme étant le bas de la rue de Paris. En était-ce plutôt le haut?


 

DAN 07/03/2014 13:12



 


Bonjour Loïs,


En effet, la pente de la place du Général De Gaulle vers l'ancien Boulevard de Strasbourg est plus importante que celle vers le quai de Souhampton. Cette différence se constate
aujourd'hui au jardin de l'Hôtel de ville mais également au carrefour avec l'actuel Bld De Strasbourg, que ma photo illustre.


La rue Théodore Maillard est aussi une bonne illustration de cette surélévation, on peut s'en rendre compte sur cette photo récente :



Quant au comblement des fossés ce fut un travail effectué aux alentours de 1860, à cette époque ils n'ont du faire qu'aplanir ces fossés sans les mettre à la même hauteur que le reste de
la ville, c'est d'ailleurs pourquoi l'équipe de Perret a profité qu'il n'y ait plus rien (hélas) pour égaliser l'ensemble de la surface à reconstruire.


C'est tout à fait exacte concernant la rue Paul Doumer, et quand nous sommes dans celle-ci nous pouvons constater cette légère déclinaison vers l'avenue Foch notamment rue Léon
Buquet.
Pour la plus grande hauteur de cette surélévation rue de Paris, il y a trois points où l'on peut constater cette surélévation, à la jonction avec la place de l'Hôtel de ville, place du Général De
Gaulle et devant Notre dame. C'est incontestablement place de l'Hôtel de ville où c'est le plus haut, par contre entre la place Charles de Gaulle et devant Notre-Dame, là j'avoue que je n'ai pas
mesuré, mais place Charles De Gaulle il y a 2 marches, et devant Notre Dame 3 marches. Alors on peut en déduire que c'est devant Notre Dame que c'est plus haut mais par rapport à la place De
Gaulle mais non place de l'Hôtel de ville.
En tous cas tout comme toi cette question me passionne, et si d'aventure tu aimerais faire une promenade dans le Havre reconstruit pour constater et bavarder sur place de cette partucularité du
Havre, je suis ton homme . 
Bonne journée Loïs. 






Loïs 04/03/2014 10:51


Bonjour Dan,


A propos du parvis de Notre Dame, j'ai trouvé cette photo de 1938 sur le blog "Le Havre en Photo".


Je ne retrouve pas la différence de niveau.Le trottoir actuel au ras de la porte d'entrée semble être au même niveau qu'en 1938.


As tu des précisions? Merci

DAN 04/03/2014 11:16



Bonjour Loïs,
La différence de niveau devant la cathédrale, n'est pas très importante du fait qu'ici cette surélévation ne pouvait pas être très haute à cause de la proximité du quai Southampton. La rue de
Paris est l'une des moins surélevée de celles ayant été touchées par les bombardements. Je vous invite à vous rendre dans cette rue pour y constater cette petite surélévation, aussi bien place
Charles de Gaulle que devant la cathédrale.
Voici une photo faite l'année dernière sur laquelle j'ai indiqué par une flèche rouge, les quelques marches représentant cette surélévation :


Il faut tenir compte aussi sur les anciennes photos de quel point de vue elles ont été prises, l'effet de perspective peut renforcer l'idée qu'aujourd'hui elle semble au même niveau.
Bonne journée Loïs



jeff 04/03/2014 10:25


 


 


Dans une thèse de Patrice Gourbin concernant l'action de Georges Priem sur « la découverte et protection de l'ancien patrimoine du Havre », il écrit à propos de la tentative du
comblements des bassins :


Le service des Ponts et Chaussées entreprend donc le comblement du bassin du commerce, qui borde le quartier Saint-François,
avec les décombres. En octobre 1944, les Amis du Vieux-Havre alertent la Ligue urbaine et rurale et Raoul Dautry du déversement des déblais dans le bassin. La Ligue commence par mettre en place
une délégation locale et joue les intermédiaires avec le ministre. Le 10 décembre 44, Raoul Dautry en visite au Havre ordonne l’arrêt du comblement. À la fin du mois le déversement des gravats
dans les bassins est totalement arrêté . Une campagne de presse pour ou contre le comblement, lancée en février 1945 par le journal Le Havre-Libre, ne suffit pas à relancer le projet. Les
arguments qu’on y trouve sont clairs : une fois les bassins disparus, le quartier Saint-François sera définitivement relié au reste de la ville et sera traité de la même façon : sur la base de la
«table rase», on y construira un grand projet d’architecture unitaire. Le comblement des bassins menace directement la conservation des maisons de Saint-François.


