Sans crier gare !

Publié le par DAN

Voici un accident de chemin de fer qui aurait pu être dramatique. Il s'est produit le lundi 17 juin 1907 en gare du Havre*. Il a donné lieu à plusieurs éditions de cartes postales présentées ici.

*Celle de Juste Lisch, où la configuration des lieux ne correspond plus à ce que nous connaissons en 2009.

Notez l'extraordinaire complaisance avec laquelle les personnes se prêtent à la photographie, allez faire ça aujourd'hui !

Les faits résumés :

Suite à une panne de frein, survenue après la halte d'Harfleur, la locomotive, ne pouvant plus s'arrêter, vient percuter les tampons à la vitesse de 30 ou 40 kilomètre heure, et finit sa course dans les parois vitrées du bureau d'octroi. Les blessures, subies pas les différents acteurs de l'accident, voyageurs et employés de la S.N.C.F., ont été assez légères.

Pour ceux qui souhaiteraient lire entièrement l'article de la presse Havraise, consacré à cet accident, celui-ci est reproduit intégralement après les cartes postales.

 


 





 


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De la part d'une lectrice ,Mireille Locar, voici une photo familiale  montrant cet accident sous un angle inusité et jamais paru en carte postale.
Je la remercie vivement pour l'envoi de ce cliché.


accident 1907Une vue très rare de cet accident où l'on peut voir le tender  de ce train ( photo Mireille Locar )


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(journal du mardi 18 juin 1907)

Une locomotive emballée

Le train 145 rentre dans la salle d'attente et démolit le Bureau d'Octroi. - Quelques voyageurs sont blessés.


On 'a pas oublié, sans doute, l'accident qui se produisit, il y a quelques années, à Paris, gare Montparnasse, un train ayant renversé le butoir, avait traversé la salle d'attente, et la locomotive était descendue sur le boulevard, tuant une marchande de journaux.

Un accident identique, mais dont les conséquences ont été moins graves, s'est produit, cette nuit, en gare du Havre. Le train 145 a démoli le bureau d'octroi et la locomotive 550 est venue s'abattre dans la salle d'attente.

*


La gare où s'est déroulé l'accident

Voici les faits :

Le train 145 qui a causé l'accident d'hier était mené par la machine 550, mécanicien Léon Cabot, chauffeur Heurtaux. Le conducteur chef du train Cordon, était dans le fourgon arrière D.F. 7832; l'autre conducteur est M. Marais.

Il était formé de dix voitures 175 T5. Ce train qui doit partir de Paris à 7h. 30 du soir a quitté la gare avec deux minutes de retard ; il a : 12 minutes de retard à cause des travaux du tunnel de Bonnières, plus que 9 minutes à Rouen rive droite , puis 10 à Bréauté, et il entre enfin en gare à 11h. 57, avec 7minutes de retard.

Les freins fonctionnaient régulièrement quand le train s'est arrêté au signal d'Harfleur. En face du pont Mazeline, en arrivant à la hauteur du dépôt , le mécanicien s'aperçut que le "petit cheval" nom qu'on donne au compresseur d'air, ne fonctionnait plus. Il butte alors contre vapeur et le conducteur Gordon tenta de bloquer le train placée dans le en faisant fonctionner la manette fourgon d'arrière. Mais il n'y avait plus d'air dans les tuyaux et les freins ne fonctionnaient plus. Il sauta alors à terre et se fit de fortes contusions aux bras et aux jambes.

Le train cependant continuait sa route avec une vitesse de 30 ou 40 kilomètres à l'heure.

Avec un bruit énorme et comme une trombe, le train entra sous le hall vitré de la gare du Havre au grand effroi des personnes -une cinquantaine environ- qui se trouvaient dans la salle d'attente et se sauvaient en toute hâte.

Il se produisit alors un violent tumulte, et la locomotive, au milieu d'un nuage de vapeur et de poussière, sous une pluie de verre cassé, brisait le vitrage séparant le hall de la salle d'attente et s'arrêtait à moitié du bureau des employés de l'octroi.

Deux de ces employés, n'eurent que le temps de sortir par une petite porte s'ouvrant sur la salle des bagages.

L'un d'entre eux, M. Ernest Legay, âgé de 33 ans, habitant 115 rue Victor Hugo, eut même quelques peines à tirer des débris projetés par la machine et sous lesquels il se trouvait engagé, son camarade, M. Maurice Lachèvre, âgé de 22 ans et demeurant 116 rue Thiers.

