Villa Mon Désir * (A-1 sur plan)

Publié le par DAN

   En 1859 la Reine Marie-Christine de Bourbon-Siciles, et son mari le Duc de Riansarès, achètent, au Havre, un terrain en bordure de mer. Cette parcelle est traversée par le chemin n°14 qui mène aux Bains de Sainte-Adresse. Après l'acquisition et afin de permettre l'accès à l'établissement balnéaire, le Duc cédera à la ville une portion de terrain derrière sa propriété, qui deviendra la rue des bains, puis la rue Claude Monet actuelle.     

Sur la propriété il fera construire une résidence d'été qui deviendra la «Villa Mon Désir» conçue par l'architecte Théodore Huchon.

* Cet article est un condensé de l'étude complète qu'a fait Alexandre Boucher-Baudard sur ce sujet. Merci à lui pour m'avoir confié son travail et de m'avoir permis de le résumer pour le partager ici.

Remericement également à l'Association du Patrimoine de Sainte-Adresse pour avoir autorisé la publication de leur photo.

 

 Villa Mon Désir (coll R Dufour ) ALGLa villa Mon Désir (documentation APSA)

 

 


MC 2La villa Mon Désir à la fin du XIXe siècle. (photo AMH. Restaurée)

 

 

MC 3Sensiblement le même point de vue en 2013. photo DAN.

 


 MC 4La Reine Marie-Christine en famille.

 

*****

 

En 1873 le Duc décède, suivi de la reine Marie-Christine en 1878.

La villa sera vendue et deviendra un hôtel, qui connaitra de belles heures à la fin du XIX siècle. Lors de la première guerre mondiale il servira d'hôpital.


 VMCMDGros plan sur L'hôtel Marie-Christine. coll DAN.

 

 


MC 6L'hôtel Marie-Christine vu de la plage. coll DAN


  MC 7Le même point de vue en 2013. photo DAN.

 

En 1954 l'hôtel sera vendu à la CRIC qui le fera démolir en 1955. Une copropriété toujours visible aujourd'hui le remplacera. Cet immeuble a été dessiné par Henri Daigue.

 

 

MC 8Rue des Brindes, vue arrière de l'hôtel peu avant sa démolition. (en 1er plan la rue de Sainte-Adresse)

 

 

MC 9Le même endroit en 2013. photo DAN.

 


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Merci de votre visite.


Commenter cet article

Clesius 11/03/2016 15:30

Bonjour M. Haté,
Je vous remercie pour ce petit documentaire.
Nous sommes croisés dernièrement à la fabrique de Danton (le petit jeune qui fait des vidéo)
Prochainement je vais me lancer sur la villa des Gadelles. Une légende veut que Monsieur Dumont se soit lancé le défi de rivaliser (et même écraser) avec la splendeur de cette première villa.
Légende ?
En tout cas merci pour vos travaux de recherche.

gpmagalim16.over-blog.com 29/11/2013 06:51


Bonjour,


merci Dan pour cet article et les excellents commentaires des lecteurs. Je vais en profiter pour m'étendre sur d'autres sujets. Désolé.



DAN 29/11/2013 10:29



Bonjour Jean-Hugues,
Merci pour cette appréciation Jean-Hugues, et je ne manquerai pas d'aller voir sur votre blog les sujets que vous developperez .
Excelente  fin de semaine Jean-Hugues.



JMH 21/11/2013 17:16


Bonjour Jeff


L'hôtel de Marie-Christine qu'elle s'est fait construire aux Champs-Elysées se trouvait au 76. Il fut racheté ensuite par la duchesse d'Uzès, du vivant de Marie-Christine, puis par
Dufayel ! Il est détruit depuis longtemps. Il n'est pas le même que celui de la rue Marceau.


Il y a semble-t-il une description de l'intérieur de cet hôtel mais il faut se rendre à Paris même pour consulter les archives. Le tableau de Fortuny qui se trouvait dans ce palais des
Champs-Elysées représentait la reine Marie-Christine passant les troupes en revue. On le voit désormais au Prado. 


  http://www.museodelprado.es/en/the-collection/online-gallery/on-line-gallery/obra/queen-maria-cristina-reviewing-the-troops/?no_cache=1


Nulle part ne se trouve pour l'instant la trace de l'architecte qui a créé cet hôtel particulier des Champs-Elysées.


Bonne soirée.


 


 


 

DAN 21/11/2013 19:18



Bonsoir et merci d'avoir répondu Jean-Michel.



jeff 21/11/2013 14:38


 


@JMH. L'hôtel particulier situé aux champs Elysées représenté, dites-vous, sur une toile du musée du Prado est-il le même que l'hôtel recensé dans les biens immobiliers Français de l'héritage de
Marie-Christine qui précise un hôtel situé au 79 avenue Marceau à Paris. Si c'est le cas, il est peut-être possible d'identifier l'architecte, comme le nom de celui ci apparaît souvent sur les
édifices et enfin il reste le recours aux archives.

DAN 21/11/2013 16:09



Bonjour Jeff,
Espérons que notre ami Jean-Michel lise ce commentaire afin qu'il vous réponde, car moi même je n'ai pas cette réponse hélas.
Merci et bonne fin d'après-midi Jeff
A toi Jean-Michel :



jamadrou 21/11/2013 07:43


Dan, je ne savais où écriture pour te faire un simple petit clin d'oeil


ton blog est si sérieux! quel travail de recherche!


je voulais te dire qu'hier j'ai pensé à toi


aux infos, ils nous ont présenté une pharmacienne et sa pharmacie dans ta ville.


première pharmacie a proposer un distributeur de médicaments 24h/24...


tu dois connaître et déjà avoir une photo!


je te souhaite une belle journée au Havre


ici en Isère nous sommes sous 25cm de neige et il en tombe toujours...


amicalement.

DAN 21/11/2013 08:09



Bonjour Jamadrou,
Certes mon blog est sérieux en ce qui concerne les articles eux même, mais dans les commentaires je ne m'interdis pas quelques clins d'oeil au passage, et si tu lis tous les commentaires (il y en
beaucoup c'est vrai et c'est un peu copieux parfois) tu constateras que par moment les traits d'humour ne sont pas absent de ces commentaires.
Quant à la pharmacienne honte à moi, je ne la connais pas du tout et je ne pourrais donc pas t'en faire voir un cliché, de plus je ne regarde pas très souvent la télé, car la plupart du temps au
bout de 5 minutes c'est la télé qui me regarde...dormir


ici pas encore de neige, mais aux infos à la radio ils en parlent surtout en ce moment en Isère. Bon courage donc face aux intempéries et bonne journée Jamadrou !


