Les émigrants

Publié le par DAN

  La Compagnie Générale Transatlantique avait le souci du confort des passagers à bord de ses paquebots, mais aussi de ses wagons qui les amenaient sur le Havre ou les reconduisaient vers Paris. Pour preuve cet article paru dans la revue "la république illustrée"de juillet 1886. Elle nous présente comment étaient organisés ces trains avec tout le confort offert aux émigrants. La plupart de ceux-ci venaient de Paris Saint-Lazare, mais également de toute l'Europe en passant par Bâle en Suisse. Pour ces derniers des wagons aménagés étaient à leur disposition pour ce long voyage : 22 heures.

NB : Pour ceux qui désireraient lire entièrement l'article de cette revue, je vous le propose en entier à la fin de ce reportage. Les légendes des gravures sont celles de la revue.

 

Le Havre émigrants (4)Arrivée au Havre - Inscription et embarquement.

 

En un siècle, de 1820 à 1920, c'est 72 millions d'émigrants qui quittent l'Europe, et environ 3 milions par le Havre.
Le mot "tente" désignait le bâtiment où les passagers étaient accueillis, ce terme en souvenir du temps où il n'y avait pas de hangar sur le port.
Source : "les Havrais et la mer", de Jean Legoy, Philippe Manneville, Jean Pierre Robichon et Erik Levilly. Aux éditions du p'tit Normand 1987.

 

Le Havre émigrants (5)-  1 Vue du wagon  -   2 coupe verticale


 

Le Havre émigrants (6)Vue intérieure du wagon.


Toujours dans le livre "Les Havrais et la mer, on peut y lire cette phrase : "l'émigrant est pour le navire un excellent fret qui s'embarque lui même, se débarque lui même et paye cher " (Enquête parlementaire sur la marine marchande -Paris 1870.)

 


Le Havre émigrants (3)Le wagon buffet.

 

L'émigration cessera après la grande dépression économique de 1929. Cette interruption provoquera la crise de certains armements qui vivaient en grande partie de ces transports. (Les Havrais et la mer)

 


Le Havre émigrants (7)Train d'émigrants sur le port du Havre au début du XXe siècle.

(CP collection havrais-dire)

 


Le Havre émigrants (8)Approximativement le même endroit en 2011
(photo DH)


 

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

 

Ci-dessous le texte intégral de la revue « la république illustrée»,  numéro 316 page 496 du samedi 31 juillet 1886.)

 

Les émigrants au Havre.

La Compagnie Générale Transatlantique, qui a introduit dans ses paquebots de New-York, des Antilles et de la Méditerranée, tout le confort désirable, a encore assuré à ses passagers partant de Paris ou y rentrant, des facilités qui méritent d'être signalées. On sait, par exemple, que les voyageurs pour New-York partent de la gare Saint-Lazare dans des trains directs qui traversent la ville du Havre , et vont aboutir au bassin de l'Eure, le long de la tente de la Compagnie au pied de la passerelle du paquebot en partance. Au retour, ce même train rapide prend les voyageurs arrivant de New-York à la descente du bateau et les amène à Paris en quatre heures environ.
Cette amélioration considérable introduite dans les conditions de transport, devait-elle être réservée aux favorisés de la fortune ? La Compagnie générale transatlantique ne l'a pas pensé ; elle a voulu l'assurer aussi aux émigrants de Suisse, d'Italie et d'Allemagne, c'est à dire à une catégorie de passagers qui, obligés de voyager très économiquement ont, par cela même, d'autant plus de droits à sa sollicitude.

Nos dessins font connaître l'heureuse réalisation de toute une organisation au profit des émigrants pour les États-Unis, organisation qui remonte à une date récente.

Des wagons spéciaux, traversés par un couloir central, contiennent 80 places, divisées par groupe de huit; les sièges rembourrés, larges et commodes, sont installés pour deux personnes.

Au dessus des sièges, des corbeilles pour berceaux ont été fort ingénieusement installées; ces berceaux sont garnis de petits matelas munis de courroies pour attacher les enfants pendant leur sommeil et éviter ainsi leur chute.

Un des wagons est divisé en deux parties; la première contenant 40 places, particulièrement réservées aux femmes seules et aux mères de famille; la seconde formant une salle de buffet.
Dans ce dernier compartiment, on distribue ou on vend du lait chaud pour les enfants, du café, de la bière, du vin, du pain et des viandes froides.

Chaque train d'émigrants a sa voiture-buffet, et tous les wagons communiquant entre eux par des plates-formes, tous les voyageurs peuvent avoir accès à ce buffet.

Nos gravures montrent très fidèlement et très clairement tous les détails et ces dispositions.

Les wagons des émigrants partants de Bâle, quittent la ligne de l'Est à la Villette, gagnent, par la ceinture le réseau de l'Ouest, à la gare des Batignolles, et se rendent directement au Havre, devant la tente de la compagnie générale transatlantique.

Le voyage se fait en 22 heures.