M. Lachèvre a une légère contusion au genou droit. Il avait reçu une lourde poutre sur la tête, mais le képi qu'il portait amortit complètement le choc.

*

**

Parmi les voyageurs qui se trouvaient dans le train, plusieurs furent blessés par suite de la violence du choc. Voici leur noms :

M. Albert Maignan, coiffeur, demeurant 4 rue Lesueur, qui au cours du choc fut projeté contre l'oreiller fixe du compartiment et eut le coté droit de la joue fortement contusionné.

Mme Burget, née Louise Vincent, âgée de 57 ans, habitant 1 rue du corridor, au Havre, laquelle a eu le petit doigt de la main gauche luxé.

M. Léon Benoist, âgé de 56 ans, domicilié rue du bois à Vincennes, rentier, qui se plaint de douleurs assez vives au genou gauche.

M. Adolphe Oirin, âgé de 28 ans, habitant rue Amiral Courbet, qui fut heurté contre une des parois du compartiment et fut blessé au front.

M. Marais, chaudronnier, demeurant rue Hélène, 18, qui a reçu un coup dans la poitrine au cours du heurt, et porte une légère contusion à la main gauche.

Ces voyageurs furent aussitôt conduits à la salle des premières où M. le docteur Powilewiez, un des médecins du chemin de fer, que M. de Logeaux, chef de gare, avait fait mander en toute hâte, leur prodigua des soins empressés.

M. Forment, surveillant chef, fit ensuite reconduire en voiture les blessés.

*

**

Les dégâts matériel sont assez important :

Le butoir , enfoncé et solidement fixé dans la maçonnerie, a été projeté à gauche de la gare, la locomotive, qui avait quelque peu dévié à droite, a creusé deux ornières inégales, profonde de quarante centimètres environ dans l'asphalte et le remblai, après avoir émietté les épaisses bordures de granit qu'elle avait rencontrées, et déchaussé les autres. Le mur de briques est enlevé sur la largeur d'environ un mètre, et découpé comme à l'emporte-pièce par l'avant de la locomotive. La moitié du bureau de l'octroi a été réduit en miettes, et la menuiserie a été rejetée un peu plus loin à peu près intacte.

Détails curieux : le bec de gaz qui éclairait le bureau est à peine dérangé et une petite fontaine-lavabo en tôle peinte, reste suspendue à l'avant de la locomotive, près de la lanterne rouge, est tordue. Le tuyau de la cheminée est rompu vers le bas et sa couronne de fonte a été brisée et projetée à droite

*

**

Dès ce matin, des mesures ont été prises pour réparer les dégâts causés par ce bizarre accident. La salle d'attente a été consignée au public et les voyageurs qui arrivent au Havre quittent la gare par la salle des bagages.

Une machine et un fourgon ont été amenés ce matin sur la ligne d'arrivée du train de Paris. Pendant ce temps, des équipes d'ouvriers soulèvent la locomotive au moyen de vérins.

On établit, en outre, une ligne provisoire reliant la salle d'attente à la ligne de Paris. Dès que cette ligne sera établie, les cales soutenant la lourde masse seront enlevées et la machine sera conduite jusque sur la voie où la locomotive de secours la prendra en remorque.

Par mesure de prudence, diverses pièces, notamment certains cylindres ont été enlevées afin d'alléger autant que possible la machine brisée.

Ces diverses opérations seront sans doute terminées dans la soirée. Il ne restera plus alors qu'à rétablir la cloison vitrée séparant le hall de la salle d'attente et à remettre un peu d'ordre dans le bureau d'octroi, que l'accident a mis dans un piteux état.

Inutile de dire que pendant toute la journée, les voyageurs arrivant au Havre, ont stationné longuement sur les quais. Quant aux curieux du dehors, ils stationnaient devant la salle des bagages, regardant avidement, dès que la porte s'entr-ouvrait, les barrages de bois derrière lesquels il s'était passé quelque chose.


Hormis la photo, L'article a été retranscrit tel qu'il est paru à l'époque.

 

 

 

 


 

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Mireille Locar 16/03/2013 22:24



DAN 16/03/2013 23:27



Bonsoir et grand merci madame Locar pour cette photo. Je n'ai pas résisté à l'inclure dans mon article, car il montre cet accident alors que la locomotive n'est pas encore détachée de son
tender.
Je pense que c'est une photo de famille aussi je me suis permis de l’accrédité comme telle.
En vous renouvelant mes remerciements je vous souhaite une excellente fin de semaine.