 



la griffe du loup 20/11/2013 22:46


pour moi j'aime ces photos ancienne .les architectures ancienne était plus belle que celle de nos jours  

DAN 20/11/2013 22:54



Bonsoir "la griffe du loup",
Ces photos portent toute la nostalgie du passé, quant à l'architecture, là c'est un constat que l'on peut faire tous les jours en comparant les oeuvres passées par rapport aux oeuvres actuelles
où l'on va au plus simple sans penser aux personnes qui regardent ces immeubles et autres bâtiments aujourd'hui dépourvus de charme.
Bonne fin de soirée 'la griffe du loup"



jeff 20/11/2013 17:53


 


Dans ce journal datant de 1899 « Droit International Privé et de jurisprudence comparée » d'Edourd Clunet on apprend que Marie-Christine a eu deux enfants avec Ferdinand VII et trois
enfants avec Don Augustin Fernando Munoz y Sanchez duc de Riansarès. Dans sa succession, outre ses cinq enfants figure aussi son petit fils don Augustin fils du comte Ladislas Czartoryski et de
sa défunte fille dona Marie de los Samparados...et que sa succession, s'élève à dix millions de francs environ, se composant, en majeur partie, de valeurs et de biens sis en Espagne, et, outre
diverses valeurs mobilières trouvées en France, de trois immeubles sis en France, savoir : la villa de Mondésir à Sainte_Adresse, près Le Havre ; Les Salines de Briscous, dans
l'arrondissement de Bayonne, et un hôtel à Paris, avenue Marceau, n°79. Google Maps montre un bel hôtel particulier à cette adresse. Pour info Marie-Christine avait été propriétaire de la
Malmaison qu'elle revendit à Napoléon III. L'immeuble de l'avenur Marcau correspondrait-il à l'hôtel des Champs Elysées. Votre dernier article et les commentaires qu'il a suscités m'ont permis de
mieux comprendre la villa Marie-Chistine, les Bains et le Casino. Bonne soirée.

DAN 20/11/2013 20:12



 


Bonsoir Jeff,
Voila un complément de cet article tout à fait bienvenu, car il permet de connaitre les descendants de la Reine avec Ferdinand VII et avec le Duc Riansarès, mais également de savoir en quoi
consistait son héritage et de ses biens qui étaient ma foi assez conséquents.
Si cet article vous a permis de mieux connaitre l'histoire de cette villa nous en sommes ravis
Merci pour ce commentaitre et bonne soirée Jeff ! 


 



boboce 20/11/2013 11:54


Salut DAN


 


J'ai fait un tour sur ton site avec quelqu'un qui n'a pas internet (oui ça existe encore) et il te tire son chapeau. Surtout le fait de retrouver le même point de vue entre hier et aujourd'hui.


 


Bonne journée


A+

DAN 20/11/2013 12:02



Salut boboce,
ben oui c'est mon "dada" de retrouver le même endroit, ce n'est pas toujours simple mais quand j'y arrive ça fait plaisir.
Tu salueras cette personne de ma part puisque je ne peux le faire d'ici !
@ + et bonne journée boboce !



Didier 19/11/2013 14:58


Oui à bientôt, en ce moment ma vie est bien remplie, tu te doutes pourquoi.

DAN 19/11/2013 16:04



re Didier,
Oooooh oui je le devine aisément, pas de problème l'ami ton jour sera le mien !
Bonne soirée Didier et courage pour ton installation !



JMH 19/11/2013 14:41


Quelques compléments, parmi de nombreux'autres, obtenus aux archives :  Huchon a fait les plans des Folies-Bergères, du Grand Bazar, de l'imprimerie du courrier du Havre... Il a été
président de la Société des amis des Arts et le premier qui organisa la fête du 14 juillet au Havre.


A propos du mari de la reine Marie-Christine ( un simple garde du corps !) il était très dépensier et il était bien aimé pour cela dans notre ville. Il y a un air de "Monaco" avec
cet homme qui séduit la reine qu'il est chargé de protéger et ce casino qui s'installera plus tard dans ces lieux !  


 


 


 

DAN 19/11/2013 16:02



Re bonjour Jean-Michel,
Voila un homme très productif concernant Huchon et très cultivé si j'en juge la fonction occupée dans la Société des Arts.
Quant au compte de Riansarès sa fortune évidement ne lui est pas venu par héritage ni par son travail propre, qui était celui de garde du corps de la Reine, alors peut être avait-il un
comportement de "nouveau-riche", mais si c'est au profit des commerces locaux on ne peut pas lui en vouloir.
Merci Jean Michel pour ces détails et bonne fin de journée !


 



Didier 19/11/2013 11:28


"Mon Plaisir" serait que vous m'offriez un beau F4/5 au grand Ponant les amis.

DAN 19/11/2013 12:45



Salut Didier,
Oh ben dès non alors, tu es beaucoup mieux là où tu es non ? En tous cas la vue qu'ils ont depuis ce "ponant" est vraiment sympa (je l'ai apprécié dans l'immeuble d'à côté) mais si la vue est
bien DEPUIS cet immeuble la vue DE l'immeuble lui même l'est beaucoup moins, je sais que tu 'es pas passéiste mais franchement la vue du casino était plus jolie non ? 


Bonne journée Didier et à bientôt peut être ?



l'père Cantoche 19/11/2013 11:11


Superbe article, supers photos, superbes commentaires...


Bref, tout est superbe, ici...


Bravo Dan et Nicéphore... là c'est du bon, c'est du lourd !


chui encore à Paris, l'envol de Roissy est pour demain matin...


Vous qui aimez tant les cartes postales, m'en va vous envoyer une, lestigars...


Ben l'boujou à vous et à yous les amis qui passent sur " Havrais Dire " l'blog incontournable des potavrais et des potes pas Havrais...

DAN 19/11/2013 12:38



Boujou l'père cantoche,
Merci pour tous ces compliments potavrais les meritons-nous ? , j'espère que oui, en tous cas on
fait tout pour que ce blog soit agréable à toutes et à tous, et d'avance merci pour la carte postale, prends en une qui puisse donner de la chaleur car ici ça commence à faire frisquet.
Alors bonne bronzette ou bonne sièste allongé dans un transat un peu à l'ombre Pffffffff ça m'fait envie
Bonnes vacances Thierry ainsi qu'à Martine


 



JMH 19/11/2013 10:28


Bonjour


La reine Marie-Christine eut plusieurs résidences à Paris. Elle acquit effectivement l'hôtel de Bragance, rue de Courcelles, en 1841 mais l'hôtel qu'elle fit construire aux
Champs-Elysées daterait plutôt des années 1860 ( 1863 au minimum). Huchon aurait eu la quarantaine d'années et la construction suivrait de peu celle du Havre. Il reste à savoir si c'est lui qui
en est l'architecte. Les changements de régime (Empire, République) font parfois qu'on n'a pas envie de rappeler certaines choses. Théodore Huchon savait bien manier sa barque car il travaillait
avec une monarque d'un royaume très catholique puis avec des protestants (Siegfried...).


Il y a parfois des risques de confusion à propos de constructions. Ainsi, lorsque je lis dans une brève notice sur Huchon qu'il a construit une vila pour Latham, c'est peut-être tout simplement
la villa MonDésir.


Félicitations à Alexandre pour les documents qu'il présente.


 


 

DAN 19/11/2013 10:38



Bonjour Jean-Michel,
En effet le travail d'Alexandre est phénoménal, sans lui notre article n'aurait pas vu le jour ou n'aurait pas été si complet.
Pour Huchon là je vous laisse entre spécialistes car je n'ai pas étudier ce personnage.
Sinon il est certain que cette période de changement de régime ne favorise pas les recherches d'archives, mais Alexandre se débroulille très bien dans ce domaine.
Bonne journée Jean-Michel et merci pour les compléments que tu nous as fournis ! 



B58 18/11/2013 23:21


Pour que tout le monde puisse se faire une idée sur les raisons de la démolition de la villa, voici la description du projet du CRIC, mené par l'architecte Henri Daigue d'après les procès-verbaux
des commissions municipales d'urbanisme. Le CRIC a pu commencer son projet avec la villa Mon Désir en 1954 sans l'aide de la mairie mais à partir de 1957, a municipalité a dû examiner l'affaire
et entamer une procédure de modification des documents d'urbanisme pour permettra la réalisation du projet qui aurait dû engloutir la villa Maritime. L'adoption des modifications du programme
d'aménagement de la villa a tardé jusqu'en mai 1959 principalement car le Ponant devait avoir au départ 8 étages. Une fois ce nombre ramené à 6, le projet fut adopté et ce, « pour préserver
l'esthétique et la caractère touristique du boulevard ».