 

DAN 04/03/2014 10:52



Bonjour Jeff
A propos du comblement des bassins, c'est un dossier que je suis en train de traiter, je ne pourrais le publier que quand j'aurais tous les éléments en main (notamment des photos). Je possède des
journaux de l'époque qui évoque cette "affaire" de comblement et de la visite du ministre Dautry.
Ce qui est certain, c'est que Georges Priem a pris une part effective dans cette campagne du "pour ou contre" le comblement des bassins historiques, comme on peut s'en rendre compte avec ce titre
du journal le havre Libre du 28 février 1945 :



Mais vu le nombre d'articles publiés à ce sujet ça demande une lecture attentive, mais aussi se remettre dans le contexte de l'époque afin de ne pas faire d'anachronisme..
En tous cas merci pour ces informations supplémentaires, elles viennent complèter celles en cours d'archivage.
Merci Jeff et bonne journée.


 



sergpatpia 03/03/2014 11:54


Salut DAN .


Je me souviens dans les années 55  rue Victor Hugo l'ancien magasin bricolage des Nouvelles Galeries n'était encore pas construit et nous empruntions une passerelle en bois faisant office de
trottoir,car la partie non construite était encore au niveau de l'ancien Havre.


Bonne journée.


Sergio

DAN 03/03/2014 12:56



Bonjour Sergio,
Voila un témoignage de cette époque que je ne connaissais pas, je ne peux tout connaitre n'est-ce pas, aussi tous commentaires sont-ils les bienvenus pour approfondir nos connaissances (grande ou
petites) de l'histoire du Havre !
Merci Sergio, et bonne journée !



l'père cantoche 03/03/2014 11:51


Superbe reportage, émouvantes photos... comme d'hab  !


Bravo et merci, lestigars... un travail de pros.


Eh oui, il en a fallu du courage à nos parents pour bâtir des familles sur des gravats...


Heureusement, il y a des gens comme vous pour témoigner.


Ce Havre tout raplatplat, ces rues sans immeubles et sans voitures, exposées aux vents mauvais de l'Histoire je les ai arpenté avec mon premier solex en 55/56...


l'insouciance m'accompagnait.


Pourtant la France était en Guerre en Indochine... la prochaine couvait en Algérie.

DAN 03/03/2014 12:49



Bonjour l'père cantoche,
C'est vrai que l'on a tendance à oublier ces deux guerres "coloniales", il faut dire qu'elles ne se déroulaient pas sur le sol national, n'empêche, ce furent deux sales guerres aussi où l'on n'a
rien gagné d'ailleurs.
Pour les rues havraise et le "Solex" tu m'as devancé de 5 ans, c'est en 61 que j'ai eu le mien, je ne sais pas si l'insouciance m'accompagnait, mais j'aimerais en retouver une partie de cette
"insouciance" aujourd'hui.
Allez, chaque âge à ses plaisir, celui du nôtre (d'âge) c'est d'avoir de bons "potavrais"
Bonne journée Thierry !


 



czerwinski76 03/03/2014 05:14


La photo prise lors d'une cavalcade, ça fait un peu far west 

DAN 03/03/2014 08:33



Bonjour Czerwinski76,
C'est la photo d'un particulier de l'époque. Et cette impression de far-west vient peut être du fait que le Havre était en pleine reconstruction, à l'image de certaines villes du far-west 
au début de leur construction !
Bonne journée Czerwinski76



eva baila 02/03/2014 23:10


Je suis admirative à la lecture de tous ces commentaires techniques de tes visiteurs... Mais celui que je préfère est le com de Louis ! (n°1) Bonne nuit Dan !

DAN 02/03/2014 23:15



Bonsoir Eva,
Ah oui je comprends, ce cher Lyonnais a le talent de la concision, c'est un écrivain qui n'a pas la langue dans sa poche mais le coeur sur la main, un vrai bout-en-train


Bonne nuit Eva !



louis 02/03/2014 19:02


Ah la vache. Vous vivez sur des gravas ? Et ça tient ?