Clugery 20/02/2013 17:03


le chauffeur c' était mon grand-père !  il était alors élève mécanicien. On en parle encore dans la famille. 20/02/2013

DAN 20/02/2013 18:25



Bonsoir Clugery,
Je comprends qu'on puisse encore en parler dans votre famille, cet accident a fait l'objet de nombreuses photographies, puis cartes postales, qui en perpétuent le souvenir dans la mémoire du
grand public.
Merci Clugery pour ce témoignage, et bonne soirée !  


PS: Peut être avez-vous une photographie de votre grand-père, peut être aussi souhaiteriez-vous complèter cet article avec quelques mot sur votre aïeul ?
Toujours est-il que notre blog vous est ouvert, et si vous ne souhaitez pas répondre directement à ce message via les commentaires, il y a la possiblité de nous contacter directement en utilisant
ce lien :
Contactez le blog par courriel



Encore Merci et bonne soirée.



CHABOT 03/11/2010 12:20



étant la descendante de Charles HEURTAUX , chauffeur , cité sur la locomotive en


question, j'ai toujours été au courant de cet accident qui a été désagréable pour lui;


il ne figure d"ailleurs pas sur les photos . je possède depuis environ 20 ans une


des cartes postales faites au moment de l'évènement , trouvée chez un marchand sur un marché de CAEN ,   je crois d'ailleurs que le même accident


s'est produit à CAEN ainsi qu'un accident de traway  Salut à l'envoyeur


 



DAN 03/11/2010 12:49



Je pense en effet que l'histoire qui lui est arrivée n'a pas du être agréable pour Charles Heurtaux. Cet accident a dû être conté et raconté dans votre famille de ce
fait. Je ne sais pas avec quel œil on peut voir ce fait divers aujourd'hui, en tous cas j'espère que son coté dramatique s'est adouci.


Merci de cette visite, visite d'autant plus précieuse qu'elle émane d'une descendante de Charles Heurtaux et de ce fait ce n'est plus un simple commentaire mais un
témoignage historique et familial. 


Bonne journée !  



CHABOT 03/11/2010 11:55



les cheveux de René sont descendus vers le menton !!!!!


merci pour les documents sur l'accident du train dans la gare du HAVRE en 1907


COLETTE



DAN 03/11/2010 12:41



Bonjour Colette. Je ne pouvais faire ce blog sans parler de cet accident, celui-ci à suscité de nombreuses éditions de  cartes postales aujourd'hui très
recherchées.


Merci de votre visite et bonne journée !



le-G 09/12/2009 19:48


Les photos de l'accident sont étonnantes.
Peut-être un sujet à reproduire pour un diorama de maquette ferroviaire.
Bonne soirée à toi.


DAN 09/12/2009 20:02


Bonsoir le-G. C'est une idée ça, j'ai vu beaucoup de reproduction de scènes diverses sur aérodrome, dans un garage, sur un circuit automobile, mais jamais une
scène, d'accident ferroviaire, quoique je ne devais pas m'avancer à dire ça je ne connais pas tout heureusement !
Bonne soirée


Pierre 08/12/2009 09:20


Un accident de ce type  à notre époque serait catastrophique. Ce qui l'était déjà à cette époque. Peut être dans une autre mesure.
La technologie, même si elle est maitrisée, comporte des risques.


DAN 08/12/2009 12:40


Bonjour Pierre. Si on commence à réfléchir à tous les risques autour de nous, notamment ceux liés à la technologie, il faut bien dire qu'on ne ferait plus rien du
tout. C'est sans doute pour cette raison que ce type de risque à été évalués et progressivement diminué, mais jamais complètement éradiqué. Comme on dit souvent personne n'est parfait ,
j'ajouterais , la technologie non plus !
Bonne journée


BINCHY 07/12/2009 23:06



Impressionnant ! On imagine ce que cela pourrait être maintenant ... avec le TGV !
Très bonne soirée.
Binchy.



DAN 07/12/2009 23:14


Bonsoir BINCHY. Il vaux mieux ne pas s'imaginer ce que cela aurait pu être. Mais, pour en avoir discuter avec des gens de la S.N.C.F., ce type d'accident ne peut
plus survenir de nos jours, et je préfère les croire.
Bonne fin de soirée 


Jacques l'Ardéchois 06/12/2009 22:40


1907/2009...  102 ans ...
C'est vraiment extraordinaire de pouvoir consulter grâce à toi ces cartes postales...
Merci Dan pour ce magnifique partage... et je pése mes mots...
 