A leur descente des wagons, les émigrants trouvent sous la tente un déjeuner tout préparé, après lequel ils peuvent s'embarquer immédiatement, choisir leurs places dans l'entrepont et se préparer à la traversée qu'ils vont faire.

Les soins qu'ils ont reçus, depuis leur départ de Bâle, les émigrants les retrouvent à bord du paquebot, où ils sont placés sous la surveillance paternelle de l'état-major.

Nous avons pensé qu'il serait intéressant de faire connaître cette organisation, qui nous paraît digne des plus grands éloges.

 

 

_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

 

Merci de votre visite

 


Commenter cet article

Nathalie 16/02/2014 01:54


Bonsoir, ou Bonjour 


Je lis les articles petit à petit, et ça va me prendre un certain temps car je lis aussi tous les commentaires... par conséquent, vous ne m'en voudrez pas Dan de ne pas laisser un petit mot à
chaque fois...


Mais ce sujet m'intéresse car il s'agit d'aventure humaine, de courage, car il en fallait pour oser s'expatrier et voyager dans de telles conditions.


Il n'y avait pas accès à l'information comme aujourd'hui, donc ces gens mettaient beaucoup d'espoir dans un avenir meilleur, pour eux et leur descendance, sans toutefois savoir ce qui les
attendait. Il serait en effet intéressant de connaître le parcours de quelques-uns de ces migrants, en espérant que leur courage a été récompensé.


Je savais que le port du Havre offrait un départ vers l'Amérique, mais je n'imaginais pas toutes ces infrastructures liées à l'émigration !


Merci encore pour le temps passé à nous faire découvrir ces pages d'histoire.


Bon dimanche 

DAN 16/02/2014 09:06



Bonjour Nathalie,
J'ai bien pensé à retrouver un émigrants ayant fait sa place au soleil aux USA, mais cela me demanderait tant de recherche que je ne pourrais plus me consacrer  au Havre. Je ne fais qu'un
article par semaine et cela demande une constante attention car entre le dimanche soir et le dimanche suivant il faut qu'un article soit "bouclé" alors vous pouvez comprendre que je ne puisse
faire des recherches à propos d"'émigrants partis pour une vie nouvelle.
Si vous parcourez mon site vous pourrez y lire un deuxième épisode de l'avanture  de l'émigration, la dernière qui fut à grande échelle.
Bonne lecture donc et bon dimanche également Nathalie


 



Armide+Pistol 18/11/2011 15:29


Un récit en photos qui restitue l'atmosphère de l'époque.


Episode historique sur lequel, on sait peu de chose, de ce côté de l'Atlantique

DAN 18/11/2011 22:56



Bonsoir Armistide+Pistol. Et encore je n'ai pas tout raconté de ce que ces pauvres émigrants ont vécu sur notre sol. Plus tard, en 1907, il y eut la grève des inscrits maritimes, (les marins) où
les émigrants de tous pays sont resté au Havre plusieurs jours dans des camps de fortune, ou dormant à même le sol, et mangeant ce qu'on pouvait leur donner.
Mais ce fait d'histoire sera sans doute l'objet d'un autre article à venir !
Bonne fin de soirée Armistide+Pistol



Caroline.K 17/10/2011 13:02



Bonjour Dan,


22 H de voyages waoh c'était pas rien, je comprends aussi du coup les efforts de confort, une journée entière de voyage, c'est plus qu'une aventure. C'est fantastique d'avoir pu trouver ses
dessins, ses gravures de l'époque, on sent comme une odeur du passé à travers ces scènes de voyages, de groupes, de familles. Ton article permet de donner une image de l'émigration, ce qui
pourrait faire réfléchir à l'immigration aussi. Mais je demande si les villes à port n'ont pas une optique différente du fait que les départs et les arrivées soient une forme de "norme" ?


Caro



DAN 17/10/2011 14:42



Bonjour CaroLINE. Non seulement ces récits ont une odeur du passé mais la revue par elle même a l'odeur caractéristique du vieux papier, odeur faite de poussière
avec un arrière goût de moisi.
Pour l'émigration en générale tout dépends du point de vue d'où on se place, les sociétés occidentales ne sont plus ce qu'elles étaient au XIXe siècle où la main
d'œuvre devait être fort nombreuse, alors qu'aujourd'hui, avec les progrès techniques, un même produit sera fabriqué avec 10 fois moins de personnes, mais là j'entre dans un domaine qui s'éloigne
de l'histoire, et je laisse aux prospecteurs de l'avenir la conclusion.
Quant aux villes portuaires depuis quelques temps on a vu "fleurir" au Havre les rouleaux de fils barbelées afin de limiter cette immigration disont "sauvage", mais
là aussi je m'éloigne de mon sujet.
Bonne journée CaroLINE.



Jany 14/10/2011 12:35



Passionnant tout ça...Excellente journée



DAN 14/10/2011 12:57



Merci Jany, et excellente journée à toi aussi ! 