DAN 02/03/2014 19:14



Salut Louis,
Ben oui ça tient comme tu as pu le constater toi même il n'y a pas si longtemps . Mais tu ne
doutais pas que c'était ainsi n'est-ce pas !
Bonne soirée Louis !



E.C. 02/03/2014 18:37


Bonsoir Dan et Nicéphore,photos et commentaires de vous mêmes et des consultants,sont encore une fois pleins de de documentation et d'émotion.Petite question bête,la borne"5m",placée finalement
assez bas sur la cathédrale:que désigne-t-elle ?la hauteur par rapport au niveau de la mer ou à un autre niveau du sol autrefois,sachant que le parvis est resté au niveau d'avant guerre?Merci,et
bonne soirée à vous et Nicéphore(ancien patriarche de Constantinople tout de même!)

DAN 02/03/2014 19:08



Bonsoir monsieur "C"
Il y a deux sortes de bornes IGN, les terrestres et les maritimes. Ces dernières sont calculées selon la différence de niveau entre la basse et haute mer. Les bornes terrestres sont calculées
selon le plus haut et le plus bas niveau de la France en dehors des terrains couvert par les marées.
Voila (en gros) la différence entre ces deux repères.
Alors la borne IGN de la cathédrale signale la hauteur par rapport à la plus basse hauteur terrestre. Bien sûr ces explications ne vaudront pas celles d'un spécialiste, mais ça donne une idée de
leur utilisation. Le parvis actuel de Notre Dame est en effet le niveau ancien de la rue de Paris et c'est un des endroits au Havre où l'on peut voir cet immense travail que fut le rehaussement
des rues.
Bonne soirée monsieur "C"


 



François V. 02/03/2014 18:27


Pour les retrouver, voila un site pratique :


http://geodesie.ign.fr/fiches/index.php?module=e&action=visugeod

DAN 02/03/2014 18:43



Re François
Excellent ! Merci pour ce lien qui nous permet de situer ces bornes ! Je ne l'ai pas encore exploré complètement mais je pense que je vais y passer du temps.
@+ François !



François V. 02/03/2014 18:03


Salut Dan,


C'est vrai que le Havre a été réhaussé je ne sais pas si c'est bien ou mal mais il fallait bien mettre les gravats quelque part. D'un autre coté, cela protege un peu le Havre d'une nouvelle mâle
marée dont personne ne se souvient et qui avait détruit Le Havre en 1525 autant que 1944 toutes proportions gardées bien sur.

DAN 02/03/2014 18:11



Bonsoir François,
Oui cette mâle marée a laissé des traces dans la vie havraise par la suite, elle fut en effet destructrice si on en juge par les récits que nous sont parvenus. Heureusement historiens et
chroniqueurs s'en sont souvenu.
Quant aux gravats de 1944 ils auraient été employé ailleurs dans le port entre-autre, si une partie d'entre-eux n'avaient servi au rehaussement de nos rues.
Bonne soirée François !


 



phyll 02/03/2014 17:10


salut mon pote, salut Nicé,


alors là bravo !! avec ces photos d'époque on se rend encore mieux compte des travaux de réhaussement !!! Quant aux bornes, tu m'en a fait découvrir d'autres et je suis sûr qu'il en reste à
trouver !.......


bonne soirée, bonne semaine


à+ poto ! 

DAN 02/03/2014 17:27



Salut mon pote,
Ces photos sont des documents précieux et très explicites en eux même.
Quant aux bornes IGN nous en avons vu ensemble notamment celle que je met ici qui est une borne Maritime du môle Nord, un sacré souvenir pour moi 

Bonne soirée Phyll !


 



JMH 02/03/2014 14:50





Photo personnelle. Celle-là je l'ai découverte au Havre en 2014. Bon courage pour la retrouver !


 


 

DAN 02/03/2014 17:18



Bonsoir Jean-Michel,
Là je me risquerais à dire que ce n'est pas une borne terrestre, mais une borne Maritime, et peut être se trouve -t-elle au quai des abeilles dans l'escalier qui descend vers la mer. Mais
attention, ce n'est qu'une supposition ! alors peut être aurons-nous la réponse bientôt ?
A bientôt Jean-Michel !