DAN 06/12/2009 23:05


Bonsoir Jacques. 102 ans, je n'avais pas fait le calcul, le temps passe vite quand même, ici en tous cas, plus vite que le train ! 

A bientôt Jacques ! 


marcopolo76 06/12/2009 19:32


Salut Dan
Comme d'habitude toujours aussi plaisant à te lire ...!
Un fait divers original de part ces dégats et l'absence de perte humaine..!
De nos jours les conséquences seraient plus grave beaucoup plus de gens fréquentent les quais des gares...!
A+
Marco


DAN 06/12/2009 19:38


Bonsoir Marco. Un fait divers sommes toutes "singulier" puisqu'il se termine bien, ça n'a pas toujours été la cas dans d'autres accidents similaires de chemins de
fer.
Et aujourd'hui ça fait les délices des collectionneurs de cartes postales !
Bonne soirée Marco   ! 


Roro 06/12/2009 16:47


Allez Dan, tu es où sur la photo ?


DAN 06/12/2009 17:03


ah ah ah ah excellent j'aime cet humour, d'accord je fais partie des plus vieux sur
la "blogo", et si tu regardes bien sur la première carte postale je suis celui qui est avec un manteau et une main dans la poche !!
Bon j'étais un peu plus jeune quoi
Bonne soirée Roro !


jps 06/12/2009 11:36


J'étais en train de lire cet article en compagnie de Micheline avec beaucoup d'entrain, tout en écoutant Ferré et l'on peut dire que cette locomotive ne roulant pas à fond de train (plutôt un train
de sénateur) a fait plus de peur que de mal parmi les locaux. Encore un article mené bon train, quel train de vie vous avez Nicé et toi !! Bonne idée que de nous aiguiller sur ces voies de gares.
Remarque, c'est mieux que le train-train quotidien...
Amitiés


DAN 06/12/2009 11:50


Salut J-P. Voila un commentaire  bien aiguillé, , il est sur sur la bonne voie (de
chemin de fer) et non plus sur la voie de garage.
Quant à mon train de vie je me raccroche au wagon pour tenir le coup, et devant tant d'esprit mon dimanche s'en trouve tout ragaillardi !
@+ J-P,  ton blog nous manque , n'est-ce pas Phyll !


GéraldH76 06/12/2009 09:06


Excellent comme toujour . Inconnu pour moi, et trés interressant . Bon Dimanche .


DAN 06/12/2009 10:31


Salut Gérald. J'adore quand j'apprends à des jeunes Ce reportage est sorti de "l'oubli",
afin d'en faire profiter ta génération justement, c'est ce qu'on appelle la transmission du savoir et de l'histoire.
Bon dimanche, mais pluvieux hélas !


yannick_76 05/12/2009 22:22


Sur cet accident, je constate qu'il y a eu plus de peur que de mal, je crois que le bilan serait beaucoup plus important à notre époque. Sinon pour faire le lien il y a eu le même genre d'avarie à
Saint Valery en Caux.
Si tu as quelques minutes je vais te relater les faits. Nous somme le 17 janvier 1945 et plusieurs unités de l'armée Américaine, débarquées en Europe, sont transportées vers le Camp "Lucky Strike"
par chemin de fer du Havre à Saint-Valery-en-Caux. Malheureusement à la hauteur de Néville (vers Saint-Valery), le train n'a pu ralentir et a détruit la gare valeriquaise (la locomotive a traversée
la totalité du bâtiment et 8 voitures se sont couchées sur la voie).








Les soldats déjà en place au Camp "Lucky Strike" n'avaient eu connaissance du drame que plusieurs jours après lorsque qu'ils virent les camions décharger des piles des sacs de couchage,
vêtements ensanglantés d'autres troupes. Car la tragédie devait rester secrète pour l'occupant qui aurait utilisé l'effet psychologique négatif de ce drame pour démotiver les troupes
alliées.
Cependant contrairement au Havre, le bilan humain fût très lourd, les différents documents font état de 53 morts et plus de 200 blessés.
Une plaque commémorative rappelle ces instants tragiques sur la façade de la nouvelle gare qui accueil, depuis 2001, les services de la Communauté de Commune de la Côte d'Albâtre.