Marc Georges 05/10/2011 19:09



Bonjour,


Je partage l'avis de Claude concernant la présentation un peu "idilique" que la presse ou les cartes postales nous présente. Toutefois lorsque l'on regarde les photos prises par des amateurs, on
voit des visages anxieux et fatigues. Je possède deux plaques de verres qui confirment cela. Mais c'est une bonne idée de parler de cela car c'est une partie de l'histoire havraise que les
historiens "officiels et reconnus" évitent.


Bonne soirée.


Marc.



DAN 05/10/2011 19:44



Bonsoir Marc. Il est vrai que l'on peut se poser des questions quant à la probité du journaliste qui a écrit ce reportage. Mais pour moi c'est tel quel qu'il
m'intéresse car il a été aussi lu tel quel par les contemporains de ce magasine. C'est à nous, en ayant eu d'autres "son de cloche" à propos de cet article, de nous faire notre propre idée en
toutes connaissances de causes !
Les "aventures de ces émigrants ont quand même été relatées par des historiens de renom, d'ailleurs j'en cite quelques-uns dans mon article, mais c'est vrai que
c'est peu évoqué quand même.
Bonne soirée Marc !



brigitte 03/10/2011 09:06



Bonjour DAN, très bel article sur une partie d'histoire du Havre, très intéressant, merci pour le partage Bises Brigitte



DAN 03/10/2011 09:20



Bonjour Brigitte. Merci pour ce commentaire, je pense que je reviendrai sur ce sujet car il y a encore beaucoup de chose à raconter à propos de ces émigrants,
j'aurai donc, peut être, plaisir à te revoir ici.
Bonne journée Brigitte.



jps 30/09/2011 11:29



Comme tu peux le lire, je profite de la possibilité d'accès à votre blog (qui n'en est pas vraiment un, est-il besoin encore de le préciser) pour placer un commentaire aussi plat
qu'insignifiant..après lecture de cet article, me voilà un peu plus éclairé sur une période peu connue de l'histoire havraise et je me permets de penser que si Le Havre avait été l'Eldorado ces 3
millions de personnes encombreraient les rues de notre cité actuellement, imaginez la taille de la ville !! que de rêves, que d'espoirs pour tous ces migrants fuyant des problèmes de toutes
sortes, espérons simplement qu'ils aient trouvé le bonheur dans leurs pays d'accueil..encore une preuve que ce pseudo-blog est riche d'anecdotes, d'histoires, de récits O combien enrichissants
pour le pauvre ignorant que je suis.. je me contente, sur mon blog miséreux et inepte, du présent en osant remonter jusqu'aux années 70, période plus en rapport avec mon âge..


amitiés migratoires...



DAN 30/09/2011 12:03



Salut Jps
Pour une bonne accessibilité du site il faut utiliser Firefox qui permet de voir les photos en grand d'ouvrir la boîte des commentaire, et bien sûr d'écrire
un commentaire sans (trop) problème me semble-t-il, mais ce n'est qu'un avis, pas un conseil.
Ceci dit, pour en revenir à mon article et ton commentaire, lors d'une grève des inscrits maritime en 1907, beaucoup des ces émigrants sont venus en ville
afin d'attendre la fin de la grève. Comme le départ des paquebots ne se faisait qu'une fois par semaine, on peut imaginer que ces candidats à l'expatriation ont dû voir les conditions de vie au
Havre, peut être certains d'entre-eux sont-ils restés dans notre cité, mais pour l'instant je n'ai encore rien lu à ce sujet. L'espoir faisant vivre, ils ont sans doute préférés tenter leur
chance aux États -Unis, plutôt que de rester dans la «vieille Europe», où les conditions de vie à cette époque devait être à peu près identique dans presque tous les pays.
Quand à ta soi-disant «ignorance» mon ami, je te répondrai ceci, ce n'est pas l'ignorant qu'il faut monter du doigt, c'est celui qui veux le rester
!


Et pour ton (tes) blogs, je dirais aussi une banalité, il faut de tout pour faire un monde, donc  sans toi il serait incomplet ! 


Bonne journée JP.  



boboce 28/09/2011 14:50



Excuse moi DAN


 


J'ai oublié de preciser que je parlais de l'article de journal d'aujourd'hui, qui parle de déplacer la gare actuelle vers le quai de Floride.


 


Mais si ce n'est que l'histoire qui ce répète !!!!!


A+



DAN 28/09/2011 15:45



Re salut boboce. Ah oui en effet ce n'est pas la même chose, je croyais que tu voulais parler d'un détail de cet article, mais tu as raison, l'histoire du Havre
n'est qu'un éternel recommencement 


Bonne fin d'après-midi boboce !



boboce 28/09/2011 11:36



Salut DAN


Je savait que l'on fermait les terrains d'aviation pour récupérer les terrains à batir, afin de faire du frique avec l'immobilier.


Mais là, le faire avec une gare ferroviaire, il n'y a qu'au Havre que l'on peut voir ça.


Tout ça pour faire des bureaux, alors que la seul chose qui ramène de l'argent c'est l'industrie.


Je plein vos impot locaux les Havrais, mais en tant que Codah, j'espère qu'il nous feront pas plonger aussi.