B.O. 02/03/2014 13:23


Mais c'est les montagne russe !!!!!


 


 


Toujours un beau voyage dans le temps. Merci.

DAN 02/03/2014 17:07



Bonsoir Olivier,
On peut penser à ça effectivement quand on voit les différences de niveau sur la photo de 1952, sans doute que ce devait être un terrain de jeu pour les mômes des quartiers proches.
Merci Olivier et bonne soirée !



marcopolo76 02/03/2014 12:55


Salut Dan et Nicé


Comme à votre habitude , un article bien réalisé qui permet de découvrir des éléments incroyables sur ma ville d'adoption ...!


La borne IGN , alors là je reste "idiot" , j'ai déjà fait le tour de Notre Dame, et j'ai pas remarqué cette importance ...!


Pour la rue Durécu, je l'ai découverte à l'époque ou je déambulais dans ce quartier mais je n'ai jamais réalisé de clichés ...


Bon dimanche !

DAN 02/03/2014 17:01



Bonsoir Marco,
C'est en 2009 que j'ai découvert à quoi correspondait ces bornes IGN alors tu vois ce n'est pas si vieux que ça, et c'était un des géomètres qui avait travaillé avec qui m'avait expliqué leur
fonction.
Maintenant ça va être le jeu de découvrir d'autres bornes dans le Havre, sachant que je ne les connais pas toutes alors bonne chasse !
Quant la rue Durécu, c'est vraiment LA rue où il faut se rendre pour voir cette particularité havraise.
Bonne soirée Marco !


 



jeanpaul76 02/03/2014 12:48


Ohé amis


J'avais bien remarqué pour accéder suivant le quartier il fallait monter ou descendre l'explication à une question que je ne me suis jamais posée arrive à point dans t-on article au moins cela a
permis de remettre de niveau mon ignorance, je me rassure je ne suis pas le seul ouf... .


Cette solution judicieusement retenue à éviter un travail titanesque pour évacuer les gravas, en fin de compte pour certaines maisons l'enterrement n'est que superficielles .


un article encore construit et surtout bien ficelé de mains de maître, il a le mérite d'apporter un renseignement essentiel sur les interrogations  pourquoi ce choix plutôt qu'autre de toute
évidence il fallait la bonne solution.


Allez blogueur bâtisseur je vous souhaite une bonne journée " sous le soleil " non pas à la télé dehors 

DAN 02/03/2014 16:56



Bonsoir Jean-Paul,
Par endroit cette surélévation n'est pas très prononcée, et c'est là qu'on se rend compte du travail des géomètres qui ont réussi à tout remettre à niveau sans que cela se voit de trop sauf bien
sûr aux endroits cités dans mon article, mais il y en a d'autres ou parfois on se demande si c'est le résultat de la surélévation ou bien si c'est naturel ?
Quant aux gravats s'ils n'avaient pas été ainsi utilisé nul doute qu'ils auraient servi à autre chose.
Bonne soirée Jean-Paul devant la télé donc


 



Mousse 02/03/2014 12:27


Bonjour cher Dan,


Je n'y connais rien, je me contente de regarder les jolies photos.


Je trouve que le carrefour d'aujourd'hui n'est pas mal du tout, c'est propre et net.


Une très belle ville en tout cas. Ils mettent le paquet quand ils font quelque chose !


Je te souhaite un bon dimanche, mes amitiés.

DAN 02/03/2014 12:40



Bonjour Mousse,
Le carrefour d'aujourd'hui, celui de l'Hôtel de ville donc, représente la limite de la zone des  bombardements en 1944, et de ce point de vue jusqu'à l'église Saint-Joseph dont on voit le
clocher dans le fond, c'était complètement rasé, ça te donne une idée des destructions qui ont eu lieu ici.
Bonne journée chère Mousse ! 



Randonnée et Nature 02/03/2014 11:50


Bravo à vous deux pour cet ensemble de 2 articles qui montre, preuves à l'appui, le courage et la détermination de Perret et de ses équipes pour "effacer" les affres de la guerre et des
bombardements. Bon WE. C&B

DAN 02/03/2014 12:06



Bonjour C&B,
Merci Bernard, avec ces deux articles nous avons fait la jonction entre le Havre tel qu'il fut et le Havre d'aujourd'hui, c'est important de comprendre cette période charnière.
bon week-end à vous deux aussi !



geo 02/03/2014 10:45


Bonjour Dan,


Le point kilométrique zero du Havre serait-il la cathédrâle, comme à Paris ?