Seule le fiasco de la démolition du casino et de la construction du Ponant va pouvoir arrêter tout cela et ainsi sauver la villa Dufayel.


 


Voici la teneur de celui-ci :


D'après le projet, « ce secteur se diviserait en trois zones. La première permettrait l'édification d'un front de mer tout le long de la rive nord du boulevard Albert 1er [...] les
dispositions prévues au projet tendent à créer un ensemble de 18 immeubles d'habitation construits sur un soubassement régnant d'un bout à l'autre du boulevard ».


« Les 7 premiers immeubles (en partant de la place Clemenceau) sont édifiés en continuité et en observant un recul de 2 mètres ou de 5 mètres.


L'immeuble n°8, qui est situé à l'emplacement du Casino, conserve son individualité et serait en recul, par rapport à l'alignement du boulevard d'une distance de 27 mètres.


Dans la seconde partie du boulevard, on distingue quatre blocs séparés par des hiatus assez importants. Les deux premiers blocs sont constitués de trois immeubles chacun et les deux autres d'un
seul immeuble ».


« Pour les immeubles du boulevard Albert 1er, la réalisation de l'ensemble proposé paraît incontestablement séduisante. Elle comporte toutefois quelques inconvénients ou obstacles que l'on
ne doit pas ignorer.


 


1°) l'ensemble que le modificatif au programme d'aménagement tend à créer est, en fait, commencé. Quatre des dix huit immeubles sont déjà achevés.


La construction des ces immeubles notamment du n°2 a donné lieu a des réclamations de la part de certains propriétaires de ce quartier parce que la vue dont ils bénéficiaient sur la mer s'est
trouvée réduite ou masquée.


Pour le même motif, une pétition réunissant 80 signatures a été adressée le 29 octobre 1958 à la municipalité.


Toutefois, il est juste de signaler que les prospects et l'ensoleillement des immeubles situés immédiatement derrière ceux du boulevard ne seront jamais compromis. En droit, les arguments des
propriétaires qui s'estiment ainsi lésés ne nous paraissent pas avoir de valeur.


 


2°) La réalisation complète de l'ensemble paraît assez problématique, en tous cas bien lointaine (voir procès verbal de la réunion de la commission municipale d'urbanisme du 31 octobre 1958).


 


Dans certains cas, les propriétés sont assez grandes pour permettre l'édification de l'un des immeubles prévus. C'est le fait du Casino, de la villa Maritime et de la propriété GIBLAIN qui
permettront l'édification des immeubles 8, 10 et 13. Mais plus fréquemment, il faudra réaliser l'acquisition, l'évacuation et la démolition simultanées de plusieurs immeubles pour pouvoir en
réaliser un seul. Or, ces initiatives sont laissées à l'initiative privée.


 


Dans l'attente des réalisations, l'administration municipale aura la tâche d'interdire toute construction, qui n'entrerait pas dans le programme proposé.


La réfection d'un immeuble, par exemple, devra être interdite alors que le bon état des autres empêchera son remplacement par une construction conforme au nouveau règlement.


Une parcelle de terrain pourra se trouver libre. Il faudra empêcher son utilisation jusqu'à ce que les parcelles nécessaires à l'édification d'un immeuble soient à leur tour libérées.


 


Cette situation poserait à notre avis une question juridique que nous n'oserions trancher. C'est d'ailleurs ce qu'a exprimé M. l'ingénieur en chef dans sa note du 18 juillet 1958.


 


3°) la principale raison qui a conduit le service de l'urbanisme à remanier le projet en cause est que la construction de l'immeuble n°8, à la place du casino sacrifiait le point de vue que
constitue la terrasse des Brindes ».

DAN 18/11/2013 23:51



Re bonsoir Alexandre,
Les lecteurs regrettant la démolition de la villa Mon Désir, vont peut être être indignés de lire que c'est tout le bord de mer qui devait être ainsi reconstruit.
Pour avoir lu les archives que tu m' a envoyé je sais que cette éventualité pouvait se réaliser, et il est fort heureux que ce projet n'ait pas abouti, enfin c'est mon avis.
J'ai toujours considéré le boulevard Albert 1er comme une des facettes de l'ancien Havre qui nous est resté malgré les terribles bombardements de 1944, il aurait été dommage de "parachever"
l'oeuvre des destructeurs par des démolitions inconsidérées même si c'est pour une cause que l'on peut comprendre, mais pas toujours admettre.
En tous cas merci encore pour toutes ces précisions.
Bonne fin de soirée Alexandre !


 



B58 18/11/2013 22:47


@JMH, Merci pour les documents, ils sont très intéressants. J'ai aussi trouvé dans un article de The builder, une référence à Théodore Huchon en tant qu'architecte de l'hôtel d'Espagne à Paris,
mais malgré tout j'ai quelques doutes et je me demande si il n'y a pas eu confusion à l'époque entre l'hôtel d'Espagne à Paris et le palais d'été de Marie-Christine (Mon Désir) car justement dans
cet article la villa n'est pas mentionnée.


De plus d'après son acte de naissance, Théodore Léon Huchon, fils du tonnelier Théodore Huchon, est né à Rouen, au n°104 rue des bons enfants, chez ses parents, le 24 avril 1824.


L'hôtel d'Espagne ayant été construit à la fin du premier exil de Marie-Christine, soit 1843 ou 1844, Huchon n'aurait eu alors qu'une vingtaine d'années, cela paraît très jeune pour avoir été
l'architecte de Marie-Christine.


Apparemment, Huchon serait devenu architecte à l'âge de 31 ans, soit vers 1855. Il demeurait alors toujours à Rouen, au n°75 de la rue des bons enfants.


Il s'est marié ensuite au Havre le 17 mai 1873. Il est décédé, il y a tout juste 118 ans, le 17 novembre 1895. Sur son acte de décès il est inscrit « architecte, ancien adjoint au maire du
Havre décédé hier, à six heures un quart du soir, en son domicile, rue Casimir Perier 33, ainsi que nous nous en sommes assuré ».


Voici un lien permettant de voir quelques unes de ses réalisations http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr


 

DAN 18/11/2013 23:38



Bonsoir Alexandre,
Dans une de mes précédentes réponses, je formulais le souhait de pouvoir réunir les personnes intéressées par cette villa et des personnages qui ont gravité autour tel cet architecte.
Sans faire une "bataille d'expert", il serait tout de même intéressant d'avoir vos deux points de vues en "direct" afin que l'on puisse analyser le sujet.
Alors peut être qu'un jour lors d'un voyage  au Havre qui sait ?
A tout de suite sur le commentaire suivant .



Papy Scham 18/11/2013 21:08


Bonsoir Dan


De plus en plus passionnants tes articles au vu des (très) nombreux et longs commentaires qu'ils suscitent. Une belle page d'histoire sur cette villa "Mon désir". Des avants/après surprenants.
Dommage pour ce patrimoine qui n'a pas su (ou voulu) être préservé. Un article on ne peut plus complet. Bravo à tous.


Bonne semaine et excellente soirée.


Cordialement.