En tout cas du grain à moudre pour ton blog.


A+



DAN 28/09/2011 14:20



Salut boboce. Pour être plus précis, la gare où arrivaient les émigrants au XIXe siècle, était le long du bassin de l'Eure. Ensuite, avec l'agrandissement du port
notamment avec le nouveau bassin de marée, le bassin Téophile Ducrocq, la gare ferroviaire sera déplacée dans ces nouveaux lieux, là où désormais viendront accoster les grands transatlantique
c'est à dire quai Joannès Couvert.
Quant à nos impôts je pense que depuis leur "inventions" tout le monde s'en est toujours plaint, mais que pourrions nous faire sans eux  ?
Bonne journée boboce !



Mousse 27/09/2011 20:25



Bonsoir cher Dan,


Les émigrants étaient gâtés à l'époque.


On respectait encore les gens.


Les trains avaient déjà le confort.


C'est amusant le petit au-dessus, je suis certaine que c'était comme cela.


Je suis de nouveau en pâmoison devant ton article.


Tout est toujours parfait.


C'est un plaisir.


Je me répète, je suis toujours en admiration par ton travail.


Merci cher Dan.


Bonne soirée.


Mes amitiés.



DAN 27/09/2011 23:02



Bonsoir Mousse. Certes les wagons d'émigrants étaient assez bien fait pour l'époque, mais une fois arrivée à bord des bateaux le confort laissait  parfois à
désirer, certains de ces pauvres gens étaient à fond de cale des navires, d'autres, bien entendu, étaient en cabines collectives,mais rarement en cabine individuelle. Espérons qu'ils aient connu
un sort enviable une fois à destination.
Merci pour mes articles qui, il est vrai me donne beaucoup du travail, mais avec des commentaires comme le tiens ça m'aide à continuer !
Bonne fin de soirée MOUSSE



Philib 27/09/2011 18:35



Bonsoir Dan, tout une histoire et quel histoire... une belle époque ou tout était en "route" j'aurais aimer vivre cela,
merci pour tes reportages toujours très instructifs et que , malheureusement  je n'ai plus beaucoup le temps de venir voir...


Merci pour tes visites et bonne soirée, amitiés.



DAN 27/09/2011 19:53



Bonsoir Philib, et merci pour ton appréciation.
Vivre à cette époque ne devait pas être de tout repos quand même, mais il avait l'espoir avec eux, et j'ai l'impression que l'espérance manque un peu dans nos
sociétés modernes.
Quant à tes visites ici ne t'inquièrtes pas je sais ce que c'est de travailler, alors bon courage et continue à faire de belles photos



RORO 27/09/2011 14:48



J'ADORE CES GRAVURES D'ÉPOQUE, UN VRAI MOMENT D'HISTOIRE QUI EST SI PROCHE DE NOUS !



DAN 27/09/2011 15:13



Salut Roro. Eh oui en ce temps là comme aurait dit quelqu'un, la photographie n'était pas encore à la portée de tous, aussi ces gravures sont-elles de précieux
documents nous montrant la vie de cette époque, sinon ce ne serait que des descriptions et c'est beaucoup moins "parlant"!
Quand à l'époque elle même c'est là qu'on se rend compte de l'évolution des sociétés depuis !
Bonne fin de journée Roro !



Otto Graf 27/09/2011 12:10



Je suis plutôt d’accord avec l’intervention n°3 de Claude.


Il me semble que le texte de ce périodique pourrait être rapproché du « publi-reportage » d’aujourd’hui.


L’intérieur du wagon semble propre, sans aucun désordre, avec des voyageurs sagement assis,  sereins et exempts d’angoisse. On
peut supposer sans grand risque de se tromper qu’après 22 heures passées dans ce wagon il devait en être autrement.


Oui, à une époque où on commémore beaucoup, la ville du Havre, ou le Port, feraient un geste utile et intelligent de rappeler dans un
sobre monument le passage de ces 3 millions d’émigrants que la faim et la misère – tout autant que les régimes politiques – chassaient de chez eux et qui participèrent à la prospérité et à la
richesse du Havre.



DAN 27/09/2011 13:07



 


Bonjour Otto graf. Ce document a cet avantage d'avoir été écrit à cette époque. Nous qui le lisons 125 ans après, et connaissant les aboutissants de ce qui
s'est passé par la suite, nous pouvons juger de la véracité de ce texte qui s'apparente presque à une publicité. C'est ça d'ailleurs qui en fait son intérêt, nous pouvons ainsi apprécier, non pas
les conditions de ces voyages d'émigrants, mais la manière dont ces derniers étaient traité à l'époque. Les récits de ces émigrants ont été largement diffusés soit sous forme de romans, soit sous
forme de récits historiques pour nous permettre de porter un regard réaliste sur ces faits faisant maintenant partie de l'histoire.


Quant à apposer une plaque rappelant cette émigration et leurs causes, ce serait en effet judicieux de le rappeler avec une plaque, comme celle qui évoque le
retour, par le port du Havre, des soldats américains dans leur patrie après la guerre 39-45.
Bonne journée Otto graf !  