Concernant la surrélévation des chaussées, nous possédons au bureau un dossier complet sur les travaux de surrélévation des voies de tramways entre la sous Préfecture et l'Hôtel de Ville, ainsi
qu'entre la Place Thiers et l'Hôtel de Ville. Chose incroyable, les voies et appareils de voies ont été surrélevés sur pilotis pendant un mois (trafic interrompu) le temps que les ouvriers
terrassent avec du remblai sous les rails. A part des plans et lettres il n'existe malheureusement aucune photo.

DAN 02/03/2014 10:57



Bonjour Geo,
Le point kilométrique "0" doit être l'Hôtel de ville, comme dans toutes les villes de France, mais il n'est pas interdit de penser qu'il le fut, je t'avouerai que je n'ai pas assez de
renseignements à ce sujet pour pouvoir en débattre.
Concernant les travaux du tramway, et plus précisément celui de la pose des rails, je me demande si la photo de la BM ici, n'est pas relative à ces travaux, car on voit des rails posés derrière
et à côté de l'homme debout tenant la mire. En tous cas ton témoignage vient renforcer mon article au sujet de ce fantastique et colossal travail que fut cette surélévation, et là avec ton
commentaire on en sait un peu plus sur cet aspect des travaux peu connu de nos contemporains.
Merci Geo et bon dimanche !


 



boboce 02/03/2014 10:38


Salut Dan


 


Il faut la trouver cette borne IGN, dis donc.


Elles sont superbes les photos du chantier.


Encore une fois bravo.


 


A+

DAN 02/03/2014 10:45



Bonjour boboce,
Oui ces bornes sont bien cachées, aussi c'est grâce au géomètre qui s'en ait servi que j'ai pu la voir, sinon, et comme beaucoup, je serais passé à côté sans la remarquer.
Quant aux photos du chantier en fait il s'agit de trois photos prise au même endroit au même moment et que j'ai assemblé, de même pour ma propre photo il s'agit de quatre clichés là aussi
assemblés. Cela me permet de gagner de la place et d'avoir une idée d'ensemble d'un seul regard.
Merci et bon dimanche boboce !


 



Otto Graf 02/03/2014 10:20


 


 


Il est certain qu’il fallait un peu d’audace et de foi en l’avenir pour oser implanter une Foire en plein milieu d’un désert
inhospitalier, avec de la boue et de la poussière, dans une ville ainsi martyrisée et relativement dépeuplée encore. J’y suis allé à la date de la photo. Cela faisait quand même une très triste
impression d’improvisation.


Quelle époque !....


Cependant, les exposants savaient que tout était à reconstruire, à ré-équiper, bref qu’il fallait donner aux habitants présents ou à
accueillir au fur et à mesure de la reconstruction de leur ville un signe de vie, d’espérance et d’avenir, tous les éléments de confort et de choix – les ménages, notamment, avaient besoin de
tout, - présidant à l’entrée des 30 Glorieuses que l’on n’entrevoyait pas encore.


L’article qui nous est offert ici est très technique, instructif et fort bien présenté.


Otto.

DAN 02/03/2014 10:33



Bonjour Otto,
Nous nous efforçons Nicéphore et moi même de présenter le Havre dans une autre optique que celles déjà faites avec des plus qu'excellents historiens tels :  Legoy, Betton Bengtsson,
Manneville, Lefort Dubosc père et fils etc, et tant d'autres qui tous ont fait un travail colossal sur l'histoire havraise. Alors nous avons pris le côté technique et visuel de cette histoire car
cet aspect a été un peu moins traité par ces historiens.
Merci pour votre témoignage concernant cette foire exposition, car si je montre ce qu'elle fut visuellement, je ne pouvais pas en dire d'avantage, alors votre commentaire et les précisions qu'il
apporte sont les bienvenus car il complète du point de vue humain mon article tourné plus vers le côté technique, ainsi les deux se complète et s'enrichissent mutuellement.
Merci et bon dimanche Otto ! 