DAN 05/12/2009 22:54


Bonsoir Yannick. J'ai lu avec grand intérêt le récit de cette catastrophe, car, ici, s'en est une, avec un nombre de victimes important. Je ne suis pas un
spécialiste des chemins de fer, mon domaine serait plutôt l'aviation.
Et ici il s'agit d'un fait de guerre que je ne connaissais pas (on ne peut tout connaitre) Il serait intéressant de savoir ce qui a provoqué cet accident.
Pour en revenir à celui que je relate, s'il y avait eu des morts je ne pense pas que les personnes auraient "posées" devant les photographes avec la décontraction que l'on voit.
Si un jour je retourne à St valery je regarderais plus attentivement la gare pour y voir cette plaque commémorative !
Bon dimanche Yannick ! 



Mr Yak 05/12/2009 19:56


Article comme tojours interessant. Je suis impressionné par le nombre de réclames déja présentes sur les murs.


DAN 05/12/2009 20:09


Bonsoir Yak. T'as remarqué toi aussi ! Faut dire qu'à cette époque peu de lieux publiques étaient couvert d'affiches comme ils le sont  à l'heure actuelle. Au
moins celles des cartes postales étaient-elles fait localement par des peintres en lettres (suivez mon regard)
Bon dimanche Yak


Papy Scham 05/12/2009 16:09


En tout cas cette catastrophe, heureusement que matérielle, a bien été immortalisée. On a pris le temps de poser, col blanc et couvre-chef, les pubs abondent. Excellent le compte rendu. Je me suis
régalé. Tout dans les moindres détails. Dire que de nos jours les journalistes sont limités en nombre de signes.
Pas plus tard que hier soir, j'ai vu la photo (format affiche) de l'accident de la gare Montparnasse. Bizarre ?
Bon week-end.


DAN 05/12/2009 16:22


Bonsoir Papy Scham. Il y a des coïncidences comme ça, il suffit de penser à quelque chose pour que, peu après, on en entende parler.
Moi ce qui m'interpelle, dans ces clichés, c'est qu'aucune interdiction n'a été faite aux photographes. De nos jours ce serait quasiment impossible, les responsables diraient plutôt "éloignez la
presse".
C'est vrai qu'une mauvaise publicité est (parfois) préjudiciable à quelque entreprise qu'elle quelle  soit.
Mais il s'agit ici d'un autre temps !
Bon week-end  Papy Scham


Jany 05/12/2009 12:01


Tout de suite en voyant tes photos j ai fait le rapprochement avec celui de la gare Montparnasse comme tu l as si bien noté après..Par contre j ignorai celui du HAVRE comme quoi un blog c est
utile....Merci pour toutes ces explications..et bon week end


DAN 05/12/2009 13:34


Salut Jany. Moi c'est le contraire, je ne connaissais pas celui de Paris, qui, parait-il, est très connu.
Ce genre d'accident, s'est peut être produit ailleurs aussi , va savoir ?
Bon week-end à toi aussi  !


johan76 05/12/2009 09:31


Impressionnant... "Heureusement" entre guillemet ce mot, la vitesse d'époque était moindre à celle d'aujourd'hui (d'où les dégâts "minimes"... Par contre, ce qui est amusant, c'est de voir sur les
cartes postales que la majorités des hommes qui posent portent tous la moustache. C'était sans doute le must à l'époque, pour paraître plus "viril" ? Très beau reportage.


DAN 05/12/2009 09:57


Bonjour johan76. Très fine observation, peut être avez-vous aussi remarqué que tous les hommes ont la tête couverte ! Il était très rare à l'époque, et celles qui
ont suivi, de voir les hommes et les femmes sortir sans chapeaux ou autres couvre-chef.
Quant à la vitesse, c'était celle préconisée lors de l'approche de la gare, sinon le train avait plus grande allure en campagne.
Je vous souhaite un excellent week-end  !


gl 05/12/2009 07:57


Ils sont tous ravis de poser devant cette défestration.
C'est le style de l'époque, les gens prenaient plaisir à se faire photographier devant tout ce qui les émerveillaient.


DAN 05/12/2009 09:11


Bonjour Gérard. Tu es comme moi un peu "interloqué" par la pose des personnes. Aimer se faire photographier est une chose, devant une catastrophe, même minime en
est une autre.
Ce "cas social" serait à étudier de plus près pour comprendre l'évolution des mentalités en 1 siècle.
Bon week-end Gérard !


tce76 04/12/2009 23:23


Et bien, j'avais déjà entendu parler du sujet, mais là....!
Je ne savais pas que c'était si vieux que ça. A moins qu'il y en ait eu d'autres?
Chapeau pour ce travail de fourmi!
A bientôt.