 



ships-lover 27/09/2011 10:42



Salut Dan, Voici un reportage qui comme on peut le remarquer meme au siecle dernier, les compagnies prenait soin de leur voyageurs quel que soit des émmigrants ou non. Sachant qu' a notre époque
actuel cela en a beaucoup perdu car le temps c'est de l'argent comme on dit. Trés beau reportage mon ami.



DAN 27/09/2011 11:42



Bonjour Ships-lover. C 'est vrai qu'en lisant cet article on peut penser que la compagnie Générale Transatlantique prenait soin de ses voyageurs, mais ici il n'est
question que de ceux venant au Havre par chemin de fer.
Ensuite, dans leurs bateaux, les conditions de voyages étaient nettement moins bonnes, les plus pauvres voyageaient parfois à fond de cale. Peut être si j'ai
quelques éléments sur ces conditions de voyage, ferais-je un article un jour ?
Car comme tu le dit, le temps c'est de l'argent, alors il fallait rentabiliser le plus possible les traversées !
Bonne journée ships-lover !



Claude 27/09/2011 00:41



Bien content de savoir que tu penses comme moi Dan, mais quand tu dis les dirigeants de la C.G.T.....il faut bien comprendre n'est ce pas CGT = Compagnie
Générale Transatlantique....Attention à la confusion possible pour les non initiés.....


 



DAN 27/09/2011 07:16



Bonjour Claude. Tu as parfaitement raison, nous, havrais, avons l'habitude de dire la C.G.T. s'agissant de la Compagnie
Général Transatlantique, rien à voir, bien sûr, avec la centrale syndicale ayant les mêmes initiales. Il fallait que ce
soit précisé et tu l'as fait, merci Claude, et bonne journée !



Claude 27/09/2011 00:12



Très bon article sur un épisode peu connu de l'Histoire portuaire du Havre : Les émigrants...venus pour la grande majorité d'entre eux de pays où sévissait à
l'époque la misère ou des régimes politiques non fréquentables..l'Italie,l'Allemagne,les pays de l'est et aussi de France bien sûr..du Centre et du Sud Ouest.


Mais il me semble que l'article de la "République illustrée " auquel il est fait référence présente les conditions de voyage de ces pauvres émigrants de
façon plutôt idyllique....ce qui n'était pas tellement le cas d'après ce que j'ai pu lire par ailleurs...il suffit de faire une petite recherche sur internet pour y trouver des photos ou des
gravures les réprésentant entassés dans les cales ou sur les ponts des navires..plus souvent cargos que paquebots d'ailleurs et c'était autre chose que le sort réservé aux passagers fortunés
nettement plus favorisés.


Cet article de presse se voulait à mon avis et déjà pour l'époque "politiquement correct" et ceci à l'égard de messieurs les armateurs qui tiraient et c'est
bien connu de substantiels bénéfices.


Celà n'enlevant rien à la qualité de ton reportage bien entendu.



DAN 27/09/2011 00:26



Bonsoir Claude. Effectivement, cet article de presse, paru au XIX siècle, semble avoir été inspiré par les dirigeants de la C.G.T eux même. Toi comme moi
avons lu assez de livres relatant les traversées difficiles de ces émigrants et dans des conditions très déplorables pour ne pas être dupes. Tu remarqueras aussi qu'il n'est question, dans cet
article, que des conditions de voyage en chemin de fer, et non des conditions d'hébergement dans les bateaux eux même. Pour les plus pauvres la traversée se faisait sans que les émigrants ne
voient le jour, la nourriture était minimale, bref, rien de comparable avec les conditions de voyages décrits ici dans ce magasine, mais il ne pouvaient pas non plus décrire ce qui les
attendaient, pour le coup il y aurait eu un « manque à gagner » pour tous ces armateurs peu consciencieux !
Bonne nuit Claude !



Papy Scham 26/09/2011 21:52



Impressionnant cet article richement illustré. Les photos de la "tente"  et de l'intérieur des wagons retiennent particulièrement mon attention. Première et seconde classes, compartiment
fumeurs et non fumeurs n'existaient sûrement pas. Bravo pour ce passionnant reportage.


Bonne semaine.



DAN 26/09/2011 22:56



Bonsoir Papy Scham. Tu as sans doute remarquer que dans le wagon où les enfants sont couchés, il y a , en premier plan, un homme en train de fumer. Chose
complètement inconcevable de nos jours !
Bonne semaine à toi aussi Papy Scham !



tce76 26/09/2011 21:43



Toute une époque pour cette ruée.


Tiens, il me semble bien reconnaitre un cliché de ma collection...!


Je te souhaite une bonne soirée.



DAN 26/09/2011 22:53



Salut Thierry. Eh oui, j'ai quelques "trésors" moi aussi 
Sinon la ruée vers les états-unis pourrait se comparer en effet à la ruée vers l'or, tant le désir de réussir était intense chez les émigrants!
Le bonsoir Chez toi Thierry



GL 26/09/2011 10:19



Très original ce wagon couchettes avec les enfants au ras du plafond.