 



hirel 02/03/2014 10:00


Bonjour Daniel ,


Une bonne page de l'histoire de notre ville , je me souviens que mon père parlait des "ISAI " ou il avait travaillé , quant à moi c'est les foires expositions sur ce que l'on appelait la place
"Gambetta".


Bon dimanche ..

DAN 02/03/2014 10:08



Bonjour Gérard,
ISAI signifie Immeuble Sans Affectation Individuelle, il s'agissait de redonner un logement aux propriétaires ayant perdu leur bien. Mais ici, ils ne sont propriétaire que du logement lui même,
et non des murs, c'est là toute la particularité des ces ISAI.
je me souviens aussi des foires expositions autour du bassin du commerce, avec les courses de "hors-bord". La foire par elle même trouvera bien d'autres emplacements par la suite à commencer par
le palais des expositions où elle s'était tenue dans les années 30. Aujourd'hui c'est aux docks café qu'elle a lieu.
Bon dimanche Gérard !


 



Pierre Bruger 02/03/2014 09:32


Excellent article

DAN 02/03/2014 09:46



Bonjour et merci Pierre, je te souhaite un excellent dimanche à toi le havrais de naissance et de cœur !



tce76 02/03/2014 09:13


Salut DAN


Très riche d'enseignement ce second post. Merci.


Je me demande bien quel a été ton point de repère entre la 4 et la 5 actuelle.


Je ne manquerai pas d'aller jeter un coup d'oeil sur la borne NGF ( Niveau Général de France) sur la cathédrale, quand je passerai dans le coin.


La "cavalcade" n'était-elle pas l'ancètre du corso actuel?


Enfin, et pour finir, le quatuor montrant les soubassements estparfaitement évident.


Bin dimanche à toi.

DAN 02/03/2014 09:42



Bonjour Thierry,
En effet on peut se poser la question de mon point de repère, alors ils sont plusieurs à commencer par celui de la rue de Paris, puis, pour la partie droite l'emplacement du sémaphore qui, sur
les deux clichés est le même bien que le sémaphore lui même soit différent. Ensuite nous avons pris des repères rue par rue, pâté de maisons par pâté de maisons et voila le résultat. J'ai mis 1
an et demi à faire cet article entre le repérage et les photos, car monter en haut du V41 n'a pas été une mince affaire.
C'est exact, la cavalcade est l'ancêtre de notre corsiflor actuel, une véritable institution et tradition au Havre !
Bon dimanche aussi Thierry !


 



François 02/03/2014 09:10


 


Bonjour,


La surélévation de la ville à la reconstruction, je connaissais. Mais j'apprends l'existence de ces bornes, effectivement un nouveau jeux : partir à leur découverte.


Quand aux souvenirs, mes parents sont arrivés au Havre en 1954, en plein coeur de la reconstruction. Et comme pour la guerre, cette génération n'évoquait que tres peu ces douloureux souvenirs. Je
sais juste que ma mère détestait les grandes artères froides, à angle droit et venteuse. Une autre membre de la famille, évoquait ses traversées de nuit, dans ce grand chantier, entre le camps
François 1er et le rond point lieu de son travail.


Quand aux photos elles étaient rares et souvent pour marquer un évènement, le décor n'y apparait que furtivement en arrière plan. A part certains professionnels, peu de personnes photographiaient
alors la reconstruction. Ils n'en avaient ni l'envie, ni le temps, ni surtout les moyens.


Aussi on ne remerciera jamais assez les personnes qui partagent maintenant ces photos et (un peu) la vie de cette époque.


Tres bon dimanche à vous.