DAN 18/11/2013 23:28



Bonsoir Papy Sham,
On aurait sans doute pu conserver ce patrimoine pour peu qu'il n'y ait pas eu des affaires, de "gros-sous" là dessous. Les bords de mer on depuis cette époque du XIXè siècle, suscité l'appetit
des promoteurs et des affairistes, et je n'ai pas le sentiment que ce soit terminé aujourd'hui, car il a fallut une loi sur le littoral, en 1986, pour freiner quelque peu leurs ardeurs, alors on
peut imaginer ce que cela a pu être à cette époque sans cette loi.
Bonne semaine également Papy Scham !



louis 18/11/2013 20:51


Ah les salopards ! Démolir "Mon désir" pour batir ces merdes. Et on s'étonne que je boive !!!


trop bon votre reportage.

DAN et nicéphore 18/11/2013 23:18



Bonsoir Louis,
c'est en effet une honte de voir ça n'est-ce pas, mais faut pas boire pour autant, à moins que ce soit entre potes là ce n'est pas pareil, bon à quand ton prochain voyage ici ?


Bonne fin de soirée Louis !


 


Et pire encore ... nous apprenons dans les coms que " Le Cric voulait croquer toute la crique" ... on l'a échappé belle ! Amicalement. NICEPHORE



JMH 18/11/2013 20:43


Bonjour


L'architecte de la villa Mon Désir et Dan ont un point commun : ils étaients ou sont membres de la Société Havraise d'Etudes Diverses.. L'architecte y est entré en 1862 et serait peut-être
content de voir qu'on s'intéresse à lui. L'homme habitait 33 rue Casimir Perier dans les années 1880. Il est indiqué aussi dans les années 1870 au 33 rue Casimir Delavigne.  A t-il déménagé
ou est-ce une erreur ? A vérifier. 


Pour l'anecdote, il y a une toile de l'ancien hôtel de la reine Marie-Christine, aux Champs-Elysees, à Paris qui se trouve désormais en Espagne au musée du Prado. 


Je mets en lien quelques images peu connues de la zone où sont évoqués le fort de Saint-Aignan, un regard de réservoir ( d'eau ? ), la présence d'un moulin... 


Bonne soirée 


 





 


 


 


 


 

DAN 18/11/2013 23:15



Bonsoir Jean-Michel,
C'est non seulement le société d'études diverses, mais également la société des hommes divers aussi, car on trouve dans cette société toutes sortes de professions.
Pour son adresse il y a peut être eu confusion quant au nom de la rue, toutes deux ayant le même prénom Casimir.
Très intéressantes ces gravures où l'on peut voir les éléments dont parlait Alexandre. Il serait passionnant de se réunir à plusieurs autours de ces éléments que nous pourrions analyser en
commun. C'est ainsi que je travaille avec Nicéphore, et dernièrement je l'ai fais aussi avec Phyll pour un tout autre sujet. Mais ces réunions entre amis passionnés par un même sujet permettent
d'avancer beaucoup plus vite dans les différentes hypothèses que l'on analyse.
En tout cas c'est un souhait que j'aimerai un jour concrétiser.
Bonne fin de soirée Jean-Michel ! 


 



Makara 18/11/2013 16:58


Yoh !


Quel gachis ! Détrurie une belle batisse et l'histoire très chargée pour construire un immeuble Horrriblus..... Les Prometteurs comme la CRIC n'ont pas le gout ? J'aimerais savoir que la CRIC
pense cette immeuble de Ponant. L'architecte de Ponant s'est ruiné ? Eh bien le fantome de Marie-Christine a vengé !    


En tout cas, la Normandie a toujours su attiré les grand monarques Européens, surtout les femmes dont Impératrice Sissi au chateau Sassetot.


Passez bonne semaine


Maraka

DAN 18/11/2013 18:00



Bonsoir Makara,
En effet Sisi est venu à Sassetot avant de venir au Havre dans l'hôtel Frascati, et non seulement le Havre a attiré les grands de ce monde mais aussi d'autres personnalités tel Jules Vernes par
exemple qui à fait construire ses bateaux dans un chantier naval havrais.
Bien d'autres "célébrité" sont venu au Havre, soit de passage soit de façon permanente, comme Sarah Bernhard, qui avait une maison (elle existe toujours) à Sainte-Adresse.
Le Ponant a été construit par La CRIC, donc inutile de leur demander leur avis on peut le deviner !
Bonne soirée Makara !


 



Randonnée et Nature 18/11/2013 14:05


Comme la Nature était présente à cette époque! Le bas de la falaise était encore "sauvage" d'après ces cartes/photos anciennes. Merci pour ce partage. Amitiés. C&B

DAN 18/11/2013 17:50



Bonsoir C&B,
En effet c'était un milieu naturel que l'on peut retrouver sous le cap de la Hève, puisqu'il s'agit du même terrain géologique que la plage, c'est d'ailleurs un endroit que je devrais faire
visiter aux touristes avant toutes visites du Havre. ce endroit démontre bien ce qu'était le Havre avant 1517, c'est une idée à creuser ça !
Bonne soirée C&B !  



Geoffray 18/11/2013 14:01


Encore de quoi "briller" en société en contant des anecdotes sur le Havre d'avant ! Chacun garde de vos publications se qu'il peut en tête mais c'est enrichissant tous les lundis de découvrir une
tranche d'histoire havraise !


Merci !

DAN 18/11/2013 17:42



Bonsoir Geoffray,
Ty as tout à fait raison de vouloir raconter l'histoire du Havre ainsi, je ferais la même chose à ta place, de plus, si cela nous fait un peu de "pub" moi je n'y vois que des avantages


En tous cas merci d'apprécier ce blog qui fait tout pour intéresser ses lecteurs !
Bonne soirée Geoffray


 



sergpatpia 18/11/2013 00:34


Bonjour DAN


Mon désir !!!joli nom pour une villa,par contre Le Ponant le nom ne va pas  avec cet immeuble ... Pas vraimant une réussite ...Les deux autres sur la photo 7non plus...Enfin toujours une
histoire d'argent.


Bonne journée DAN


 


 


 

DAN 18/11/2013 00:44



Bonjour Sergio,
En effet, pas vraiment jolis ces immeubles, et, tiens toi bien, on devait construire tout le front de mer ainsi, afin d'homogénéiser le bord de mer, on l'a échappé belle !
Quant au "Ponant", non seulement ce n'est pas une réussite, mais il mettra fin à la carrière de son architecte, du fait de la non prise en compte des difficultés techniques qu'a engendré le
terrain sur lequel il est bâti, ces difficultés lui coûteront beaucoup d'argent et le ruineront !
Bonne journée à toi aussi Sergio !


 



jeanpaul76 17/11/2013 22:57


Bonjour les amis


Avant tout quel contraste un lieu prestigieux a l'énoncé " villa mon désir " tout un pan d'histoire de la beauté enfin pour ceux qui avaient le privilège de
fréquenter ce lieu un monde de savoir et de respect . entre la carte postale les bains Marie Christine où quelques cabanes posées discrètement et la photo avec les cabanes alignées je préfère la
carte postale, encore un décalage .
Un reportage ou plutôt un compte rendu passionnant argumenter de nombreux commentaires.
Chapeaux messieurs les historiens .
Bonne soirée couvrez-vous pour la semaine à venir

DAN 17/11/2013 23:39



Bonsoir Jean-Paul,
Il y a un slogan qui proclame : "notre plaisir passe par le vôtre" et bien ici c'est exactement ça, que chaque lecteur puisse y trouver plaisir, plaisir à lire, et plaisir à voir, ton commentaire
traduit bien ce aspect des choses, alors j'espère toujours pouvoir t'apporter ces plaisirs mon ami, et je te souhaite une excellente fin de soirée !