Aujourd'hui, au nom de la sécurité, cette acrobatie serait bannie.


La première carte a sans doute inspiré les décorateurs du manteau d'Arlequin pour reproduire le décor du cabannon du service immigration pour l'évocation historique dans Saint-François: à voir
sur ce lien: http://lh3.ggpht.com/_XJFdIjBciC0/TBXOcNEFKoI/AAAAAAAASbY/oluGWaLLIPY/s1600-h/rallye%20st%20Fran%C3%A7ois%20100%5B2%5D.jpg


 



DAN 26/09/2011 12:33



Bonjour GL. Merci pour le lien qui nous montre une cabane dont le dessin et les inscriptions sont inspirés de cette gravure, bien qu'il y ait eu également des cartes
postales représentant ces cabanes d'enregistrement. Toujours est-il que les décorateurs ont fait un excellent travail de reconstitution.
Quant à la sécurité dans ces wagons, les enfants avaient quand même des ceintures de "sécurité" qui les maintenaient  dans leur "berceau" en cas de choc
violent, mais aujourd'hui ce serait insuffisant sans doute.
Bonne journée GL !



Pierre 26/09/2011 10:14



Salut DAN,


Un article bien intéressant ce sujet avec des documents de qualités (comme d'hab.)
Merci pour de nous en apprendre un peu plus à chaque article.
L'intérieur de ces voitures sont finalement proche de ce que l'on connait.


A bientôt.



DAN 26/09/2011 12:24



Bonjour Pierre, merci pour ton appréciation, et concernant les voitures (c'est le terme exact pour désigner ce qu l'on appelle les wagons ) j'aimerai bien voir si un musée, comme celui de Mulhouse, en a conservé un ou deux de cette époque ? Ce
serait intéressant de faire la comparaison avec le matériel d'aujourd'hui !
Bonne journée Pierre !



François 26/09/2011 10:12



Salut Dan,


Merci pour l'article !


Je me demande combien de descendants de ces émigrants mourront sur les plages de Normandie pour libérer le pays de leur ancêtre.



DAN 26/09/2011 12:20



Bonjour François. Tu as raison, je n'avais pas pensé à cette éventualité mais il est fort probable qu'il y ait eu des descendants d'émigrants dans les soldats venus
lors du débarquement en Normandie du 6 juin 1944.
Il serait possible de le savoir avec la généalogie, mais là, c'est trop de travail pour un seul homme !
Bonne journée François !



Reveille matin 25/09/2011 23:38



Paris - Le Havre - New-York. Train et bateau, un voyage qui me fait rêver depuis longtemps et que j'adorerais faire un jour si c'est possible. Je n'en connaissais pas les détails historiques,
merci DAN pour ce partage !



DAN 26/09/2011 00:01



Bonsoir réveil matin (ça fait bizarre cette formule avec ton pseudo ) Tu ne peux plus faire ce voyage hélas, car les lignes régulières nord atlantique ont disparues avec le dernier des grands paquebot le FRANCE. Mais il existe une possibilité toutefois,
c'est de se faire embarquer à bord d'un navire de commerce qui fait cette liaison le Havre-États unis. Il y a quelques armateurs qui font ces propositions de voyage. Le passager n'a, dans ces cas
précis, aucune distractions à bord, mais il assiste à la vie de l'équipage ce qui, pour un curieux comme moi conviendrai parfaitement. Il a sa cabine et ses toilettes personnelles, et les repas
sont pris avec l'équipage. Une bonne occasion de voir comment se passe la vie à bord.
Alors je te souhaite un jour de faire ce voyage !


Bonne nuit réveille matin  !



J€FF 25/09/2011 20:06



Un Bon Article, encore une fois. Tes articles apportent beaucoup pour la blogosphère Havraise.


C'est toujours étonnant de voir des commentaires aussi fournis !



DAN 25/09/2011 20:29



Bonsoir J€ff. Merci pour l'article, l'ami, et si les commentaires sont fournis peut être cela vient-il qu'il ont tous une réponse, mais là je ne t'apprends rien car
nous en avons discuté ensemble, mais cela vient peut être aussi que je publie des faits sur l'histoire du Havre un peu, voire complètement oubliés parfois ?
Bonne soirée J€ff !



Marcopolo76 25/09/2011 19:56



Ton article est impressionnant  car il rappel  bien que tous ces gens sont venus , sont restés , ont tenus, ont aimé, ont gagné, ont souffert , ont lutté et ont fini par créer un
nouveau monde..!


Merci d'avoir partagé !