DAN 02/03/2014 09:33



Bonjour François,
Elles sont quelques-unes ces bornes au Havre, et je ne les connais certainement pas toutes, et celle-ci à Notre dame, m'a été désigné par un des géomètres de cette époque qui s'en est servi pour
son travail.
L'impression générale des havrais de cette période était en effet que cette reconstruction en béton ne leur plaisait pas du tout, j'ai assez entendu des personnes de cette génération pour m'en
faire une idée à commencer par mes parents.
Ces photos de la collection Nicéphore ont été prises par des professionnels et commanditées par les bureaux d'architectes entre-autres, elles étaient plus des documents de travail à cette époque
qu'un témoignage de ce qu'était le Havre dans cette période.
Quant au partage on essaie Nicéphore et moi même de faire cette action dans un but pédagogique et distrayant à la fois, en s'efforçant de donner le plus de renseignements exacts possible et en
expliquant dans quel contexte elles ont été prises.
Ici pas question de mettre une photo sans explication, a partir du moment où nous avons fait quelques recherches et trouver les bons renseignements, nous les diffusons volontiers pour tous ceux
s'intéressant à l'histoire de la ville du Havre.
Bon dimanche François !


 



Gédé 02/03/2014 08:38


Bonjour,


Encore des documents rares pour étayer des textes très instructifs sur l'histoire de notre ville. Ce que je retiens de ces photos c'est de voir la population havraise, loin de se laisser abattre
par le destin (et l'aviation britannique) organiser une foire exposition et une cavalcade au milieu des ruines. Quel courage !


Bon dimanche

DAN 02/03/2014 08:47



Bonjour Gédé,
Le désir de vivre était tel qu'il fallait à tous prix reprendre le cours de la vie. Aujourd'hui on pourrait dire qu'ils n'avaient pas le choix, je dirais plutôt qu'ils avaient choisi la vie et
c'est tout à leur honneur car se faisant toi et moi ne serions pas là aujourd'hui, et le phénomène a pris une tel ampleur qu'on a appelé ça le "Baby boom" ! 
Bon dimanche Gérard ! 


 



G.L. 02/03/2014 06:57


La rue Durécu est en effet le plus curieux à voir car il préserve l'époque avant bombardements et ses maisons qui y ont résisté qui se trouvent plus bas que la chaussée actuelle.

DAN 02/03/2014 08:22



Bonjour GL,
La rue Durecu est en effet l'endroit où cette différence de niveau est le plus spectaculaire, et où également aucun aménagement spécial n'a été fait pour masquer cette différence hormis bien sûr
la construction d'escaliers. Ta remarque est tout à fait judicieuse, aussi si un visiteur veut voir l'ancien niveau c'est bien ici qu'il faut qu'il aille !
Bon dimanche Gérard !



buddy2259 02/03/2014 03:31


Un deuxième volet de qualité avec toutes ces nombreuses photos et prises de vues,je vois au passage que l'ami Nicéphore possède des clichés rarissimes !


Intéressante la photo avec la cavalcade,malgré la tâche à accomplir les gens avaient quand même le temps de se distraire...c'était bon pour le moral.


Je vous souhaite un bon dimanche Dan et Nicéphore...! )


 


 

DAN 02/03/2014 08:17



Bonjour Buddy,
Nicéphore a en effet des photos rares, et ce ne sera pas la seule à être diffusée ici, dès la semaine prochaine nous en verrons une autre mais avec un sujet différent.
Je pense que le travail à accomplir était déjà très lourd pour les havrais, alors ils méritaient bien quelques distractions de temps à autre, comme ici avec la "cavalcade" ancêtre de notre
"corsiflor" actuel
Bon dimanche également l'ami !



JMH 02/03/2014 01:43


Bonsoir


C'est un article très intéressant avec l'évocation de ces repères de hauteur. Cela donne envie de creuser le sujet ! Notre-Dame, au Havre, est un lieu qui a fortement marqué la géographie. On se
rappellera d'ailleurs que la cathédrale Notre-Dame de Paris est le point kilométrique à l'origine du réseau routier français...


L'indication de la hauteur est-elle en bronze ? J'ai l'impression d'en avoir vu une autre en ville mais ce serait à vérifier.


A bientôt.


 


 

DAN 02/03/2014 08:13



Bonjour Jean Michel,
En effet autrefois on situait le centre d'une ville ou d'un village à partir de son église, aujourd'hui c'est à partir de sa mairie.
L'indicateur est effectivement en bronze afin d'être quelque peu protégé de l'oxydation. Quant aux borne IGN elles sont partout dans le Havre. De plus, il y a deux sortes de bornes : les
terrestres et les marines, chacune ayant un point "0" différent.
Maintenant ça pourrait devenir un petit jeu, où se trouve les autres bornes ?


Bon dimanche Jean-Michel !