Claude 17/11/2013 22:44


Alors Dan, cette escapade "Montivillonne"...pas trop coûteuse......l'essentiel
étant qu'elle fut fructueuse en acquisitions pour notre grand plaisir à venir.


Pour en revenir au sujet du jour....Que de choses nous aprenons sur l'Histoire de cette villa...Je ne regrette pas ce bon moment passé à lire toutes ces
précisions..


Merci aux intervenants pleins de connaissances...

DAN 17/11/2013 23:33



Bonsoir Claude,
Couteuse si hélas, mais fructueuse aussi ceci compensant cela, j'ai ainsi quelques "réserves" pour le plaisir futur des lecteurs dont tu fais partie.
Quant aux intervenant Havrais-dire s'est toujours voulu ouvert à tous, tu en est un témoin, et que cela se traduise comme l'article de cette semaine n'est pas sans me faire extrêmement plaisir,
et je sais pour avoir commencer d'autres études que ce n'est pas fini, que demanderde plus !
Bonne fin de soirée les amis ! 


 



JMH 17/11/2013 22:15


Bonjour


Après de longues recherches, des sources concordantes confirment que cet architecte a bien construit le château de la reine Marie Christine à Paris. Il coûta trois millions de francs semble-t-il.
Il existerait une description de ce bâtiment mais il faudrait se déplacer pour avoir de plus amples informations. J'ai déniché des informations sur cet architecte en apprenant qu'il a
construit au Havre une villa pour les Latham (ce n''est peut-être pas le pavillon Latham encore existant car celui-ci fut construit entre 1826 et 1842)  mais aussi pour
les Siegfried ! Il y a un document de lui aux archives municipales sur les projets de voie à tracer en ville en 1855. Cet homme eut une brillante carrière qui serait à préciser. Il fut élève
de l'école des Beaux-Arts à Paris et spécialiste de gravures.


Faisant de la politique, peut-être que la fin de son existence fut moins brillante que son début. Il n'obtint pas la légion d'honneur mais seulement les palmes académiques et une autre médaille.

DAN 17/11/2013 23:27



Re bonsoir Jean-Michel,
En effet il serait très intéressant de connaitre ce château construit à Paris pour la Reine Marie-Christine, un tour aux archives de Paris me parait indispensable pour en savoir plus, mais
également connaitre la carrière havraise de cet architecte quant au projet du tracé des rues, car malgré la reconstruction, ce tracé n'a pas été bouleversé par Perret qui a repris celui existant
mais en l'améliorant.
Quant à la carrière politique là ce serait intéressant aussi de connaitre ce qui l'a motivé pour faire carrière.
Tout ceci relève de la recherche pure, mais le résultat en vaut certainement la peine.
Bonne fin de soirée Jean-Michel!


 



Gédé 17/11/2013 21:35


Bonsoir,


En tant que vieux havrais, j'ai connu le casino Marie Christine (où encore petit, mon père m'avait emmené voir une expo photo)et je connaissais l'existence de la villa "Mon désir" et de ses
prestigieuses habitantes, possédant une carte postale de ce lieu. Néanmoins, j'étais loin de connaître tous ces détails de l'histoire de ces lieux. Un grand merci à tous ceux qui ont oeuvré à
cette page de l'histoire havraise et en particulier à Dan et à Alexandre, la lecture de tous c es articles m'ayant bien meublé ma soirée dominicale.

DAN 17/11/2013 23:14



Bonsoir Gédé,
Nous sommes de la même génération, et ce casino reste dans notre mémoire de jeunesse, on a du mal à s'en défaire, et je trouve que c'est bien ainsi.
Moi non plus je ne connaissais pas tous les détails de l'histoire de cette villa ni du casino d'ailleurs, mais Alexandre s'est plongé dans les archives pour nous mettre au clair cette, ou plutôt,
ces histoires passionnantes pour un havrais.
Et ravi d'avoir meublé ta soirée Gédé !



tce76 17/11/2013 20:59


Bonsoir


Evidemment je n'ai jamais connu cette fameuse villa, mais je constate qu'une fois de plus, personne n'a su présever ce patrimoine architectural Havrais.


Quel dommage! 


C'était quand même autre chose que l'immeuble d'aujourd'hui !!!

DAN 17/11/2013 21:21



Bonsoir Thierry,
Je l'ai un peu connu, et concernant le patrimoine les enjeux économiques ici étaient trop puissants pour pouvoir faire quoi que ce soit, d'ailleurs j'ai le sentiment qu'il en est de même
aujourd'hui, car si le patrimoine n'a pas d'avenir économique avéré, il est  tout simplement sacrifié hélas !
Bonne soirée Thierry !



B58 17/11/2013 20:35


La suite, je n'avais pas vu que le texte était coupé.


 


Mais le développement du chemin de fer ouvre les plages de la Côte d'Azur aux parisiens, les horaires des paquebots ne retiennent plus les touristes au Havre, l'hôtel est en déclin et très vite,
il sera fermé par manque de rentabilité.


 


En 1914, le déclenchement de la guerre, rappelle Mon Désir au service de la patrie. Alors que les troupes anglaises débarquent au Havre et réquisitionnent les grands établissements, dans le parc
de la propriété, l'armée britannique établit divers ouvrage annexes à l'hôpital installé au casino. Un terre plein en ciment est construit derrière la maison du concierge pour servir de point
d'observation, des baraquements en bois sont érigés ici et là et enfin, un four en brique est installé pour brûler les ordures.


 


Dans le même temps, l'hôtel Marie-Christine est réquisition par l'Association Femmes de France, il devient l'hôpital auxiliaire de l'armée n°115 où 50 lits sont aménagés. L'hôpital abritera
pendant de long mois de nombreux blessés.


Au cours de l'alerte aérienne de juillet 1916, le personnel et les pensionnaires trouvèrent un abri dans les souterrains de la villa. D'après les témoignages, ces souterrains s'enfonçaient
profondément dans la falaise (ils furent obstrués en 39-45).


 


Le 11 novembre 1918, l'armistice est signée, la guerre est finie mais pas totalement. Les troupes anglaises
stationnées au Casino et dans le restant de la propriété libèrent les lieux officiellement à partir du 31 mai 1919. Mais, les choses ont bien changé.


 


Le secteur hotelier s'est définitivement effondré au Havre, Frascati vacille, la société du casino quant à elle, pour tenir le cap, s'est débarrassée de l'hôtel Marie-Christine. La propriété est
vendue à la famille Kronheimer (famille liée à la famille Latham), le 7 mars 1919, pour une partie du terrain en bordure du boulevard puis tout le reste de la propriété (villa plus la
conciergerie et les terrains le long de la rue des Brindes) le 17 mai 1920.


Durant la seconde guerre mondiale, les Allemands occupèrent le site pour y installer un poste d'observation vers la rade. Divers ouvrages de défense sont également installés dans le jardin. Le 21
avril 1941, des officiers de l'armée Japonaise en visite au Havre passent l'après midi au balcon de Mon Désir pour admirer la rade et prendre du repos. Devant y passer la nuit, logés
gracieusement par les autorités allemandes d'occupation, ils n'y passeront jamais la nuit, ayant été tués lors du bombardement du casino où il dînaient le soir venu.


 


Sortie presque indemne de la guerre, contrairement au casino, l'histoire de la villa va connaître bien des rebondissements.