Marco



DAN 25/09/2011 20:23



Bonsoir Marco. Tu as bien résumé l'histoire de ces personnes qui ont construit les états-unis. En effet ont peu penser que parmi ces passagers certains d'entre-eux
ont dû participer activement à l'histoire américaine et, peut être, devenu des personnages célèbres.
Bonne soirée marco !



phyll 25/09/2011 16:50



salut poto,


quelle aventure pour ces émigrants partis à la "conquète" du rêve Américain !et le quai de Guinée avait meilleur allure qu'à notre époque !!


puis,  je suis un peu amusé par le confort relatif de ces wagons ! mais bon, je pense que pour l'époque c'était le top !!


 pour ma part je vais émigrer sous ma couette car je me suis fais prendre par une grosse méchante crève !! (hou la vilaine !!) 


à + mon pote !



DAN 25/09/2011 20:03



Salut poto. mince alors, prendre une crève alors que le climat de ce dimanche était à la balade, soigne toi bien et reviens nous en forme !
Sinon pour ces gens venu d'ailleurs tenté leur chance aux U.S.A., n'oublions pas qu'un certain nombre d'entre eux reviendrons en Europe après le crash boursier de
1929.
Quant au quai de Gunée, il a été remanié après la guerre par la fermeture du pertuis qui reliait le bassin de l'Eure au bassin de la Citadelle, mais là, je ne
t'apprends rien !
Aller du mieux mon pote et bonne soirée... sous la couette !



boboce 25/09/2011 16:44



Salut Dan


Encore une fois, tu nous prouve que le Havre était une plaque tournante dans certains domaines.


Bonne semaine


A+


 


 



DAN 25/09/2011 19:55



Salut boboce. Eh oui, dans ce domaine comme dans bien d'autres , aviation, industries, etc, le Havre pouvait s'enorgueillir d'être à la pointe du progrès et dans le
domaine portuaire également, mais ceci est une autre époque bien qu'avec le transport par conteneurs nous soyons assez bien placé dans cette spécialité !
Bonne soirée boboce !



françoise B 25/09/2011 16:42



Re bonjour Dan et merci de ton aide. J'ai pu accéder aux photos grâce à Mozilla Firefox. C'est toute une page de notre histoire que tu évoques aujourd'hui ! et ce qui surprend le plus c'est de
voir par comparaison la photo d'aujourd'hui ! Aucune trace du passé !! à moins qu'une plaque située à cet endroit ne commémore cette émigration! heureusement que ces photos existent! qui pourrait
penser en voyant l'endroit aujourd'hui que tant de gens ont transité ici même, ayant eu sans doute un passé difficile et le coeur suffisamment rempli d'espoir d'améliorer leur vie, pour avoir le
courage de partir, de tout quitter! Ce sont les pensées de ces gens, leurs sentiments au moment où ils embarquaient ici qui devraient émaner de cet endroit ! y-at-il une trace de cette époque?
bonne fin d'après-midi. françoise B.



DAN 25/09/2011 19:49



Bonsoir Françoise. Aaaah je suis content que tu puisses voir le site sans problème, grâce à mes modestes conseils.
C'est vrai que pour ces gens, tout quitté a dû être une décision difficile à prendre, mais le dicton "l'espoir fait vivre" devait prendre une signification toute
particulière pour eux.
Sinon il n' y a absolument aucune trace de leur passage, aucune plaque aux endroits d'embarquement, surtout qu'au début du XXe siècle, cette partie du port n'était
plus réservée aux traversées transatlantiques, l'embarquement se faisant désormais au quai Joannès couvert.
Bonne soirée Françoise, et merci pour ta persévérence.



LGV 25/09/2011 15:03



Impressionnant. Bel article sur ce sujet que je ne connais que très peu et qui pourtant est très intéressant !!!



DAN 25/09/2011 15:28



Bonjour Cédric. Il faut bien dire que peu de livre d'histoire parle de ce sujet, aussi quand j'ai acheté ce magazine je me suis empressé d'en faire profiter tout le
monde, car avec internet le partage est beaucoup plus facile.
Bonne journée Cédric !



pere cantoche 25/09/2011 13:00



Je viens d'émigrer sur ton blog, Dan, et comme d'hab, pour mon plus grand plaisir. encore un article passionnant super-instructif.



DAN 25/09/2011 13:07



Salut l'père cantoche. Alors tu as "émigré" par la pensée, mais maintenant tu devrais "émigrer" avec ton corps car tu commences à manquer ici, et tes "potavrais"
t'attendent pour une "tite" bouffe entre amis !


Merci pour ce commentaire, et à bientôt Thierry ! 



eva 25/09/2011 12:37



ah ah ah ! si les émigrants avaient droit à tout le confort à cette époque, les traditions se sont bien perdues ! Bon dimanche Dan. (j'aime bien la définition de celui qui s'embarque tout seul,
se débarque tout seul, etc...)



DAN 25/09/2011 12:48



Bonjour Éva. Il est vrai qu'à cette époque les états unis avaient besoins de bras, ces émigrants étaient donc les bienvenus, mais de nos jours il en serait tout
autrement et c'est bien normal puisque ce grand pays n'a pas  assez de travail pour ses propres ressortissants, et ce n'est, hélas, pas le seul pays à être dans ce contexte.
Quant à la définition, c'est vrai qu'elle est un peu immorale, mais à cette époque la langue de bois n'était pas de mise !
Bon dimanche Éva ! 