DAN 05/12/2009 09:07


Bonjour Thierry. A ma connaissance il n'y en a pas eu d'autres, tout du moins, d'aussi spectaculaire. Les progrès
technologiques ont fait en sorte que cela ne se reproduisent plus. Celui la restera dans les anales de l'histoire des chemins de fer sans doute !
Bon week-end Thierry ! 


B. O. 04/12/2009 22:58


Toujours une joie de prendre la machine à remonter le temps avec votre blog. Le texte, les images (intéressantes toutes les publicités: j'adore le coffre fort à coté de la locomotive), ... nous
transportent.


DAN 04/12/2009 23:04


Bonsoir Olivier. Toi aussi tu ne compte pas alors ! 
La machine à remonter le temps mon rêve ! Je dois me contenter de prendre le train en marche, à condition qu'il sache s'arrêter !
on se plaint, parfois, des "pub" à l'heure actuelle,  mais ils n'étaient pas en reste à l'époque.
Bon week-end


Laurent 04/12/2009 20:51


Images et textes... un travail d'orfèvre ! Tu es à ma connaissance la première personne qui ressuscite cet évènement en citant entièrement le journal !
Intéressants... les noms et adresses des blessés, les dégats, les publicités figurants sur les C.P. et les badaux badins posant !
Tu es un vrai Chef de Gare !


DAN 04/12/2009 22:31


Salut Laurent. On ne me l'avait jamais fait le coup du chef de gare  il est vrai
que j'ai remis cet article sur les rails mais bon ...
Quitte à citer l'article du journal autant tout mettre, cela me semble plus consciencieux. Et on a l'impression de revivre l'évènement comme si c'était hier, quoique la "prose" de l'époque n'a rien
à voir avec celle d'aujourd'hui.
Quant aux "badaux" je pense qu'il s'agit plutôt des personnes faisant la remise en ordre, sous la surveillance de la hiérarchie. D'ailleurs il aurait été intéressant de faire une photo des badaux
justement en dehors du périmètre de l'accident.
Bonne fin de semaine Laurent


buddy2259 04/12/2009 20:19


Bonsoir Dan, Bien évidement j'ai entendu parlé de cette "catastrophe" de 1907 ton reportage est d'une précision impressionnante,chapeau pour tes cartes postales que beaucoup d'un chacun
recherche.Encore un gros boulot de ta part ...et pourtant en ce moment tu as d'autres priorités , porte toi bien l'ami .


DAN 04/12/2009 20:27


Bonsoir Buddy. C'est vrai que j'ai eu d'autres priorités cette semaine, mais j'ai profité d'une évacuation "forcée" pour me renseigner sur ce fait divers aux
archives. Comme l'ami Laurent facilite les choses, je n'ai eu que le mal de tout recopier.
Quant aux cartes postales, elles font partie de celles les plus recherché sur le Havre, mais aussi, hélas, les plus chères.
Bonne fin de semaine, et je retourne sur le 55 X38 ! ! !


Joramy 04/12/2009 19:52


Un passage de notre époque encore inconnue pour mou, je te dit encore bravo pour ton et tes article DAN et ton article et de grande qualité


DAN 04/12/2009 20:05


Bonsoir Joramy. Il est vrai que pour la jeune génération, ce fait divers n'est pas toujours connu, alors je suis là pour le faire re-connaitre
Bon week-end


phyll 04/12/2009 19:48


salut Frérot,
je connaissais ce fait divers mais j'ignorais l'article de presse et qu'il y avait autant de cartes postales sur cet incident !
j'imagine la stupéfaction et la peur des témoins en voyant ce "monstre d'acier" voulant emprunter la sortie voyageurs !!! enfin, plus de peur que de mal !!
c'est sympa d'avoir penser à partager cet évènement rare...heureusement !!
à bientôt ! 


DAN 04/12/2009 20:00


Salut p'tit frère, ben oui t'es le plus jeune 
Et je n'ai pas mis toutes les cartes postales ils y en a 8 à ma connaissance, peut être il y en a plus mais je ne les connais pas.
On a du mal à s'imaginer ce que cela a pu être, et dans quel vacarme ça s'est passé. Et comme tu le dis très rare fort heureusement !
Bon week-end monpote !