 


Lors de la succession des propriétaires, Mon Désir est partagée entre les trois filles Kronheimer, Mesdames Rufenacht, Reinhart et Thierry-Mieg. La première gardera sa part mais les secondes
vendront par morceau la propriété jusqu'en 1952. Ainsi, trois villa seront construites derrière le casino par la société de HLM, le Foyer Havrais. L'architecte havrais Le Soudier fera lui bâtir
un immeuble en copropriété juste à côté du casino. Mais l'essentielle de la propriété dont la villa seront vendus au CRIC qui souhaitait alors réaliser un vaste programme immobilier de 18
immeubles tout au long du Boulevard Albert 1er et de plusieurs autres immeubles sur le littoral de Sainte Adresse. L'ordre de démolition a été donné le 17 novembre 1955, soit il y a exactement 58
ans, par l'architecte du CRIC, Henri Daigue.


 


Je remets le plan qui est ressorti disproportionné.





 

DAN 17/11/2013 20:40



Re bonsoir Alexandre,
Merci pour ce complément. En effet le plan est bien plus lisible ainsi. Je laisse donc les lecteurs à ta lecture !
Bonne soirée alexandre ! 



B58 17/11/2013 19:15


Voilà comme promis, un condensé mais non moins détaillé résumé de l'histoire de royale demeure que fut Mon Désir.


 


Marie-Christine de Bourbon, fille du roi des Deux-Siciles, épouse le roi Ferdinand VII d'Espagne. A sa mort en 1833, elle exerce la Régence et se marie en secret avec son garde du corps qui
deviendra Duc de Riansarès. Sept année plus tard, la reine est contrainte à l'exil et se réfugie à Paris auprès de son oncle, le Roi Louis-Philippe 1er. En 1844, Marie-Christine retourne en
Espagne où règne sa fille Isabelle, mais elle est à nouveau en exil en 1854.


 


Très vite, la reine est prise d'affection pour la côté normande, autant appréciable que Biarritz, qui devient LA station balnéaire à la mode du
second Empire, mais qui lui rappelle les troubles de la Castille trop proche.


Le 6 octobre 1857, le Duc de Riansarès acquiert de Jospeh Xavier Dussaux, pour 25.000 Francs une grande propriété en bordure de mer traversée par le sentier n°14 des Phares au Havre qui dessert
les bains du Château-Vert. (Ces parcelles avaient été acquises pour 15.300 Francs, par le sieur Dussaux, le 4 juillet, dans la succession de Jean Vacquerie,
le surplus des terrains de la succession sur Sainte Adresse seront eux rachetés par Désiré Dehors et deviendront sous Dufayel le Nice Havrais).


Afin de réunir ses possessions en une seule propriété, le duc de Riansarès échange avec la ville du Havre une portion de sa propriété contre la portion du sentier n°14. La nouvelle voie ainsi
créée est la rue des Bains (actuelle rue Claude Monet).


 


En parallèle de la réalisation de la chapelle Notre Dame des Flots, Théodore Huchon, jeune architecte est nommé afin de mener le chantier du « palais d'été » de la reine douairière
d'Espagne.


 


Dès le début des beaux jours, les travaux débutent sous les ordres de l'architecte Théodore Huchon et la reine vient épisodiquement à Frascati pour suivre leur cours. Ils avancent à bon train.
Mais le 10 septembre 1858, un grave accident se produit sur le chantier. Alors qu'ils décintrent une voûte destinée à supporter le perron principal, deux ouvriers charpentiers, les sieurs Lebas
père et fils sont ensevelis lors de l'effondrement de celle-ci. Le père y laisse la vie alors que son fils, âgé d'une quinzaine d'année n'est que très peu blessé.


Dans le même temps, le Duc de Riansarès, fait construire rue de la Falaise sa villa, la Villa des Roses, qu'il fera relié d'après la légende par un souterrain à Mon Désir.


 


 


L'été suivant, Marie-Christine inaugure sa villa par un long séjour en famille. A partir de ce moment, Mon Désir va se trouver au centre de l'actualité des plus grands journaux de l'époque et les
plus grands noms des dynasties régnantes vont s'y croiser.


Parmi les grands noms qui passent à Mon Désir, on peut noter la présence du prince Napoléon, de la reine Isabelle, du roi et du prince des Asturies mais aussi le
comte de Paris et la comtesse, ...


L'année 1870 est une année agitée, les évènements s'accélèrent et le ciel de Mon Désir s'obscurcit.


 


Le 25 mai 1870, la reine Christine de Bourbon qui s'apprêtait à partir pour le Havre a ajourné son voyage par suite des évènements du Portugal qui préoccupent beaucoup les Bourbons espagnols.
Dans le même temps, à la suite d'une nouvelle crise politique en Espagne, la fille de Marie-Christine est obligée d'abdiquer le 25 juin 1870. Marie-Christine quitte précipitamment Mon Désir pour
se rendre aux côtés de sa fille.


Cette abdication va avoir de graves répercussions sur le plan international. Le départ de la reine a entraîné la candidature au trône d'Espagne du prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, fils
du Kaiser Wilhlem Ier. Cette situation habilement exploitée par le chancelier Otto Von Bismarck va crisper les tensions entre la France et la Prusse. Napoléon III ne pouvant se retrouver encerclé
par des royaumes dirigés par des princes allemands ou leurs alliés est finalement obligé de déclarer la guerre à la Prusse le 19 juillet. Mais très vite, l'armée française est mise en déroute. Le
2 septembre, après la défaite de Sedan, l'Empereur capitule avec ses 39 généraux. Le 4 septembre, la chute du Second Empire et l'avènement de la IIIème République sont proclamés au balcon de
l'Hôtel de ville de Paris. Mais cela n'arrête pas la progression allemande qui encercle bientôt Paris. Jusqu'à la signature de l'armistice le 28 janvier 1871, de nombreux mouvements de troupes
vont avoir lieu.


 


 


C'est ainsi que le 11 décembre 1870, le deuxième bataillon de la garde mobile de Seine Inférieure est logé au fort de Sainte Adresse et dans le pavillon de Mon Désir devant lequel une barricade a
été établie et ce, jusqu'au 25, tandis qu'une partie des blessés sont soignés à l'hôtel Frascati.


 


Après cet épisode mouvementé, le cours normal des choses va reprendre, pour une courte durée.


 


Le 11 septembre 1873, vers 7 heures du soir, le Duc de Riansarès décède à Mon Désir après plusieurs jours de paralysie. Très rapidement, l'ex-reine Isabelle en séjour à Trouville rejoint sa mère.
Elle sont rejointes par le Duc François d'Assise.


 


 


Le 22 août 1878, Marie-Christine succombe dans sa propriété où cela faisait 15 jours qu'elle se trouvait. La reine Isabelle arriva au Havre quelques heures à peine après le décès de sa mère. Les
messes privées furent donnée dans les salons de la villa et la grande messe se tînt en l'église Saint Vincent.


Après le décès de Marie-Christine, les biens immobiliers français composant sa succession ont été mis en vente. Un an après, le 20 août 1879, est réalisée l'adjudication de Mon Désir pour 152.000
Francs au profit de Lionel Henri Latham. Dès le mois de septembre, il acquiert également la totalité des terrains en contrebas de sa nouvelle propriété y compris ceux inclus entre la rue de
la Plage et la rue de la Falaise. Ces terrains appartenaient alors à Anthonio Bernardo O'Reilly, consul général d'Espagne à Bayonne, fidèle de l'ancienne souveraine qui n'a pas eu le temps de
construire sa villa à côté de celle de sa souveraine.


 


Dès le 26 février 1881, la propriété est remise en vente car Madame Latham ne s'y plait pas et veut quitter le Havre.