B. O. 25/09/2011 11:51



C'est vrai qu'ils étaient choyés, car l'intérêt financier était en jeu. Mais ces voyageurs n'avaient pas encore fini leur voyage, car ils le faisaient également pour changer complètement de vie.
Ils avaient donc encore un autre long voyage à effectuer.


Je pense que si l'on trouvait un nouveau pays à conquérir, ce genre d'organisation se remettrait en place.



DAN 25/09/2011 12:02



Bonjour Olivier. C'est tout à fait exact, si un pays était à "conquérir" la migration des peuples recommencerait, surtout si l'on songe aux pays pauvres comme il
peut y en avoir en Afrique où en Asie.
Mais à l'époque c'était l'Europe qui était en développement avec la révolution industrielle, et c'est surtout le monde agricole qui migrait vers ces
"eldorados".
1929 et sa crise économique mettra un frein à ces déplacements de population, mais ceci est une autre histoire !
Bon dimanche Olivier !



françoise B 25/09/2011 11:14



Bonjour Dan. Je suis très intéressée par ta recherche sur la Compagnie Générale Transatlantique, tu l'imagines. Malheureusement, je ne peux pas ouvrir les photos!! Cela m'est également
arrivé avec le nouveau commentaire sur l'octroi Bégouen.Que puis-je faire?? Bonne journée ensoleillée. françoise B.



DAN 25/09/2011 11:30



Bonjour chère Françoise. Il y a une chose que l'on peut faire quand on rencontre des difficultés pour ouvrir le blog ou une partie comme les photos ou les
commentaires. Tout dépend de ton navigateur, si tu as "internet explorer" tu auras des difficultés, si tu fais la recherche avec "Mozilla Firefox" ce sera plus aisé, de même avec "google chrome".
Personnellement, et avec Nicéphore, nous utilisons "Mozilla Firefox" qui permet de voir les animations telle notre bannière. Maintenant si cela ne fonctionne pas essaie de te mettre en contact
avec Nicéphore par l'intermédiaire de la fonction tout en en bas de page -contact-. Là tu pourras contacter directement Nicéphore pour lui parler de ton problème.
Je te souhaite une excellente journée Françoise,  en espérant que tu trouves une solution pour le blog ! 



JMH 25/09/2011 09:03



Bonjour


Il y avait une concurrence entre les compagnies maritimes européennes pour le transport de ces millions de passagers. Les compagnies ouvraient des bureaux à l'étranger pour que les émigrants
prennent leurs bateaux. Comme l'essentiel des émigrants venaient plutôt d'Europe de l'Est, le port du Havre n'était peut-être pas le mieux placé géographiquement  dans ce domaine. Merci pour
cet article et ces illustrations intéressantes.



DAN 25/09/2011 09:13



Bonjour Jean-Michel. En effet la C.G.T. n'était pas la seule à proposer la traversée de l'atlantique, et le Havre n'était pas le seul port à avoir des bateaux en
partance pour l'Amérique. Cherbourg était l'un de ces ports avec une très forte concurrence, cette concurrence s'est toujours faite sentir lorsqu'il s'agissait de faire la traversée de passager
de "luxe". Notre atout, au Havre, était la relative proximité avec Paris, mais s'agissant des émigrants l'atout de la C.G.T. a été de proposer des voyages organisés d'un bout à l'autre entre
l'Europe et les U.S.A.
Bon dimanche Jean-Michel !



C@t 25/09/2011 01:46



Boujou DAN


Pour une fois je serai la première à faire un commentaire, ça change d'être la dernière ! Ceci dit, tu n'as pas besoin que j'écrive ici pour savoir que j'ai lu l'article ! ;-) Je lirai les
commentaires de tes fidèles lecteurs/lectrices au fur et à mesure de leur publication.


La C.G.T. prenait vraiment soin de ses passagers ! Heureusement car 22 heures de trajet en train plus celles à bord des paquebots, cela devait être long, surtout pour les enfants et les bébés...
Très ingénieuses les corbeilles installées au-dessus des sièges !


72 millions en un siècle ! Cela parait beaucoup et peu à la fois... Un émigrant qui est un "drôle de fret" tout de même...


Bel article comme toujours.


@ + DAN


 



DAN 25/09/2011 09:06



Bonjour C@t. En effet il n'est pas courant que tu sois la première à commenter un article, comme quoi tout peut arriver


La Compagnie Général Transatlantique avait tout intérêt à "soigner" ses passagers, elle n'était pas la seule
compagnie en France à proposer ses services. De plus, concernant le transport par chemin de fer proprement dit,  il existait  d'autres compagnies ferroviaires transportant les
passagers, mais celles-ci ne faisaient que ça, et ne se préoccupaient plus des  passagers une fois ceux-ci arrivé à destination, ici au Havre,  alors que la C.G.T. les prenait en charge
du début à la fin jusque les émigrants sur le sol américain.
Bon dimanche ensoleillé C@t !