 


Devant l'ampleur de cette vente, la propriété sera séparée à l'achat. Des anglais souhaitant créer un casino dans la propriété et ainsi bénéficier de la popularité de la demeure de l'ancienne
reine d'Epsagne, s'associent avec les entrepreneurs havrais qui ont acquis le surplus des terrains.


 


Début avril 1882, un investisseur parisien Blaise Desbrosse fait bâtir le cercle en contrebas de la propriété et aménager en hôtel le Chalet Marie-Christine sur les plans de Henri Benard, tandis
que les associés de la société du casino Marie-Christine Lance et Compagnie s'occupent des démarches administratives.


 


L'hôtel Marie-Christine va connaître de belles heures, à plusieurs reprises, il recevra les hauts personnages politiques, les corps diplomatique, les journalistes et l'intendance militaire qui
accompagnaient les venues du Président Faure.


Mais le développement du chemin de fer ouvre les plages de la Côte d'Azur aux parisiens, les horaires des paquebots ne retiennent plus les touristes au Havre, l'hôtel est en déclin et très vite,
il sera fe

DAN 17/11/2013 20:03



Re bonsoir Alexandre,
Je n'ai rien à ajouter et laisse les lecteurs à ta lecture.
Encore merci et bonne soirée Alexandre !



buddy2259 17/11/2013 18:56


Encore un reportage qui s'étoffe grâce aux nombreux commentaires de vos visiteurs...quel plaisir...


Bonsoir ...! )

DAN 17/11/2013 20:00



Bonsoir Buddy,
En effet, les commentaires pleuvent et c'est très bien ainsi, car ils complètent cet article marveilleusement !
Bonne soirée et... bonne lecture Buddy !



B58 17/11/2013 18:31


@JMH : La photo de la salle des ventes que vous m'aviez indiqué pour le reportage sur la fin du casino est bien celle-ci, c'est la bibliothèque Salacrou qui s'en est porté acquéreur.


Justement à propos de cette pièce d'eau, elle a été créée après la villa. Avec Dan, nous l'avons recherchée désespérément sur sa plaque de verre de 1864, mais rien, elle a été réalisée entre 1864
et 1873 et sera très vite supprimée après 1882, pour agrandir les bâtiments du casino.


 


- Pour ce qui est de la participation de Théodore Huchon à la création de l'Hôtel d'Espagne à Paris, je dois biens dire que je ne sais pas et je suis très intéressé par des informations
supplémentaires. J'ai pourtant cherché longtemps cette information pensant que c'était Edouard Dumont l'architecte de la villa des Gadelles, mais je n'ai rien trouvé, seul la date de naissance de
l'intéressé à écarté cette hypothèse.


 


- Sinon pour l'anecdote sur le les constructions prévue au lieu-dit la Cuquerue, moi même j'avais trouvé ce passage : « A l'origine du Havre, François 1er exprima le souhait de bâtir un
château, Tour ou forteresse au lieudit la Cuquerue ou la Mare des Chevaliers, près le chef de Caux. Ce projet fut abandonné et à la place, la première fortification de la ville fut la grosse Tour
appelée par la suite Tour François 1er » dans cet ouvrage Notice sur la Grosse Tour du Havre dite depuis la Tour François 1er par M. l'abbé
Lecomte, vicaire de Saint François du Havre, 1862, p. 7.


Étant donné la vue imprenable sur la rade, il est effectivement facile d'imaginer qu'une tour ou château pouvait servir à garder l'entrée du port en voyant l'ennemi arriver de loin. Toujours dans
le même esprit, dans un plan de 1694, à cet endroit se tient ou aurait dû se tenir la batterie de Saint-Aignan constituée de 4 canons de calibre 36 et de canons de 18 ainsi qu'un mortier pour les
même raisons. D'ailleurs c'est cette vue si particulière qui a incité Marie-Christine a s'installer à cette endroit et ce qui fit aussi la renommé à une époque de l'hôtel.


 


- Pour l'histoire de la propriété après la mort de Marie-Christine, d'ici à ce soir, je remettrai un résumé un peu plus complet car effectivement, c'est la famille Latham qui a racheté le tout
mais il est vrai que l'histoire est un peu compliquée et il n'était pas possible de tout mettre dans l'article.


 


- Pour le cimetière si à l'occasion je trouve quelque chose j'y penserais, là seule chose que je connaisse déjà c'est que Dufayel avait prévu d'acheter l'emplacement du cimetière.


 


@ François V : pour ce qui est de la photo représentant le pont, d'après moi, elle daterait de 1882. En effet, la légende (non visible ici) indique « casino-club Marie-Christine ». Or
le Marie-Christine n'a porté cette appellation de casino-club que très brièvement, la première fois d'avril 1882 à début 1883, c'est à dire depuis sa création à la faillite de la première société
du casino puis durant une année en 1894, cette dernier année étant trop tardive puisqu'après la création du boulevard et la saison paraissant plutôt belle, alors on peut dire sans trop se tromper
que la photo a été prise entre mi-juillet et début septembre 1882 (dates de la toute première saison du casino).


 


- Pour ce qui est de la présence de l'Union Jack, il faut savoir que de 1882 jusqu'à la démolition du casino, les anglais et par la suite les américains vont consister une très grande partie de
la clientèle, donc il n'est pas surprenant de voir ce drapeau. Je pense d'ailleurs que sur d'autres cartes postales, il doit y avoir bien d'autres drapeaux de nationalités très diverses. Je sais
juste que dans les réserves du casino, il y avait des drapeaux belges en permanence après la première guerre mondiale.


Il ne faut pas oublier non plus que le premier casino Marie-Christine dont faisait partie l'hôtel a été créé par des britanniques pour les britanniques, donc il n'est pas étonnant que cette
« tradition » de mettre l'Union Jack en avant ait perduré un peu jusqu'au début du Xxème et ce, malgré les changements de propriétaire, tous français par la suite, fidélisation d'une
certaine clientèle oblige.


@Buddy, Marcopolo et pour les autres, ci-dessous deux plans permettant de bien situer la résidence actuelle dite « Le Belvédère » (rectangle noir sur la villa) par rapport à la villa
Marie-Christine mais aussi pour la situer par rapport au casino et au Ponant.








 

DAN 17/11/2013 19:58



Bonsoir Alexandre,
Que dire de plus ? Tu as tout dis et je t'en remercie, dans une précédente réponse je disais que ce blog était une chaîne d'amitié, en voila encore ue preuve.
Merci  Alexandre, je laisse les lecteurs lire tes réponses.
Bonne soirée Alexandre !  



Mousse 17/11/2013 18:18


Bonsoir cher Dan,
Une belle page d'histoire, j'aime ça.
Plus rien ne ressemble à l'époque de la Reine Marie-Christine.
Le nom de la villa, c'est tout un programme, (rires).
Merci pour ces jolies cartes anciennes, elles sont magnifiques.
Encore un très beau billet.
Bonne soirée, mes amitiés.


 

DAN 17/11/2013 19:50



Bonsoir Mousse,
On ne peut que regretter la disparition de cette villa Mon Désir (tout un pregramme en effet ce nom ,
Et encore heureux que le drogramme visant à tout détruire puis reconstruire sur les bords de mer n'ait jamais été mis en oeuvre, car c'est tout le bord de mer qui aurait été ainsi défiguré pour y
construire des immeubles sans grâce. On l'a échappé bel, même si l'on regrette les démolitions anciennes.
Merci pour ta visite chère Mousse et bonne semaine !


 



DENIS 17/11/2013 17:55


Un bien beau nom pour une villa


L'immeuble qui l'a remplacé est loin d'avoir le "droit" (et l'envie) de porter ce nom !!!

DAN 17/11/2013 19:39



Bonsoir Denis et Fabienne,
Ah que non, cet immeuble aussi bien placé soit-il, ne mérite pas ce nom prestigieux, s'il en était ainsi la Reine se retournerait dans sa tombe, alors laissons-là reposer en paix.
N'empêche, ceux qui habitent ici on une sacrée vue sur la mer, une vue "Royale" pour tout dire !


Bonne soirée denis et Fabienne !


 



phyll 17/11/2013 17:36


Salut mon pote,


une fois encore je ne suis pas déçu par cet article même si j'ai eu le droit à une "avant première" chez toi ce vendredi !!!.... bien entendu je n'oublie pas de féliciter Nicé et Alexandre pour
leur étroite (et efficace) collaboration !!!


ps : je sens comme une légère odeur de plastique chaud.... serait-ce ta carte bleue ???!!......


bonne soirée poto et mes amitiés à tous !


à+

DAN 17/11/2013 19:34



Salut mon pote,
Non, c'est le plastique de mon porte monnaie qui a fondu dans ma poche, je l'ai tellement sorti qu'il s'est echauffé outre mesure, mais je pense que nos lecteurs ne seront pas déçu par la moisson
du jour et qu'elle sera matière à articles nouveaux, d'ailleurs je me demande toujours pourquoi on me dit "retraité" ? Retraité moi  ? ? Ah bon, j'avais pas r'marqué 
Bonne soirée Phyll !


 



E.C. 17/11/2013 16:07


Bonsoir Dan,Nicéphore et Alexandre:ce paragraphe supplémentaire réveille à nouveau bien des souvenirs,avec ces bains Marie Christine,que l'on a connus encore après les années 50,avec son
plongeoir qui n'existe plus,au pied du casino qui avait encore fière allure;la remise des prix de l'école St.Michel,par exemple,avait eu lieu ,à plusieurs reprises,dans une belle salle du
casino,avant de se faire au cinéma Rex.La Reine aura donc bien marqué l'histoire du Havre et de ce quartier,et vous en avez savamment ravivé la mémoire.Encore merci et toutes nos
félicitations.Bon séjour à Montivilliers pour Dan.

DAN 17/11/2013 19:28



Bonsoir monsieur "C"
Me voici revenu de ma quête de cartes postales, j'en ai quelques-unes qui devraient vous plaire puisqu'elles concerne encore ce coin de ville que vous aimez particulièrement. Je les met de côté
afin qu'elles soient étudiées le moment voulu.
Pour le casino en effet nous avons des souvenirs un peu identiques, mais personnellement je l'ai connu plus de l'extérieur, car de l'intéreieur je n'y suis pas allé bien souvent pour en avoir
gardé un souvenir vivace.
Le blog regorge de commentaires tous plus intéressant les uns que les autres concernant ce casino, il faut dire qu'ils ont été écrit dans leur grande majorité par l'arrière petit fils du dernier
directeur de cet établissement, et aujourd'hui encore, Alexandre, puisqu'il s'agit de lui, nous donne des précisions quant à ces lieux.
Ce blog est une véritable chaîne d'amitié !


Bonne soirée monsieur "C" 


 



marcopolo76 17/11/2013 14:12


Bonjour Dan et Nicé


Un bon reportage historique !


Je suis un peu comme Buddy, je cherchais à situer très exatement ou elle était implantée , le reportage permet avec les deux dernières photos un point bien précis..!


Merci pour ce partage historique !


Marco 

DAN 17/11/2013 19:18



Bonsoir Marco,
Ce n'est pas toujours évident de pouvoir resituer un monument, un immeuble ou autre dans le Havre d'aujourd'hui, c'est pourquoi je m'éfforce de toujours être clair pour situer les changements
intervenus aux cours de l'histoire, et ici il y en a eu beaucoup, alors quoi de mieux que de se rendre sur place et de faire des photos afin de faire des comparaisons.
Merci pour ta visite et bonne soirée Marco !



François V 17/11/2013 12:42


Amusant aussi l'Union Jack sur la photo légendée


"L'hôtel Marie-Christine vu de la plage. C'était l'époque ou les relations du Havre avec l'Angleterre était forte et ou une importante communauté britannique travaillait au Havre.

DAN 17/11/2013 19:12



Eh oui, à cette époque les amis d'outre manche étaient très présents au Havre, en tant que touristes il n'est qu'à constater les nombreux " Ici on parle anglais" sur les vitrines havraise (en
fait elles étaient rédigées en anglais mais l'anglais et moi...)  pour comprendre que depuis la première guerre mondiale et bien avant, ils avaient pris l'habitude de nous rendre visite.
Alors ce drapeau peut se comprendre ici au début du XXè siècle.
Bonne soirée François !


 



François V 17/11/2013 12:35


Salut Dan,


Je suis surpris par la photo légendée " la villa Mondésir au début du XXe siècle car le boulevard maritime ayant été construit en 1888, cette photo date donc d'avant 1888 et probablement du
second empire car il n'y a rien encore de construit au pied de la villa. C'est drôle cette sorte de rivière presque à l'emplacement de l'actuelle.


Amicalement


François.

DAN 17/11/2013 19:04



Bonsoir François,
Bien sûr il s'agit d'une petite erreur de ma part, c'est bien XIXè siècle qu'il faut lire, d'ailleurs j'ai tout de suite corrigé cette date, t'as l'oeil dis donc, et ça ce voit quant ont regarde
tes dessins .
  Non, l'actuelle petite rivière est bien plus à l'Ouest, ici, sur cette photo du XIXè sicle donc, la rivière se trouverait aproximativement sur le trottoir Est du boulevard Albert 1er. Le
rivage a gagné du terrain entre la fin du XIXè et aujourd'hui, les photos de comparaison présentent dans mon article l'illustre bien.
Bonne soirée François !


 



eva 17/11/2013 11:45


Villa "mon désir" ! quel joli nom ! Moi aussi j'ai aimé le petit pont !


Tout de même, quelle manie de toujours démolir pour reconstruire à la place... On devait avoir un joli point de vue de là-haut... 


Puisque Dan est en balade, je salue Nicéphore toujours discret mais si présent !

DAN ET NICEPHORE 17/11/2013 18:53



Coucou Eva,
Me revoila après avoir fais provision de cartes postales. En effet les démolitions sont courantes ici au Havre, mais parfois ailleurs aussi. On pourrait résumé l'histoire du Havre en
comptabilisant les démolitions et constructions, et le XXIè siècle n'en sera pas avare non plus.
De la haut en effet on a un joli point de vue pour mieux l'apprècier le voici en photo :



Bonne soirée Eva 


 


Cordial bonsoir à vous également, Eva. NICEPHORE


 



JMH 17/11/2013 11:39


RE...


Oui je précise que cette mare aux chevaliers qui se trouvait à peu près au niveau de la villa mondésir semble avoir existé réellement . Elle alimentait en eau douce Le Havre au 16 e siècle.
C'était donc un endroit très stratégique et où l'eau se trouvait en abondance.


A plus.


 

DAN 17/11/2013 18:44



Re-bonsoir Jean-Michel,
En effet si cette source éxistait vraiment ce n'est pas étonnant que ce lieu fut stratégique, avec l'eau de source il y avait de quoi tenir un siège, d'où son importance militaire.
Merci pour ces précisions Jean-Michel et bonne soirée  !